CL. PHILIPPE
Richard Link. Beitrag zur Kenntniss der Myasthenia gravis mit Refund von Zellherden inzahlrbichenMuskcln. (Une forme maligne de myasthénie, avec amas cellulaires dans un grand nombre de muscles). (19) XXIII, 114-124; décembre 1902. — Chez un boucher de 43 ans, mort de myasthénie à forme maligne, avec accès de suffocation et troubles asphyxiques, M. Link a rencontré, à l'examen microscopique, plusieurs muscles envahis par des amas de cellules lymphocylaires et môme épithélioîdes, avec petites hémorrhagies. Ces lésions dissociaient ou détruisaient plus ou moins les fibres muscu.
laires, absolument comme dans les cas publiés tout récemment par C. Weigerl- Laquer, et par Goldflam. cl. Philippe.
là. Picchi. Contributo alla conoscenza dalla dermatomiosite. (98) L¥I, 620-640; 1902. — Etude clinique, bactériologique et anatomopathologique d'un cas de celte affection généralisée des muscles accompagnée de lésions cutanées (œdème), qui évolua d'une façon aiguë. D'après Tauteur, la lésion principale du muscle dans la dermatomiosite consiste en une dégénéralion de la fibre par liquéfaction du sarcoplasma. •— La cause de la maladie serait un germe pathogène (encore inconnu) produisant des toxines nocives surtout pour la fibre musculaire. b. fbindbl.
W. Rindfleisch. Ueber Chorea mollis sive paralytica, mit Muskel-veranderungeu.
(19), XXIII, 143-163; décembre 1902. — Ce cas de choree molle chez une petite fille de 5 ans, compliquée d'endocardite infectieuse avec broncho-pneumonie et œdème aigu du poumon, présenta à l'examen histologique des altérations musculaires assez intenses : fibres ati'ophiées, fibres gonflées et variqueuses, souvent faiblement colorées ; striation assez fréquemment absente ; multiplication marquée des noyaux des gaines sareolemmatiques, noyaux souvent disposés en véritables trainees à travers les fibrilles contractiles, ou directement sous le sarcolemme; nodules lymphocytaires, et petites hémorrhagies dans le tissu conjonctif interfasciculaire. Les nerfs périphériques sont
ANALYSES
intacts, même dans leurs ramifications intra-musculaires, ainsi que les grandes cellules des cornes antérieures de la moelle.
— M. Rindfleisch regarde comme très vraisemblable la nature primitive de ces altérations musculaires ; elles constitueraient à elles seules une myopathie véritable, qui se serait développée sous Tinfluence des facteurs palhogéniques de la choree ; cette myopathie tiendrait sous sa dépendance la plupart des accidents paralytiques relevés au cours de la choree; elle pourrait être rapprochée de la myopathie qui a été signalée dans la maladie de Parkinson. cl. philippb.
N. Bucelli. I disturbi psichici délia corea volgare in rapporto ai disordini motori di essa. (100) XXVIII, 1-24 ; août 1902.
— II s'agit des troubles psychiques directement en rapport avec les troubles moteurs.
Ce sont d*abord les altérations de la volonté et de Vattention ; si Ton se reporte à leur mécanisme psychologique consistant eu somme en une hiérarchisation de mouvements, on est forcé de convenir qu'elles sont nécessairement atteintes dans la choree, maladie psychomotrice; et de fait, il n*y a pas un seul choréique indemne de troubles dé Tattention et de la volonté. Le choréique étant incapable d'attention, une foule d'impressions lui échappent ; de là des lacunes dans sa mémoire^ un obscurcissement de son intelligence. En outre du sentiment conscient ou inconscient de la perte de sa volonté et de son manque de force psychique résulte une émx>tivïté exagérée et un état pénible d'insécurité. — Ce sont là des altérations psychiques constantes, légères ou graves, qui font que tous les choréiques, au point de vue mental, ont un air de famille. Mais il peut y avoir plus, et de véritables vésanies entrent quelquefois en scène : ce sont des psychoses mélancoliques à fond hypochondriaque liées précisément au sentiment dUmpoissance des choréiques qui peut être le motif des interprétations délirantes les plus variées ; ce sont plus souvent des syndromes de confusion mentale légère, avec troubles psycho-sensoriels, hallucinations et illusions, qui ont pour base la faiblesse et l'épuisement neuropsychique du sujet, et pour raison d'être immédiate la perte de l'attention spontanée et volontaire. e. pbindbl.
