‹ Journal de la vie privée et des conversations de l'Empereur Napoléon à Saint Hélène (volume 2)Chapitre 16 sur 27 · Tome III. Cinquième Partie. p · texte numérisé non relu

Tome III. Cinquième Partie. p

le plus élevées, devant une armée encore formi*' dable, et au milieu du pays ennemi, etc, etc.

*' Cependant^ le bruit de Tentrée des Français à Vienne, vint confirmer, dans les Cours et chez les peuples d'Allemagne, la sensation produite par la nouvelle des victoires d'Eckmûlh, Les projets d'insurrection et d'armement furent suspendus, les trahisons politiques ajournées, les associations particulières refroidies et comprimées. Schill^ parvenu à réunir un corps de 6 raille hommes, en compromettant les noms des Rois de Prusse et d'Angleterre, ne trouvait plus de pays qui osât se déclarer pour lui, etc. etc.

** Le cabinet de Londres même se ressentit de l'influence de ces triomphes. Les intrigues et les indécisions de son ministère n'en furent pas peu augmentées, et ses grandes diversions promises, de plus en plus retardées.

'^ La Cour de Prusse multiplia lés démonstra-' tions de fidélité aux traités, et feignit de poursuivre les partisans de Schill. Celle de Russie» notre alliée en apparence, se décida enfin à nous fournir son contingent; elle mit en mouvement sur la Gallicie, un corps de 15 mille hommes; beaucoup moindre que ne le portaient ses engageraens ; et encore pense-t-on généralement que les Russes ne s'avancèrent que pour contrarier les progrès très-rapides des Polonais, et surtout leurs . principes.

" Le passage d'un fleuve comme le Danube est

DE L^EllPÉRÈUR WAPOLiON. Stl

ttoe opération^ fort difficile. Il ne suffit pas d^avoir un pont et de passer à Fautre rive, il faut déboucher au^elà, se maintenir et conserver le pont. Quand on considère l'effrayante immensité des objets' nécessaires pout une telle construction et leur fragilité, ainsi que la terrible violence des obstacles qu*îl faut vaincre, on a peine à concevoir que de telles opérations réussissent jamais. Ici il fallait traverser d*abord un premier bras du Danube, large de ^0 toises ; un second bras de 140 toises, oii se trouvait le grand courant, séparé du premier par une île large de 100 toises f après cela on n^était encore arrivé que dans la grande île de Lobau, plaintée d'arbustes et Coupée de petits canaux. II fallait enfin traverser, pour atteindre la rive gauche, un troisième bras, dont la largeur variait de 50 à 70 toises. Le DahUbe, en cet endroit, est divisé en tant de bras, parsemé de tant d'îles, que c'est un véritable labyrinthe, à râbri duquel l'ennemi pouvait approcher' beaucoup de nos travaux. Ainsi; c'était une triple^ rivière à passer, un triple pont à construire, dont un éiiait de la plus gràn^de dimension, au milieu des etihémis, qui, de tous côtés, nous voyaient et nous entouraient. Dans la construction de ces ponté j il fallait se servir • de bateaux de formes et de grandeurs diverses, ramassés au hasard, rete*nus par quelques cordages et quelques dous, pour lutter contre la violente de l'impétoeux Danûb\^' Tout cela fut fait et même fort' vîtè, en raîsûri de

g^eot. ; J^l fau^ n^moifis recoanaîtirQ qji^. ^ iç^ç^v^ipp^ qu^,pcésçntaît çq pas^^gfi^ . ^taj^ent ^â^ç^etés par^ de grands a va|ntages. S^ )e Ds^ni^be 4t^it pilus largç et ^sa'^ eo plus^ieurs brasf, U était ^UB^i capins r^pifi^. f tr moins profond; Ces îles %^t^^XiX, à assurer .1^ ponts partiels; ^^n, celle 4ç Lohau. était coinptie uaç tête à\\ ^and pont^ UQ^ ;y^f te-, place d*arnies, d^où ou pouvait arriver a»vep.ptug d'assurance sur la. rive droite, etc./çtc. : *' I^s* pouts^ çonimencé^ le IS; au n^atJLn» fur^enl ^ijûnéi^ as$ez vite*. Ausi^i, 4^: 1^ ^ ^^^^ corps a^yi^^t ^gné nii^ de I^b^^. L'Ëmpereui? s'y ren'% 4H Iw^ni^ïnÇj, Qt fit jeter le deinier pont devant b^^ ^<H^ i,E^^^^ était de mfiîçher c^ireete^nient ^il'^i^çnû^ et de teri^iç^ïr Tçpqvre si brillan^fQienJb C9fni|i^ncée à ^çkii(];ul^i II avafit rapproché de; ^i. Uh apajswe partie d^ Varm^^ afin, qu^ll^p^t,

