DECLARATION
*< lie.Crouverneuf, ayant pris en pleine conaidératÎQn.ti^uteif les circonstances relatives à Taffiube du .Comtç de Las Cases» a adopté la décision suivante :
** Le Comte de Las Cases ayant commis une violation directe et préméditée des réglemens établis dans cette île» en vertu de Tautorité du Gouvernement Britannique^ relativement au Général Bonaparte^ en ébranlant la tidéUté d*im habitant de Tile, au point de le rendre» d'une manière coupable et feinte^ porteur d'une correspondance spcrète et clandestine pour TEurope, et ayaift ainsi, manqué à Tune des conditionsindispensableis auxquelles il a signé volontairement sa déclara^fion tendant à obtenir la permission de résider à S^- Hélène,. a été séparé de la pei^onnë du Général Bonaparte ; et, conformément aux instruciions du Gouvernement Britannique, il sera transporté au Cap de Bonne-Espérance.
^^ Il est permis au Comte de Las Casés d'enl- ^porter. tous ses effets et papiers^ à rexoejfytioh toutefois de ceux de ces derniers qui peuvent avoir rapport au Général Bonaparte, depuis que cehii-ci
w trouve placé S0119 rantonté dt|i Gquvero^ineM^ Britannique, comme »vmi dei te)le €fmn»9o»^à9xiQf^ qui se trouverait n'avoir paa passé par le . canal officiel des autorité Anglaises.
<* On attendra les ordres du Gouvernement Britannique à Tégard des papiers sur la nature desquels il pourrait s'élever des contestations!» : '^ Plantation*House^ le SO Décembre 1816.
Signé : Huoson Lowb/* •
Lettre de Sir Hudson Lowe, accompagnant la pièce
précédente.
. ^' Monsieur^ en vous communiquant la dédsîon QÎoincluse» qu'il me soit permis de vous prévenir^ qti'ainsi que je vous l'ai annoncé verbalement) je ne m'exposerai point à ce que vous restiez dans o^te. île, si vous le préférez plutôt .que de vous rendre, au Cap de Bonne^Espérance^ pour y demeiur^er jusiq^'à. ce que j'aie pu recevoir, à cet éf^tàè les instructions^ du Gouvernemejit Britaa^ nique, ^
. ^'.MaLS|.dàns,ce.càSy je croirai nécessaire de vous deontadder votre .déclaration écrite, qui exprime vcNir^ désir à cet efiet, et l'enga^ment de. vous soumettre aux mêmes restrictions sous> lesquelles il vous a été jusqu'à présent permis de résider à Ste.rHélène.
i *^. Ainsi^ Monsieur, vous aurez entièrement l'op** tîan de .vous rendre au Gap de Bonne-EispéraneeV ou de rester ici avec . vos . papiers mis sous scellé»
jM^ii'à' œ que jim^^^^retev^it àG$- instroctiims
Signer HupâOK Lowk.'* •
. J*accusai> siif-le-dbftmp« réception des ^ ]Mèce$, et demiindai en même tetnp» accusé de réception de toutes mes lettre$, n'en ayant jamais reçu jns« qu'ici un seul. Et votdànt répondre à roffr^du» Gouverneur de me laisser retourner à LongWood» je lui adressai immédiatement» à cer sujet» une ItàU tre pour le Grand-^Marécbal» dont voici Textrait» afin qu'il en prît connaissance et voulût. bien la transmettre.
'- '^< Mottsieur lei Grand-Marécbal^ -^ Le Gouverneur Sir Hudson Lowe vient de m'offîîr» avee bèaacou|) de pcrfitesseet d'intérêt, de. reioutfler à iikongw6od« Sur. mon refus et Tobservlatîôn do&tr je Fâi accompagné, que je ne pouvais y retourner que sur Texpirès désir de r-Ëmpéretir, le Gouver^neur m^a ajouté qu^il avait des raisons de croire que TEmperenr le désirerait^ Ce déstr^ M. le Grand-^Maréchal, serait ma loi suprême ; il comblerait mosi coÈur, et vaincrait à l'instant la consfeanioe avec laquelle j'étais i^solu de M>uffiir uxr auf^liee ine^rimiable, en Thonneur dealoiset'de mon caraetè#e.
'^Toutefois, avant de recevoir l-expressioli de ce désir, que jMnvoque de toute mon ame^ je m'es*timerais heureux de pouvoir vous faine cennaître le9 motiâ qui avaient déterminé tout d'abord mon* refus.
lâ MOK S^OUR AVMikê [KèJ
« ^^ Je prie donc M. le Grouverneor de vouloir bien vous communiquer ma correeponcknce avec lui^ du 30 Novembre, et des % 4 et 18 Décembre. Il ne pourrait avoir d'objection à tme chose agréable pour nous, indifférente pour lui ; car si je retourne à Longwood, je vous ferai connaître suffisament ces pièces; et si je n*y retournais pas, vous les saurez, il est vrai ; mais ce serait de peu d'importance, puisque ne pouvant communiquer ensemble, nous n'en sauriens tirer aucun avantage respectif. Le seul résultat réel ne serait donc que la satisfaction morale pour moi de vous avoir fait connaître mes pensées et mes sentimens en cette oo^asion.
^^ Ma reconnaissance serait entière, et la géné-^ rosité du Gouverneur complète, s'il voulait me faire connaître que ce retour ne saurait pr^udicier en rien h mes intérêts, vis-à-vis de la loi, et demeurerait tout à fait étranger aux siens, ce qui lui serait bien facile, etc. etc.
