Chevaux probablement
3. John McDonnell dit qu'il arrivait tous les ans du poste situé près de la montagne à la Bosse, en\'iron 60 ballots qui consistaient principalement en peaux de loups et de buffles.
4. John McDonnell inscrit dans son journal le 11 oct. 1793: "Arrivé au fort de la rivière f[ui appelle, que M. Robert Grant appela fort Espérance lorsqu'il le construisit" Masson, I, 294 et 271. Ce fort n'était pas le fort Pine dont parle Larocque, car ce dernier se trouvait sur le côté nord de l'Assiniboine à Touest de Pine Creek; il avait été construit en 1785, abandonné en 1794 et avait été appelé tour à tour fort des Epinettes au fort des Pins.
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l'automne dernier, m'ont fait prendre la détermination de retourner à Kaministicoia ou des lettres que je devais recevoir à cet endroit, me décideraient peut-être de me rendre au Canada. Mr. Mc- Donell désirait beaucoup me garder car le jeune homme qui restait dans l'intérieur ne possédait pas entièrement sa confiance et tout annonçait que l'été serait dur et désagréable, quelques hommes seulement devant rester là où il y avait beaucoup de travail à faire. J'ai quitté le fort Pine le 3 juin en compagnie de M. Charles McKenzie et je suis embarqué avec M. McDonell pour me rendre à Kaministicoia, ayant la brigade avec nous. M. Lamothe avait été envoyé en avant depuis trois jours avec ordre de nous attendre au bas de la rivière Ouinipegue..^ Nous avons rejoint M. Henry au confluent de la rivière Reâ? et M. Lamothe au lac Ouinipiegue. Nous sommes tous restés au fort de M. Wm. Mc- Bays^ durant trois jours pour régler les comptes des hommes, décharger les bateaux et les canots et placer dans ces derniers ce qui devait être transporté à Kaministicoia et nous fûmes rejoints à cet endroit par plusieurs détachements de la rivière English* et du fort des Prairies. Je suis embarqué dans le même canot que M. Lamothe. M. McDonell nous a fourni en abondance pour notre voyage les meilleures provisions qu'il était possible de trouver dans cette région. I^ui et l'autre bourgeois se sont eml^arqués dans
1. Ou rivière Winnipeg. Bas de la Rivière était un terme très usité au temps prospère de la traite. Le premier poste pour faire la traite ici fut le fort ilaurepas de La Vérendrj-e, construit en 1734. Plusieurs autres furent ensuite érigés successivement au temps de la compagnie du Nord-Ouest et de la compagnie de la baie d'Hudson.
2. Où se trouve aujourd'hui la \alle de Winnipeg. Voir la longue note de Coues (Henry-Thompson, L 4.3-5) sur les divers postes de cet endroit, depuis l'époque de La Vérendrye jusqu'à celle de l'historique fort Garry.
3. Ce fort s'appelait Fort au Bas de la Rivière et il en est fait mention dans les récits d'Alexander Henry, le jeune, de Harmon et de David Thompson. Ce dernier l'appelait poste de ^Ninnipeg mais en général on lui donnait le nom cidessus. On ne trouve pas le nom de McBay dans la Liste des Bourgeois de Masson ni ailleurs dans les travaux relatifs à la traite des fourrures. Evidemment ce doit être une erreur . Il est possible que Larocque ait mal compris le nom ou que celui-ci n'ait pas été copié correctenient de son journal. Le nom de Wm. McKay est inscrit sur la liste comme bourgeois en 1804; celui-ci signa comme associé en fonctions durant l'hiver, l'arrangement conclu à Montréal le 5 nov. 1804. Il en est fait mention souvent dans les journaux de Da^^d Thompson et ce peut être de lui dont il est question. Il est possible aussi qu'il s'agisse de Wm. McCrea ou McRae inscrit sur la liste de Masson, comme commis du département du Lac la Pluie en 1804..
4. C'était l'un des plus importants départements de la compagnie du Nord-Ouest comme l'indiquent les nombreux commis, interprètes et voyageurs inscrits sur la liste de Masson, 1804. Rivière English était l'un des premiers noms donnés à la Churchill by or for Joseph Frobisher 1786, dit le Dr. Coues —
des canots bien équipés^ et à demi-chargés ; ils sont partis les premiers et sont arrivés à Kaministicoia bien avant nous. Au fort lac La Pluié^ j'ai trouvé quelques lettres de M. McDonell à mon adresse dans lesquelles il m'autorisait à prendre à cet endroit tout ce qui était nécessaire pour rendre notre voyage agréable et facile, vu que ce fort renfermait toutes sortes de provisions.
