‹ Journal de la vie privée et des conversations de l'Empereur Napoléon à Saint HélèneChapitre 13 sur 43 · Tome IV. HuiHhne Partie. , f · texte numérisé non relu

Tome IV. HuiHhne Partie. , f

76 MON.MiiauKAwmàa [^Jattr.

Iq t4moigiiKge de votre ccHisoîence* SaoB douter c'c^t l€^ plus grande le plus conaciant» le phiB doQK; m^W U n'est pbein et entier qu'avec Dieu } il n'est que trop souvent insufisaxrt arec les kommes. Combien il en est qui, avec une conscience, pnre^ O0t sttcccmibé sous les coups de rinjustice et d^ l'opinion ! Combien d'autres sont demeurés flétris par la calomnie victorieuse ! Votre juge Je£&ies, d'odieuse mâoioire, d'un nom si exécré, peut^éixe, après tout, n^était-il qu'un brave homme exécutant 1^ Ja lettre des réglemens barbares* Les temps, des chances msdheureuses, la calomnie, l'exagéra^ tion> Tesprit de parti, auront pu faire le rester et vwlÀ comme on peut slnscrire à faux dans Fhssr toîre ! Et quel héritage ! Gomment s'y exposer, s'il pouvait en être autrement ! Et ici, Monsieur, qui pourrait vous soutenir dans le cas d^une lutte fatale,? Il n'est plus aujourd'hui que deux gmnds partia dans le monde: vous êtes né au adn des idées libérales, et je ne vous &is pas Finjustiœ de croire qu'elles ne demeurent votre doctTine ; mais par ime bizarrerie singulière, vous vous trcmvez en ce oûornent comme l'agent direct de la vieille anstocratie. Sx vous éttess jamais dans le cas d'en appeler à Topinion publique pour des gpefs deJa nature dont il s'agit ici, n'en doutez pas, voua auriee contre vous, dans toutes ies nations, toooa œuis de votne reUgioa ; et ne. pensée pm que^vaus eussiez dia moins pour auppost tous ccsueidû'pafit pontraiœ ; j^^n ai long-»tempsifait partie, <j*en com

ixoîftle fort et le fkiide* Qtû nie qu*à dâlé d^Iiëréi sies pbUtiquesy là. ne résident à np haut dBgréVéi léiration d'ame et ki géoérosité de ftentimend'l Vous en seriez abandonné*

^^ A présent, je vous ai dit franchement tous lèé fgâefs et les resseniimena revenus à mon souvenirt! Je vous ai parlé avec la dernière liberté, mais avec la meilleure intention ; non avec le fiel qui désiiQ lyleBser, mais avec le sentiment qui veut instruire^ Je répète encore ici que, si je venais à m'étre * tMmpé dans quelque citation, les pièces' officidles m*Dnt manqué; et si je ne me trouvais pas dans le vrai pour toute autre chose, je serais du moins dans Terreur de bonne foi : j'ai pensé ou j'ai senti véritablement tout ce que j'ai écrit* £n le Jisant, Je désire que vous y portiez les dispositions avec lesquelles je Tai tracé. J*aime à le redire, j^ai bien moins son^ à vous faire des reproches qu'à vous mettre à mèoie de méditer, de répondre, peut-être de r^rer, jBUt-ce à mes dépens.

*^ Puisse de cette lecture naStre d'utiles lumières^ un mieilleur avenir ! Et c'est ici peut-être le lieu de vous faire comiaître la situation où j'ai' l'aassé Loiigtrood. Aucune expression ne saurait la rendre dignement: l'existence 7 était devenue in^ tolérable ; privés de toute commiioîcatiois, véritav blement au secret, nos heures étaient devenues de plomb ; tout> jusqu'à Tair que n^us. cespiritms, ne BOUS semblait plus qu un fade poison ; le d^^^oût de la vie y ^itau dernier terme ; le^fardeau sut^^

