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LES PORTES DE FER
l’Oued-Biban, et le chemin que nous suivons n’est autre chose, comme nous l’avons dit, que le lit ordinaire du torrent.
Après cette dernière porte, le défilé, long de trois cents pas encore, commence à s’élargir. Si le spectacle imposant offert par cette combinaison étrange de montagnes, de roches, de phénomènes géologiques, est aussi difficile à décrire qu’à imaginer, il n’est guère plus aisé de donner une idée bien juste de l’enthousiasme excité dans la colonne à la vue des Bibans franchis , et d’exprimer la joie qu’inspire un succès remporté sur tant d’obstacles. La musique de chaque régiment joue pendant tout le temps du passage sa marche particulière, et les soldats défilent un à un, en faisant retentir de leurs cris les échos de ces roches sauvages.
Entre la première et la seconde porte, le prince fait graver par les sapeurs :