DU MOUVEMENT D'UN SOLIDE DE RÉVOLUTION
POSÉ SUR UN PLAN HORIZONTAL; Par m. V. PUISEUX.
Imaginons qu'un solide de révolution homogène et pesant soit posé sur un plan horizontal, et qu'en même temps on lui donne une impulsion quelconque. En général, Tangle compris entre l'axe de figure et la verticale variera d'une quantité finie dans le cours du mouvement ; mais quelle que soit la position primitive du corps, si on lui imprime autour de son axe une vitesse de rotation suffisamment grande, l'angle dont on vient de parler restera toujours aussi peu différent qu'on voudra de sa valeur initiale (on fait abstraction du frottement contre le plan et de la résistance de l'air).
La démonstration de ce théorème fait l'objet de cet article.
Considérons d'abord un corps de forme quelconque posé sur un plan horizontal que nous prendrons pour plan des a:, y^ et dirigeons l'axe des z en sens contraire de la pesanteur. Soient C le centre de
gravité du corps, R le point par où il touche le plan des Xy j\ Si