X^ -h ç^ = o , d'où ç) (X) = \/— I — X
et l'on s'assure aisément que cette valeur de 9 (X) satisfait h chacune des équations (i i).
Si donc on pose
les équations (8) se trouveront vérifiées d elles-mêmes, et l'on pourra dès lors intégrer les équations (6) qui sont linéaires et du premier
ordre chacune, si l'on y considère — dans la première, et — dans la
seconde, comme la variable principale.
Examinons d'abord la première des équations (6), et considérons
— =z X comme fonction des quantités gr et X; /? est alors une fonction
de ^ et de X définie par Téquation (la) : on a
d^u dx d\ dp^ ~" d\ dp" d^u dx d'k dx dpdq d\ dq dq
Par suite, la première des équations (6) donnera, en ayant égard à l'équation (9),
dx a — a
dq i-^p'^q' (> 4 ^ yCTTITO'
d'où en intégrant, et désignant par ^j^ une fonction arbitraire.
On considérera pareillement, dans la deuxième des équations (6), -T'^= y comme fonction des quantités ^ et X; on aura
d^u dy d\
dpdq d\ dp
d^u dy dl dy
7/^"" dïdq'^dq'
La seconde des équations (6) devient alors
dy aX — flX
d'où, en désignant par 9 ime fonction arbitraire,
Les fonctions t|^ et 9 ne sont pas toutes deux arbitraires et dépendent,
comme on va le voir. Tune de l'autre, à cause que x et y doivent
être les dérivées partielles d'one même fonction de p et q.
On a
du = xdp -^ jdqy
et, à cause de l'équation (12) ,
dp = ^\dq^ '''^^±:lr^' d\,
i66 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
d'où
et, en mettant à la place de jc et / leurs valeurs tirées des équations (i 3) et(i4),
^« = [y (X) - XHX)] ^ 4- ^ - ^^t^^S* ,|, (X) rfx
= ^, - -^^i^ rfX - {î+ (X) rfX -h [X|(X) - ç (X)l rf? }.
Les deux premiers termes de cette valeur de du sont des différentielles exactes , et pour que le troisième le soit, il faut et il suffit que l'on ait
Xf{X) = ç'(X'),
f et ^' désignant les dérivées respectives de 9 et i];; si donc F (X) désigne une fonction arbitraire, on pourra poser
,|;(X) = F(X), 9(X) = XF'{X)-F(X),
et Ton aura
et , en intégrant ,
w = — 9F (X) -h a arc tang X — f ^ ^ ^ d\.
Enfin , on déterminera z par l'équation
et, en résumé, on aura les valeurs suivantes de or, j, z:
{i5){r = , f''^. + XF(X) - F(X),
= ^ ; ■ — a arc tang X -4- y— i — X* F' (X) -h / — -^ - >
Ces équations (i5), qui renferment une fonction arbitraire F(X), constituent une solution de l'équation aux différentielles partielles proposée. Elles appartiennent à une surface réglée imaginaire , car on obtient, par l'élimination de 9, les deux suivantes :
I z = arv — I — X* — aarctangX -4- / -===:li
qui sont celles d'une ligne droite.
On peut débarrasser les formules (i5) ou (16) du signe d'intégration. Si l'on pose
F (X). = (1 + X«) yTT^^'f (X) - a v/=T3T»,
y'(X) désignant la dérivée d'une fonction arbitraire /(X) , les équations (16) deviennent
Si l'on change ar et 7- en Jc y—i et ^ y--! , les équations (17) deviennent
U = Xx4-av/i + X* -(n-X^)VW.
z = - X vV4-X^ - aX H- X (i 4- X^)/' (X) --/(X),
et les équations (18) constituent une solution réelle de l'équation aux dérivées partielles suivante:
La surface imaginaire représentée par le système des équations (i5} ou (16) ou (17) jouit donc de la propriété que le produit de ses deux rayons de courbure principaux est constant en chaque point : mais , ce qui me parait très-remarquable, c'est que ces deux rayons de courbure soient eux-mêmes constants en chaque point et égaux entre eux; autrement notre surface a, comme la sphère, la propriété que tous ses points sont des ombilics.