C. Besta. Contributo allô studio délie hipolermie negli epilettici. (100) XX VIII, 667 ; 1902. — Relation d'une crise d'hypo-
thermie chez un épileptique; e 18 jours. Le premier jour la ten était descendue à 35% 2 ; elleoscil de as^" 1 à 360 4 . pendant toute cell la température ne remon ta que deus de la normale, une fois à 36^9, sans particulier, et une fois à 37°5, ap accès convulsifs; une quatrième convulsive ne détermina aucune de la température. Enfin, le 18® j eût une ascension brusque de 35°, Depuis lorsy elle se maintient norn
B. FBIl
c. Besta. Ricerche batteriolo^ sangue degli epilettici. (100) XXV août 1902. — Contrôle des expéri Bra qui aflirme avoir rencontré ch( des épileptiques dont le sang fut < un microbe spécial. — Besta n'a résultats positifs que 5 fois sur 125 ( II en conclut que les manifestation lepsie ne peuvent pas, en l'état aci rapportées à l'action pathogène d'i organisme spécial. Les résultats po recherches bactériologiques liennei infections accidentelles des malacJ des erreurs de technique, b. feii
A. d'Ormea. Bulle modificazi( pressione sub-aracnoïdea e dei car liquido cérébro-spinale nelia épilei rimentale.(lOO) XXVIII, 49-78; ac — Voy. ci-dessous.
A. d'Ormea. Sur les modilica la pression sub-arachnoïdienne et ractères du liquide cérébro-spii l'épilepsie expérimentale. (72) X 13-16 ; 1902. — Expériences sur d( légèrement morphinisés; on dél l'accès par l'excitation électrique d< et par l'injection endo veineuse < d'absinthe ; on avait introduit aux entre l'occipital et l'atlas (pro Cavazzani) une canule pouvant être rapport avec un appareil enregistra Vaccès épileptique^ la pression du céphalo-rachidien présente une < brusque dans la phase tonique ; ei pression baisse, tout en effectuant d lations nombreuses et irrégulières, plusieurs accès, la pression peut très bas. — Après Vaccès^ il y a d lations en rapport, comme à l'état avec la respiration et avec la sysl diaque, mais ces oscillations sont h plus accentuées qu'à Pétat normal.
TROUBLES ET LESIONS DES ORGANES, ETC
rétat de mal, oa a des oscillations yiolentes, irrégulières, presque ininterrompues.
— Le liquide céphalo-rachidien acquiert pendant l'accès épileptiqua un aspect trouble et une couleur rosée. Son alcalinité varie un peu. Son écoulement^ dont la vitesse augmente au début de l'accès, reste suspendu un certain temps après la cessation de l'attaque. b. fbimdbl.
G. Garbini. Intorno alla presunta origine infettiva delP oloematoma nei pazzi.
(100) XXVllI, 40-48 ; août 1902.^ Observations et recherches bactériologiques. — L'auteur n'admet pas la possibilité do l'origine infccliouse de l'ololiématomo des aliénés; il en reporte la cause première aux troubles du système nerveux central et aux altérations locales de l'innervation et de la vascularisalion du pavillon.
E. FBINDEL.
C. Ceni et P. Pini. La tossicila del sangue negli alienati. (100) XXVIII, 613- 647 ; 190i. — Malgré de très nombreuses expériencps(sérumdusangde8i aliénés injecte dans le péritoine de 252 cobayes), les auteurs n'ont pu établir des données générales certaines sur la toxicité du sang des aliénés comparé à celui des individus normaux ; cependant chez les lypémaniaques, les épileptiques, les idiots, ils ont quelquefois trouvé le sérum du sang hyperloxique.Mais la chose n'est pas constante et l'on ne voit pas varier la toxicité du sang de l'aliéné avec la forme de l'aliénation, pas plus que dans une même forme avec des périodes d'excitation ou de dépression .
B. FEINDEL.
A. J. Jouchtchenko. De la digestion stomacale et en particulier de la fonction sécrétoire des glandes stomacales chez les aliénés. (107), 8 et tt juin, 6 juillet, 17 août, 7 et 28 septembre et 2 novembre 1902; 909, 967, 1026, 1209, 1323, 1449, 1646. — L'examen du suc gastrique fut fait chez 25 aliénés (3 mélancolies, 2 manies, 2 catatonies, 1 psychose hystérique, 1 psychose neurasthénique, 1 psychose hallucinatoire aiguë,6 paralysies générales et 9 paranoïas) .Le suc gastrique à analyser s'obtenait à jeun ou à des intervalles plus ou moins éloignés du début de l'ingestion des aliments. Les aliments s'administraient par la bouche ou par la sonde. L'auteur avait ordinairement recours au déjeuner d'Ewald.
