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Hélène* «ra«nu8poaffinnéri{ue toutes les gondes et belles idées, la haute politique/ les bantes cm* cèptioDs, tout ce qui attache et sâiuit daot le fameux Manuscrit» ae trouvait consigné ilans tton Journal, et recueilli de la conversation de Nàpo« léon. . & ma lecture ne m*eût présenté que cela^ je n'eusse pas douté un instant que Touvrage ne fût sorti de Lôngwood directement ; car les dates, à la rigueur, m'eussent permis ce calcul : six à sept niois s'étaient écoulés depuis mon expulsion de Sainte^Hélène» Mais d'où provendt Talliàge qui %y trouvait? C'était une bizarrerie dont je ne pouvais me rendre compte. Serait-ce, me disaisje, une infidélité commise sur mes papiers, dont certaines parties auraient été nouées par des mains élrangèrjes ^ Mais, outré que je repoussais tout d'adbwd cette injiuieuse pensée, que je ne pouvais me permettre sans preuves, quelle apparence que ce fât une autorité aus» ennemie qui puUiât dé la sorte ce dont le résultat, après tout, .devait être &vorable en masse à rUlustre victime de l'ostra* eîsme des rois..
Du jteste, quel vrai sentiment avait dicté cet ouvrage? Il est souvent équivoque. Quelles mains j avaient travaillé? Elles sont des plus contrai^ctxMres.' Qu'a-t--on réellement prétendu ? L'écrit présente plusieurs styles, plusieurs esprits, pluneurs échelles d'informations. Sacoiitpontion semble et dpit avoir été une marqueterie ; autrement comment ; avoir été aussi &niilîer aivec les
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hautes conceptions secrètes de Tinterlocuteur, celles de son cabinet, et se trouver si étranger à sa propre opinion sur des actes publics, opinion que tant de monde a pu tenir de lui : sur son premier mariage, la situation des Français en Egypte, le
jugement du Duc d'Enghîen, etc., etc.
Celui-là qui aurait obtenu pax lui-même des vérités si confidentielles, pourrait-il être réduit à les mêler à des erreurs aussi vulgaires ; et si la force de tête de quelqu'un a pu le conduire à deviner ces grandes vérités, comment la justesse de son esprit ne l'a-t-elle pas porté à se procurer l'exactitude sur le reste. Enfin je ne parlerai pas de cette recherche d'expressions singulières et de mg0^àis goût qui décèlent un effort d'imitation si mal saisie ; je ne citerai pas non plus les nombreux et incroyables anachronîsmes ; toutes ces considératiens et plusieurs autres encore me rendirent, et m'ont conservé depuis, la chose tout-à-fait inexplicable.
Cependant les jours couraient, et je ne voyais point de terme à mon exil. Le temps nécessaire pour recevoir des nouvelles de Londres était écoulé, et rien ne venait. Une profonde mélancolie s'était saisie de moi, j'étais au désespoir; j'avais de constans et violens maux d estomac, mes insomnies se perpétuaient, ma santé s'altérait de jour en jour, le mal faisait des progrès rapides. Alors se déclarèrent les maux de tête qui ne m'ont plus quitté. Déjà, à Balcombe's cottage et à New-