78 MON s&fouE Auvaàs '< [J»m.

passait nos forces, et, pour comble de malheur, nous voyions dépérir à oliaque . heure ^elui:p0iir lequel nous vivions, et ^n sourire muet no««9 an« nonçait chaque jour plus^ significativemaut que bientôt il briserait nos chaînes. Mes larmes ooib* lent ! • . . Nos maux étaient tels> dans cette 4e-^ meure, que, s'il était possible d'y interrompre uct moment le devoir sacré qui y remplit nos âmes et les gouveme, s'il était possible, dis*je, qu'il y eût ce moment de distraction qui rendrait chacun. à soi-même, je ne serais pas surpris que mes mal* heureux compagnons l'employassent à s'entre^ donner la mort, à l'exemple de quelques ancleos» pour se libérer des peines de la vie ; et qu'on vint vous apprendre un matin que Longwood n^est plus qu'un sépulchre, et que vous n'avez plus à votre garde que des cadavres.

^* Un tel état de chose, de tels supplices sont^ls dans le voeu, Tesprit de votre Prince^de vos minis^ très, de votre législature, de votre nation, . de vo-^ tre cœur ? Quelle fatalité L . . . d'où vient donc tout le mal que vous causez ?

*^ Quoi qu'il en soit, de loin comme de près^ un seul sentiment remplit mon coour, il y fait taire tous les autres : veillez à la santé de l'Ëmpeceur, conservez ses jours, je vous bénirai."

Balcombe*s cottage, au secret ; en vue de Longwood^ 19 Décembre 1816. Lb Comtb db Lab Casbs.

I817«] ^^ L^filffFSEBUR NAPOLEON. 79

Je n*aî pliiâ ent^du parler de cette pièce ^^^ six a»s aprèi^, et encore seulement par la lecture de l'otivrage de M. OMéara : ces messieurs, à' leur retour de Longwood, m'ont dit qu'elle né leur avait jamais été communiquée, et que TEm^ f>er6ar en avait complètement ignoré le véritable contenu. Il paraît que Sir Hudson Lowe» aprèfif mon départ, par Tinfluence de son autorité^, et contre nos conditions expresses^ s'était saisi de ce document pour lui seul, et l'avait fait servir de base à des interprétations ou même à des création^ tout à fait fausses et méchantes.

Je trouve dans la relation des événemens arrivée à Sainte. Hélène, par M. O'Méara: " Profitant, dit- '^ il, de Tinformatton acquise par la lecture du " manuscrit du Comte de Las Cases (les griefs); *' j^r Hudson Lowe eut recours à un artifice bien ^* digne du système qu'il a établi à Sainte-Hélène^ " H me prescrivit de prévenir Napoléon que lé ^^ Comte de Las Cases, pendant sa détention, avait

avoué que les restrictions imposées sur les Fran*

Çais à Longwood, n'étaient que pour la forme; *^'et que, conjointement avec le reste des Fran- ^' çais, il avait fait tous ses efforts pour etnpoison^ ^ ner Tesprit de son maître, par des calomnies et ^^ par .de3 faussetés; ajoutant que. le fait était de *Houte vérité, puisr^u'il Tavait par écrit, et de la ** propre main du Comte. Il me cita même une ** sentence de cet écrit qu il m'invita à répéter à

ce

80 MOV sàlOUR AUTRfif [Jiuir;

'^ Napoléon, savoir: Nous avons ftit tout vint k ^ Napoléon à travers un voile tekit dé sài^. * Ma Juif s^écria Napoléon, qnand on voit le binarreàu^ on voU toujours du sang / et il ajouta^ etree dette pénétration et cette vivacité (Tesprit qui le dis» ''tinguent si éminemment, qull était convaincu ^ que tout ce que je venais de dire ne pouvait '^ être qu'une invention de Sir Hudson Lowe, ou ^ bien qu'il avait falsifié quelque passage de Técrit *^ de Las Cases ; que le Comte devait avoir été ** singulièrement peiné du traitement qu'on hii *^ faisait souiSrir, doué, comme il Tétait, d^uné rare *' sensibilité de cœur ; lui qui n'avait jamais cessé '^ de lui parler de la nation Anglaise en des termes d'enthousiasme et d'admiration, qu^ était certain qu'il s'était exprimé avec force et avec ^^ franchise sur une conduite si opposée à la géfié- ^ rosité, aux sentimens libéraux qu'il a toujours ** attribués au peuple Anglais ; mais que le traite- *^ ment que les Français avaient éprouvé, était si ^ barbare, qu'il était inutile de perdre du temps à ^'expliquer la conduite de ceux qui l'avaient " ordonné."