En cas d'ingestion par la sonde, le pain blanc était remplacé par 20 à 25 grammes
de pain en poudre. Parfois le déjeuner d'Ewald était remplacé par 200 à 250 gr.
de lait. La sonde introduite par le nez était réunie à une des tubulures d*une fiole d'Erlenmeyer, dont l'autre tubulure était adaptée à un appareil raréfiant l'air dans la fiole. L'analyse était toujours faite sur le contenu stomacal filtre. L'acidité totale du contenu stomacal était déterminée par l'addition à 5 gr. de ce dernier d'une i deux gouttes de phénol-phtaléine et ensuite par titrage d'une solution décinormale de soude caustique jusqu'à apparition d'une coloration rosée persistante. L'acidité était comptée en Cl. L'acide chlorhydrique libre était détermine qualitativement par le procédé de Gùnzbur^ç et le diméthylamidoazobenzol et, quantitativement, par le procédé deToepfer (diméthylamidoazobenzol) et parfois par le procédé de Mûntz (réactif de Gûnzburg). L'analyse quantitative de l'acide chlorhydrique totale, libre aussi bien que combinée aux albuminoïdes ou à leurs dérivés, était pratiquée d'après le procédé de Hehner-Leemanil. L'auteur n'a pas eu recours au procédé de Folbardt pour le dosage du chlore total ; ce procédé très complexe ne donne que des résultats sans importance. L'analyse qualitative de Tacide lactique était faite d'après le procédé d'Ufifelmann. Le pouvoir digestif du contenu stomacal était déterminé par le procédé de Melt. — Chez les mélancoli((ues, une heure après l'ingestion des aliments, Tacidité totale du contenu stomacal et la quantité d'acide chlorhydrique étaient très diminuées; absence totale d'acide chlorhydrique ou sa diminution considérable (maximum 0,03 0/0) ; pas de peptone ; pouvoir digestif nul ou très peu prononcé.
En d'autres termes, la sécrétion du suc psychique est manifestement diminuée.
Quant à la phase chimicorélïexe de la sécrétion, elle semble s'accomplir d'une manière suffisante. Tout de môme il se peut que, outre les troubles de la phase psychique, il existe aussi des troubles de l'appareil neiTeux et glandulaire. Pour ce qui est du pouvoir moteur de l'estomac, il paraît être exagéré. — Chez les maniaques il existe non seulement des troubles profonds de la phase psychique de la digestion, mais auss des troubles des appareils nerveux et glandulaires du type asthénique. Il est à remarquer que, chez les maniaques, 3/4 d'heure à 1 heure après le début de la digestion, le contenu stomacal ,où il y avai t déj à de la pepsine, ne coagulait le lait qu'après addition d'acide chlorhydique, ce qui revient à dire qu'il ne
Journal de phtsiol. it de patuol. oénér. 1903.
ANALYSES
itenait pas de labferment, mais seulement zymogène. — Chez les calatoniques et les tériques,doQtla sensibilité est très émous-
et qui ne ressentent pas de faim, la Lse psychique de la digestion est très [ accusée et fait même parfois complètent défaut. Dès que le malade commence lYoir un peu d'appétit et, à plus forte ion, quand celui-ci devient exagéré, la rétion du suc gastrique subit des modilions correspondantes. Il est à supposer , du moins chez les calatoniques, il >te aussi des troubles de l'appareil ner- X et glandulaire. — Chez les paralytiques éraux les troubles de la digestion nacale présentent le type asthénique.
sécrétion suffisante du suc psychi- 'observée chez quelques paralytiques c lésions corticales très prononcées déalre que, contrairement à l'assertion de dov, le cerveau ne semble pas partici-
au réflexe psychique complexe de la se stomacale de la digestion. — Chez lupart des paranoïques la digestion gasue s'accompHl régulièrement et, en cas •efus de manger, le « suc d'appétit » est été en quantité suffisante, môme si Ton obligé d'introduire les aliments par la ie. Dans d'autres cas les troubles diifs sont très accusés. Il se peut que la 3n en doive être cherchée dans la perion du goût et de Todorat. Chez une ade présentant des phénomènes calaoîdes, la sécrétion du suc psychique lit complètement défaut. — Chez les ades alimentés longtemps par la sonde ins sans interruption dans un cas) on ivait toujours du suc gastrique à jeun, lel avait toutes les propriétés du suc :hique« La quantité de ce suc sécrété à I était parfois très considérable (plus fOO ce.) Son acidité totale était élevée î pouvoir digestif très accusé.
EM. WASSBRBBRG.