‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 99 sur 146 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

Vr. Gr. Mac Galium. The relations between the lymphatics and the connective tissue. (46) XIV, l-9;janvier 1903.— Technique : injections de nitrate d'argent dans le tissu conjonctifd'un embryon de porc. — Les plus fins vaisseaux lymphatiques sont complètement tapissés par un endothelium qui ne présente pas de pores ; mais les lymphatiques se terminent par des sortes de pointes s'engageant un peu entre deux ou t*'ois cellules conjonctives ; puis des chaînes, aes séries d'éléments conjonctifs ayant deux épaisseurs de cellules ou une seule, continuent le vaisseau ; elles constituent même parfois des ponts allant de l'extrémité du vaisseau à une pointe d'un vaisseau voisin.

F. FBINDEL.

Magnus. Ubcr die Undurchgàngigkeit der Lunge fur Ammoniak (Imperméabilité des poumons à l'ammoniaque). (4) t. 48, 100-105; 1902. — L'intestin, les reins ne livrent pas passage avec une égale facilité à toutes les substances. De même la paroi alvéolaire est capable de résister à la pénétration de certains gaz. L'intoxication par l'ammoniaque ne se produit pas si on fait respirer ce gaz ; l'ammoniaque n'appaitiit pas dans l'air expiré môme s'il existe de l'ammoniaque libre dans les capillaires pulmonaires. La paroi alvéolaire n'est donc pas perméable à l'ammoniaque. Il ne faut donc pas admettre à priori qu'un gaz présent dans une atmosphère est nécessairement absorbé ou que l'absence d'un gaz dans l'air expiré indique sûrement Tabsence de ce gaz dans le sang circulant, m. doyon.

Maurice Dupont. Equivalent du poids et de la capacité respiratoires. (79) LI\\ 1538 ; 27 décembre 190?..

Maurice Dupont. Influence des variations de pression sur le poumon. (79) LV, 162; 31 janvier 1903.

H. Zwaardemaker. Die Luftbrûcke (Le pont d'air). (2) 1902 ; Sp*. B*»., 399-419. — Utilisation du principe du pont de Whcalstone pour les courants aériens, comme on

SANG, CIRCULATION, RKSPIRATION

nts électriques. Applitit aux recherches sur

ED. MBYER.

itorsuchungen ùberden )ffwechsel (Echanges 02, Sp'. Bd, 278-Î93.

antpeut fixer chimiqueous une forme qui déleur, et le rendre peu :o2, H20, et des proî de Tiirée. La quantilé ilracellulaire (oxygène Pllûger) est variable ; parlielle élevée, plus

être fixé qu'il n'en est oration des produits >lismc. An contraire,

d'oxygène, Télabora- (s pent se faire aux

intracellulaire.

ED. MEYRR.

'. Untcrsuchungen ùber des Kindes (Grandeur îz Tenfant). (l) 1902; Développement de la chez Tenfant : variatoire ; fréquence ; am- Tisson et chez l'enfant ses du développement onclusions diverses qui iginal. éd. mbybr.

y. Action comparative le ses dérivés (héroïne, 3déine) sur les fonctions lA février 1902.338.— C'ié faites sur des lapins, té de son action, c'est la première place (2 à it ensuite la morphine [i dionine (10 à 13 mi- 10 à 15 minutes) et en- 3 heures). Pour ce qui l toujours l'héroïne qui su (6-8 à 10 heures), péronine (7-8 heures), eures) et enfin la dio- (les deux 5 heures cnlit par O^'tfo d'héroïne lal équivaut àceluipro- •. de morphine, 6 à 8 », 25 à 30 milligr. de codéine, elle est tout à onine ne trouble pas la 3 respiratoire, l'héroïne temps, la morphine, la line la troublent dans

une cerlaine mesure. L'héroïne et la morphine ralentissent les mouvements respiratoires plus que ne le font la péronine et la dionine. Par contre la codéine les accélère un peu. Ainsi, par exemple, 4 milligr.

d'héroïne par 1 kilogr. d'animal diminuent le nombre des mouvements respiratoires de 8 à 9 fois, tandis que la môme dose de morphine ne les diminue que de moitié et la péronine et In dionine d'un tiers. L'héroïne augmente de 1 1/2 à 3 fois la profondeur des mouvements respiratoires, la morphine de 1/3 à 1/2, la dionine de i/4à 1/2, la péronine el la codéine n'exercent sous ce rapport qu'une action pea accusée.

