‹ Journal de mathématiques pures et appliquées (volume 5)Chapitre 28 sur 61 · v"i-v'S) = (G"Govr. (3l · texte numérisé non relu

v"i-v'S) = (G"Govr. (3l

Par hypothèse, V et V* sont positives entre les limites a et b , et l'on a G' > G'; le terme 'G* — G') V'V" est donc positif et l'on a

d /,T„ dV'

d'où il suit que la quantité V" -3 V -r- augmente, tandis que x

croît depuis « jusqu'à b. Si donc on suppose cette quantité positive ou nulle pour x = a , ce qui donne

dv" <rr

dx dx

ipr = yr pour x = a ,

on aura depuis a jusqu'à b , et par conséquent

d'où l'on conclut comme précédemment, que =™ augmente en même

temps que x, et que si l'on a V ~ V* pour x = a, on aura V > V" pour toutes les valeurs de x croissantes depuis a jusqu'à b.

On trouvera delà même manière que çs diminue tandis que x croît depuis a jusqu'à b, et qu'on a dans cet intervalle V > V", si

l'on a

dY dY

■yir = -yr et V ~ V" pour x = b, au lieu de supposer, pour x = a,

dY dY

-^ = ^ et A >

On parviendra encore aux mêmes conclusions, si "V et V sont

nulles en même temps pour x = a , ou pour x = b , pourvu qu'alors

dY = dY dY = dY' ,

on prenne ^ > -^ pour x = a, ou ^ < -^ pour x = b, en

observant que le rapport ^ devient égal à celui des différentielles

dY dX"

^—' -^.» quand V et V" sont nulles.

On peut, parce qui précède, déterminer dans tout l'intervalle compris entre deux limites a et b des valeurs approchées de la fonction V définie par l'équation différentielle

^+GV = o, (Si)

G étant une fonction quelconque de x, lorsqu'on connaît les valeurs

dV exactes ou approchées de V et de -j- pour x:=.a ou pour xz=b, et

que V ne change pas de signe ou demeure positive entre ces limites.

A cet effet , on déterminera des fonctions V et V" qui vérifient les équations

G' étant une fonction de x ou une constante plus petite que G entre

PURES ET APPLIQUÉES. i8r

les limites a et b , et G" une autre fonction de x ou une constante plus grande que G.

( )n intégrera ces équations (53) en remplissant les conditions

<W dV dx ^> dx im ^ iT

-yr = y et v = v> Pour x = a>

dv" dv ? (34)

~~Y et V"2v, pour * = fl, )

V étant par hypothèse positive entre les limites a et b, V sera aussi nécessairement positive, et si l'on trouve que V" l'est encore, on aura pour toutes les valeurs de x croissantes depuis a jusqu'à b

V < V et V > V".

En outre ^ diminuera et =g augmentera, tandis que x croîtra dans

cet intervalle.

Si l'on intègre les équations (33) en supprimant les conditions (34) pour x = a et les remplaçant par celles que voici pour xz=. b ,

dV' dV

dx *C dx -,r, > T.

yr = y" et V = V'

— > *** et V" < V

pour x = b (35)

On aura encore entre a et £

V < V et V > V;

d'ailleurs ^ augmentera et ^diminuera, tandis que x croîtra depuis

a jusqu'à b.

On peut ainsi, en rapprochant suffisamment les limites a et b et choisissant convenablement G' et G", déterminer pour chaque valeur de x entre a et b , des valeurs V et V" entre lesquelles soit comprise celle de la fonction inconnue V. Par exemple, si G est positive entre

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i8a JOURNAL DE MATHÉMATIQUES

a et b et qu'on prenne G' et G" constantes , G' < G et G" > G, on aura pour V une expression de cette forme

V = Csin.r(.r — a)\'(P] + Dcos.[(x — «)v'G'j, ou bien

V = Csin.'(£ — x)\'G\ + Dcos {{b — x)\'G'],

et une expression semblable pour V" ; on déterminera les constantes arbitraires C , D , . . . de manière que les conditions (54) ou (55) soient satisfaites ; alors pour chaque valeur de x entre a et b , la valeur de V sera comprise entre celles de ces deux fonctions trigonométriques V et V" qui pourront différer très peu l'une de l'autre, surtout si G varie peu entre les limites a et b. Si G est négative entre a et b, V et V deviendront des fonctions exponentielles. La courbe inconnue crnd dont l'ordonnée serait V, se trouve par là renfermée entre deux courbes connues c'm'd', c"m"d" ayant pour ordonnées V et V", qui lui servent de limites , pour toutes les valeurs de l'abscisse x croissantes depuis a jusqu'à b , comme l'indique la figure (*).

