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El-Mechdin

248 JOURNAL DE L’EXPÉDITION d’ÉGYPTE

Nous nous y arrêtâmes d’abord dans l’intention d’y faire seulement une balte. Mes chevaux y burent de la très mauvaise eau; il y avait bien des puits, mais nous n’avions pas encore de cordes pour la tirer. Nous déjeunâmes dans un jardin et nous eûmes ensuite une fausse alerte. Un soldat rôdant dans les maisons rencontra un interprète du général en chef habillé à la turque, le prit pour un ennemi, se sauva en donnant l’alarme. On fut bien vite à cheval. Bientôt l’alarme cessa par l’arrivée de l’interprète tout essoufflé, qui avait eu aussi peur que l’autre, craignant qu’on ne le tuât en le prenant pour un cavalier ennemi. C’était un chrétien du pays; ils sont généralement très poltrons.

Le général en chef, voyant que les troupes arrivaient tard, décida qu’on coucherait dans cet endroit, et nous y eûmes, sur le haut du village, un très beau campement dans une belle allée d’oliviers.

Nous fûmes près de la mer, à un quart de lieue, et nous vîmes passer à toutes voiles, à 2 ou 3 lieues en mer, deux vaisseaux anglais allant vers Jaffa.

Nous étions environnés de monceaux de paille et nous nous approvisionnâmes sans peine pour nos lits et la nourriture de nos animaux.

Le 11 (30 mai), de grand matin, nous fîmes des

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