Fabriquants anglais bien connus
7. Plusieurs postes différents sur la Saskatchewan ont porté ce nom. Celui mentionné par Laroccjue était situé dans la région sud de la Saskatchewan.
Lundi, 17. J'ai descendu au village Mandan à cheval; à cet endroit j'ai acheté une selle pour laquelle j'ai donné 30 Ibs de munitions et j'ai demandé à Lafrance de me procurer des vivres pour mon voyage, car il n'y a pas de céréales où je me suis arrêté.^ Je suis retourné à ma hutte et le soir j'ai réglé un compte avec un nommé Jusseaux^ qui devait à la compagnie.
Mardi, 18. Le fils de White Wolf a fait une chute de cheval et s'est fait une terrible blessure à la jambe; la chair a été complètement enlevée depuis la cheville jusqu'au mollet. Le guérisseur sauvage fut requis et il commença à souffler sur la blessure et à chanter pour la guérir pendant que l'enfant souffrait patiemment. Orage accompagné de tonnerre.
Mercredi, 19. Comme il y avait une autre personne malade dans ma cabane et que l'on faisait beaucoup de vacarme avec la méthode de conjurer et de chanter, je me suis dirigé vers une autre cabane où j'avais installé un de mes hommes. Je suis allé voir le Borgne, notre chef, et comme je désirais l'avoir pour nous en cas de besoin, je lui ai fait cadeau de | Ib. de tabac, d'un couteau et de 50 charges de munitions, ce qui lui a fait un grand plaisir. C'est le plus grand chef de cet endroit et il ne cherche pas comme les autres chefs à nous dissuader de nous rendre chez les Rocky Mountains. Pluie et tonnerre le soir.
Jeudi, 20. Quelques-uns des chefs ont encore essayé de me faire acheter des chevaux et l'on m'a dit que les Big Belleys n'étaient pas tous du même avis et que l'on ne savait pas s'ils me permettraient d'aller chez les Rocky Mountains. Ils eurent recours à toute leur adresse dans une longue harangue pour me faire renoncer à mon projet; ils me représentèrent que le trajet était dangereux au suprême degré, que les Rocky Mountain ne viendraient pas parcequ'ils craignaient les Bicaras et les Assiniboines. Je ne pus répondre à tout cela que par des signes, car il ne se trouvait personne dans le moment pour parler leur langue; un de mes hommes nommé Souci^ parlait le Sioux mais personne comprenait