L. Lucatello et G. Malox
siero leucolitico antileucemico.
degli ospedali e délie cUniche
PROCESSUS DE DEFENSE DE L'ORGANISME
i08; 25 janvier 1903. — Trois malades présentaient la formule caractéristique de la leucémie myélocytique avec participation de la rate ; on put se procurer une quantité suffisante de leurs globules blancs en rendant leur sang incoagulable par l'oxalale de potasse et irabandonnant quelques heures à une température constante; les globules rouges se déposaient d'abord, et au-dessus d'eux une couche jaunâtre uni- (luement constituée par des leucocytes en bon état de conservation. — Une brebis et un lapin reçurent des séries d'injections de leucocytes; lorsque la préparation des animaux fut obtenue, on étudia au micros- -cope Taction de leur sérum sur le sang des malades : il avait un pouvoir destructeur manifeste sur leurs leucocytes, aussi bien d'ailleurs que sur les globules blancs de quelques exsudats humains (pleurésie;. — L'action du sérum des animaux fut également étudiée in vivo ; elle ne fut bien marquée que dans un cas; le malade avait re<;u 20 injections de sérum (1 à 5 ce. par jour); le nombre des leucocytes tomba de 500,190 par mmc. à 375,720 et le volume de la rate diminua sensiblement. Le sérum leucolytique avait donc réussi à entraver la fonction leucopoiétique de la rate.
B. FEINDEL.
J. Albarran et L. Bernard. Etude sur les cytoloxines rénales. (06) XV, 13-29 ; 1903. — Les expériences des auteurs leur ont constamment montré la toxicité élevée du parenchyme rénal. Mais il n'ont pas pu mettre en lumière l'activité spécifique de ces poisons, ni par l'injection directe de substance rénale, ni par l'emploi de sérum du sang d'animaux inoculés avec celte substance, ni par celui du sang d'animaux chez lesquels la ligature urétérale aurait entraîné la résorption de poisons rénaux {toutefois une expérience a été positive dans ce dernier groupe). Les lésions rénales obtenues étaient presque toujours peu importantes, en tout cas toujours banales, et non localisées exclusivement au rein, nullement spécifiques par conséquent. On ne peut donc conclure à la réalité des cytotoxines rénales ; peut-être faut-il attribuer à la trop grande toxicité du parenchyme rénal, cette impossibilité de réaliser la production de ces cytotoxines.
A. DESGOS.
W. Liepmann. Ueber ein fur mens- -chliche Placenta spezifisches Scrum (Sérum spécifique pour le placenta humain). (18)
XXIX, 80 ; 29 janvier 1903. — Ce sérum est obtenu par injection de placenta humain au lapin. Jamais Liepmann n'a remarqué v d'action toxique résultant de ces injections. Un animal qui avait reçu 64 grammes de placenta broyés dans 100 grammes de solution chlorurée resta Lien portant. Ce sérum permet de reconnaître les substances provenant du placenta qui passent dans le sang.
Le sang placentaire, le sang provenant du fœtus donnent une précipitation abondante, tandis que le sang de l'homme ou de la femme en dehors des périodes de l'accouchement ne donnent pas ce précipité.
Cette méthode a une valeur diagnostique.