D£ L^£MP£R£UR NAPOLEON
naîent publiques, et Ton nous a assuré que vous les aviez tenues ici dans une espèce de mystère, si elles étaletit connues des peuples^ si elles parve* liaient aux Rois auprès desquels vous avez été ; quels sentimens croyez-vous que seraient les leurs? Quoi qu'il en soit, nous les avons dévorées en nous-mêmes, nous donnant bien de garde de les laisser parvenir jusqu*à Tauguste personnage qui en était Tobjet, et qui les ignore probablement encore à cette heijreu Cependant on multiplia partout les sentinelles» on avança les heures oà elles nous resserraient, on creusa des fossés^ on palissada le tour de l'établissement; et de son écurie, qui en est à deux pas^ on arma deux vé*ritables redoutes que les Chinois et les soldats qui les élevaient nommaient gaiment le fort Hudson et le fort Lowe. Qu*est-il résulté de tout cela î C'est que TEmpereur, qu'on avait dégoûté de se promener à cfaevaJ, qui s'était réduit à quelques malheureux tours à pied dans le jardin ou dans le bois, rencontrant partout, à chaque pas, des objets qui le heurtaient, s'est rienfermé dans sa chambre, où vous le ferez mourir infaillibleinâit sous peu. La Faculté pense xjue ce défaut absolu d'-exercioe l'y conduit à grands pas: elle m dû vous le fsfire connaître : il est certain que c'est son opinion. Vous répondez que c'est l'Empereur iqui l'aura voulu, et que vous vous en laivez les mains ; mais vous lui avez donc r^endu la vie iâen insupfMrtabie, si vous .coBavenez ainsi qu'il apfiette et déske
ToMç IV. Huitthne Partie. f
.64 MON SÉJOUR AUPii» [Jmv.
^^ Vinrent les restrictions nouyeUeti accompagnant nos nouvelles déclarations. Vous y rétrécissiez de beaucoup notre première enceinte) vous enleviez Tancienne . promenade que TEmpefeur
faisait jadis à cheval^ vous motiviez cette restric* tioii sur ce qu'il ne la faisait plus ; vous lyoutieZp avec beaucoup de formes, que s*il lui prenait jamais envie de la refaire, sur son désir les postes seraient rétablis pour le temps de cette promenade. Nous nous répétâmes aussitôt : Voilà encore frapper d'une main et se blanchir de l'autre; maltraiter méchamment ici, et se tenir habilement, au loin, en mesure vis-à-vis des ministres et de l'opinion. Car il n'était pas faisable de replacer les postés pour cette promenade de fantaisie ; et vous nous connaissiez trop bien pour craindre qu'on vous le demandât jamais. Le reste des restrictions contenait des choses plus ou moins désagréables pour chacun de nous, qui en primes où eh laissâmes ce que nous voulûmes. Mais ce qu'on aurait de la peine à imaginer, et que peu voudront croire, c'est que vous y disiez que si l'Empereur, dans ses promenades, venait à rencontrer quelqu'un, il ne devait pas lui parler au-delà de ce que prescrit la politesse ordinaire. Quelles restrictions ! Quelles formes! A qui les adressiez-vous ? . • . . Quels furent nos sèntimens ? Ce ne fut pas de l'indignation, depuis long-temps elle était épuisée. Il ne nous resr tait plus désqrmais, pour les iH)uvelles insultes qu'une espèce d'ébahissement stupide. Mai&.si ces restrictions gagnaient l'Europe, si elles y deye-
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naîent publiques, et l'on nous a assuré que vous les aviez tenues ici dans une espèce de mystère, si elles étaîetit connues des peuples^ si elles parve* liaient aux Rois auprès desquels vous avez été ; quels sentimens croyez-vous que seraient les leurs? Quoi qu'il eu soit, nous les avons dévorées en nous-mêmes, nous donnant bien de garde de les laisser parvenir jusqu*à Tauguste personnage qui en était Tobjet, et qui les ignore probablement encore à cette heijreu Cependant on multiplia partout les sentinelles» on avança les heures oà elles nous resserraient, on creusa des fossés, on palissada le tour de rétablissement.; et de son écurie, qui en est à deux pas, on arma deux vé*ritables redoutes que les Chinois et les soldats qui les élevaient nommaient gaîment le fort Hudson et le fort Lowe. Qu'est-il résulté de tout cela î C'est que TErapereur, qu'on avait dégoûté de se promener à cheval, qui s'était réduit à quelques malheureux tours à pied dans le jardin ou dans le bois, rencontrant partout, à chaque pas, des objets qui le heurtaient, s'est renfermé dans sa chambre, où vous le ferez mourir infaillibleiuâit 60US peu. La Faoïaké pense xjue ce défaut absolu d'exercice l'y conduit à grands pas: elle a dû v^cMis le fftire can»aitre : il est certain que c'est son ojpi^ nioa. Vous répondez que c!est l'Empereur iqui Taiira voulu, et que vous vous en Izvex les mains ; mais vous lui avez donc rend» la vie Uen insupporta abie, si vous cdBaveDez ainsi qu'U ariette et déske