. *^Jire.,^f!w;^nraiii 4/i?y^ déboucler Ifaroaé^ Fran-. ç^is^^ta^f>deçBijî^ favorables^ .^a^v^t du coude

<>W :1^, ft?M Y^ f/W"?^i* ^ïï ^^^ ei^roit et doat If s^ bFf«;s^élftçgissftie.nt cpnsidi^rablemeçt, seti^ouyai/ept te? :¥ijî»^e* d'i^sparn et d^ï^s^ing, ; 1^ pr^xpi^eç à g^^cb^, ip^pbapt à uabr^ dq fleuçve où il y ^y^^t &^fc Pf^i* d*e^ j Iç dj^pxî^njp; à drcnte, à. 2 ou 3ipO^ t£^^ .eq f^çe^ <iu sailli) t dur Dani^be. Plus à ^ri^^ ^t)PP?6 ^ à, égalô) 4f^aRce du fleuve, setiyWjVe ^ bjOiU^rg d]Ënzer4oF£ Ei^ljre A^^rn et ÇppHngi ii y; a HH n^i^Âer de toises,, et i ^^^ prè?

autaiat m%P& K^Uiyg et Btiiferdtîrfii- li^éscleitfKi pflri4 miei^ iiillages^ bâtfe ëtt, te ^^ftoHë,; emparés ^^^

forte très-âïg& ^^éMïdfe, deux iexc^ëll^* a^pâi« . pour tto*re ligfte» côUV^ertfe ttôsii pàrtfUb^'fotid au fossé t ^fet*è Wgiae pouvais être %6\irtiée, il è^' vraî^ pâf etô deux flancs,, au-degsôûs d'EssIî^ éxi^ eôtë d'E^zerdôff, et sur les'ddfrières d'A^f>atflr<(^ le petit bma Tfe Danube ^^Vf^fciimn^v^ gj^éàh^^

.^'•Eii avant des vittages Vëtettdait mieffiiifté kmneDse, pàTFaitement; n^nie^ satiiB rtiisisidau nîile DiDifidre ^bi^ta^^le^ On n'y SLp&Q^^ii tpït ^(i^ï^ ques vîUage» au' hiilleû 'â^ fpidîsëk^è V6iid4/)^âti^ : c^était le terrain te ,^lui& ^-fiwamibl© pdUf» déliâtarmées égal^ qcir aVâfent à diiput^ef •débï^Vc^ej et d'hàbîleté.- Ctp fêtait aus^Lpour uit^r^uitmée» infêriiettre^^i ftti^aît à lutter ooiit^ed^foitfes^^Stlpéa rieiifes^ à raidë cks vfflagës ffiAq«ëé. ' ' - . . . i

^'Napdtéôiivpléirt de'éoh pi^^tf de «wal-di^ Ai l'ennemi, n'attendait que d'être iejointpW\^*yépàrtltt; de l'âfméèf il tie penga pas devdir èti^e attequé lui-4tîêm«: les tftpports' de là eavalérie- légère' lemaintittrent darts cette «éicurité? aussi t\é s'^céti-r pfâ^-t*îl fiullement d'éiàblif le4^ieor^g, nide^ir^ï ûmt des aVàntfiges^ dé la iigwig d'Aépam à EssJing;! H faut le dire, parce qu'il ny a rSeti d'indifférew-fi eu la gliefi-e) ni dan& -ce qui ^iécid^ de la vie dè^^ hoftîtnes^ et du sort des » empire^, -si Napoléon- ou^ Mâsséna avaient fâjt occuper i dou^^iabi^mefff) Âgp£lru, il e^t probabl0 que ee ritt^e^ ô'eâtpssoété.