'* Quoi qu'il en soit, M. le Grand Maréchal, toutes ces considérations disparaîtront au seul geste, au seul signe de l'Empereur, me permettant d'aller retrouver à ses pieds, un bonheur qui me manque. J'y eusse volé dès que j'ai pu en entre* voir la liberté : en cela il n'y eût rien eu que pour moi, toiit y eût été dans l'intérêt de mes sentît mens; mais mon dévouement à l'Empereur, contré moi-même; mon respect profond pour tout ce qu4l peut vouloir, sont bien supérieurs encore, etc.
ISftfJ DE I.*iBiffF£RBUR MAroCiàON. 13
^f On aiira de la peûie à croire ipui Sir fiiidson Lowe renvoya cette lettre,^» ayaitt effipcé au crayon tout ce qm lui convenait ^ il la déduisait à fort peu de lignes, prétendant ainsi me dicter ce quege devais écrire au Comte . Bertrand. Ilac-^. compagna ce renvoi de la lettre suivante, qui ré* pondait, disait»il, à mes précédentes : • . '
^^ Je considère la lettre et la décision cfai y était incluse, que j*ai éu.rhonnaur de vous adresser hier, conune une réplique générale aux divers ax^Beoena contenus dans votre côrres|)ondasfcce avec.tnoi« > ?
'^ Ce fut, Monsieur, Tétat de la santé-.âe vjotre fils • et de la vôtre propre, et la complicat^n des peines de Tesprit et du corps, si fortement . déf peintes dans vos lettres des 6 et 7 du courdiit qui m'induisirent, à la réception de cette dernière^ à me transporter aussitôt en personne auprès de vous, pour vous faire Toffire de retourner à Long** wood, oii se trouvaient constamment des secoufs médicaux disponibles dont, durant le sejoiur que vous y avez fait, on ne: s'est jamais plaint à« noi;
'^ Un sentiment d'égards pour la peîMiBme de qm vous aviez été séparé, détermine ai||iîr.nu98 offires dans jcette. occasion. . : . .
. ^^ Je ne saurais néanmoins cimsentir à dev«Mr intermédiaire d'une, discussion ou nëgodatioii. quelconque entre vous et Longwood réltàivtmesA à cet objet. La seule communication .qiie je puisse autoriser serait celle qui» twdir^t jà iàire connaître si on désire votre retour,; auXionnditioDa
Uo» asioua Atrpaift
(tMbi
attachées à' la prolimgatioQ àe votre «éjouif idàns rfle^ tefles que je tous les ai expriméds pv ma 1^<tre â*hier. Des commuaicaiioàB sur eë peint avec un sommaire succinct au Général, voilà tout ce que je puis me charger de transmettre*
*^ La permission de retourner à Longwood im^ plique la nécessité d'une explication franche sns^ tous les points»
^^ Si vous n*y retournez pas, je ne vois, en me rendant le canal d'une correspondance prolongée sur Tobjet dont il s'agit, qu'un sujet d^rritaticm et d*inconvéniens pour tous.
** Une grande diversité de détails purement personnels et étrangers à la question, contenus dans vos diffik^ntes lettres, ne nte paraît pas, Monsieur, exiger d*aveu ou de réponse officidle; Ces lettres sont en même temps si entremêlées de ce que Fmi pourrait consid^r comme portant une sprtè^^^ê caractère ilffidel, que Tune ne devrait pas plus^qiie Tautiia rester sans réponse*
5^ Bour pouvoir entrer dans tant de partieukrités, il me faudrait plus de loisirs qu'une infinité d\iu« très affiuces ijç^ me permet d*en consacrer à cet iskh jet. Je m*occupe en ce moment à rédigeir des obsèrvatwns aur Tensemble de vos communicatidùs ; je vous addresserai copie de ce «travail dès i^viit sora achevé ^* Je pourrais^ même, dans ce cas, lei
tt
* Le comte de Las Cases n'en a jamais entendu parler ;' ja« maifi une seule ligne ne lui a été adressée à cet égard. ^^^
m9{] t>K.h'jmmm\iK}^A90h^ov. Il
ci$i<Wciqii9 je ypi» §i envoyée^^t Ja lettre, qui T^Pî qQiQpagiWtv^ervjefiil; d^ réponm h toutes c^Ac^tri^^i V J^ IWW TPPvoiQ yptre letti* au Comt^ .B^^ trand ; j'ai souligné d^s passages de c^tie il^ttr^ qM) paraissQOt, trèi-^éplacés^ ou qu il 0Bt du. l)iaiiis inutile de lui communiquer. . . . -
" J'ai l'honneur d'être, etc. . ;
Signée, H. Lpw«."
Continuation 4^ corre^ndq^nce^'^Le Gûm/vermut. déconcer^f
par ma résolution finale.
