‹ Journal de Larocque de la rivière AssiniboineChapitre 27 sur 30 · Fort de la ri\àère Qu'Appelle · texte numérisé non relu

Fort de la ri\àère Qu'Appelle

7. André Poitras qui avait charge du poste de la Compagnie du N. O. à l'embouchure de la Qu'Appelle durant l'hiver de 1804-05.

8. Ce voyage à Kaministiquia ou Kaministikwia, pour adopter l'épellation approuvée par le bureau géographique du Canada, ajoute quelque chose aux maigres renseignements relatifs aux relations de Pierre de Rocheblave avec les traiteurs de l'Ouest.

9. Pierre Falcon. Voir note antérieure. Il s'agit de l'année 1806.

avec deux autres de ces derniers. J'ai passé l'été de 1S04 à cet endroit^ et bien qu'il n'y eût des buffles qu'à une grande distance nous avons assez bien vécu et quant à la traite j'ai eu un grand

avantage sur mes voisins les ^ C'est le seul endroit où

ils ^ ont un établissement durant l'été sur la rivière Assini-

boine, en sorte que M. Lamoth qui se trouve à la rivière Qu'Appelle n'a pas de concurrence. Comme j'avais très peu de travail à faire j'ai tenu des livres à double entrée suivant la méthode usitée aux postes, afin de ne pas l'oublier; c'est à cela et à la lecture que j'ai consacré mes loisirs. Messieurs Chaboilley, Chr. Henry et Hess McDowell sont venus me visiter durant l'été et sont partis pour le Missouri* d'où ils sont revenus avec des hommes qui avaient passé l'été à faire la traite à cet endroit.^ Le dernier jour du mois d'août, il est arrivé un homme de Kamt^ qui fait partie du département de la rivière Red; ce dernier n'était pas prêt à partir quand les autres se sont mis en route. A la fin de septembre, la brigade envoyée pour ce département arriva sous le commandement de

1. Fort Assiniboine sur le côté sud de l'Assiniboine, près de l'embouchure de la Souris. Il doit être question de 1806 au lieu de 1804, car autrement Larocque parlerait d'incidents qui auraient eu lieu deux ans auparavant. Il vient justement de raconter ce qui s'est passé durant l'hiver 1805-06 et au printemps de 1806, en sorte que l'été dont il vient de parler doit être celui de 1806.

2. Si la date 1804 est exacte, Larocque aurait eu alors pour voisine la compagnie de la baie d'Hudson ou la compagnie X. Y. ou bien les deux. Si la date 1806 est exacte, il doit être question de la compagnie de la baie d'Hudson. Harman dit dans son journal, à la date du 20 juin 1805: " Il y a ici trois établissements formés séparément par les compagnies du N. O., X. Y. et de la baie d'Hudson. Le Dr. Coues ajoutent d'autres renseignements au sujet de ces postes (Henry-Thompson, I, -298.) Comme la fusion de la compagnie du N. O. et de la compagnie X. Y. n'a eu lieu que le 5 novembre 1804 (Masson, II, 482 et seq.) c'est la compagnie de la baie d'Hudson avec laquelle Larocque a dû rivaliser en 1806 sur le terrain commercial.

3. Il est certainement question cette fois-ci de 1806 et de la compagnie de la baie d'Hudson.

4. Il y a de la confusion à ce sujet soit dans l'original ou dans la copie. L'expédition dont il est question n'est autre chose que la visite d'Alexander Henry aux Mandans. Ce dernier quitta le fort Assiniboine le 14 juillet 1806, et le parti se composait d'Alexander Henry, Charle J. B. Chaboillez, Allan Mc- Donald, Toussaint Viandrie ou Vandry, Joseph Ducharm.e, Hugh MacEacan (McCracken) et d'un jeune sauvage, Pautchauconce, beau frère de Chaboillez. (Voir Henry-Thompson, I, 304).

5. Henry et son parti revinrent du Missouri le 9 août 1806. Charles McKenzie et James Caldwell qui l'accompagnèrent à son retour sont sans doute ceux dont Larocque fait mention.

6. Kaministikwia ou comme Larocque l'appelle généralement Kaministiquia ou Caministiquia.

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Big Joli. McDowelP qui était le bourgeois durant la première année que j'ai passée dans cette région et venait alors de Montréal. M. Rocheblave ayant appris que son frère Noël venait de mourir à Caministiquia se rendit à cet endroit. M. MacdonelP me laissa le commandement du fort où je venais de passer l'été et me donna M. Lamoth pour commis. Ce jeune homme avait très bien fait à R ^. Il semble qu'en dépit de la fusion des deux compagnies* et de la résolution prise d'oublier tous les malentendus, les querelles, etc., auxquels la rivalité commerciale avait donné lieu, la compagnie du X. 0. ne pouvait oublier la mort du vilain King^ que ce M. Lamoth avait tué dans un cas de légitime défense dans le département de la Sassratcheoin ou fort des Prairies. M. A. X. McLeod® appartient à cette catégorie d'hommes qui ne croient jamais qu'une personne qu'ils ont grossièrement injuriée soit capable de pardonner, parce qu'ils ne savent eux-mêmes pardonner et qu'ils conservent de la haine, des mauvais desseins et le désir de nuire, à l'égard de cette personne qu'ils croient animée des mêmes sentiments envers eux. Ce M. McLeod et quelques autres usèrent de leur influence sur M. McDonell pour lui faire promettre de rendre la tâche de M. Lamoth aussi insupportable et désagréable que possible afin de le pousser à quitter la région, car la vue de

1. Dans la Liste des Bourgeois, etc., de Masson, sont inclus John Mac- Donnell, John McDonald (de Garth) et John Macdonald, tous bourgeois et associés de la compagnie, mais il n'y a pas de McDowell et ce nom ne se trouve nulle part dans les écrits des traiteurs de cette période. Probablement que le ' Big Joh. McDowell ' de Larocque peut être considéré comme le bourgeois John MacDonnell.

2. Il s'agit évidemment de celui qui vient d'être désigné comme bourgeois, ce qui démontre clairement que 'McDowell' doit se lire 'McDonell.'

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