BATAILLE DU MONT TABOB
dans les rangs ennemis, et en un clin d’œil cette nuée de cavaliers disparut en fuyant en désordre et atteignit le Jourdain; l’infanterie gagna les hauteurs; la nuit la sauva.
On fit briller les villages de Genin, Nourès et Soulyn pour punir les Naplousains, qui s’étaient réunis à l’ennemi. Le général Kleber poursuivit l’ennemi jusqu’au Jourdain. Cette armée, qui s’était annoncée avec tant de fracas et qu’on disait aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les sables de la mer, assemblage bizarre de cavaliers et fantassins de toutes les couleurs et de tous les pays, repassa le Jourdain avec la plus grande précipitation, après avoir laissé une grande quantité de morts sur le champ de bataille1.
Le 29 (18 avril), nous apprîmes que trois de nos frégates, sorties du port d’Alexandrie2, croisaient dans les environs de Tantourah et qu’elles avaient apporté 3 pièces de 24, avec approvisionnement. On envoya de suite les chercher, ainsi que 3 pièces de 18, faisant partie de l’armement des frégates3.
1. Cette relation de la bataille du mont Tabor est presque entièrement empruntée à la lettre de Bonaparte au Directoire, du 21 floréal (10 mai).
2. La Junon , V Alceste et la Courageuse, commandées parle contreamiral Berrée. 11 étail parti d'Alexandrie le 8 avril et avait très heureusement atteint Jaffa, le IG.