‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 12 sur 146 · IL — EXAMEN DES MUSCLES · texte numérisé non relu

IL — EXAMEN DES MUSCLES

1* Muscles peauciers. — Parmi ces muscles il en était un que la plaie opératoire avait largement intéressé, c'était le fronto-scutellaire gauche. Ce muscle s'insère normalement, d'une part au cartilage scutellaire, d'autre part au ligament qui ferme l'orbite en arrière. Sa rétraction du fait de la cicatrice avait eu pour résultat l'allongement d'avant en arrière et de haut en bas de l'orifice de la cavité orbilaire el le déplacement du pavillon de l'oreille en avant.

2° Muscles masticateurs : A) Crotaphyte. — Du côté droit le crotaphyte était normal; sa surface d'insertion seule était augmentée, caractère qui sera longuement étudié à propos du crâne.

Quant au crotaphyte gauche, c'est sur lui qu'avait porté l'opéralion. Toutefois celle dernière ayant été faite sur>]un animal très jeune et un peu rapidement afin d'éviter les hémorrhagies, une partie du muscle, la partie postérieure, avait partiellement échappé à la destruction, il s'ensuivait que la limite du muscle remontait en arrière à peu près jusqu'à la ligne médiane du crâne comme dans les cas normaux. Puis cette limite contournait une cicatrice osseuse qui sera décrite plus loin et, remontant ensuite, se dirigeait vers l'insertion supérieure du ligament orbitaire postérieur (voy. fig, 1 et 2).

C'était donc, suivant le contour de cette ligne ainsi que sur la face interne de l'arcade zygomatique que le crotaphyte mutilé prenait son insertion fixe au moment de la mort de l'animal ; de cette insertion il se dirigeait, comme dans les cas normaux, vers Tapophyse coronoïde de la mandibule.

Toutefois, fait important à retenir, le faisceau postérieur du crotaphyte gauche n'avait pas été complètement épargné, la plus grande partie de son épaisseur avait, en efi'el, été enlevée, de telle sorte que si sa surface était restée la même, son volume avait été considérablement modifié.

B) Masséter. — Il m'avait semblé à l'examen extérieur, comme il a été vu, que le masséter gauche avait acquis, probablement par compensation, un volume plus considérable que le droit. J'ai essayé à ce propos de peser comparativement les masséters droit et gauche, mais ces pesées ne m'ont donné aucun résultat précis, ce qui était d'ailleurs facile à prévoir, étant données, non seulement la difficulté d'isoler toute la substance d'un muscle possédant des insertions au^si étendues, mais encore les limites peu nettes et les connexions intimes de ce muscle avec le crotaphyte et le plérygoïdien; cette différence de volume semble cependant avoir été réelle, comme on le verra

plus loin. Au poiot de vue de la forme générale les massékers des deux côtés étaient absolument semblables.

Le digastrique et les ptérygoïdiens n*avaient pas été atteints par la déformation.

Page 1