‹ Journal de ma déportation à Guyane françaiseChapitre 9 sur 50 · SICARD · texte numérisé non relu

SICARD

Ce 4 septembre, 3 heures.

« J’aiécrit en vain à M. Barennes, m’abandonnerez-vous « aussi ? un mot de réponse, par éerit!. »

Mon père ne pouvait rien tenter lui-même vis-à-vis des assassins, mais il fit pour l'abbé Sicard ce qu’il n aurait pas fait pour lui : il fut trouver le député Chabot, son ennemi, etle conjura d'aller sauver le vénérable abbé. Chabot, flatté de cette prière, serenditavecempressementàl'abbaye, mais déjà l’abbé Sicard avait été sauvé par le courageux horloger Monnot ; mon père fut ensuite témoin de son entrevue avec son élève chéri, Massieu ; il nous a dit souvent que jamais il n'avait été témoin d’une scène aussi touchante, par l'expression qui animait tous les traits de Massieu, quand il revit son maître et son bienfaiteur. En 1822, ileut à pleurer son excellent ami qui le précéda ainsi de quelques années dans Ia tombe : il conduisit lui-même le deuil, et le discours touchant qu’il prononça à cette occasion a élé imprimé dans les journaux du temps : c'est par les soins de mon père qu'un monument a été élevé à ce. bienfaiteur de l'humanité.

L'Assemblée législative termina sa session le 21 septembre 1792 ; la Convention nationale lui succéda, et dès le ne jour de sa réunion la République fut décrétée sur

la proposition du comédien Collot d'Herbois, qui depuis est allé mourir à la Guyane, chargé de l'exécration, des hommes de son temps que la postérité confirmera.

Peu de jours après, mon père fut arrêté par ordre du Comité de Sûreté générale ; mais on conserva quelques for-

1 J'ai conservé ce billet.

mes à son égard, et il ne fut point emmené de chez lui. On avait trouvé son nom dansle Livre-Rouge, on appelaitainsi le registre où étaient inscrits les bienfaits de l’infortuné Louis XVI. Il n'en fallait pas davantage pour éveiller les soupçons, mais il fut bientôt reconnu que la somme inscrite avait été accordée à l’un de mes oncles pour faire l’essai d’une machine à feu, à Saint-Domingue, et mon père fut rendu à la liberté.

Pendant qu’il était encore en arrestation chez lui, les administrateurs de la Caisse d’escompte ne craignirent pas de venir le solliciter de prendre la direction de cet établissement; cette marque si honorable de confiance de la part des hommes de finance les plus distingués de Paris, était la plus douce récompense de la conduite et des travaux de mon père, qui en a conservé toute sa vie la plus vive reconnaissance. À

Il prit immédiatement la direction de ce grand établissement ; mais le système de la Convention était de tout changer et de tout détruire, et le député Cambon fit prononcer la suppression de la Caisse d'escompte, dont mon père fut nommé liquidateur.

Les relations qu'il avait formées pendant sa direction avec les premières maisons de banque de l’Europe, et la confiance qu elles lui témoignèrent, le déterminèrent, aussitôt après la suppression de la Caisse d’escompte, à fonder une maison de banque sous son nom. Elle eut bientôt le premier crédit, et le gouvernement d’alors s’en servit pour procurer des approvisionnements à la marine. Ces opérations furent très considérables ; mon père, oubliant ses intérêts particuliers, et agissant toujours avec un désintéressement sans exemple et qui n’aura guère d’imitateurs, ne songea pas même à se payer des commissions considérables qui lui étaient dues : de là, l’origine de ses répétitions contre le gouvernement, qui plus tard ont été pour lui une source de tourments et même de préventions injustes dont il n'a pu triompher que trop tard pour son repos et pour le nôtre !

Pendant qu’il était occupé de ces opérations utiles, les crises révolutionnaires se-succédaient en France, et

Ga JOURNAL DE MA DÉPORTATION

tout ce qui avait un nom et une existence était. exposé à tomber sous la hache des assassins, temps horrible dont on ne devait jamais perdre le souvenir. Mon père, atteint par une dénonciation calomnieuse, comme elles l'étaient. toutes alors, fut arrêté de nouveau par ordre du Comité de Süreté générale, et conduit à la prison des Carmes, d’où l’on ne sortait guère que pour aller au supplice. Que : l’on juge de nos alarmes !

La conduite de ma mère fut admirable ; elle déploya dans ces circonstances une énergie et un courage qui n'étaient pas dans son caractère, car elle était douce et. timide ; mais rien ne l’arrêta pour essayer de sauver mon père. Elle assiégea le Comité de Salut publie, où Je la conlusaistonslestouss elle parvint à intéresser RobertLindet, lun de ses membres, et enfin elle eut le bonheur d’obtenir la liberté de mon père ; à cette époque, c était lavoir sauvé de la mort la plus imminente. Nous courûmes tous l’arracher de sa Prison, nous étions dans lPivresse du bonheur !. |

La Providence ne permit pas que notre belle France fut souillée plus longtemps par les crimes de quelques hommes, ils se détruisirent entre eux ; Vergniaud a dit que la Révolution, comme Saturne, dévorait ses enfants !