214 MON SÉJOUR AUl'Ràs

pris par Tennemiy ou si nous avions préparé à Fayance ce qui fût exécuté par le corps d'Hiller, en s'en emparant) jamais les Autrichiens ne s'y se^ raient maintenus. Le mur du cimetière d'Asparn fut abattu par eux de leur côté, et ce cimetière leur devint par là une citadelle qu'il nous fallait escalader sous Je feu le plus terrible, pour y parvenir i et quand nous nous en. étions emparés, il n'était plus pour nous qu'un coupé^gorge, dans lequel nous demeurions entièrement à découvert."

Ici se trouve décrite la première journée d'Essling (le SI Mai), où Masséna résiste avec son seul corps pendant tout le jour, à toutesies forces Au* trichiennes, et conserve Asparn par cette opiniâtreté héroïque qui le caractérisait si éminemment. Lès ponts déjà dérangés dès ce jour-là, interrompent fréquemment le passage des troupes, déjouent les projets de Napoléon, sauvent L'ennemi et amènent la, terrible journée du lendemain, ainsi décrite par l'auteur :

^^ Tant d'héroïsme dans la défensive de Masâéna et de ses braves avait produit la plus grande sensation au milieu des deux armées,^ et singulièrement augmenté chez nous l'ardeur pour attaquer le lendemain, et l'espoir d'une complète victoire. Napoléon, renforcé par le corps de Lannes, veut attendre l'arrivée de Davoust et de laréserve pour faire sa grande attaque ; mais dès les deux heures du matin, avant le point du jour, le combat avait recommencé à Asparn, et (quelque temps après sur

D£ l'empereur NAPO|«iON. 215

toute la ligne. Le Généralissime Autrichien

s'était enfin décidé à faire avancer la réserve de

grenadiers, qu'il avait jusque là si mal à propos

laissée en arrière. Ce Prince aurait dû sentir, dès

le premier moment, la nécessité de brusquer une

telle affaire. Ses, retards avaient laissé arriver

trois de nos divisions de plus à la rive gauche. U

persiste .dans son même système de bataille, et

s*acharne de nouveau contre Aspam ; il attaque

moins vivement Essling, où Lanpes se trouve ren*

forcé par deux divisions. Mais le général ennemi

ne s'occupe nullement des moyens de tourner ces

deux villages, et surtout Asparn. Son feu et ses

masses Técrasent de nouveau et Itii facilitent les

moyens de s'en emparer. Masséna fait relever la

division Molitor par celle de St.-Cyr. Le 24**

léger pénètre dans le village, culbute l'ennemi

dans la grande rue, et coupe une colonne qui

s'avançait par la rue parallèle. 800 hommes, dont

11 officiers et un général, avec 6 pièces de canon,

sont enlevés et conduits dans Tîle de Lobau. Le

S4e finit par être repoussé, le 4^ arrive au secours

et reprend le village, qui, perdu de nouveau, est

de nouveau repris par le Hessois. Tous ces régi-

mens montrent la plus brillante valeur. L'ardeur

de Masséna soutient Tenthousiasme du 4^ corps,

au milieu de ce théâtre, le plus horrible que la

guerre ait jamais présenté. En ce moment on

annonce l'arrivée de la garde à Asparn : tout le

monde croit tenir la victoire.

^16 DfOV SEJOUR AUPHÀS

^* Napoléon voyant Tennemi persister dans ses &ute8 de la veille^ et diriger ses grandes masses sur Asparn, avec une forte colonne sur Essling, ce qui dégarnissait beaucoup son centre, fait atissitôt des dispositions pour profiter de cette ifkute, et. exécuter immédiatement l'attaque projetée, dont il n'avait fait la veille qu'une .démonstration : elle devait détruire Tennemi en le perçant par le centre; Se croyant au moment de voir arriver le corps de Davoust^ r£mpereur envoya les tirailleurs de sa garde à Asparn, et donna ordre à Lannes de commencer Tattaque avec son corps d'armée^ dans l'intervalle entre Essling, et Asparn, contre Faile gauche de Hohenzollern et la droite de Lichtei)' stein. Ainsi Napoléon fait avancer sa droite, et pivote sur sa gauche, appuyée à la défense d'Aspam. Par là, il partageait l'armée ennemie en deux portions qui allaient se trouver fort compr^ises l'une et l'autre. Lannes, à la tête de la division St.*Hilaire, ayant à sa gauche les grena^ diers d'Oudinot, à sa droite la division Boudet, la cavalerie par masses dans les intervalles^ marche fièrement à l'ennemi, et s'avance sur ce léger glacis, au sommet duquel se trouve le centre des Autrichiens*