Je trouve encore dans Napoléon dans texiH, 'ouvrage ou journal du même M« O^Méan, sous fa date du 4 Décembre 1816L "^'Que le Gouverneur '< me faisait dire que depuis mes ra|iports directs ^ avec lui, j'avais bien changé d'opinion à son ** égard, et il ajoutait qu'il avait découvert que ies *^ Francis qui avaient suivi Napoléon n^Mraienf

1817<3 I>E L'fiMraKBUa MAPOLiON. 81

't d^autre b^t que de 8*ea servir commQ à*un ifis-» trutnent pour satîs&ire leur ambition, sans s'in^ qui^er* des moyens qu'ils employaient pour y pai;veair» etc.

Cédait un avertissement/' disait Sir Hudson LfOwe à M. O'Méara, ^* qu'il devait faire parvenir •* au Général Bonaparte."

Sous la date du 1^: *' Que le Comte Las Cases ^^ n'avait pas suivi Napoléon par affection, que le> ** Grénéral ne savait pas ce que Las Cases avait. ^ écrit» ni les expressions qui étaient échappées de. ** sa phune, etc, etc."

Sous celle du 14> Janvier 1817: '^ Qu'il affirmait, ^^ à M. O'Méara avoir vu, dans mon Journal, que *' Bonaparte avait déclaré son horreur pour Tuni*^ ** forme Anglais, et tout officier de cette nation, et que lui, O'Méara, ferait bien de saisir une occasion de lui répéter cela ; tout en ajoutant» néanmoins, que le Gouverneur pensait bien qu'il ^* n avait jamais rien dit de pareil."

Enfin, dans un autre endroit, ce Gouverneur charge M. O'Méara, de redire à Longwood, qu'il vient d'écrire à mon sujet aux ministres Anglais de manière à m'interdire pour jamais ma rentrée en France. Ce qu'il peut avoir mandé. Dieu le si^tt ! Toutefois, l'événement, le temps a prouvé que les ministres Anglais eurent peu d'égard à.sa^ bénévole intention, ou que ceusç de France j aun voient porté peu d'attention. On verra^ dans sou tea^s, qu'à mon retour en Europe, iocsque, m'in^

ToM X IV. Huitième Partie. g

89 MON sàjOUR AUI^RËS [JitfV.

t^diaant rAngleterre) on me Jaissa le choix de- Calais ou d'Ostende, si je me déterminai pour ce dernier endroit» c'était par des motifs tout à fait étrangers à la crainte que Sir Hudson Lowe avait prétendu créer. Mais il fallait d'ailleurs qu'il eût douté kii-ifiéme de Tefficacitë de sa dénoneiatk>n, ou qu'il eût recours à de doubles précautions, ca^ il ettiploya toute son adresse et ses artifices à ine faire retenir prisonnier au Cap de Bonne-Ëspé^ rance ; il échappa à ce sujet» m'a-t-on dit, à soft homme d'exécution,, de dire en parlant de moi: *^ Pour celui-là, il ne nous inquiétera plus ; nous ^Tavcms bien reeommandé au Cap: il y périra ^^dans un cachot.'* Cest le même homme qui^ d'une voix mielleuse et d'un sourire béiiin» gui le quittaient rarement, voulait, suivant M. O'Méara, qu'on mit Napoléon aux fers, s'il faisait le difficile; etqni, dans une autre occasion, est accuaé d'avoir dtt que les alliés avaient manqué le grand but en n'étranglant pas le jeune Napoiéoj^.