J'ai laissé mon compagnon Lamothe à la Montagne,^ dernier portage sur la route de Kaministicoia, où se trouvait un établissement temporaire. Lamothe reçut ordre de rester à cet endroit jusqu'à ce qu'un détachement de Montréal fut prêt à quitter Kaministicoia alors qu'on l'enverrait chercher. Ce fut la dernière humiliation que ce jeune homme eut à supporter de la part de ses patrons. Nous n'avons passé qu'une nuit en route et le matin suivant nous sommes tous arrivés au Grand Portage Kaministicoia, fort qui avait été érigé pour remplacer l'établissement du Grand Portage* situé dans les limites du territoire
1. Les associés de la compagnie du Nord-Ouest comme les principaux agents de la compagnie de la baie d'Hudson choisissaient des embarcations légères pour \'isiter les divers postes sous leur contrôle. Voir la pote de Malcolm McLeod sur les canots légers, p. 41, de la rivière Peace.
2. Fort St.-Pierre construit par La Jemeraye pour La Verendrye en 1731, à l'endroit ou s'écoule le Lac la Pluie. Cependant un poste plus ancien avait été érigé dès 16SS par DeNoyon sur les bords de ce lac de même qu'un autre en 1717 par Zacharie Rebutel de la Noue. Le poste de la compagnie du Nord- Ouest, station du Lac la Pluie, était situé sur la rive nord du lac un peu audessous de la chute Chaudière. Voir note de Coues, Henry-Thompson, I, 20 et Tentatives infructueuses de pénétrer dans VOuest avant La Verendrye du juge L. A. Prud'homme.
3. Il est fait mention du Mountain portage par David Thompson dans son voyage de Kaministiquia jusqu'à l'extrémité ouest du Lac la Croix, 1804, vol. VII des MSS de Thompson, mais d'après son récit et le dernier récit de S. J. Dawson, le Lazy Portage était le dernier avant d'arriver à Kaministiquia. Voir la longue description de la route de Kaministiquia du Dr. Coues, (Henry- Thompson, I, 217-218) et Report on the Exploration of the Country betiveen Lake Superior and the Red River Settlement, de S. J. Dawson pour ce qui est de la route de Dawson qui sur un certaine longueur se confondait avec le route de Kaministiquia.
4. Cet endroit fut considéré comme très important par les Français et les Anglais durant toute la période qui marqua les événements de la traite. En 1731 lorsque La Verendrye se mit courageusement en route à la recherche de la mer de l'Ouest il envoya son neveu La .Jemeraye au lac La Pluie de l'autre côté du Grand Portage, tandis qu'il passait lui-même l'hiver à Kaministikwia. Jonathan Carver visita le Grand Portage au mois de juillet 1767, et Alexander Henry, l'aîné, au mois de juin 1775. Le premier poste doit y avoir été établi vers la dernière époque mentionnée. En 1785, ce poste était bien établi et en 1797 un fort y fut érigé par la compagnie rivale X. Y. En 1803 la compagnie du N. O. transporta son établissement du Grand Portage à l'embouchure de la Kaministikwia où fut érigé ce qui fut plus tard appelé fort William. Voir la note de Coues, Henrv-Thompson, I, 6-7. Voyage, etc., de Sir Alexander Mackenzie, (1801), XIVÎII-LXII.
américain et dont les propriétaires pouvaient être requis par le gouvernement américain de payer des taxes et des droits d'importation. Or pour éviter cela, la compagnie du Xord-Ouest abandonna son établissement à cet endroit pour ériger des bâtiments plus considérables et dans un endroit plus avantageux, à l'entrée de la rivière appelée Kaministicoia par les sauvages, nom qui signifie rivière dont l'entrée est parsemée d'îles et d'anses.^ La baie du lac Supérieur dans laquelle cette rivière se déverse^ est de fait remplie de grandes et magnifiques îles de même que toute la côte nord du lac. Les vaisseaux qui naviguent sur ce lac peuvent venir charger et décharger^ à la porte même du fort car la rivière est
profonde. Avant la conquête, les Français avaient un fort
et une station de commerce à ce même endroit.^
[Parti de Lachine] le 26 avril 1801 et arrivé au Grand Portage à la fin du mois de juin.^ De là j'ai été envoyé au fort Charlotte*
1. L'abhé E. F. Petit ot S.J., dit que Kaministi Kweya signifie rivièie large; Ton a donné à ce mot ciuelque part, la signification de Trois-Rivières. Ce nom sauvage a été épelé de toute façon. Le premier poste de trafic a été érigé ici par Dulhut vers 1678.