Louis n, duc d'Anjou, roi de Sicile
3. Yolande de Bar, sœur d'Edouard, duc de Bar, mariée, en 1380, à Jean d'Aragon, qui devint roi d'Aragon, sous le nom de Pierre IV, mère d'Yolande d'Aragon, femme de Louis II, roi de Sicile.
Dauphin^, messire Jaques de la Rivière^, frère du conte de DampmartiD, Anguerran de Harcoignet, les enfaus du seigneur de Boissay, le filx du seigneur de Ramboillet, chevaliers y et pluseurs autres^, et environ V ou yj heures au soir furent menez par le duc de Bourgoigne et lesdiz eschevins et pluseurs autres de Paris en l'ostel dudit duc de Boui^oigne, dit d'Artoiz, comme prisonniers, et en les menant furent tuez en la rue S. Antoinne desdiz de Paris le canonnier du Dauphin et l'un des serviteurs du duc d'OrUens, comme l'en disoit^.
Conseil, XIH (X<- 1479), fol. 240 r*.
Jeudi, xj^ jour de may.
Gedit jour, ont esté requiz à estre arresté et prins
1. Jean de Vailly, avocat en Parlement, protégé d'Isabeau de Bavière et de son frère, avait remplacé comme chancelier du dauphin Jean de Neeles, dont le langage avait déplu au Chancelier (voir Juvénal des Ursins, p. 480; Monstreiet, t. Il, p. 334).
2. Jacques de la Rivière, seigneur d'Auneau, fut décapité aux Halles, le 10 juin, avec Simon du Mesnil, écuyer tranchant du duc de Guyenne. (Cf. le Journal d*un bourgeois de Paris, p. 31.)
3. Monstrelet cite, indépendamment des personnages ci-mentionnés, Michel de Vitry, arraché des bras de la duchesse de Guyenne, et son frère, lés deux fils de Regnault d'Angennes, les deux frères du Mesnil, les deux frères de Giresme et Pierre de Nesson.
4. Au nombre des victimes des Cabochiens se trouvent Raoul' Brisoul, secrétaire du roi, Martin Dane, riche tapissier, un ménétrier nommé Gourtebote, le canonnier du Dauphin, < Orléanais, très excellent ouvrier, » qui fut laissé deux jours devant Sainte - Gatherine-du-Yal-des-Écoliers (Monstrelet, t. Il, p. 346) ; d'après le Religieux de Saint-Denis, t. V, p. 23, et Juvénal des Ursins, p. 481, cet ouvrier, du nom de Watelet, renommé pour son habileté à construire et diriger des machines de siège, était au service du duc de Berry.
110 JOiniNAL
pluseurs nommez en un roole présenté au Conseil du Roy, comme l'en dit, par le Prévost des Marchans et eschevins de Paris, entre lesquelx sont nommez maistre J. d'Arçonval^ confesseur de monseignau* le Dauphin, le seigneur de Boissay, le seigneur de Ramboillet, le maistre de la Chambre aux deniers du Roy ^, l'argentier du Roy*, le trésorier de la Royne*, pluseurs notaires et secrétaires du Roy, pluseurs autres gentilzhonunes, officiers et bourgoiz de Paris jusques au nombre de , et à occasion de ce incontinent
furent closes toutes les portes de Paris et tenues closes sans issir ne entrer, si non par congié^.
Conseil, Xm (X<« 1479), fol. 241 v.
Samedi, xiij* jour de may.
Cedit jour, la Court, oye la requeste et relation du procureur gênerai du Roy, et veues certeinnes infor-
1. Jean d'Arsonval, qui devint évéque de Chalon-sur-Saône, était confesseur et précepteur du Dauphin; il ût, le 23 août 1416, son testament que l'on trouvera au nombre des Testaments enregistrés au Parlement {BibL naL, fonds Moreau, 1162, fol. 134 v<»).
2. Raymond Raguier et Jean Pied, maîtres de la Chambre aux deniers, spécialement visés dans les remontrances de l'Université où furent dévoilées leurs dilapidations ; Raguier avait édifié « chasteaulx et grandes maisons 9 (cf. Monsirelet, t. U, p. 311).
3. Chariot Poupart, argentier, est également signalé dans ces remontrances avec Guillaume Budé, maître des garnisons, qui avaient a acheté grandes rentes et possessions et acquis grosses et larges substances » (Monstrelet, t. II, p. 312).
4. Raymonnet Raguier était le trésorier de la reine, « lequel oudit office s'estoit tellement gouverné que de l'argent de la Royne il avoit fait grans acquestz et édifices aux champs et à la ville » (ibid.).
5. Ces deux passages ont été reproduits par D. Félibien (HUtoire de la ville de Paris, t. IV, p. 554, 555).
DE NICOLAS BB BATE (1413). Itl
mations sur Testât de maistre J. Gosson, substitut du procureur dessusdit à Provins, et de Simon Dolesy, coadjuteur dudit Gosson, et aussy de maistre J. Le Fevre, esleu oudit office audit lieu de Provins, la Court a ordonné que ledit Fevre soit miz et institué oudit office de substitut, et ly baille ledit procureur sa substitution, déboutez lesdiz Gosson etDolesy^, et pour ce que ledit Gosson est povre et vieil, ledit procureur gênerai a procuré et fait octroier et commander lettres de don de G frans que poursuira ledit Gosson. CJonseU, XHI (X<* 1479), fol. 242 r*.
Mardi, xvj* jour de may.
Sur ce que les generaulx reformateurs ordonnez en ce royaume avoient requiz à la Gourt que aucuns de la bonne ville de Paris leur avoient requiz provision de remède sur ce que à Ronune oelx qui voloient estre promeuz à prelatures et dignitez et avoir bénéfices transportoient innumerables pecunes et finances, et exigeoient les gens du Pape si grans finances, tant pour les vacans que autrement, et telement que l'en disoit que ceubc qui plus povoient finer de finance avoient plus grant espérance d'estre promeuz ; et en especial derriennement, puiz demi an, à occasion de l'evesdiié de Beauvaiz vacant^, avoient esté levez et
1. A la suite d'enquôtes soigneusement faites par prudhommes, Jean Gosson et Simon Dolesy, prétendants à Toffîce de substitut du procureur général dans les villes et châtellenies de Provins et de Montereau, avaient été reconnus Tun et Tautre incapables d'exercer ledit office qui fut confié à Jean Fabri, licencié en lois, et le bailli de Meaux ou son lieutenant à Provins reçut, le 14 mai 1413, mandat d'installer le titulaire de la charge en question (Jugés, X<« 69, fol. 326 r«).