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heures auprès de lui. Nous lisons, nous causons, nous nous lions tous les jours davantage ; Dieu soit béni de cette douce relation ! Oh ! que l'amitié répand de charme sur notre vie. Tout est prêt pour le départ ; nous attendons impatiemment que les glaces nous donnent liberté.
Reprise de la navigation. -— On contourne la Lerre de Baring. — Bois fossile, — Délivrance, — Culte du dimanche. — Défilé de glace. -- Nouvelle délivrauce. — Quartier d'hiver dans la baie de Miséricorde. — Ration réduite. — Noël. — On réglemente la chasse. —
Mac Clure reconnaît l'île Melnille, — Souffrance. -— Oseïille polaire,
14 juillet 1851.— De forts craquements se font entendre ; notre vaisseau se met en mouvement ; tout prend une animalon extraordinaire. Après un silence de dix mois, la voix du commandement retentit. Le capitaine , à peine convalescent. demande à être porté sur le pont. Des phoques en grand nombre accompagnent Ünvestigateur et nous amusent par leurs bonds joyeux.
16 juillet. — Nous continuons à cheminer ; le vent nous pousse avec force. Le mouvement des glaces est tel que hier au soir, en un moment, trois fortes ancres ont été brisées. Des blocs de plus de mille quintaux s’amoncèlent les uns sur les autres, et se précipitent ensuite avec le fracas des plus formidables avalanches.
21 Juillet, — Nos hommes sont épuisés par la manœuvre. Pour les reposer, le capitaine donne ordre de mettre le navire à l'ancre. Les ancres sont fixées à un glaçon dont nous avons là curiosité de mesurer l'étendue. Nous lui trouvons cinq milles de long sur deux de large, et une épaisseur d'environ soixante pieds.
31 juillet, — Une barrière de glace arrête de nouveau notre marche. Nous essayons de nous frayer un chemin en la faisant sauter. Mais une dépense de deux quintaux de poudre nous
nous nous ette douce notre vie.
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img. — Bois de glace. --
de Miséri- CRABSE, — Île polaire,
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DE M. MIsRTSCHING 23
ayant fait avancer à peine d’un raille en trois heures, nous renonçons et préférons attendre.
13 août 1851. —- Un brouillard intense règne depuis quatre jours. Impossible de savoir où nons en sommes, et si nous avançons. Le capitaine commence à s'inquiéter de nos nonveaux quartiers d'hiver : il voit bien qu'il faut abandonner lespoir de revoir l’Angleterre eette année.
16 août. — Nous avons cheminé assez rapidement hier et aujourd’hui, puis tout à coup nous nous sommes arrêtés ; le brouillard se dissipant nous à laissé voir une glace épaisse, continue, qui s'étend d’un côté à l’autre au travers du détroit, et paraît n'avoir jamais été entamée.
Du haut du mât on s'assure que cette plaine solide se prolonge aussi loin que l'œil peut la suivre. Aucun espoir quelconque d'attemare par là la mer de Barrow. Le capitame donne immédiatement l'ordre de tourner le navire et de cingler vers le sudouest. Nous longeons ainsi la terre de Baring avec une raptdité telle que, le soir même, nous doublons le cap Nelson qui la termine au sud, et que nous avons découvert le 8 septembre
17 août. — Le cap doublé, nous reprenons la direction nord-est toujours longeant la terre de Baring que le capitaine veut contourner, ne doutant guère que ce ne soit une ile, et que nous ne puissions par celte voie atteindre l'île Melville, si toutefois les glaces nous le permettent.
20 août. — Nous avons continué à suivre les bords de cette terre entièrement inconnue, et en en traçant à mesure les contours sur notre feuille d'observation. Ceux qui verront le port Kellet indiqué sur les cartes nouvelles, sauront qu'il a été découvert le 19 août.
Nous naviguons dans un véritable eanal bordé à droite par la terre de Baring, à gauche par le continent de la glace poaire, On dirait que ce canal a été préparé pour nous. Parfois nous avons si juste la place de passer que, pour peu que la
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