Sauvages Rocky Mountain
3. Il est fait mention des Blackfeet pour la première fois dans le journal d'Anthony Henry (Société royale du Canada, 1907). Voir aussi le journal de Matthew Cocking (Société royale du Canada, 1908).
4. Il est question de ce sauvage remarquable dans toutes les relations contemporaines relatives au Missouri. Voir les Missouri Indians de Charles Mackenzie (Masson, I); les Henry Thompson Journals p.p. 259, 322, 346, etc.; Lewis et Clark, ch. VI, et XVIII.
avait tiré sur des gens qui descendaient une rivière très large dans des canots fabriqués avec des peaux/ que ceux-ci avaient été tués mais que l'on ne pouvait dire si c'était des Crées/ des Sauteux^ ou des blancs. J'ai questionné à ce sujet, le vieux Cerina Grape*, le père du chef de ce détachement et le chef lui-même et ils ont pris à témoin le feu, le ciel et la terre que ce n'étaient pas des blancs. Ils ont fait une description de la région qu'ils avaient traversée, et, à mon avis, ce doit être quelque part aux environs de la Sas Katchewini^ ou de ses tributaires. Ils m'ont faii: voir une partie de ce qu'ils avaient pillé, et à l'exception d'un demi-baril de poudre et de deux cents balles au moins, je n'ai rien vu qui pût prouver que ceux qui avaient été tués étaient des blancs. Ce qu'ils avaient pillé avait été partagé entre tous les guerriers et leurs parents. Parmi les objets que le vieux Cerina Grappe m'a fait voir, se trouvaient un vêtement fabriqué avec la peau d'un jeune cheval et ouvragé avec des piquants de porc-épic et des cheveux; deux peaux de mouffettes garnies de cordons rouges et de perles bleues tels que ces sauvages en portent généralement autour du poignet; un mousquet de Ketland, un fusil de Barnett^ et enfin un scalpe provenant évidemment d'un sauvage. Cependant je crois réellement qu'ils ont tué quelques blanc aux environs de fort des Prairies'^ car ils ont rapporté plus d'effets que je n'en ai vu encore en la possession des sauvages à un moment donné.
1 . Le hull-boat du Missouri et de la Saskatchewan que Bodmer a parfaitement représenté dans une de ses gravures (Voyages de Maximilian.)
2. Les Crées qui appartenaient à la famille des Algonquins possédaient au temps de Larocque un immense territoire. Connus tour à tour sous les noms de Christineaux, Christinapx, Kilistinaux, Kinistinees et Ivnistineaux, ils fermaient une tribu nombreuse dont il est constamment fait mention dans les Relations des Jésuites et dans les récits des traiteurs, des explorateurs et des voyageurs jusqu'à la fin de la période du régime français au Canada et même plus tard. Ils se rencontraient partout dans la région du lac Supérieur, de la rivière Rouge, du lac Winnipeg; à l'ouest ils allaient quekiues fois jusqu'à la région du haut du Missouri et du sud de la Saskatchewan et au nord-ouest jusqu'à la rivière Peace.
3. Chippewas quelques fois appelés Ojibways; de la famille des Algonquins.