Je reviens au Gouverneur» Comment concilier à présent toutes ses politesses, ses. protestations de bienveillance et de bonne intention, quitnd il était auprès de moi ; avec ses faux rapports, se^ propos tat^entés qu'il me prête, les suggestions mécbaiites ^'il fait transmettra à Longwood quand je n'y suis phis ; mais plutôt laisacms tout ceiai à jugée am^ cjoem» 4toits et honnêtes. : . o . . . . ;

, I> Ctip de Bonne^Ëspérance .est à ^00. (ien^^d^ Slîolf^liélèi^ i :niàis^ avee leâi^tents jies {diis^âiiiQi-,

1^1 1-] DB l'smpxrsur NAVOL^ON. 89

Htbles^ OD est obligé d*eo faire au moins 700^ par le eontoup auquel ou est contraint par les vents alizéfs*. En quittant Sainte-Hélène, on court d*abord grand kigue vers le S. O., pour sortir le plus promptement possible de la zone de ces vents alizés } et dès qu'on a atteint les vents variables, on gouverne vers l'Est ; mais en descendant beau-» coup vers le Sud, à plusieurs degrés de latitude au*^dessous du Cap, afin de se trouver en garde contre les vents de S. £., qui sont très-^violens, et domin^nt dans cette saison de Tannée*

Nous fknes très-bonne route, et rencontrâmes des vents à souhait } notre traversée fut des plus courtes et des plus heureuses, bien que mon fils et moi nous fussions horriblement malades de la mer à diâërentés reprises. Le 6^ ou 7^ jour nous quit-* tÉDses les vents alizés, et prîmes le vent d'Ouest, qui nous mena rapidement vers notre destination, en 9 pu 10 jours. Ce ne fut qu'aux approches du &meux Ciq> des Tempêtes que nous éprouvâmes la contrariété d'un vent de S. £. violent avec une très^^grosse mer ; et encore cette contrarâété, qui n'em était tuie que pour les instructions de notre C^fôftaine, fut^Ue personnellement pour moi une faveur ; oar Sir Mudson Lowe avait donné l'ordre au Capitaine de me débarquer au-delà du Cap, sur ses derrières, à Simon's bay. Fait-ètre pensait^â que n'entrant pas en ville, j'attirerais moin^ d*att^i^ twnyietqviA riBJi»tiee de ma c^ivité serait moins ftsgâuKtè;! Qnôi qu'il en soit, le temps mesâj^âlÂ

iB4 iiON SÉJOUE AUPRÈS [Jaav.

de la tempête, le Capitaine prit sur lui de faire voile pour la ville du Çap méme^ qui se trouvait plus à portée. Nous arrivâmes sur la côte à deux heures du matin, à Theure juste qu'avait fixée le Capitaine» sans hésitation» sans sonde ni aucun autre préalable, tant il avait mis de précision dans son calcul. Le Capitaine Wright est un excellant navigateur ; il a de l'activité, du zèle, de la roulante, du caractère : il se fera un nom. Au demeurant, j'ai pu voir que cette exactitude nau* tique est devenue aujourd'hui à peu près Générale ; je ne sais plus où en est notre marine longtemps renommée pour sa supériorité scientifique i mais j'ai l'expérience qu'aujourd'hui les Anglais sont bien forts ; les calculs, les instrumens sont si parfaits, si multipliés, qu'il est difficile d'imaginer que la jscience puisse désormais aller guère audelà.

Le 17> après dix*-huit jours de navigation, nous jetâmes l'ancre a 2 heures de l'après-midi. Le Ca-' pitaine s'excusa poliment sur la nécessité que je demeurasse à bord, jusqu'à ce qu'il eût été prendre les ordres du Gouverneur : c'étaient là ses instruù-* tions. Il revint, m'apprenant que je ne pour^^s débarquer que le surJendemain, le logement que l'on me destinait ne pouvant se trouver prêt avaqi çe.tempi^ ce qui ne fut pas pour moi ^ans quelque CQ^trariét}^ : qu^nd on arrive de la mer, on est si pres&é 4^ p^ser le pied ^ur la tetre !

