‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 135 sur 146 · V. MONTAGARD · texte numérisé non relu

V. MONTAGARD

Raphael Dubois. Sur la purpurase du purpura, à propos d'une note de M. A. Letellier. (79) LV, 82 ; 17 janvier 1903.

E. Hedinger. Klinische Beitrûge zur Frage der Hàmolyse (Contribution à l'étude clinique de l'hémolyse). (20) LXXI V, 24-42 ; 1902. — Neisser et Doering ont démontré que dans la plupart des maladies et dans les néphrites notamment, sans manifestations urémiques, le sérum avait des propriétés hémolysanles pour les globules rouges du lapin ; en effet, 0,1 à 0,15 ce. de sérum humain suffisent pour détruire les erythrocytes contenus dans 1 ce. de sang de lapin lavé» la quantité minima de sérum capable de déterminer l'hémolyse étant de 0,01 ce. L'hémolyse se produisait également quand, après avoir chaulfé le sérum une demi-heure à 50° on lui ajoutait une certaine quantité de sérum neuf. Le sérum provenant de malades atteints d'urémie se comportait tout autrement, tandis que 1 ce. de sérum non modifié déterminait l'hémolyse ; celle-ci faisait défaut quand, à ce sérum non modifié, on ajoutait 1 ce. de sérum chauffé pour 1 ce. de sérum neuf. Cette réaction du sérum urémique a été retrouvée parLaqueur et recherchée aussi par l'auteur. Dans tous les cas de néphrites sans accidents urémiques, l'hémolyse se produisait normalement. Dans trois cas d'urémie confirmée il a observé des faits un peu différents de ceux des auteurs précités. Non seulement l'hémolyse taisait défaut quand, au sérum chauffé, on ajoutait le sérum neuf, mais elle manquait quand, à 1 ce. de globules sanguins, on ajoutait 1 ou 2 ce. de sérum d'urémiques. Toutefois les globules conservés et un peu déformés étaient en général fortement agglutinés. La réaction du sérum

ANALYSES

urémique serait donc encore plus caractérisée pour Hedinger que pour Neisser et Dœring. Le même auteur a constaté que les liquides d'ascite chronique non inflammatoire, déterminaient une hémolyse parfaite, quoique moins rapide que celle que provoquent les sénims. Les ascites inflammatoires, au contraire, étaient caractérisées par la diminution du pouvoir bémolytique qui tantôt apparaissait après Taddition d'un peu de sérum neuf, tantôt après l'adjonction d*un mélange de sérum chauffé et de sérum neuf. Mais ces réactions étaient très variables suivant les cas, de même que les propriétés agglutinantes. Ces liquides pleuraux offraient aussi une activité hémolytique très faible. Ces caractères pourraient servir à distinguer les liquides exsudés des liquides transsudés. L'hémolyse fut obtenue très nettement avec la sérosité du vésicatoire dans un cas de leucémie myélogène; elle faisait défaut avec le liquide d'un kyste de Tovaire, le liquide céphalo-rachidien de deux cas de méningite tuberculeuse, la sérosité d'un œdème brightique. — Les propriétés particulières du sérum d'urémique sont attribuées par Neisser et Dœring à la présence d'une antihémolysine. Hedinger pense que dans l'urémie, comme dans certains serums normaux, Taléxine et la sensibilisatrice ne sont pas en proportions normales, ce qui expliquerait que par augmentation de l'une ou del'auire partie de la lysine on puisse faire apparaître Thémolyse. Enfin, il faut peut-être faire jouer un rôle dans les phénomènes d'hémolyse et d'agglutination des globules, à la concentration moléculaire du sérum. Quoi qu'il en soit, il résulte bien que les modifications de l'activité hémolytique des serums d'urémiques constituent un caractère spécifique qui permette de distinguer en clinique l'urémie des divers complexus morbides qui peuvent la simuler.

BBNBI CLAUDE.

L. Bard. Des variations pathologiques du pouvoir hémolytique du liquide céphalorachidien. (9.*)), 9, 14 janvier 1903.

O.-A. Pétrone. Su di un siero dolalo diazione précipitante sul siero antidiflerico. La Pediatria, 1902, n» 10. — Esl-il possible de provoquer la production de précipitines spécifiques par l'injection répétée d'antitoxine diphtérique? Peut-on rendre par cette méthode un sérum capable de neutraliser l'action de l'antitoxine ? Ces ques-

tions ont leur intérêt attendu que dans la diphtérie on pratique souvent à plusieurs reprises des injections d'antitoxine ; il pourrait se faire qu'à un moment donné ces injections deviennent inutiles ou nuisibles. — Quoi qu'il en soit, voici le fait obseiTé par l'auteur: un lapin reçoit une injection de sérum antidiphtérique de PInstitut Pasteur (5 ce); au bout d'un mois son sérum n'a pas d*actt0Q particnlière sur l'antitoxine. Il reçoit alors, à huit jours d'intervalle l'une de Tautre, deux injections de sérum (9 cc.j. Le treizième jour après la première de ces deux injections, le sérum du lapin a une action précipitante évidente, bien que faible, sur l'antitoxine diphtérique. b. fbindbl.

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