Le 9 ihermidor rappela l'énergie dans tous les cœurs ; on sembla se réveiller d’une sombre stupeur et s’apercevoir que l'immense majorité des Français détestaient Les crimes commis au nom de la liberté. |

La Convention, fatiguée de sa longue et cruelle carrière, mit elle-même un terme à son existence en convoquant les assemblées électorales, après avoir créé un nouveau simulacre de Constitution qui instituait deux Conseils et un Directoire exécutif. Mon père fut élu en même temps par les départements de la Seine et de la Gironde député au. Conseil des Anciens. Il fut élu premier député de Paris, à une immense majorité; son concurrent était M. de Pas-

‘J'ai conservé comme un monument curieux de ces temps horribles le procès-verbal d’arrestation et de délivrance de mon père : on le trouvera à la suite de cette relation.

toret, président de l’assemblée électorale, et depuis chancelier de la chambre des pairs.

Ces témoignages si honorables de la confiance nationale excitèrent tous nos sentiments de joie et de reconnaissance. Mais, à cette époque, c'était se dévouer à de nouveaux dangers que d'accepter des fonctions publiques. Mon père, alors à la tête d'une maison de banque qui Jouissait du premier crédit dans toute l'Europe, n’hésita pas à les affronter, malgré ses pressentiments, et à justifier ainsi la confiance de ses concitoyens ; noble dévouement, qui peut-être n’a pas été assez apprécié.

On sait assez l'histoire du 13 vendémiaire, qui servit à Bonaparte de premier marchepied pour monter au trône! Mon père y courut le risque de la vie en voulant résister à l'attaque que fit faire la Convention contre les sections de Paris armées pour la dissoudre ; on s'attendait que les élections seraient cassées, elles ne le furent pas. La Convention ne pouvait se dissimuler qu’elle était en horreur, et qu’elle ne pouvait continuer à régner que par la force des baïonnettes ; elle céda à l’opinion ; les Conseils furent convoqués, et le Directoire fut installé. Mais rien n’était plus incohérent que les éléments de cette combinaison politique.

Depuis longtemps déjà, les vœux de quelques hommes influents rappelaient au pouvoir cette race de tant de rois qui ont gouverné la France avec honheur, et quelquefois en la rendant heureuse : ils voyaient dans ce gouvernement une garantie contre les agitations populaires et les troubles qu'ils trainent à leur suite.

D'autres hommes, au contraire, effrayés d’une réaction royaliste, soutenaient la cause de la République de tous leurs vœux et de toute leur énergie, et ils en avaient d’autant plus qu'ils croyaient avoir plus à craindre.

Enfin, un troisième parti, beaucoup plus nombreux, dont mon père faisait partie, avait l'amour de l’ordre et de la vraie liberté, il voulait le maintien des constitutions adoptées par le peuple, et il était opposé à toute révolution nouvelle... Mais l'histoire nous a accoutumés aux triomphes des minorités !

Cette dissidence d'opinions se fit sentir dès les premiers jours de la session : la lutte devint opiniâtre, elle fut bientôt cruelle. | |

Au Conseil des Cinq-Cents, Camille Jordan, Vaublanc, Dumolard, et quelques autres, soutinrent par leur beau talent le parti constitutionnel, tandis qu'au Conseil des Anciens, mon père, MM. de Marbois, Tronson-Ducoudray, Mathieu Dumas, Marmontel, Dupont de Nemours, le soutinrent également avec les armes de la sagesse et de la raison, que leur donnait une longue expérience.

Mais leurs efforts furent inutiles, le Directoire, pour se débarrasser de ses ennemis, organisa un coup d’ État, et le 18 fructidor eut lieu.

Mon père était alors président du Conseil des ni nes comme il rend compte, lui-même, dans le Journal de sa déportation, de ce qui est relatif à son arrestation, je n’en parlerai pas dans cette Introduction.

Ma mère, avecson courage ordinaire, mit tout en usage pour sauver mon père encore une fois, car nous regardions sa perte comme certaine : sollicitations, promesses, : argent, tout fut prodigué, mais les directeurs furent moins humains que les membres du Comité du Salut public, et mon père fut déporté. |

On le fit partir avec ses collègues et ses compagnons d’infortune, sans que nous en eussions été prévenus; il n’avait rien avec lui des choses indispensables pour le voyage qu'il allait faire ; on nous assurait qu'il resterait. quelques jours à Rochefort : je partis à la hâte pour aller le rejoindre et lui porter ce qui lui était nécessaire. Par une fatalité qui parait destinée quelquefois à de certaines époques de la vie,.je ne trouvai pas de voiture publique à Poitiers pourRochefort ; Je fus obligé de laisser mes malles, et de faire la route dans un misérable cabriolet : j'arrivai à Rochefort accablé de fatigue et de chagrin, et l’hôtel où lon me conduisit était précisément celui où était logé l'état-major de l’escorte des déportés.