^^ Averti du danger qui menace cette partie si importante de sa ligne, l'Archiduc accourt en toute hâte, appelle momentanément à lui une partie du corps de Bellegarde, dispose ceux de Hohenzollern et de Rosemberg ; place derrière eux, en 3^

DE L'SMPfiRSUn KAl^OI^ÉON. lSl7

Ijgne^ ttùsk ^ le% rm&fvc^ encore, pluàietii^d tSk gimens da l'aile dr<^i«è^ de <ia cftvtâei'ie, dont ftôlè gf^uche est formée «»r plysievfft ligi^s* li attelE^ ainiii Tattaque du maréchal Lannes. Cette attaque, exécutée soue les yeux métnes de Napoléon^ viVè et impétueuse^ calfoute les premières troupes de Fennemi. BeesièreB, à la tête des cuirassiers^ i^t pludears dhàrges brillantes sur la cavalerie et l'iti^fanterie des Autrichiens. Celle-ci cédait du ter^rain. L'Ârchiduc âe met à la tête des régimèns battus, et les ranime par Tei^emp^e de la plus hriU lante valeur; il saisit le drapeau de Zacli, et se. précipite dans le fort de la rnèlé^» HusieUrs dé ses officiers sont blessés autour de lui. . ■ ■ ^

'* Cependant les Pratiçaîs redoublaient de Vigueur, et poussaient leurs avantages ; la victôÂ^e Jst plus complète se montrait déjà aux yeiix de N^o« léoB, lorsqu'au lieu de l'arrivée du Maréchal Davoust, il reçoit, vers sept heures du matin, Id nouvelle de la rupture de ses ponts, telle qu'il était impossible de songer à les r^arer dans la journée*.- La fortune lui arrachait le plus beau triomphe; Dans de telles dispositions, avec ce qu'A avait* dô troupes sous la main. Napoléon pouvait encore se livrer, à l'espoir de vaincre ; mais sa prudence Tem-

* Ce eruél accident, çtmiyé auisi la yeiQe^ provenait boq senle-* ment de la crue du Danube, mais encore du choc de nombreux radeaux, de grosses barques et de grands arbres lancés par des paysans et des soldats postés dans des îles supérieures, dont on avait négligé de se rendre maître.

218 MON sâjQUR AUPRES

\ porta ; il ne voulut pas exposer à quelques nouveaux contretemps le sort de tant de braves^ dans cette plaine découverte, où les colonnes d*attaque pouvaient, à mesure qu'elles s'avançaient, être prises de flanc et à revers. Il ordonna donc à Lannes de suspendre son attaque, et de ramener ses troupes lentement dans leur première position ; sa droite à Eçsling, et sa gauche dans la direction d'Asparn..

'^ Si cette brillante attaque ne fut pas couronnée d'un succès complet ; elle en imposa pour tout le jour à l'ennemi ; elle arrêta les attaques qu'il préparait; elle dégagea, pour le moment, noi» aîles vivement pressées, etc.

^^ Masséna tenait toujours Asparn, l'ennemi venait d'y rentrer ; les tirailleurs de la jeune garde demandèrent à l'en chasser. Nouvellement formés, ils n'avaient de la g^rde que le nom et le dévouement. Ils gagnèrent là leurs grenades ; mais ce ne fut pas sans beaucoup de peines et. de pertes. Ce village devait être encore disputé, et pendant toute la journée pris et repris par l'un et l'autre parti ; toujours avec plus de facilité par l'ennemi, qui continuait à l'entourer ; toujours avec plus de peine et de courage par nous, qui n'y parvenions qu'au travers d'un défilé. Les morts s'amoncèlent dans Asparn, les boulets le détruisent, l'incendie finît par en dévorer les restes ; on s*y bat corps à corps à l'arme blanche avec le plus grand acharnement. Masséna se multiplie, tous ses officiers