9& au 93. — Le Gouverneur est veau pour ooUt nAître VéSkk. de sa déclaration et de 9es deux Jet* très: il ue doutait pas qu'elles ne .dussent av(w produit uue grande impression, et. il croyait cer-r tain de trouver prête, et avec, les corrections qu'il avait indiquées, ma lettre au Grand-Maréchal, Idr quelle devait amener, selon lui, mon retourt.à Longwood ; mais je lui ai dit froidement que» puiSt qu'il s'était permis de vouloir me dicter^ je uléedr rais j plus. Il en a paru fOTt surpda. et vtnès-^décoitr oerté, et. après de loi^ues<réflexiQosjeuUii*mêiae# il -a été. aussi: Icdu que de me demaqder si Its cotr recifeito& qu'il avait faites étaient, mou seul em? péchement. Cette Gondesceudasoe inusitée de sa part, devenait pour moi un guide assuré; auasi. ai^ je tenu ferme, et coupé court, en lui disant que le. soir même il. recevrait de moi ma détertnina? tion irrévocable, et mçs motifs, aussi bien que
)6 '' MON sabouk Aunti» * * îçt^.
mes ^bseitatîcmB aux dfver^s pièces ()ti1l in^Vàit adressées. Je voulais en cda éviter des pftfolêli fugitives toujours' fkciles à nier, j'aimais bien mieux) les consacrer d'une knanière authentique' l^ur le papier.' Vbîci ma lettre : :. î ►
** M. le Gouverneur, vous me renvoyez, avec vos corrections indiquées, la lettre que j'avais écrite au Comte' Bertrand, sur Poffi'e veiH^ale que vous' m*a\âéz &ite de retourner à Longwood.
Ainsi, comme cela vous arrive presque touiours ici; FofiRre ti'étaît réeHe qu*en app^lrence^ et de^ vait s'évanouir dans les détails de Pexécution. J'en sois peu surpris. Réfléchissant l'autre jour à vôtre dffi'e, après votre départ, j'avdLisxcnclu qu'A en serait ainsi. Vous aviez eu la.bonne fej de me dire que vous ne vouliez pas permettre qu'entre Longwood et moi nous combinassions nos idées; c'est'à-dire, en d'autres mots, que nous connus* sions tkùs véritahlès désirs. Vous pouvez avcûr sans doute de bonnes raisons pour cela, je ne dik pas le contraire; mais aussi, dé mon côté,' je ne dois pas me rendre dupe, et concourir à induire ea erreur peut-être,, ceux qui s'intéressent à itseAi Vous êtes trop avantageusement situé, Mohâleur^ entre Longwood et moi, et je ne dois point? ^écHre au Comte Bertrand, non mes pensées, ifflaii^ ce* que vous nie 'dicteriez. Je m'en abstiendrai donc } je regarderai votre ctbe comme non avenue^ pailee: que i'act^talion «en a été împntiéible, et Jfe tàé référerai irrévoeàbtement poui^ mes ' pensées^ tàéi
%MitiB^^ <Q!^ (}éci^on3 aur cet objet,; à ma let;trQ du 30 Novembce.
«^ Vous êtes dans Terreur» Monsieur» si vqiu| avez compris que je vous demandais des réppnseï^ à tous les argumens et à tous les articles de ine^ lettres* , Je respecte vos occupations et le prix. de l{Qtre temps ; aussi n'ai-je demandé que le simple} ^cusé de réception, et pour la régularité des choses }..je ne pense pas que vous puissiez avoir au* cuue raison pour me le refuser.
^^ Vous paraissez surpris, Monsiçur^ de Fétat déplorable de la santé de mon fils et de la mienne en cet instant; et vous revenez deux fois à you$ 4t€fnner que je ne vous en aie pas fait parvenir mes plaintes lorsque j'étais à Longwood* Monsieur^ jç ne songeais guère à mon corps à Longwoçd \ e^ 4'aiileurSy quand je souffrais, je me plaignais au docteur, et non à l'autorité : vous pouvez vous ea informer auprès de lui. Quant à mon fils, je suis bien étonné, Monsieur, qu'il ne vous soit rien revenut par la. voix publique, de sa situatioui des consultations qui ont été faites à son sujet^^ de9 cfides qu'il a éprouvées, de ses saignées nombi^euses, etc« etp,; Ëst'iLbien extraordinaire qqe nos qir« <x>i2&tançes présentes accroissent uqs jnaux, emr pireutj rapidement notre état ?
; " ^ viens à votre arrêté de ma déportation ai^ Cap* J'y yois que l'on retiendra tous cçux de tenOi papier^ f^ auront des i^apport^ ay^ i'augH^ persppie à laqueUe je trof^vai; ^^^ 4^ cçn-
ToMi IV, Huitième Partie. c
18 if ON aijbua auMks [t^
sacrer mei soins let ma vie. Quels autres papiars» Monsieur^ pourraî^-je avoir ? Que veut donc dire que je serai libre d^emporter tous les autres ? N'eut de pas encore ici offrir quelque chose, et Tie rien donner?