J’appris là qu'ils n'avaient pas même mis le pied Sani ville, et qu’on les avait fait embarquer sur-le-champ.

Je courus chez M. Peltreau, négociant, pour lequel

j'avais des lettres de recommandation ; il avait été correspondant de mon père ; il m’accueillit avec l'intérêt le plus vif et le plus touchant, mais il me confirma la nouvelle de l’embarquement,; cependant une idée le frappa,— les vents sont contraires, me dit-il, la corvette aura sans doute relâché dans la rade des Basques, courez à La Rochelle, vous pourrez peut-être voir votre père! —et, comme je lui témoignais mOn désespoir de n’avoir rien à lui remeltreavantson départ, cet excellent homme se dépouilla de tout son linge pour me le donner. Je partis pour la Rochelle avec M. Paul de Neuville, frère de M. Hyde de Neuville, qui était venu à Rochefort, pour y voir son beau-frère, M. Delarue, l’un des déportés.

En arrivant à La Rochelle, nous apprimes par M. Pellier, négociant à qui nous étions recommandés, et qui nous accueillit aussi avec l'intérêt le plus vif, que la Vaillante avait en effet relâché dans la rade. Nous voulümes aller à bord sans perdre une minute ; mais le pilote à qui nous nous adressâmes ne voulut jamais consentir à nous conduire. Le vent était trop fort et la marée contraire : il nous remit au lendemain à la pointe du jour, et nous fimes sur-le-champ porter nos effets dans sa chaloupe.

La corvette était mouillée à une lieue etdemie ou deux lieues, au large ; cependant on l’apercevait du bord de la mer. Quelque répugnance que j'eusse à la voir, une curiosité inquiète me poussail : mon compagnon de voyage, qui n'avait pas d’ailleurs des raisons d’être aussi affecté que je l’étais, me décida et je le suivis. Mes yeux se fixèrent bientôt sur ce vaisseau qui renfermait ce que J'avais de plus cher au monde : à cette distance on n’apercevait aucun de ses mouvements, malgré que la mer fût extrêmement agitée. |

La nuit vint bientôt mettre un obstacle à mes regards avides, mais le sourd mugissement des vagues qui se brisaient sur la côte, et l’obscurité qui devint bientôt profonde, mirent le comble à la mélancolie et aux déchirements que J'éprouvais.

Notre pilote vint nous chercher le lendemain à la pointe du jour, et nous nous embarquäâmes aussitôt dans une

chaloupe pontée : le vent était favorable, mais extrême. ment fort, et, lorsque nous eûmes dépassé une langue de terre qui forme un des côtés de la rade de La Rochelle, nous fûmes assaillis avec tant de violence que nous manquâmes chavirer. Le pilote gouverna avec habileté, et nous continuâmes à faire route sur la corvette. Nous dépassâmes bientôt le Brillant, petit brick qui allait de conserve avec elle. Mais à peine se fut-on aperçu, de la Vaillante, que nous faisions route sur elle, qu’on nous cria de ne pas avancer sous peine d’être coulés bas. Je fis répondre que nous portions des ordres du contre-amiral Martin, relatifs aux déportés; on nous répliqua à l'instant que nous devions aborder le brick; il fallut s’y résoudre; le temps qu'il faisait ne nous permettait pas de rester en place, et, malgré nous, nous approchions de la corvette. Nous viràmes de bord par son travers : nous courûmes alors un grand danger ; un coup de vent nous surprit et nous jeta sur le côté; mais le pilote amena une voile au plus vite, et la chaloupe se remit d’elle-même. Nous longeimes la corvette, et je pus considérer à mon aise ce bâtiment, qui me sembla neuf et très beau ; la mer lui communiquait un mouvement de l'avant à l'arrière, ce qui ajoutait au spectacle étonnant que présente toujours unñ grand navire : ce ne fut pas sans frémir que Je me vis obligé de passer sans l’aborder ; on se fera facilement une idée de tout ce qui se passait en moi !

L’abordage du Brillant souffrit les plus g randes difficultés : la mer était en fureur, et nous‘étions à tout moment exposés à nous briser contre ce bâtiment : quelques matelots se jetèrent dans notre chaloupe, et nous les chargeâmes de tout ce que nous avions apporté; dans un mouvement pareil, on ne songe guère à prendre des précautions : nous jetâmes plusieurs rouleaux d’or dans leurs bonnets, tout fut fidèlement remis au capitaine, qui en rapporta un reçu à Rochefort.