DE X.'bMP£RGU|1 NAPPJLéON. , 919

sont frappés à deux pas de lui ; il est le seul que le feu de Tenuemi n'atteint pas> semblant connaître et respecter le iîls chéri de la Victoire. Il fallait toute l'opiniâtreté de Masséna pour conserver ce poste si périlleux; mais si important^ pris et repris 14 fois dans ces 2 jours. Après la rupture 4es pont)», le combat n'était plus qu'une horrible boucherie ;sans résultat ; mais absolument nécessaire pour sauver llionneur Français et même cette partie de ; Tannée sur la rive gauche . du fleuve ; car il ne fallait pas songer à repasser an milieu du combat, de jour et en présence d'un ennratii si nombreux, un défllé tel que le faible pont de pontons ; il fallait absolument gagner la nuit, et jusque-là en imposer à 1- Archiduc. Vers midi^ Tennemi s'avisa enfin, d'attaquer l'îlot qui est en arrière d'Asparn, et qui n'opposait qu'un bras étroit, presque dépoi;irvu 4'eau. Quelques postes des nôtres, en très faible quantité, garnissaient cet îlot extrêmement boisé ; ils sont repoussés et ramenés de l'autre côté. Lçs balles lie l'ennemi arrivent assez épaisses sur la^ counnunication d'Asparn avec le pont : le danger était des plus grands. Si l'ennemi s'avançait en forces de ce côté, si seulement il se maintenait sur les bords de l'îlot, les troupes qui étaient à Asparn se trouvaient prises à dos et ramenées près du pont ; on perdait une demi-lieue de terrain et l'appui principal de la position. Deux pièces à mitraille furent aussitôt tournées de ce côté. Heureusement l'ennemi

§WisA i(» 4eh¥pd à là htigàde Vivier Â'ÀCcduriv; mate :U Mlm y ^vk^^^t liUsAi téWtêi In divisicm MolitW) l'ëdifite À quélqoes oeUtaiti^ â*k6mmës ; «lie réwvssitt à-cotitemr Tenneim, et ce ne fut pas le anoindm desiservices que Molitot rendit dans cette iemblô journée..

..*^I^' Archiduc avait reformé ^a lighe, rétaWl se» batteries «t recommeticé «es «ttaques sw Âspftfh et Ësslkig* Il fait marchêsr «otili:^ ic^è dernier 4 bataillons de grenadiers^ de la réserve, qull avait enfin rapprochée de h, ligne. Ceux ci n*éprouvent pas .moins de résistance* .Lb - division Boudet, enfermée «n partie dans ungratK! éos, repousse cinq ansauts nvec la plus gt<ande vateiïr. Le? gre* nadiers HongMis sont si mal mené», quel' Archiduc est obligé d'accourir encore pour les retenir* sur ia ligne^

^* Cependant) à forde d'essa37èf de tous ï^ points de la position^ le Prince Charies finît par disposer sur le cenjtre ùfie attaque effrayante pour rârrtiéé f^nçaîse« Ceux qui voyaient clair aux aflkires de guerre, conçurent dans cet instant les plus vives inquiétudes^ On apercevait en face de l'intervalle trop dégarni qui sépare Aspafn d'Essling, la crête du rideau se couronner d'artillerie, de masses de cavalerie) de colonnes profondes d'infanterie. Ces préparatifs formidables menaçaient le terrain vide qui séparait les corps de Lahnes et de Masséna, et la direction la pins courte sur nos ponts. Une at* taque vive et franche de l'Archiduc avec ses ré*