*^ Vous retenez mon Journal, ce seul et vérit^ible objet de tant de bniit, ce dépositaire encore in* forme/ inexact, jusqu'ici incontiu à tous, où, jour par jour, j'écrivais ce que je pensais, ce que j$ voyais, ce que j'entendais. £ât-il de papier plas sacré, plus à moi que celui-là ? et pouvez-vous prétexter cause d'ignorance de son cohtenu ? Je Vous Tai laissé parcourir deux heures à discrétion, à feuille ouverte, ou à article choisi dans la tablé des matières. Ne deviendriez-vous pas responsa*blè de la tournure que vous aurez donnée ; de Tabus que vous en aurez fait faire ? N'aurez^vous peut-être pas à vous justifier un jour de Fidée trèsf fausse que vous en aurez présentée, sans doute, à vos ministres ? Yous me Pavez dit un Journal politique. Je n'avais pas le droit, ajoutiez vous» dans la situation où je me trouvais,' de tenir registre de ce que disait l'Empereur Napo]léon. Çétait un abus surtout, que j'y eusse introduit des pièces o&cielhs,' disiez vous. Comme si tout ce quej^ voyais, lisais, touchais, entendais, n'était pas, . df droit, et sans inconvénient, du domaine de m^ pensée et de ma propriété, tant que le recuejil eg demeurait mystérieux et secret, Soupçonnerait'Kpn de pareils principes puisés au. sein des: idé^s Jibét
féià ] Dit L^tiïpfifitcrR 14 APdioN. fd
«^«s d' Angleterre ? n'y reconimttrâit-on {)ras bien plutôt led maximes odieuses de la police du contiiient i Et que trouvera-t-on dans ce Journal? dès dirésVdés a€tès, des mots sublimes, sans doute, de Tauguste personne qui en était Tobjet ; des matériaujc de sa vie, et aussi des choses peu agréables pour vous peut-être ? Mais qui leur aura donné de la publicité? Ne devait-ce pas être retouché? Ne pouvàit<*e pas être changé, altéré, rectifié? Qui Taura empêché? Ce tfest pas, du reste, Mdnsiëur, que rien de ce qui arrive aujourd'hui puisse d^ailleurs me porter jamais à dire sur ce qui vous cohcèrne autrement que ce que je penserai, ce que je croirai vrai.
*' Enfin, dans votre arrêté, vous prononcez, en date du Ô0 Octobre, que je serai séparé de Longirood> et envoyé au Cap de Bonne-Espérance. Qui ne croirait, à la forme et aux expressions, que vous portez cette décision en opposition de moimême, tandis que vous prononcez là un jugement désormais élranger, et depuis nombre de jours, à là cause nouvelle dont il s'agit Vous séparez de Lbngwood celui qui, depuis vingt jouns, s'est retfré entré vofl propres mains, de la sujétion volontaire à laquelle 9 s'était soumis ; qui, depuis dixhuit jburà, vous a autheiitiqueitient sommé de {éloigner de tlte. Qui se douterait de tout cela ^kHis Votre piè^ ? Une lettre de vous raccom|^flgrib MéT' laissant le choitx dû me^immettrê ¥x;ejttge- 4BétA ou de retourner à Longwood; Mats si. je
aeédakà l'appât du bonheur que vou»^nie pr^eote:^ ^e TDUfihlauserais triomphant et tranquille, mait];e ÛB mes ' papiers les plus secrets ^ je aérais 4^ nouveau votre, captif, soumis encore au;& laètnc^ fouilles^ aux mêmes saisies, aux mêmes enlèyi&lueus, quand cela vous plairait . • .Non, Mansiçfn'^ je.ii*ai. point de choix à faire ; je n'ai qu'à vous i^épéter désormais toujours les mêmes choses : S^eos- -pUsses les lois vis-à-vis de moi. Si je suis coupable, fsûtes^moi juger ; .si je ne Je suis point, rendez- «moi à la liberté. Si mes papiers sont étrangers à cette affaire, rendez-les moi; si vous les croyez susceptibles d'examen grave, envoyes;-les à vos ministres, et faites moi suivre avec eu^» De f^us, la santé de mon fils et la mienne dismandent impérieusement de se retrouver au sein de toutes les ressources. Je vous implore de nous renvpyei; en Angleterre."
*^ Rien n'était plus simple, et pourtant rien ne s'est plus compliqué. Vainement vous objecteri^ez vos instructions; elles n'ont pu prévoir ces ç^s* particuliers. Vos incertitudes mêmes me prouvent qu'elles ne sont ni précises ni claires*: Vous avez -d'abord; voulu me garder dans l'île^ au^ sepr^t^ ^ séparé de Longwood ; vous ne croyiez p9S .devpir <tn'eav»y6r au Gap. Vous tondez ici la.leUi'S^^ 4^ vos instructions pour en faire sortir jui iréwlAat û^tcéi Mais craignez d'être résponsi^le AAX^ mi- /oistres adè isà . avoir uni sassiea ; i etià in<Hi> d^f^r viek^Hèdi eiDxtaa^pei^ehne. :Grai^^8ic]p4(^Ja{|^<i^
téU.Ti M %^£M1P£mAUR KASOLBON. SSL
part de ces mesures ne se trouvent à là fin des Stctes vexatoires et arbitraires.^ «Tignote qnels droits, cfuels récours vos lois peuvent me ménaget;; iftaîs heureusement je peux dormir sur mon ignorâince; je sais qu'elles veillent pour moi. Vom crbire^-vous quitte quand je serai au Cap, aéparé dé mes papiers, que vous retenez près de vouaf Mais si je demeure captif dans ce nouvel endvoi^ les vents reporteront ici mon dilemme, et mes plaintes sur les tourmens moraux que vous auifez accrus, et les souffrances du corps que vous am»: ebipirées ; car ce sera vous qui m'y retiendrei^,- ou par vos ordres directs, ou par vos instructions aecrètes; On ne saurait lever des scellés qu'en pre*sence de celui qui y est intéressé ; me ferez-vcms revenir du Cap pour les lever ici ? Me retiendrezvous au Cap jusqu'à ce que l'ordre vienne de les envoyer en Angleterre ? Où tout cela vous mè-» lïera-t-il ? Et il était, et il est encore un moyen si simple qui arrangerait tout! Mon penchant nfftturel à aplanir les aflkires me faisait courir audevant déboutes les difficultés ; j'obviais à toul; ; je mè soumettais volontairement, . d'avancé, . en Ai^tèterre, à toutes les mesures, même arhitraûres, qui pourmient équivaloir à la quamnlBin& du Cap. J'ajoutais encore la raison si valable deJa santé de moh fils et de la mienne. . v\ ? < >
' <^ La draînte : de blesser>ia lettre^ qiieh|te f^àmi^ de^Vô^iiistraf^tàc»s,:4uiraiéiépitt6 éorteÀimis ^^éii«' (j^la^mnisâsslté et k^ iscpiidraît et ûéAetk
dit HOM dBJOUk AUPfti» [DM
leiir esprit, à la force des choses, à rinij^Mmi ifo' Phumaiiité. Il en est temps encore, Maamwr^ fendez-vous à ce que je sollicite. Je crotn» qu6 ce dernier sentiment, rhuimtntté, vous aura décida et je croirai vous devoir <)uelque chose/ La dou^ ble réclamation des papiers par Loagwood et pa« UKM, ne saurait être une difficulté excusable* On vous demandera quel pas avez-vous fait pour I4 lever ? Voulez-vous que j^écrive moi-même à ce sujet? trois mots suffiront pour nous mettre indubitablement d'accord.
