C'est-à-dire sur l'Assiniboine
2. D'après Masson, ce Jusseaux aurait résidé pendant quinze ans dans la région du Missouri comme traiteur indépendant et il aurait servi de guide et d'interprète à David Thompson lors de son voyage d'exploration en 1797.
3. Le nom de Pierre Soucie se rencontre dans le département du Haut de la Rivière Rouge et se trouve dans la Liste des Bourgeois etc., à la fin du voL I, de Masson.
cette langue. A midi environ, deux des jeunes B. B., qui étaient allés à la rencontre des Rocky Mountains arrivèrent et nous apprirent qu'ils avaient quitté les sauvages Rocky Mountain le matin et que ces derniers seraient ici dans 3 ou 4 jours. En apprenant cette nouvelle, le chef prétendit qu'il avait été informé que les Crils* et les Assiniboines s'étaient réunis pour venir attaquer les Rocky Mountain (ce qui est faux) et des harangues furent prononcées pour engager la population à conserver ses fusils et ses munitions, à ne pas les trafiquer avec les sauvages Rocky Mountain, etc. Je crois que tout cela n'est qu'un stratagème pour me faire renoncer à mon voyage, car ils n'aiment pas à avouer ouvertement que tel est leur dessein; de fait ils persistent toujours à dire qu'ils ont deux manières de voir, ce qui veut dire qu'ils ne' savent pas encore quel parti prendre.
Vendredi, 21. Je suis allé voir le Borgne pour savoir ce que lui et les B. B. pensaient de notre voyage chez les Rocky Mountains et s'ils avaient l'intention de nous empêcher de le faire. Il a répondu à ma demande en me déclarant que les Rocky Mountains étaient de bonnes gens et qu'ils avaient beaucoup de castor en leur possession; de plus, que son fils adoptif, l'un des chefs des Rocky Mountains et le plus grand de ces chefs, prendrait soin de nous, car il lui recommanderait d'accorder son affection aux blancs et de veiller sur eux. Je lui répondis que les B. B. n'avaient pas raison d'être mécontents, puisque l'un de nous devait rester au milieu d'eux avec une grande quantité de munitions, de couteaux de tabac, de hachettes et autres articles qui leur seraient remis au besoin chaque fois qu'ils seraient disposés à faire des échanges. Il dit que c'était vrai et que personne ne nous ferait de maP. C'est le seul chef qui parle de la sorte, mais comme il exerce plus d'autorité que qui que ce soit, j'espèrequ'avec sa protection nous pourrons partir. Un moyen sûr de surmonter toute diflaculté consisterait à rassembler les chefs, à leur faire présent de tabac et de munitions, à les faire fumer et à leur faire part de ce que je pourrai faire pour eux à l'avenir. Je ne veux pas avoir recours à cette méthode sans y être absolument obligé, car réunir un conseil et prononcer une harangue sans faire de présents ne