En quittant le Brillant, je jetai un coup d'œil sur la corvette, on appareillait; ce fut la dernière fois que je la vis: elle mit à la voile quelques instants après.

Déjà prévenu par le contre-amiral Martin, que j'avais

vu avant de quitter Rochefort, que je ne pourrais avoir aucune communication avec mon père, J'avais eu la précaution de lui écrire avant de m'embarquer : j’adressai ma lettre au capitaine La Porte, avec la prière de la remettre ; elle fut remise à mon père, en effet, mais à cent liéues en mer : om verra dans son journal l'effet qu’elle produisit sur lui !.

Je revins à Paris le cœur navré de douleur : en route, J'appris que la conscription était décrétée et j'y étais compris; en arrivant, je trouvai le scellé mis sur les papiers de mon père, et tous ses biens séquestrés : tous les malheurs nous accablaient à la fois ; mais, Je dois le dire, les marques du plus touchant intérêt nous furent prodiguées, et tous les intéressés dans les affaires de mon pêre se conduisirent de la manière la plus héroïque.

Nous avions appris enfin que le lieu de la déportation était la Guyane, et nous espérions encore que la corvette ne parviendrait pas à sa destination, et qu'elle serait enlevée par les Anglais, qui couvraient la mer de leurs vaisseaux, à cette époque ; mais après plusieurs mois d'attente nous apprimes que la Vaillante était arrivée à Cayenne, et nous reçûmes les premières lettres de mon père. Le journal qu'on va lire renferme tous les détails de sa vie pendant son séjour dans cette colonie, j'ai dû en abréger quelques-uns, qui ne pouvaient avoir d'intérêt que pour nous, mais j'ai conservé religieusement la diction et l’ordonnance de ce journal qui fait voir l’homme vertueux aux prises avec le malheur, sachant le surmonter par la force de son caractère, et se voyant enfin appelé à gouverner la colonie dans laquelle on l’a débarqué comme proscrit : grande et sublime leçon qu'on ne peut trop méditer!

A la fin de 1798, je partis pour Hambourg, pour y achever mon éducation commerciale ; j'y étais à peine arrivé que j'appris par les journaux anglais que plusieurs dépor-

A cette époque, j'étais trop jeune pour savoir que les expressions de la tendresse et de la sensibilité ne sont pas”propres à soutenir le courage des malheureux, et jé me laissai aller à exprimer tout mon attachement extrème pour mon père, et toute mon indignation contre ses barbares oppresseurs.

tés s'étaient évadés de Cayenne, mais on ne citaïit que les noms de Pichegru et de Barthélemy : j’eus l’idée, un instant, que mon père pouvait être avec eux, mais cet PERL fut bientôt déçu.

Je reçus un billet, signé d'Eckmar, qui m'indiquait un rendez-vous, pour me donner, m'y disait-on, des nouvelles de mon père. J’y courus avec l’empressement dont on peut se faire l’idée, et, dans M. Eckmar, je trouvai Ramel, commandant des grenadiers du Corps législatif, l'un des déportés. À mes premières questions, et sans trop de ménagement, il m’apprit que Je n’avais plus de père, et qu'il l’avait vu mourir avant de quitter la Guyane !

Je frémis encore de ce que J'éprouvai à cette fatale nouvelle, dont rien assurément ne pouvait me faire douter :

j'eus à remplir l’affreux devoir de la communiquer à ma

malheureuse mère, et toute la famille désespérée prit le deuil : il nous était réservé d’avoir à pleurer deux fois le plus excellent père!

Ce fut ma mère qui eut les premiers doutes sur la réalité de ce fatal événement, par des lettres écrites de Cayenne après le départ des fugitifs, dans lesquelles il était question de mon père; bientôt elle en reçut de directes qui confirmèrent ce que nous avions espéré, el notre chagrin fit place

à la joie la plus vive. Nous apprimes que mon père avait

été très malade, précisément à l’époque du départ de ses compagnons d'infortune ; mais enfin il vivait, c'était tout pour nous | Jamais je n’ai pu éclaircir le motif qui avait porté le malheureux Ramel à me donner la nouvelle horrible qui pouvait avoir pour nous des conséquences si funestes. Mon père ne laissait échapper aucune occasion de nous écrire ; 1l sut bientôt que j'étais à Hambourg et 1l m'y adressa plusieurs lettres et plusieurs Mémoires du plus grand intérêt. Nous apprimes que M. de Marbois et lui, se confiant dans la justice de leur cause, et déterminés aussi par ce qu’ils regardaient comme un devoir envers leur famille, avaient refusé de prendre part à aucun projet d'évasion; mais, je dois l’avouer, nous fûmes loin d’applaudir à ce sacrifice, tout en l'admirant ; déjà, ma mère

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