'^Quoiqu'il en soit, Monsieur, à quelque déeifldon que vous vous arrêtiez, quelle que peioe qui me soit ménagée, il n*en saurait être de comparable à celle de demeurer sur ce roc maudit, lorsque j'y suis séparé de l'objet auguste qui m'y avait at-* tiré. Toute heure, toute minute que j'y passe dans cette situation, sont des années pour ma maL* heureuse et peut-être courte existence* Elles ag^ gravent dangereusement l'état de mon malheu* reux fils. Je vous demande donc, et vous le re» demanderai sans cesse, à chaque instant : Joignez* moi de ce lieu de souffi*ance. Recevez, etc.^
Le Gouverneur, frappé de ma lettre et de ma détermination de ne pas retourner à Longwood^ ce .qui le contrariait évidemment beaucoiqp, saha que je pusse en deviner précisément le motif; mais ^)e qui suffisait pour me miduteDir inébrattla^ ble, accourut le lendemain; et, après un long préambule fort obscur sur sa sincérité et ses bonnes
HHteotiaa^» il me dî^ que poiir w*en 4o))f^ dM preuves, et fadlîter met^ rapports avec IiongwoiMii il consentait à y envoyer nia pf^ioiere lettre teU4 que je l'avais écrite d'abord w Comte Bertrand } il offi'^t de plus d*y joindre copie 4e tout^ ma eorr «ei^ondance^ chose qu'il m'avait constaoïmQnt f^t âiaée jusque là ; mais plus il faisait d^ concession» plus je devais tenir bon : ^' Il n'est plus tenips, Hti << r^ondistje« avec une espèce de solennitéi I4 *^ sort en est jeté, j'ai prononcé moi-même idoi| ^* jugement, ma propre sentence^ Je n'écfiraipa^ ^^ à Loogwoodj et je vous demande, pour la cen- ^^ tième fois» de. vouloir bien m'éloigner à Tinstant» •*-^Mais du moins voudriez- vous bien écrire ^ " Longwood, mes offres et votre refus.»— Oui, jç ** le ferai*" Et il partit extrêmement déconcertéi nous faisant entendre pour dernièrç tentative quç nous ne pourrions faire voile que sur un transport ; qu'il ne pouvait dire quand, et qu'il n avait poiot de médecin à bordi ce qui serait un bien grave inconvénient à l'état de mon iils, etc.etc*
Départ de Balcombe's cottage; translation à la ville.
24. — Mon fils a été extrêmement malade dans la nuit ; j'étais moi-même fort souffrant* Au point du jour, j'ai envoyé auprès des docteurs. Baxter et CXMféara, pour réclamer leur immédiateassispfc«nceir et dans mon désespoir, poussé à bout, j'pi écrit à Sîr Hudson Lowe, qu'il nonS' était impassible 4e supporter plus long-temps le. traitssment sous l^
Ijfliel^fiéus^mœombionsmon as et moi (^ que mdU gréd^état 'dangereux de mon fib, il y avait ple&^dd sept jowrs qile noi»9 n'avions vu les médecins, que Dous étions tellement hors de la route que tonte leur bienveillafice personnelle ne pouvait remporter siiif la difficulté de nous donner leurs soins; iqiiejeréclaniais donc qu'il voulût bien nous tirer de notre isolement^ sans le moindre délai ; que je lui demandais d*être transporté à la ville/ fût-^ce à la geôle publique, s'il le jugeait nécessaire. Pour tcette Ibis ma lettre eut son eSet immédiat ; je reçus, par le retour de Tordonnance, un billet du ©ouvemeur, m'annonçant que, le jour même, il me ferait conduire dans sa propre demeure à la ville. En effet, vers le soir, un officier est venu nous prendre. Combien, au moment du départ, Longwood a fixé nos regards ! Combien, tout le long de la route, il a occupé mes pensées, remué mes sentimens ! Ce que j'ai éprouvé, lors qu'arrêté, pour le considérer tme dernière fois, il m'a fallu le voir di^araître en me remettant en route, mon cœur seul le connaît ! . . . .
S^ovr au château du gouvernement^ meilleurs procédât;
ditaUsj etc. etc.
