L'EXCITATION KLECTHIQUK DES NERFS
première raison, c^estque je ne conçois pas que U = a-\-bt soit exact, ce que
M. Hoorweg admet, alors que 1=7 i- ^ serait faux, j'avoue que je ne me
charge pas d'expliquer cela.
Mais il y a encore une autre raison à mon obstination. En effet, M. Hoorweg dit que « Fe/Tet excitant do la fermeture dun courant constant est d'autant plus grand que le temps de la fermeture est plus court », ce qui serait contraire à cette formule. Je me demande très sérieusement si M. Hoorweg n'a pas voulu dire le contraire, car j'ai toujours vu la réponse à un courant constant, de très petite durée, ne Toublions pas, nécessiter une intensité d'autant plus grande que la durée de fermeture est plus courte.
Quand la durée augmente très rapidement, le terme y devient négligeable,
je reconnais avoir aussi dit cela ; prenons, du reste un exemple au hasard :
t étant exprimé en unités valant 0", 000077
au bout de 1/10 de seconde on a
Nous avons déjà dépassé la limite des erreurs d'expérience. Non, certainement, M. Hoorweg a eu une distraction, ce qui peut lui arriver comme à moi, comme à tout le monde; en discutant par lettre, cela n'a aucun inconvénient, dans les journaux c'est déjà plus ennuyeux, mais enfui ce n'est pas un crime. Ou bien alors M. Hoorweg confond le temps de la iermeture du courant avec la durée de la période variable. Est-ce cela? je n'en sais rien; en tout cas, dans ma formule t représente la première de ces deux quantités, il serait temps de s'en apercevoir puisque toutes mes expériences reposent là- dessus.
Pour me résumer, je maintiens ce que j'ai dit, jusqu'à ce que le contraire soit prouvé.
La loi élémentaire de M. Hoorweg e^= aie— p^ telle qu'il l'a formulée, et d'où il déduit par intégration l'excitation produite par une décharge, n'est pas l'expression de la vérité, peut-être le deviendra-t-elle moyennant certaines hypothèses ou expériences complémentaires, mais actuellement elle ne Test pas, et il ne suffit pas d'en tirer des conclusions pour pouvoir les considérer comme des faits acquis. Il reste donc les deux formules tirées de l'expérience, celle de M. Hoorweg qui ne s'applique qu'au cas des condensateurs, et la mieone qui s'applique à toutes les décharges de durée inférieure à la période lateote.
i C'est pour ce genre de décharges que j'ai le droit de dire que cette formule est générale, peut-être un jour monlrera-t-on qu'il y a des exceptions,
t alors elle ne le sera plus.
Mes expériences ne me permettent pas de me prononcer sur ce qui* se produit lorsque la durée de la décharge s'allonge au delà de la période latente.
Pour terminer, je répéterai ce que j*ai déjà dit dans ma première réponse. Quand M. Hoorweg aura levé les difficultés que je lui signale, je serai tout prêt à adopter sa loi, jusqu*à ce que, bien entendu, un nouveau fait expérimental nécessite une nouvelle modification ou une nouvelle addition. Pour le moment, une démonstration assez convaincante consisterait, do la part de M. Hoorweg, à calculer les résultats expérimentaux que j'ai obtenus, je suis prêt à lui fournir les éléments de ce calcul.
Il se peut enfin que j*aie mal compris M. Hoorweg, ou me sois mal expliqué, c'est pour cela que j'aurais préféré traiter en particulier ces points litigieux dont il ne restera peut-être rien de bien utile pour la science.
IIF