> J'çus.donç deux jours à demeurer sur cette rii,de

ÏSlf.l I>£ X' EMPEREUR NAPOLfiON. 85

du Cap> d'ailleurs si belle. La saison était superbe, la chaleur forte, à la vérité, mafs pure et bien* faisante*

Dans mon enfance, lors de mon . entrée dans la marine, j*avais entendu parler cent fois, et danii les plus petits détails, de tous les points que j'avais en cet instant sous les yeux, par ceux des officiers qui avaient fait la guerre de Tlnde. J'aimais à repasser ces vieux souvenirs, et Ton me montrait tout aussitôt les points dont je pouvais me rappeler.

La ville du Cap, considérable, belle, réguli^, était en face de moi, sur un terrain plat, très-peu élevé au-dessus du niveau de la mer, et environné de très-près par d'énormes et rapides montagnes. On me faisait voir, et je me plaisais à retrouver, celle du Diable à ma gauche ; celle de la Table, en face ; le Pain de sture sur la droite, ainsi que la Croupe du Liotij nommée de la sorte à cause de la parfaite ressemblance dont elle donne l'idée» Les fortifications en avant et sur les côtés de la ville me parurent en assez mauvais état, et surtout mal établies, étant dominées de plusieurs points, et particulièrement par la Croupe du Lion, qui elle-même est aisément accessible. Nul étonnement donc que ce poste ait constamment cédé à toute attaque d'une force tant soit peu supérieure. La plus efficace, jusqu'à ce qu'on y ait remédié, sera. de débarquer loin de la place, au nord, sur une plage toute découverte, entièrement sans dëfence^ et de là marchersur la ville pour l'attaquer par terre.

86 MON SÉJOUR AUPUSS [JftnT.

Je me rappelais d'avoir 4M>uveiit entendu dire» ^ je pus voir moi-cnéme dans ce peu de tempSy que des nuages couvrent parfois et assez subitement la montagne du Diable et celle de la Table, lors même que le reste du firmament demeure, dans la plus grande pureté. On les croirait alors cùSh vertes de la neige la plus brillante, et c'est ce que Ton appelle vulgairement la ns^ppe mise sur la table, expression, du reste^ qui rend assez la vérité du spectacle. Ce signe^ en hiver, est presque toujours le précurseur sinistre de la tempête. La rade demeure entièrement ouverte aux vents du Nord-Ouest qui sont communs et violens dans la mauvaise saison : on y est alors en perdition ; le seul abri est sous Tîle Robin, assez au loin à Pen* trée de la baie.

Je mentionnais à mes voisins ce que j'avais entendu dire si souvent à nos officiers, que le bailli de SufireU) revenant, à la paix, de sa, belle campagne de rinde, y avait jeté Tancre quelques jours avanf Tescadre Anglaise qui le suivait de près. Celle-ci^ en entrant, eut à courir des bordées pour gagner le mouillage ; or, le coup d'oeil de Tamirai Français était si précis et si sûr, qu'en considérant un des vaisseaux qui entraient, il annonça qu'il allait infailliblement se perdre, et ordonna, dès cet instant, le signal à toutes les chaloupes de son es-^ cadre de se tenir prêtes à porter un secours bientôt nécessaire. £n effet, peu d'ihstans après le vaisseau Anglais fit côte, on y vola de toutes

1S\7] DE t/kMP£RÉUR napoléon. Hff

parts ; maïs leà embarcations Françaises étiretit la gloire d'arriver les premières et de beaucoàp.' Et ceneftit pas un spectacle peu singulier ni peti touchant que de voir ces deux escadres, naguère si acharnées à leur destruction réciproque, rivalisant désormais d'obligeance et se prodiguant les soins les plus empressés. Les jeunes officiera Anglais, auxquels je m adressais, n'avaient uucuné idée de cette circonstance, tant il est vrai que les objets qui occupent si fort lès contemporaîm, disparaissent pour ceux qui suivent, quand ces objets n*ont pas acquis Timportance de Thistoire.

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