.Sffatu^.<*^Nousnous sommes trouvés établis datns ia démeure' du Gouverneur, appelée le châteaci, lieiJLi vaste et assez'Bgréablen^nt situé. Un grand idia;dgeriïeiit s'était opéré subitement à notre égard*: nous /étions encore gardés par des sentinelles, il
ebtTTrai y tmia tout avait été * mis • à ixie$' oriirei^ reir Von semblait s'elibreér de nbus' eiitocirbr'jàè'fp^ fiisîoiis ' eB tout genre. ^ Ne vous faâtes ^ifau^f e • tkt ♦^ rien, me répétait souveiyt le majordome^ tfert **• l'honorable Compagnie des Indes qui payi^J** Mais ces soins tardifs me touchaient peu ;- il o^-était plus qu'une chose àmesyeux^ c'était lin proispk dénouement, et je ne pouvais l'obtenir* Le Goil* Verneur venait bien chaque jour ; mais c'était pour laisser échapper quelques mots de politesse ^eule*ment, et pas un seul d'aflSures. Cependant^ il devenait indispensable pour moi d'en finir ; depuis mon enlèvement de Longwood, les difficultés oti les. embûches, sans cesse renaissantes^ dont je me trouvais environné, ma préoccupation dé leur échapper m'avaient tenu dans un constant haras^ sèment ; à ces peines d'esprit se joignait encore tout le chagrin du cœur. Une telle complication produisit en moi une espèce de révolution, je me sentis subitement dix ans de plus, et c'est là qu'ont pris naissance et se sont déclai^ les premiers symptômes des infirmités qui ne m'ont plus quitté depuis, qui se sont accrues chaque jour, et ne doivent finir qu'avec ma vie.
Ce fut donc dans un véritable état de crise que j'arrivai à la ville. Le Gouverneur demetita frappé de mon changement et de mon extrême faiblesse «; à. peine pouvais-je suivre la conversation; • ThstiB IHntention sans doute de me ranimer, il m^a.laiské savoii' que PEmpereur avait ;témoigiBé. no Hi^eavi^*
^ • MOH SIJOUR AUPKilS [Dec.
désir dé tne r^oSr avant Mon départ Ce ressbu^ venir m'a vivement ému, mes larmes <Hit eonlé, et j'étais si peu en état de soutenir aucune émotion^ que j'ai été sur le point de m'évanouir. Mon iSb me dil plus tard que le Gouverneur en avait semblé Ibrt embarrassé. Ramassant néanmoins mes fbrceSi yen suis revenu à supplier encore le Gouverneur de m'âoigner le plus promptement possible ; alors il a fixé mon départ à deux jours de là, et m*a appris qu'il s'était procuré un bâtiment de guerrei comme plus convenable pour moi, et en même temps plus commode, à cause du médecin qui s^y trouvait.
Paroles de P Empereur. — Adieux du Grand-Maréchal.
29''~-Aûjourd'hui de grand matin^ un officier est enfin venu nous dire de mettre en ordre tous nos efiSçts pour être transportés à bord ; qu'il était décidé que nous partirions à peu de temps de là. C'était pour nous l'heure de la délivrance. En moins de quelques minutes, tout ce que nous pos^ sédions se trouva emballé, nous étions prêts, nous attendions* Il approchait enfin ce moment dé^ sormais si désiré ; . car quelles ne peuvent pas être les variations de nos sentimens selon des cireon^ stances nouvelles. Moi qui eusse regardé, il y a peu de temps encore, comme le plus grand supplice qu'on m'eût séparé de P Empereur et déporté de Sainte- Hélène ; aujourd'hui, au contraire, de-^ puis mes dernières résolutions,^ d'après le désir ma-
t^t&Btj^ de Sir Hudsom Lowe, le» fs^çi^ poiît^vet de r£i9pereiu: : je vow invite, et; wi bepoîn je voiyis^tfricbfiwi^de sortir de cette îk; d'aprè;» de9 •n*' tédédeitt pr^ieux» pui^ài dans ses conversalioiisi efc <|pe je ne saurais indiquer^ bien qu'étrangers à U politiques enfin, par suite des chimères mêm q^e je m'^is forgées, toutes ces causes réunies ikisaîent que mon plus grand tourment di^ormais ét9it d'appréhender qu'on ne m'y retiiit i et> bieo qu'on m'eût annoncé déjà Theure du départi j^ n'en demeurais pas moins dans une anxiété mor* telle. Le GoUTerijeur sembla les justifier en se faisant attendre presque tout le jour» II se faisait tard ; l'impatience, l'attentCi TinquiétUide m'avai^t donné de la fièvre ; sur les six heures, le GoUf vivneur, sui; lequel je ne comptais plus« parut, et^ apiès un petit préambule à sa façon, me dit qu'il venait d?amener le Grand*Maréchal, auquel il per<^ mettait de prendre congé de moi, et il m'a conduit dans la salle voisine, où j'ai pu embrasser, en eâfet^ cedij^iie compagne» de Longwood. Il était ehargi de me dire, de la part de r£mpereur : ** Qu*il mè '' Teniak rester avec plaisir j et me verrait partir ^^ avec pkdrin** C'étaient là ses propres expm^ siaoB. ^^ Qu'il coaoaissait mes sentimena, qu'il ^^ âait sàr de mon cœur ; qu'il avait dmfiance ** pleûser et entière en moi. Que quant aux jcfaa» ^ pitres cte la campagne d'Italie, ifoe j'avais dâ- M mandé la permission de garder comme nessou^ ^ venir ch^ et précieuxà i) racGocdaîi sans béai*
8S AidK S^titlâ AUPRBS (péte.