L'excitabilité réflexe générale très accusée après la morphine, Test moins après administration de l'héroïne; par contre la péronine et la dionine l'exagèrent un peu d'une façon transitoire et la codéine l'élève considérablement pendant toute la durée do son action. C'est l'héroïne qui diminue le plus notablement l'excilabilité du centre respiratoire. La morphine agit moins énergiquement, la péronine la laisse telle quelle, et la dionine et surtout la codéine l'exagèrent môme. Seules, la morphine et la dionine agissent comme narcotiques, et cela à peu près avec la même énergie. La péronine et la codéine sont peu actives sous ce rapport, tandis que l'héroïne provoque un élat rappelant la catalepsie. L'héroïne diminue de 1/0 à 1/8 les échanges gazeux; la morphine ne les modifie que d'une manière insignifiante el la péronine agit encore moins éncrgiquemcnl. La dose létale est de 90 milligr. par kilogr. d'animal pour la dionine, de 50 pour l'héroïne, de i5 pour la morphine, de 40 pour la codéine et de 32 pour la péronine. Le i apport de la dose minima active à la dose mortelle est de 1 : 100 pour l'héroïne, de 1 : 30 pour la dionine, de 1 : 15 pour la morphine, de 1 : 12 pour la péronine et de 1 : 10 pour la codéine. L'abaifisement maximum de la température est provoqué par l'héroïne el la morphine (l® à 4°). La péronine agil moins énergiquement (0<»3 à 2**), tandis que la codéine et la dionine n'exercent pre;^que aucune influence sur la température,

HM. WASSRRBERG.

J. V. Laborde. Le réflexe respiratoire et le nerf glosso-pharyngien. (79) LIV, 1456 ; 20 décembre 1902.

E, Couvreur. A propos de la note de M. Laborde sur les nerfs sensitifs du réflexe respiratoire. (78) LIV, 1474 ; 20 décembre

ANALYSES

1902. — L'aclion inspiratrice du aerf laryngé supérieur n*esl pas directe, elle est consécutive à Texpi ration forcée que provoque toujours son c^^citation l. camus.

E. Hédon et G. Fleig. — Actions du chloralose sur quelques réflexes respiratoires. (79; LV, 41 ; lOjanvier 1903.— Chez les animaux chloralosés à respiration lente, la compression du tliorax ramène la fréquence normale du rythme avec diminution d'amplitude des mouvements respiratoires.

— En même temps que Taccélération respiratoire, se produit Taccélération cardiaque.

Les nerfs vagues et les nerfs de sensibilité générale sont les voies centripètes du réflexe. L'excitation du B.C. du vague ou du laryngé supérieur provoque constamment Tarrôl expiratoire. l. camus.

J. Tissot. Recherches sur Tinfluence des variations d'altitude sur les échanges respiratoires. (78) CXXXVI, 118; 12 janvier

J. Tissot. Sur la signiflcation des expériences faites en ballon sur les échanges respiratoires. (78) CXXXVI, 308 ; 2 février

1903. — Réponse aux critiques de Schrœtter et Zûntz, conclusions relatives à la note précédente : 1° à Pétat de repos pas de variations du débit respiratoire apparent ; le débit respiratoire réel varie comme la pression barométrique, l'intensité absolue ou relative des échanges ne varie pas ; 2° à Pétai de travail le débit respiratoire, Tinlensité relative des échanges et le quotient respiratoire subissent les mômes variations sur le sol ou à 4,300" d'allitude. l. camls.

H. V. Schroetter cl N. Zuntz. Er-

gobnisse zweier Ballonfahrten zu pl-ysiologischen Zwecken (Résultais de deux ascensions aérostaliques physiologiques). (3 jXCII, 479-519; 1902.— Lors île la troisième réunionà Berlin de la Commission aéronautique internationale, le 24 mai 1902, les auteurs ont fait une ascension bientôt suivie dVmc autre. Le ballon s'est mainlrnu pendant près de cinq heures à une hauteur de 5,000 mètres environ. La seconde ascension eut lieu le 21 juin 1902 : le ballon s'est élevé progressivement pendant huit heures jusqu^à la hauteur do 5,000 mètres et est redescendu en trois heures. — Voici les principaux résultats de ces voyages : un séjour de dix heures en ballon qui >'élève jusqu'à 5,000 mètres n'amène pas de changement mor-

phologique dans la constitution du sang.

— Le pouls et la pression sanguine restent invariables. — La capacité de réduction des tissus (Hénocque) n'a montré aucun changement. — La ventilation pulmonaire est accrue ; mais cet efl'et n'est pas dû à la diminution de la pression atmosphérique ; il tient à l'intervention des autres facteurs météorologiques. — Vers la hauteur de 4,000 mètres commence à se produire une modification des processus d'oxydation; elle se traduit par une élévation du quotient respiratoire. Le point où elle apparaît dépend des conditions individuelles. — Les sensations subjectives déterminées par le manque d'oxygène ne suivent pas une marche parallèle au signe objectif de ce défaut d'oxygène exprimé par le quotient respiratoire. On observe dans quelques cas une augmentation de la consommation d'oxygène. Elle s'explique suffisamment par Taccroissement du travail respiratoire, par l'action d'autres muscles, par le grelottement, la position incommode. dastrb.

G. Gerber. Etude comparée de l'action des vapeurs d'amylène et d'éther sur la respiration des fruits charnus sucrés. (79 j LIV, 1497; 16 décembre 1902.

