Catlin, I
férieiire des côtes et une ouverture est pratiquée de chaque côté pour leur permettre d'allaiter leurs enfants. Les manches jointes à la chemise sur les épaules seulement enveloppent le bras du coude jus qu'au poignet tandis que la partie supérieure du bras n'est recouverte qu'à l'extérieur, mais une partie de la peau retombe de manière à cacher le creux de l'aisselle.^
La peau qui leur sert de couverte et leurs souliers sont au.=si garnis, mais la première est jamais peinte. Elles ne portent pas d'ornements sur leur tête et elles se badigeonnent le visage en rouge. Les enfants sont vêtus de la même manière que ceux du sexe auquel ils appartiennent ; néanmoins les enfants mâles sont laissés nus jusqu'à l'âge de huit à dix ans, non parce que les vêtements font défaut, mais parce qu'ils sont plus à l'aise; les petites filles ne sont jamais nues. Les deux sexes sont très propres, car hommes et femmes se lavent et se baignent chaque matin dans la rivière ; durant l'hiver ils se plongent dans la neige. Ils tiennent leurs vêtements très nets et aussi blancs que la neige, au moyen d'une sorte de terre blanche qui ressemble à de la craie et avec laquelle ils les nettoient tous les jours. Cette terre a non seulement la propriété de blanchir le linge mais elle sert aussi à faire disparaître les taches de graisse et autres saletés sur le cuir et les tissus; c'est un article dont ils ne manquent jamais. Une femme ne place jamais une chaudière sur le feu le matin avant de se laver les mains et les hommes ne mangent pas sans en faire autant.
Les hommes se mettent rarement en culottes excepté lorsqu'ils ne portent pas leurs guêtres car celles-ci sont faites de telle façon qu'en y ajoutant une bande s'étendant jusqu'à mi-corps, elles tiendraient lieu de pantalon. Ils portent des coquilles et des perles suspendues à leurs oreilles mais ils ne coupent pas celles-ci comme les Sioux et les Sauteux.
L'un d'eux avait dans son "mediein bag" la queue d'une vache espagnole dont il s'ornait la tête quand il partait pour la guerre ou lorsqu'il voulait se vêtir d'une manière attrayante. A la mort de leurs parents, ils se coupent les cheveux et se font des excoriations aux jambes. Ils attachent beaucoup d'importance à ces petites perles en verre qu'ils obtiennent des Espagnols, mais
1. Au sujet de l'accoutrement des femmes, voir Maximilian, II, 265; Catlin, I, 51, 204. Comparer à Harmon, 275 et à Alexander Mackenzie, XCIV sur l'accoutrement des femmes parmi les Crées et autres tribus du nord.
qui doivent passer par deux ou trois mains avant d'arriver jusqu'à eux.
C'est généralement au mois de septembre que le niveau de l'eau est le plus bas.
Leur langage comme celui des Mandans et des Big Bellys est évidemment une corruption du Sioux.^ Il se rapproche surtout du big belly auquel il ressemble au même degré que le Kinistinaux ressemble à l'algonquin ou Chipway.^
Big Bellys
Rocky Mountain
un^
Nowaza
ama té
deux
Xomba
Nomba
trois
Xomini
Xamini
quatre
Tobas
Shobas
cinq
Kichon
Kichons
six
Akaw was
Akaw
sept
Shapois
Sapois
huit
Noobassé
Noobassé
neuf
Noobetzapé
Amatapé
dix
Pirakau
Pirakau
cent
Pirakau tié
Piraké sash
ving-t
Noombau Pirakas
the same
grand
Eties
Se
petit.
Carishta
Casota
tête
Auto
Austio
rivière
Amjé
Amjé
couteau
Matse
Mitsé
homme
Matray
the Same
femme
Meay
Meay
mon enfant
Matijay eshié
Matsay sa
couverte
Ituwj é
I saw je
1. Au sujet de vocabulaire, de noms, etc., voir Biljliographie du langage Sioux, p. 22, James C. Pilling.
2. Pilling dit que. "Les nations parlant l'algonciuin couvraient une plus grande étendue que n'importe quelle autre aglomération de races parlant une langue conunune dans l'Amérique du nord. Elles s'étendaient du Labrador jusqu'aux montagnes Rocheuses et de la rivière Churchill de la baie d'Hudson jusqu'au détroit de Pamico dans la Caroline du nord." Préface de "Bibliography of the Algonquian Languages. "
3. Dans son vocabulaire de langue des 'Minnitarris ou Gros ventres, ' Maximilian donne la traduction ci-après: Un nowassù; deux, dùupa; trois,
Ils font avec les mains des signes très expressifs aux personnes qui ne comprennent pas leur langage. Ils m'ont souvent raconter de longues histoires sans ouvrir les lèvres à peine et je les ai très bien compris. Pour désigner un Sioux ils passent le bord de la main d'un côté du cou à l'autre, tandis que pour désigner un Panis ils indiquent de grandes oreilles et se mettent les mains de chaque côté de la tête pour indiquer un Fiat head.
Les animaux qui se rencontrent dans leur contrée sont les suivants :
Le buffle Le daim ou chevreuil Le Kit9 L'ours des deux sortes Quelques renards Le castor Le Bektail blanc' Une sorte de tigre Quelques loutres Voir (a) ci-après (que je crois être une Le cerf panthère semblable Le cabri à celle des monta- Un animal à longues gnes Alleghanies* cornes^
(a) C'est une sorte de petits animaux qui vivent dans des trous qu'ils pratiquent dans la terre; ils se réunissent en bandes très nombreuses et forment un espèce de village. Tout bruit les fait sortir de leurs trous et aboyer avec fureur contre la cause de leur dérangement.^ Il est difficile de tirer sur eux car ils se tiennent sur le bord de leurs trous où ils disparaissent à la moindre alerte. Lorsqu'ils sont tués ils tombent dans leurs trous dont il est difficile de les sortir. Le capitaine Lewis en a attrapé un en inondant son trou, car cet animal se sauve à l'approche de l'eau; c'est par ce moyen que celui-là fut fait prisonnier et gardé ensuite dans une cage durant tout l'hiver dans un fort sur le Missouri. Il
nàhwi; quatre, tohpà; cinq, kechù; six, akahuà,; sept, schàchpu. L'on constate qu'à l'exception du nombre deux, le vocabulaire de Larocque est presque le même que celui de Maximilian. Ce dernier ne donne pas les nombres dans son vocabulaire de langue Crow.
1. Voir les notes précédentes au sujet du cabri et de l'animal à longues cornes.