THÉORÈME
Sur les quantités incommensurables; Par M. LEBESGUE.
Dans uu mémoire qui fait partie du 3e cahier de ce journal , M. Léger s'occupe du problème suivant : Trouver la somme des restes donnés par l'opération de la commune mesure entre {/met 1. La méthode
>•!•!• 11 > i»«- m > !• • ' 1 .< A+Bi/m
quil indique, d après M. lerquem, s appliquerait egalementa «■* —
et i , ou à la racine de ax* + bx -f- c = o et à l'unité. Elle montre
bien que la somme toujours finie est de forme p-^- — ; mais c'est
là, ce nous semble, tout ce qu'elle peut donner; car elle devient impraticable quand la période de la fraction continue valeur de x , n'a pas un assez petit nombre de termes. Pour résoudre plus complètement le problème , nous avons cherché la loi des restes : il y en a deux que voici :
i°. Ces restes, pris convenablement à intervalles égaux, forment des progressions géométriques, ayant la même raison.
Cette première loi, que nous démontrerons ici, donne très facilement la somme.
2°. Ces mêmes progressions géométriques sont aussi des séries récurrentes.
Pour la démonstration complète de ce théorème, nous renverrons à la Théorie des Nombres ou à un mémoire dans lequel nous dirons quelques mots de la présente question.
Dans ce qui suit nous représenterons la fraction continue périodique valeur de xt, racine de ax,a-\-bx, -f-c = o , par xt=.qlt q%, qs, . . .
7»(<7n-,» 7»+. 9W«)> 'es quotients renfermés entre parenthèses
formant une période de n termes.
Nous représenterons les quotients complets par x%, xi} x4. . . . , de sorte qu'on aura
x, = q,, qit x3,
Nous représenterons par r,, /„ r3, . . . les restes donnés par l'opération de la commune mesure sur x, et i de sorte qu'on aura
d'où résulte immédiatement ,
X » ■ Xi i . 3L i *^— — .
r, ' J r» ' 4 ra
et par suite ,
z,x3. . . ,xm
Si l'on remarque maintenant que la série x^x^ . . . xm est nécessairement périodique en prenant xx+l ,.. . xk+„ , pour la période , on aura
"^» + |— "2-A-+-IJ-+-1 "-^*4-»n-(- 1 —etC. f Xk+l^^^X;l+n+t^—..,) Xk^g'=Xi ç.n^.g—. . .,
xh+n = xk+in=..., ce qui réduit la valeur de rm, à la forme suivante : i f1+"^i\f
si l'on fait m s= k + n/-4- g, g étant < rc.
Ainsi les valeurs de r,+B/+g, correspondantes à y*= o , i , a . . .
forment une progression géométrique décroissante dont la raison est