^iOLiAmi aussi bien que tout autre àbjjet queiiccttf* ^^ que qui pourrait être demeuré à$m mes maim, ^ se plaisant à les oonsid^er comme s'étaM pap ^« 'sorti des siennes/' Sir Hudson Lowe é&àt dn^ meuié présent, c'était de rigueur. Le Grand- Maréchal a ajouté quelques conmiissions de livres^ l'envoi des moniteurs surtout^ et de divers autres «objets nécessaires ou utiles à TEmpereur, termi- 4MLtït par me dire significatîvement de faire du reste^-^i toutes choses, ce que je croirais pour h
Mieux»
U était dit que Tamitié du Grand-Maréehal ajouterait à mon supplice ; il me voyait partir avec peine, et s'ingéniait à me donner des misons pour me décider à rester. •* Mon départ était une f* perte pour eux tous, disait-il avec grâce, en ^* s'adressantau Gouvemeun C'en était une pour ^< l'Empereur, et c^en serait une pour hii*méme, ^ Sir Hudson Lowe, qui ne tarderait pas à ^s'en f* apercevoir." Le Crouverneur répondait par une ÎQcUimtion approbative, et tous deux ^cherchaient à m'ébranler : je le comprenais de la part du Gouverneur ; mais je n'en pouvais deviner la véritable cause dans le Grand-Maréchal, surtout diaprés les ^panodos >^tt'il venait de me transmettre au ntm de l^Jknperetir^ d'autant: plus qu'auprès desF «dn»fareux ^et pciissans motifs qui m'oDtralmîeht,f-S£r Hushronr Lowe, a&nsi que je crois TaVOir ài^ dit, iu'qffiràit' d&soûi ciâtéjpas ia mMBdve OMt&Ê^kmfiil asonseivastunies fnpîepsr îl ^aîg^t^ tua ^ouflKttsion
^dm^^toiitice qu'il avait fait;: je Fautocidais^ par le ^técéàen% à nemmveler à son gré la 9aifiienet F^m- .prisçiQiiemaQt du premier venu d'en ti:eiiôusj toutes )ea feif^ quTil lui en prendrait fantalaîe. J^ ne dch vais, je ne pouvais me prêter sans ord?e.à.de pacrcdfe jiMiti^^ges: je résistai donc héroïquement» . /t
, £!ependant h nuit était y^nue tout à fait^ et le GoMYerneur trouvant qu*il était trop t^tdgwm derpiers arrai^éinens d'ailleurs n'^^a^at pas.;teominési il renvoya le départ au lendemain ; et ^eoume il m'en voyait chagrin, pour me confier il dit qu'il, permettait que le Grand-Maréchal vîot me revoir encore* Quelque bonheur que j'eusse s^ijts doute à embrasser de nouveau un compagnon de LfOngwood et à recevoir encore une fois des AOiU^velka de l'Empereur, néanmoins» ce retard n'était pas sans une vive peine pour moi ; il prolongeait ma tempête intérieure et remuait mes l^aies. On sait qu'il est des victoires que Ton ne remporte que par la fuite ; celle que je poursuivais était d#, cette nature- . ;:
Damiers adievuc. — Scellç des papiers, -r-Détm'L
','u 90;rrrnP'as^92&;boiitte heure j'ai neçu ImivisiJtm <te VJkmit0k Mal^^ohn :. il venait me présenter^ M^iBàfliil^ le* X^kMtenant .Wrigiht, chargé > de: joie 'eondaîrè ,$âi £0^ -mu h rbiiek le Griffitt ;,^ne) Jerior^ iin^iidMt6:Qemmeiaeti ami» igautait-ilearedb graciât at [VtàêÊmimA y^etjct) ç'attriiia >q^'4^a(i^^
;im efibrtB peur m*^trè «gràtble» JTapptéckî d^* nementt <kM rAmiiul» cette marque d^un mtérôt si délicaty et j'en ress^ttû une sîneère et tendre recoonamance^ beaucoup mieux que je. ne la loi exprimai. Sa bienveillance poor moi dinrait avMr xm prix d'autant plus grand à mes yeux, que eeei rapports avec le Gouverneur rendaient fort dé* hcft de la témoigner) aussi avait^il eu la or- Gonspection de se faire accompagner précisé* QMnt par l'homme de confiance de Sir Hudson Lowe»
. «Tattendais avec mon anxiété habituelle le moulent décisif^ craignant toujours de voir le Gottvemèur finir par opposer des obstacles impifévos^ tant il me laissait apercevoir le désir de me faire rester*
Ler Gmnd^Maréchal arriva vers les onEe heuredf conduit par le Gouverneur et quelques officiers* Il . renouvela ses efforts de la veille pour me feire revenir à Longwood^ mais sans jamais m'exprimer néanmoins le désir positif de TËmpereur» CkA^^ naissant si bien ma situation, il n'avait qu'à dtfe uii mot pour être sûr de l'emporter ; mais il n^ le disait pas, et même s'en éloignait si je le pressais» se référant alors aux paroles sacramentelles de r£nipereur, qu'il m'avait rendues la veille* Aiasi, j'avais à me défendre encore contre œl^i^la même dont j'aurais voulu recevoir du penfori : . sxm a£ENv tion me devenait fuûe$te,> et je dem^^siraiè au^Mqi^ pJiCe, déchiré entre le désir de rester, et la vobillé
lAlC] DE l/MMRfUH VAPÙLêoV. St
<te partir : rild cœur diaait Ton, le courage ^^ôtn^ ttnmdaitrautre^» je demeura ifiâbranlablei
Se ne ûxàb pM oublier de mentionner que lé Grand-Maréchal, dans le cour» de la conversation; IM dit que l*£mpereur avait dédire me voir avant mon départ ) mais que le Grouverneur exigeant ^a'il se trouvât an officier Anglais entre nbus, 3 tt*était vu contraint d'y renoncer, me faisant dire que je savais bien qu'à cette condition^ il se priver tait de voir sa femme même et son propre fils. Quelles paroles pour moi !