DE l.'£UMtBR£IIR KÀPOLiaN. ' S9^

ea pevk de imiiutï» fieecwtplir jla.perte :de Tucoiéew Déjà caa maëses étaient à petite poortéç de mitse ligiafè;; bôttireuâetixeati'eWQKKL poscd^ est eiûxniènà et eô;iitt>uvemeti& p]iq)aratcâbe8i: let temp^ qu/Ml Ëd>^ }Ml^ ^çinfâo^et àr^k a\ie;e vigueitr.. Napoléoii,;qiai vwt ce dàîiger tercibte^. dini^e'. au ceiaire' toirt ' ce qu'il: pi^t trouver de. diapondhlA dans luxta^ artil^ iQrîfit» en tt^èsrgnande partie démontée;. IL ffâi marchai:,, ver^ les. flancs deajina^am Autrieliteniïes^ quelqties^ ti^i^J^es, d^à esiié^tés» dé fatigitô, €<J en^ voi^ Beâ$ièr69 chai^r avep la cavalenç, non ptuâi pour la yictoke^ ifnai» pour le salut de IVrmëe^ Il faut donner têié.haisééedaaa eette co^Donepour» rarrétie;*^: c'était tt» acte d'absolu dévouement. Nous .Q'^yiQn& plus en; arrière de notre contre qu'uo^. Beule réserve d'ioâiiBteiie 4* il est vrai que c'éÊaît la vieille gafdei; cette. bâroSfiie âite què^ pi^ndant si Jjmg^BmfBÈ ii a bb& de^ montrer à^ho^ ennf^qiis pour arrêter ou. contenir kuci^lisgrafidift' e£wft». •

. '^ Besfiîèma^. ipalgEé; les pertes d^ sa cavalenê, Qh»gQ:ftuâaoi6usexnent, et.rënt^iise la tête dë^ la colonne. Ila'ea&M pais davantage pour arrêter" QOt.efmemiitdésola. I]Û»4ars.le.

çst fixéy f t. NaigoUcKL pouf oa^attendi:^ l^ lUift pbur^ eK^cuteniaausetctriie;! tt se/ rapprocbê' du petit pon^ ]^6i]t veijy|e£)à ses pr^arôtîfe et wddmier les' dSs*positîoJQsrdes^aQu^ pébessjkires.

^ La jonrné» B'awauçaiti et il' en était témips-, car nos munitions étaient épuisées. L'artillerie et Fin-

322 MOK SÉJOUR AUPRES

fiuiterie allaient se trouver sans cartouches; la communication était interrompue avec les parcs de reserve ; la plus grande partie de nos pièces étaieltt endommagées, les attelages tués depuis longtemps. On avait été obligé de ralentir le feu; l'ennemi, au contraire^ continuait le sien avec sa terrible artillerie qui nous écrasait* Il renouvelait constamment ses attaques contre les deux villages. Dans Tune de ces attaques, vers le soir, Lannes, qui jusque-là était demeuré constamment au plus fort du danger, descendant de cheval pour prendre quelque repos, est frappé d'un boulet qui lui emporte les deux jambes. L'armée va perdre un de ses premiers chefs, dont les talens s^étaient i^i prodigieusement développés; la France, iih de ses appuis les plus solides; llËmpereur, un àmi zélé. Lannes fut transporté dans Tîle de Lobau ; l^apoléon alla à sa rencontre près le petit pont. Leur entrqvue fut des plus touchantes ; leurs emb^assemenb des plus tendres. Napoléon pleurait à chaudes larmes à genoux devant le héros mourant. C'eût été en toute circonstance un grsmd^ spectacle ; il -l'était bien davantage le soir d'une bataille si douteuse qui nous coûtait tant de braves.

, /' ,^<^ troupes avaient comme oublié la faim et rextréftie: fatigue dans* ces deux longues journées, où la chaleur fut excessive^ où elles soutinrent 40 heures de combat. Belle époque de gloire' ! ! ! Dans une situation aussi critique, notre ardeur et notre confiance ne se refroidirent pas ' un instant !

DE l'eMPIZREUR NilPOLéON, US

Uame du chef était passée dans celle de tous les soldats .... Pendant ces journées mémorables^ 8 divisions Françaises^ qui ne formaient pas la moitié de notre armée, repoussèrent constamment les attaques de toute Tarmée Autrichienne, qui né put conquérir quelques toises de terrain, et fut même souvent sur le point d'être culbutée.

<* Dès le commencement de la nuit, on fit filer sur le petit pont les nombreux blessés entassés sur la rive gauche. Tous ceux qui donnaient signe de vie furent emportés dans Pîle de Lobau. On fit ensuite passer Tartillerie, les caissons ; on enleva même tous leurs débris. Les pièces prises à l'ennemi avaient été emmenées ; rien ne fut laissé sur le champ de bataille, pas même les fusils et les cuirasses de nos morts.

