‹ Journal de mathématiques pures et appliquées (volume 5)Chapitre 50 sur 61 · Q2 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES · texte numérisé non relu

Q2 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES

Je substitue maintenant dans cette équation les valeurs (22) de p et cie<j, et je trouve

e-'f ./, gCP'-f-Q*) dr = constante ,

résultat absurde, puisque l'intégrale définie qui multiplie ici l'exponentielle e—^f' ne dépend pas de t et qu'elle ne peut pas être nulle, attendu que g est une quantité positive, et que d'ailleurs P et Q ne peuvent pas être nulles pour toutes les valeurs de x depuis x jusqu aX. Un prouverait d'une manière semblable que l'équation F(r) = o ne peut pas avoir de racines multiples.

Je vais maintenant taire voir que l'équation F(r) = o ne peut pas être vérifiée par une valeur de r négative ou nulle, si les fonctions k, g, l, et les constantes h, H, sont positives, comme on l'a supposé n* I.

En intégrant l'équation (6) par rapport à x depuis xs=x jusqu'à une valeur quelconque de x, on a

*ï = c + fjsr+ l^x- M

dV La constante C est égale à la valeur de k -r- pour x = x. Si V ne

doit pas être nulle pour x=\, on peut lui attribuer une valeur arbitraire, et supposer cette valeur positive; d'après l'équation (7) celle de

— - pour x = x sera aussi positive ou nulle; et si V était nulle pour dx *

.r=x, ou prendrait toujours la valeur de — pour x = x positive.

Ainsi C est positive ou nulle dans l'équation (24). H résulte de cette équation que si l'on donne à r une valeur négative ou nulle

— doit être positive pour toutes les valeurs de x croissantes depuis x

dx

jusqu'à X. En effet, supposons, s'il est possible, qu'en faisant croître «r

à partir de x, -r- vienne a changer de signe en s évanouissant une

remière fois pour x = £. L'équation (24) donnera

o == C + fl (—gr+l)\dx. (25)

dV Or ici C est positive ou nulle, et comme —■ est positive pour toutes

les valeurs de x moindres que £, V qui est positive ou nulle pour x = x, prendra des valeurs croissantes et par conséquent positives, tandis que x croîtra depuis x jusqu'à £. Donc, si l'on suppose r négative ou nulle, les fonctions g et l étant positives, l'intégrale

/ ( — gr-\-l)Ydx sera une quantité positive, et l'équation (25) sera impossible.

Ainsi, quand on attribue à r ui:e valeur négative ou nulle, -y-

doit demeurer positive dans tout l'intervalle compris entre x et X. Conséquemment V est positive et croissante dans cet intervalle, et il

s'ensuit, d'après l'équation (24), que la fonction positive k -7- est aussi

dV

croissante. La fonction k - — (-HV est donc encore positive et croissante, et ne peut pas être nulle, lorsque x atteint la limite X, c'està-dire que l'équation F(r)=o ne peut pas être vérifiée par une valeur de /' négative, ni par r=o.

On peut encore le démontrer de la manière suivante.

On a, en multipliant l'équation (16) par Ydx, puis intégrant depuis a? = x,

L'intégration par parties donne

de sorte que l'équation précédente devient

*VS = C +/; k(£) ** +fl{-gr+l)Vdx. (26)

La constante C étant égale à la valeur de AV -j- pour x=x, est positive ou nulle, d'après l'équation (7).

5g4 JOURNAL DE MATHÉMATIQIES

Si l'on fait /■ négative ou nulle, on voit que le second membre de cette équation aura une valeur positive et croissante avec x , de sorte

qu'il ne pourra pas devenir nul; doncAVj-, et conséquemment ni V, ni -y- ne peut s'évanouir quand on attribue à r une valeur négative ou nulle; V et -T- restent donc positives, et l'on ne peut pas avoir

k -j — H- HV = o pour .r =X , H étant positive.

Si la fonction l n'était pas constamment positive entre les limites x et X, mais que les fonctious k , g et les constantes h, H fussent toujours positives, il serait possible que l'équation F(r) = o fût satisfaite par des valeurs de r négatives ou par r=o. Mais alors les racines négatives de cette équation seraient en nombre limité, et toutes comprises entre o et la plus grande valeur négative de - (c'est-à-dire la plus éloignée de zéro). En effet, si l'on attribue à r une valeur négative qui surpasse numériquement -, la quantité — gr-\-L sera cous

tamment positive, et l'on reconnaîtra, en reprenant les démonstra-

d\ tions précédentes, que les fonctions — et V ne pourront point passer

du positif au négatif pour aucune valeur de x.

La plus petite racine de l'équation F(r)=o serait r==o, si /était

nulle, et si l'on supposait À-- = o pour i = x et pour x = X;

alors V serait égale à une constante.

On peut encore démontrer les propositions de ce numéro à l'aide de la théorie exposée dans notre premier Mémoire.

L'équation F (/") = o a une infinité de racines positives.

Cette proposition peut se déduire du n° XL du premier Mémoire. Mais nous préférons la démontrer directement de la manière suivante.

Soient k' et n des constantes positives telles qu'on ait pour chaque valeur de x comprise entre x et X

k < k' et gr — / > k'n*.

Posons l'équation différentielle

rfr

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