Posons
Ce sont les erreurs actuelles de i déterminations indépendantes dont chacune a un poids égal à l’unité.
Maintenant, puisque e, v', e",,., sont assujetties (n° 3G) aux i équations de condition
on peut se servir de ces équations pour trouver la valeur minima de Ü ou de 2 (*'*)• En effet, en égalant à zéro les différentielles de Ü et de ces » équations, on a
2(f(fe) = o, 2 l*(lv) = °*-. =
équations qu'on jieut remplacer par les a suivantes t> = P, /, 4- P2/a 4-. ..-f- P|/|,
^,== P| /j 4- Pj/j 4-.. .4- P, l, f
(,bl V= P,f;+ p,/;+...-i- P./;,
PURES ET APPLIQUÉES. 3a i
en désignant par P,, P,,..., P, des multiplicateurs indéterminés. Ajoutons ces équations, après les avoir multipliées, la première par /, , la deuxieme par l\ , etc. ; il résulte
De même, en multipliant les équations par /,,
et ainsi de suite jusqu'à
Ct-
Ainsi les équations (16) deviennent
v'— e, tt -+• et l't -I- . . . ■+ e{ l, ,
on trouverait
lesquelles sont les valeurs de v, v\ v",..., qui donnent à ii sa valeur minima S20. Or, si l’on ajoute leurs carrés en ayant égard aux équations (14 ), ( 1 5) , on obtient pour la valeur actuelle de cette minima,
38. Il s’ensuit donc que la valeur moyenne du carré de l’erreur d’une détermination dont le poids est l’unité, est
a en juger par les i exemples e,, e,,..., e<; et puisqu’il n’y en a point d'autres, cette expression fournit la meilleure valeur de t qu’on puisse obtenir sans d'autres connaissances que celles que fournissent les observations elles-mêmes. Ainsi l’erreur à craindre dans une détermination quelconque dont le poids soit G, sera (n°*2tt et 34)
39. Ces résultats s’accordent d’une maniéré remarquable avec ceux qu’a donnés la méthode de M. Gauss. En effet, ce géamètre a dé- ToraeXV. — Swtuuiï iS5o. 4*
3a» JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
montré ( Theor. comb., art. 38) qu’en désignant par fi1 la vraie valeur de c’est-à-dire celle qu’on déduirait d’un nombre infini d exemples, et par M la valeur moyenne qu’on trouverait pour ÜB, en répétant un nombre infini de fois le système entier des observations, on aurait
Mais, puisque la vraie valeur de M est inconnue, on est obligé de se contenter de celle que fournit le système unique actuel des observations. Ainsi la valeur la plus vraisemblable de t* se trouve exprimée,
comme ci-dessus , par —
-M). Je ferai remarquer, en conclusion, qu’on lie peut établir entre e\, e*,.... e,* aucune relation différente de celle qu’exprime l’équation
e\ -+- e\ -t- ...-f- ef = Q0;
de sorte que cette équation fournit le seul moyen que nous possédions d'évaluer, à posteriori , les erreurs des observations.
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