Passant aux affaires, je remis au Grand-Matécîhal treize lettres de change sur mon banquier de Londres, c'étaient mes 4000 louis que j'avais si souvent offerts à TEmpereur, et que le Grande Maréchal m'avait appris la veille qu'il s'était enfin décidé à accepter, ce qui combla mes vœux, et fut pour moi un vrai bonheur/
Ces objets terminés, on permît au Général Gtmrgaud, qui avait obtenu d'accompagner lé Ofarid<-Marèchal, de venir aussi prendre congé dé moî ; et cette nouvelle preuve d'intérêt,' jointe à toutes celles qu'il n'avait cessé de me donner dc'* puis mon emprisonnement, ne fut pas perdue pour mes t$entimens.
La séance durait depuis long-temps, et Sîr Hudson Lowe eut la galanterie de dire à ces messieurs qu'as pouvaient demeurer à d^eûner arec moi, et ilVen alla, emmenant avec Lui tout son inonde, à l'exception du seul officier de service à Longwood,
19 HOH $UM>V9L éwmi^ *^n^
qMÎ itmt «sqwrté ces mesM^wi^ TiuMUiAte Ci|M« taine Popkton, dont 001,13 n>vooi y^jamu.m sge^k vous- lover infiniment. 11 est certain qpi*^ dépit de. ta présencçt durant tout le déjeiluier^^ qui m lav8» pas que d*étre long, il neu», eût. été tirèç-wié de lui dérober les communicatipn3 qi|i^.nciU8 pnr rions eu à nous faire ; mais il n'en exiitf aiit aiicu|p«» et il ne fat pas dit un mot en secret de part pu d'autre. Si j*avais prévu cette circonstance iaor pinéei j'aurais pu faire garder à mon fils toute ma correspondance avec Sir Hudson Lowe^ étoile, fût aiséogient parvenue à Longwood ; mais en .^ f^fléT çl^issant, je me félicitais de n'en avoir pa^.lç moyePi me défiant toujours de Sir Hudson LosjP^ qui, évidemment si occupé de pie faire cesterj^ eût pu profiter d*une découverte de la sQrte pour changer toutes les dispositions arrêtées^ et eu im,poser de nouvelles.
I^ déjeûner fini, j'eus le courage d'être le premier à vo^loir prendre congé. Je demandai q^e le Gouverneur fût rappelé pour mettrjç fin ^if^ dqrpières miesiures. J'embrassai n^es comp^nop^ et ils me quittèrent; le Général Goui^fiud», eç partant, revint à différentes reprises^ avec tant d'e&sion et de grâce, sur les petites contrfiri^s que nou8 avions pu nous causer récipfqquepiçnl;, 4qu*il me Ait doux de me convaifiore'^e les ax^ constances pénibles où nous nous étioUfs trouvétf» avaient .pu. seules les amener, et que le coeur n'y avait jamais été po^ur .riep.; ayssi^ qç ip'çn Sgt-il
ï^wrté qtftrtî agréri:flé lioàtretiir et une siiicère »éoilnflitisànce fént tes demi^ns instmixs* ^
Sîr tfodsoti Lbwe, de retour, voyatit sortir' «** fôeÈsiein*s; me dit^ d'uA air significatif, et poufèant pâé sans quelqu'émbarras mêlé de dépit : ** Vbuis? •^^ n'avez donc pas jugé à propos dé retourner à ** Loîîgwood. Il' faut croire que vous' avez de **1bôhnès faisons pour cela." Je m'incKnai pouf toute répôâse, et le priai de procéder imiaédiate* ment au scëHé des papiers, seul objet qui me re^ tînt. Déjà, depuis plusieurs jours, j*avdis. exigé et obtenu qu'il en fût fait un inventaire dont je réclamai une copie authentique, signée de Sir Htidson Lowe. Il ne s'agissait plus, en cet instant, que d'apposer les scellés ; Sir Hudson Lowe avait retardé le plus possible et jusqu'au detnier liioment cette formalité, et il la conclut d'une manière qui le caractérise. Il me dit avec assez de gêfte, en belles paroles, que par respect pour l-Emperetir, aussi bien que par égard pour mes qualités persohhelles, il voulait bien me laisser apposer mon sceau, pburvii que je consentisse à ce qu'il, put le lever en mon absence s'il le jtigeait néces*
^ c'est ici le lieu de répéter, k son égards un rédreisenieat que je n^pii insérer qu^ la taMe àe$ matiiret du tom^At, pÊCCG queio^ volniiie $q tvpuvait déjà impriin^ ^l^id J>n ai eu co^i)aî«8ancef ,
Ceet pQr erreur qu'on trouve, l«re Partie, que le Général Gourgaud avait négocié pour être du voyage de SàîÀté-Hélëhé. on était lAal informé," I*1Bmpe'rèur ràtâtt chàisi. • -