L. CAurs
H. M. Vernon. Pancreatic zymogens and prozymogens. (51) XXVHI, 448-473; 1902.
— Il n'existe pas un zymogène, mais bien une série de corps en voie de transformations successives, les premiers étant insolubles, les suivants étant de plus en plus solubles.
ANALYSES
Par épuisements successifs d*un pancréas au moyen de Talcool dilué ou de la glycérine, Vcrnon obtient des extraits presque égaux en zymogènc et c'est seulement à la cinquième extraction, le 38* jour, que le pancréas e-l épuisé. Le rapport entre la trypsine et la présur^ pancréatique oscille entre des limites assez importantes, dans les premiers jours qui suivent Textraclion, mais quand l'activité des extraits atteint son maximum, ce rapport tend vers un chifiFre eonstatit. Aussi l'auteur conclut à Toxistence d'un prozymogène unique : prozymogcne trypsino-renne tique insoluble qui se dédoublerait en deux zymogènes solubles : trypsique et rcnnétiquc, donnant fînalemcnt les deux enzymes. Cette relation intime entre les ferments protéolytique et présurant, expliquerait la présence du ferment coagulant du Iait« partout où on constate un ferment protéolytique, alors que le rôle de cette présure est problématique.
J.-P. LANGLOTS.
H. M. Vernon. The conditions of action of the pancreatic secretion. (51) XXVIII, 377-394; 1902. — Vernon compare l'action du suc entérique avec celle d'un extrait tryptique actif sur le suc pancréatique inactif du chien. La transformation du trypzinogène on trypsine est beaucoup plus énergique avec Texlrait Iryptique qu'avec le suc entérique. C'est là une règle générale, dans toutes les conditions où l'auteur s'est placé. — L'activité de Tentérokinase est retardée par 1 0/0 do carbonate de soude, cl presque arrêtée avec 2 0/0, alors que la trypsine active libère le ferment même en milieu à G 0/0. La bile exagère Paction libératrice des deux ferments. L'acide chlorhydrique détruit l'action de l'entcrokinase, alors que le carbonate de soude ne fait que paralyser son action. j.-p. lànglois.
G. Rossi. Di alcune propriela microchimiche délie isole de Langherhans./lcca^^mia medico-fisica fiorenlina^ in (98) LVï, 570; 20 mai 1902.— Contrôle de la technique du Mankowski, lequel, poussant dans le pancréas des chiens des solutions de nitrate d'argent, considérait comme îlots de Langerlians les points se colorant plus intensément en gris; ces points ont d'ailleurs la structure du reste du pancréas. L'auteur démontre par ses préparations quo ces points gris ne sont nullement des îlots de Langcrhans, véritables glandules à sécrétion interne (Diamar). b. pbindel .
L. B. Popielsky. De la loi de finalité dans le travail des glandes stomacales et pancréatiques. (108) 27 août 1902, 1242.
— Analyse critique détaillée des expériences de Vassiliev, Jablonsky, Lintvarev et de Walther, ainsi que des expériences personnelles de Pavlov, sur lesquelles ce dernier s'appuie pour proclamer la finalité du travail du pancréas et des glandes digestives. L'auteur est amené à rejeter complètement la théorie de Pavlov sur le processus sécrétoire de l'appareil digestif. L'auteur nie aussi Texistence d'excitants spécifiques pour les diverses sécrétions digestives.
BM. WASSEBBBRG.
A. EUinger. Lymphagogenwirkung und Galienabsonderung (Rapport entre l'action lymphagogue de certaines substances et la sécrétion biliaire). (9) 11, 297-306 ; 1902. — Asher a soutenu récemment que les lymphagogues tels que la peptone, déterminent la sécrétion de la lymphe par suite de la suractivité glandulaire qu'ils provoquent. La quantité de lymphe produite serait dans une étroite dépendance du travail glandulaire. La peptone serait lymphagogue principalement parce qu'elle exagère l'activité du foie. Asher, a l'appui de son opinion soutient que la peptone exagère la sécrétion biliaire chez le chien porteur d'une fistule biliaire. Gley a vu de même que la peptone provoque une exagération de l'écoulement de la bile dans l'intestin.
EUinger estime que la peptone provoque la contraction de la vésicule biliaire, mais est sans action sur la sécrétion. Si, dit-il, on lie le canal cystique on ne constate ])lus l'exagération de la sécrétion biliaire; d'autre part la peptone est sans action sur l'écoulement de la bile lorsque la vésicule est vide. Les conclusions 6* Asher sont donc prématurées. M. DOYON.
J. J. Postoïev. La résection du foie et son influence sur les échanges gazeux chez les animaux. (107) 28 septembre 1902 ; 14it. — Les expériences ont été faites sur des chiens âges de 1 à 3 ans et se trouvant dans un état d'équilibre azoté. L'opération était faite par le procédé Kouznétzov-Pensky, Les échanges gazeux ont été enregistrés à l'aide d'un appareil construit d'après le principe de Pachoutine. L'auteur a fait en tout 7 expériences. — L'hépalcctomie partielle exerce une infiuence incontestable sur les échanges gazeux. La résection de portions notables du foie (40 gr.) abaisse l'activité du
PHYSIOLOGIE DES GLANDES
foie. L'élimination de CO^ et de H^O est diminuée de 10,4 0/0 pour la première et de 1,2 0/0 pour la seconde ; il en est de môme de la quantité d'oxygène absorbé (diminution de 14,3 0/0}. Au contraire, au cas de résection de portions inférieures à 40 gr., les échanges gazeux sont exagérés. Plus la portion réséquée est petite, plus Péliminalion de CO^ et l'absorption d*oxygène sont élevées. Ainsi, après résection de 30 gr. de lissu hépatique, la preaiière est augmentée de 8,62 0/0, et la seconde de 25,9 0/0, tandis qu'après résection de 3 gr. la première a augmenté de 35,63 0/0 et la seconde de 31,73 0/0. Toutefois cette dernière règle souffre des exceptions. C'est ainsi, par exemple, qu'après résection de 20 gr.
l'élimination de CO^ ne s'est élevée que de 7,02 0/0 et l'absorption de l'oxygène a même diminue de 9,9 0/0. Quant à Téliminalion de ÏPO, après résection de portions inférieures à 40 gr., elle est tantôt supérieure, tantôt inférieure à la normale.
BM. WAS8BRBBRG.
P. Garnot et Deflandre. La fonction adipo-pexique du foie dans ses rapports avec la nature des graisses ingérées. (79) LIV, i:>14; 27 décembre 1902. — Le foie the la graisse d'autant plus énergiquement qu'elle est plus alimentaire. Les matières grasses du lait et du beurre sont très supérieures à toutes les autres à ce point de vue.