Uennemi fit la faute inconcevable de ne pas poursuivre immédiatement ses avantages, et de nous laisser surtout cette île de Lobau, qui, saillante. au milieu de çon- terrain, fut notre sûreté dans le revers, et nous devînt bientôt le moyen du triomphe. '

Dans cette campagne tout est dassiquè chez Napoléon, potu- quiconque peut en suivre et en juger les détails : on l'a vu jusque-là préparer et suivre rapidement la victoire ; lé voici à présent dans une circonstance imprévue, terrible. Qu'on le considère remédiant, en un clin-d'œil, à de grands désastres, et déterminant à l'instant même' les dispositions qui doivent lui assurer de nouveau

SS4 Jf ON ssjocjft Avrftés

la victoire,! Réduit à uae déf<ÈDsiVe ttiomentaiiée, il va créer dans Tile de Lobau». aux portes de Yieune mème^ une véritable forterâse Fraoçaise, qui naditrisera le fleuve et le terrain» Trabi par le& vagues du Danube, il va ^enchaîner ; et le taut se fera en vue d'un encnemi qui se proclame triomphant^ et ne scfnge point à troubler des prodigeS' qu'il ne sait: pas deviner : et peut-être est-il en quelque sorte excusable^ <:ar Fauteur s'écrie à ce sujet : ^^ Heureux ceux qui ont pu deviner ces ^.^ miracles du génie !!!••• Ce ne furent pas tou- '^ jours ceux qui rapprochaient le plus/'

^^ LeS' premiers ordres, dit-il, sont donné» à rinstant même du désastre, et les préparatifs sont si rapides, que 2 ou 3 jours après la bataille, on: voit déjà plusieurs sonnettes battre des pilotis an travers, des deux grands bras du IXanube; mais le6 bulletins,, pour tromper Tennemi, annoncèrent qu'il s's^isàit d'une sorte d'estacade pour , couvrir les p/QOita çt arrêter les. brûlots. Le même jour, l^^appléon: d^erm^e si^les lieux,, et trace, de. sa cravache sur lé sable, le plan des quvragfSSt q^i doivent former la^téte des grands^ ponts et le réduit 4e.LQbau«

A compter de^ cet instant. cbaciuQ travailla san^ relâcher; le. chef se multiplie et Les soldftts s^ttit inâtîgables^. . Leur cowtapce,, leur ardeur^; sont sans égaler* Napoléon, daoa sça projets e^ pour mie]M& se dérober à l'oanemi^; a besoin^ veira la fin, d'une ;p/9tite île en fM&d'Easlingt^tcmcbQint près-

DE L'£MP£R&UiR NAPOLEON. SUS

qu'à la rive Autrichienne. Les généraux du gétiie et de Tartillerie en déclarent Fattaque à-peu-près impossible. Mais Napoléon ordonne^ et en plein midi un aide-dercamp de Masséna traverse le Danube, avec 5 cents voltigeurs, sous le feu de toute rartill^rie Autrichienne, atteint l'île, en chasse Fennemi, s*y maintient contre toutes ses attaques, et en deux heures un pont de bateaux est construit en dépit de tojutes les batteries qui . enfilaient le Danube et jetèrent pluà de 2 cents boulets dans les œuvres du pont* Sous un chef tel que.Na^ poléon, tout avait cessé d'être impossible; personne ne s'occupait plus de sa propre conservation : la vie, c'était la gloire ! Il est vrai que le général ne s'épargnait guère. Napoléon faisait souvent luimême, la tournée des postes de l'ennemi ; et en approcha, dans Tîle du moulin, jusqu'à 25 toises. Un officier Autrichiisn le reconnaissant un jour siir les bords d'un canal large de 50 toises, lui cria : Retirez-^ous^ Sire, ce n'est pas là votre place» PaxQles admirables qui, vu le ressentiment du jour contre Napoléon» la crise du moment, et l'importance de 9^ disparition» honorent à jam^ris les rangs dont elles sortirent, et montrent, dans celui qui les prqnonça^ une loyauté et un culte à l'honneur qui ne sauraient être surpassés ! ! !"

Enfin au bout de 43 jours, durant lesquels on a le droit dfe se demander: qu'a feit l'Archiduc? que devait-il, que pouvait-il faire ? Ce que l'auteur au surplus discute rigoureusement. Au bout de

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