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

Maurice Hepp. Présentation du suc gastrique de porc extrait de l'estomac exclu. (79) LV, 160 ; 31 janvier 1903.

Z.'I. Ponomarev. Physiologie de la portion Brunncrienne du duodénum (101) 7 décembre 1902; 2249. — Les expériences ont été faites sur des chiens opérés par le procédé de Pavlov avec fistule chronique.

— Le suc des glandes de Brunner est sécrété d'une façon constante, même en dehors des repas. Parfois môme, chez les animaux en inanition la sécrétion est exagérée. Le genre des repas n'exerce aucune influence sur l'énergie de la sécrétion. La réaction ila suc est toujours alcaline. Le suc ne digère l'albumine qu'en milieu acide (expériences avec ses tubes de Mett). Le pouvoir digestif de ce ferment est presque 5 fois inférieur à celui de la pepsine. Le suc recueilli dans le duodénum contient en outre de Tentéroninase. Il exerce aussi une action digestive sur les graisses, l'amidon et le sucre de canne. L'injection dans la portion Brunnérienne du duodénum du suc fondai ainsi que celle des produits de digestion de la

PHYSIOLOGIE DES GLANDES

illanl la sécrélion du suc it son pouvoir digestif L^infusion de diverses (huile d*olive, ingestion ne d'œuf, de viande de gmente considérablement i et agit en même temps f^eslif pour Talbumine en degré beaucoup moindre e sa quantité (pouvoir dilinué de 4/8 avec une ix fois plus grande). Le î de la zymase est le plus ^es sels des acides gras n solution à 5-10 0/0 et },r> 0/0 ) eïercenlla même n degré moindre.

BM. WASSBRBBRG.

L8. Sur l'origine de la LV, 17; 10 janvier 1903.

est entièrement d'origine nents, les sécrétions slois n'y ont aucune part, [ueuse duodéno-jéjunale' de la prosécrétine, et limaux à fistule biliaire aussi riche en prosécréinimaux normaux.

r les fines altérations du res à la ligature du con- 72) XXXVIII, 253-256 ; ournaly 15 janvier 1903,

■ Les phénomènes de pylellules de la glande héde VEupagurus Bernar- 109; 12 janvier 1903.— sous le nom de pyréno- \i nucléole sans division ive, avec pulvérisation les de division, passage a des granulations inter- >olution de ces granulaince fondamentale acido- La pyrénolyse accompaformation des iilamenls et est ainsi un indice de icléole dans l'élaboration

lion. L. CAMUS.

Ueber dcn Charaktcr der •eas unter dem Einflussc is Duodenum (Caractère pancréatique sous l'in- OQ d'acide chlorhydrique

dans le duodénum. (16) XVI, 505-510 ; 20 décembre 1902. — Des macérations de muqueuse du rectum, de l'iléon, de Teslomac faites dans HCl à 0,4 0/0, ou de sang dans les mêmes conditions, injectées dans les veines ou sous la peau de chiens porteurs de fistules permanentes déterminent la sécrélion non seulement du suc pancréatique, mais encore de la plupart des sucs digestifs. Il n'y aurait donc pas de spécificité ni dans le mode de préparation, ni dans le modo d'action de la sécrétine. De plu?, la sccrétine n'aurait pas de signification physiologique, car l'introduction d'acide dans une anse intestinale isolée, énervée et sortie do l'abdomen est sans effets sur la sécrétion pancréatique. Dans les conditions ordinaires l'introduction d'acide dans l'intestin peut agir mécaniquement sur le duodénum en y déterminant le déversement d'acide stomacal ou le déplacement de liquide acide préexistant, d'où sécrétion réflexe. L'expérience réussirait sur une anse sectionnée à ses deux extrémités et privée à la fois de ses nerfs et de ses vaisseaux ( î)

M. LAMBERT

Enriquez et Haillon. Rétlexe acide de Pavlofî" et sécrétine : mécanisme humoral commun. (79) LV, 233; 14 février 1903.

— On peut mellre en évidence lo passage de sécrétine dans le sang d'un chien qui a reçu une injection d'acide dans le duodénum; le sang de ce chien transfusé à un autre chien provoque une abondante sécrétion pancréatique. l. cami s.

C. Fleig. Mécanisme de l'action de la sécrétine sur la sécrélion pancréatique. (78) CXXXVI, 404; 16 février 1903. — L'énervalion d'un segment de jéjunum isolé empêche le passage de la sécrétine dans le sang. La sécrétine n'agit pas par rinlermédiaire des terminaisons nerveuses de l'intestin, ni par l'intermédiaire du système ner- \eux central. La sécrétine agit sur le pancréas lui-môme, elle ne paralyse pas les ganglions fréno-sécrétoires intra-pancréatiques, mais excite soit la cellule pancréatique, soit les éléments excito-sécrétoires.

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