DIMANCHE 6 AVRIL AU MARDI 19 AOÛT
Séjour à Tygerberg ; k nom de Napoléon familier «ti désert. — M^'^uscrit de Sainte-Hélène ; détails, etc.
Nous avons quitté Newlands vei*s le milieu du jour, et sommes arrivés à Tygerberg à la nuit. Nùtn nouvel bote, M. Baker, né à Coblentz ou dus les environs, s'est trouvé comme un de . nos conqpiafarioteB par son origine, sea opinions et sa sympBtfiie. Toute la famille était à l'avenant, et composée des. meilleures gens du monde. Il eût été dtffcile pour nous de trouver ailleurs ptus^ de aoinSf d^é^gards, d'attenticms ; tous nos désirs étaient parévems, devinés, accomt^s. Alors oom<* œençà la tnisième époque, de notre «captivité laa GBfp.]\ihau'V^r aw diâteau 'était une piSsoil inMp^ portaUe; heureusement elle ne duraïque «dil jours: la â!^ avâife^été de pkis de deux txxôh à
df^vait durer plus de qniitre . Bicrâ, ti^ efîcôre m^ dbuîne&id^VaiettMleo 9q pr/QsUmgcf eiismtt;\; :
Ici nous nous troiivioQ$ sîtuési prea^e Wf 1m confins des bordi» erraates. Le pays itmt pw» s^né d^habitatîops. isolées et k d'udse^; grmidett diistancesi occupées par. des eiultiva4;fW9 de dtf. vèfs^ Dations* défrichant des .terruéo^i Bouymux: pour se faire iwe fortune^ ce è qufti l'on doit. réussir indubitablement avec de la per8év,éi^nee> de Tordre» et quelques premiers fonds. Toutefois» bien qu'aux extrémités du monde . civilisé, nous trouvâmes presque aussitôt et partout plus que de la bienveillance, i Nos événemens Ëurojpéens n'y étaient ni inconnus ni indifférons ; ils y avaient: ébé remieillis même avec partialité^ la. ma^eitrei partie tie la population se trouvant Hdfamcbdwi. et liée rà: notre système national ;. aussi y trooraè* je^ à moii .grand étoiinemeut» le ncmi de NEqaoiéan des pkia. familiers Le coq le pkis âmeoxde ki contrée, le plu^ souvent vietorieiix, s'appelait N»» poléon;! Le coursier le plus i renommé^ Na|io« léon ! Le tanneau le plus indemtable^ NâpdJeon ! Toujours Napdéon ! ! ! Je ne pouvais m'in^pâcher d)en me ; mai» c^est qu'au âiit chacun a sa man mère de' vastter^ de consaqreriffl.héros^ et ici on puétendait bien amtr èonaié le<phis.beaiLifom que L'on connût*: y^ • /; ; ;^ :
Malgré ndtreéloi^ement de la ville» mais
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irions pourtant qtielquw vkkes»' M-Q étàii^ àonx pour nous de mesurer le degré d-iotéiSt par cc^tti de la diftCancÊ et des embarras/ C^est dam ^ ce désert que nous apprîmes le uailfrAj^ ^hin de nos bâtimens Ffâfiiçaisi TAlûnette^ qUi ûtitàte dans les etii^irohs du Câp ; je fus asses heureux pour y fiiire parvenir ks preuves du vif intérêt que j'y prenais ; car je n*ai jamais mieux senti qu'aux esitrémités de la terre combien la patrie rend frères, €fn -dépit dee > troubles politises. Dé^à, pour mon propre (K^pte, j'avais recueilli, avec la plus douce satîs^ âtctiotf, la preuve des mêmes sentimens à indii égard : des compatriotes pénétrèrent myM^é^ifee* ment jusqu'à nous dans le désert ; d'autres^ antérieurement, avaient franchi l'enceinte de Neiir* lands, au' péril de leiu* sûreté et au détriment de lexyr fbrtune, pensaient-ils^ pour venir me proposer des services ; il n'est pas jusque dans la prison resserrée de la viile^ où les soins ingénieux de quelques fVànçais n'eussent pénétré ; et c'est dans de teltes situations^ que de tels témoignages sont {Mnéoieux et dignement sentis.
Au demeurant, l'intérêt et la bienveillance né se boitiBient pas à nos compatriotes : un capitaine Amérieain^me 6t offiir dé m'enlever de ma soli« tode: il avait prévu tout, pourvu à tout, "mè foîsaît-il dire, je n'avais qu'à vouloir ; car je n^avais qu'an iliâte, «t non pas un gediier. ^is à qtàoî* cela m'eût-il conduit ? Il n'était qu'un seul poini^
de,iio& occvpa^^tta }iatntueUee« t Je m^étais' ptro^ cairé.un lecteur» et jejr^mpiloyaia. beautaoup* £n dépit de la distance, nos amis continuaieBi àaoïts £f>iirnir les journaux et les publicatios^s iiouvdles». Cest^ors.qjue je lus Touvrage 4e M. Hdiihmw»
le pren^i% Je crois, qui ait parlé favoraUiemexitde Napoléon,. et ait. hasard^ d'en dire ^elque bien; cejjjui du docteur Warden, fort erroné, bien qu*av,eQ, }es meilleures intentions du monde,. j*en suis sur^ ei^fmr l^ /omeux . Manuscrit de SainterHé* /èR(^, qui a tant excité Pintérêt et laf curioaité de rSunipe» On s'y est piartagé chaudÈment» .est s'y est épuiséf en .conjectures sur son authenticitéiet sa. véritable origine ;[ mais Tétonneiàent, les iocer* tit^des qu'il m*a causés à moi-même, les. eombi* naisons qu'alws il me fit faire ne. sauraient no rendre. Qqiels fuirent mes sentimâns^ma suqmae à cette lecture,, où des pages de vérité qui mas semblaient dérobées à mes propres secrete,..'Seimér laieut à d'autres pages pleines d'erreurs les plus triviales ! Il fut des morceaux où je m'arrêta»^ doutant que je fusse bien evedllé ; j'en reconnaui*^ saiii Ja sul^tanoe, parfois des phrases . entières, de prqp^es expressions» Je me rappelais les ravoir tnanscrites yd«ns le temps, de la boiuc^.méme::da narrateur-. Mle^ étaient dans lea papiers làteies que Sir Hudson Lowe m'avait retenus à Sainte-'