(*) En intégrant l'équation (3i) entre des limites quelconques, on trouve

„„ dW' ,„ rfV"

V dï - ^ rfF = C + f <G" - G') V'V" dx- C36)

Cette formule coïncide avec l'équation '(g) du n° V, lorsqu'on suppose dans celle-ci et dans les deux équations différentielles dont elle provient, K = i et K' = i.

On peut en s'appuyant sur cette formule (36) , démontrer d'une manière nouvelle la première partie du théorème du n° XII , en y supposant toutefois les fonctions K' et K" réduites à l'unité.

On prouve d'abord que deux valeurs consécutives de x qui annullent V comprennent toujours au moins une valeur de .r qui annulle V".

En effet, supposons , s'il est possible , qu'entre deux valeurs de x consécutives « et S qui annullent V, il n'y ait pas de valeur de x qui annulle V. On peut alors

PURES ET APPLIQUÉES. i83

Les considérations précédentes sur l'équation -j— -|-GV=o peuvent s'étendre avec quelques modifications à l'équation plus générale

^' \ K ~dx J d-V dC

-j — - f- GV=o à laquelle on ramène L -y- ; 4- M -r- -f-NU = o

en faisant U= ÔV, 6 étaut un facteur arbitraire.

supposer ces deux fonctious V et V positives dans l'intervalle compris entre « et ô, puisqu'il est permis de changer le signe de chacune.

Dans l'équation (36), l'intégrale /(G" — G'jY'V'iir prise entre ces limites « et C sera donc positive. La constante C sera positive ou nulle, car elle est égale

. , , , , wdV' .-, dX" „ „

a la valeur du premier membre V — \ -r— pour r = a ; or \ est nulle

r dx dx r

pour x = a , — r— a pour x = ee le même signe que V a pour les valeurs de x un dx

peu plus grandes que u. , c'est-à-dire le signe + ; et en outre V est supposée

positive ou nulle pour .r = «.

On aura donc pour toutes les valeurs de x depuis « jusqu'à £

d\" dX"

1 Ix"^ -dx->°'

et puisque V redevient nulle pour x = C on a

v dX' „

\ — ; — >> o pour x = ».

dx

Donc V" qu'on suppose positive entre les limites et et C ne peut pas être nulle

pour la valeur même x = C , de sorte qu'elle est encore positive pour x = C . Et

,„ dX' „ d\" , . .

puisqu on a \ —j— > o pour x — o , - — devrait être aussi positive pour

• dX' , . .

i = o, mais au contraire - — est négative pour x — £, car la ionction \ passe

du positif au négatif en prenant le signe de -r— quand x atteint et dépasse la

dx

valeur C.

Il est donc absuide de supposer que Y ne change pas de signe entre les limiter,

a. et C , Y" étant ou n'étant pas nulle pour x = a.

Oo pourrait aussi, d'après lesnos XXVI. . .XXXV, établir relativement aux valeurs de x qui anuullent la fonction K — +pV, des propositions analogues à celles que nous avons données pour V. Il nous paraît superflu de nous y arrêter. Nous terminerons par quelques remarques.

Etant donnée l'équation

dV\

si l'on considère la fonction V dans l'intervalle compris entre deux valeurs quelconques de x , a et a -f- i, et ensuite dans un autre intervalle égal au premier compris entre deux autres valeurs c et c-j-i, on peut à l'aide de nos théorèmes comparer les états de cette fonction dans ces deux intervalles.

On démontrera d'une manière semblable à l'aide de la même formule (36) que si l'on a pour une valeur de x désignée par x

.„ d\' „, d\" > dx < dx

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