L. Michaelis et Cari Oppenheimer
Immunitàt gcgen Eiweisskôrper. (i) 1902; Sp* B'*, 336-366. — Un corps albumineux, provenant d'une espèce animale différente, et pénétrant dans l'organisme en évitant le canal intestinal, n'agit pas comme un aliment indifférent, mais provoque une réaction qui consiste dans la production d'un anticorps. La précipitine n'est pas un ferment, mais est fixée par son corps albumineux réciproque : on ne retrouve plus de précipitine dans le filtrat d'un précipité obtenu dans cette combinaison; le mécanisme est donc le môme que dans le cas de toxines spécifiques, mais le but physiologique est différent. Si, pour les toxines, il s'agit d'un procédé de défense de l'organisme, pour l'albumine, il est vraisemblable qu'il s'agit d'une adaptation : ce corps doit perdre par la digestion sa spécificité, ses propriétés de corps étranger : il est probable que la formation de précipitine est en rapport avec ce processus d'assimilation. Après injection chez un animal immunisé, il se produit une forte leucocytose; si l'on combine ce fait avec la libre circulation des précipitines dans le sang et l'absence de coagulation dans les vaisseaux, on est amené à penser que les leucocytes ne fixent pas l'albumine telle quelle, mais seulement après modification par la précipitine. bd. mbvbr.
Simon Flexner. On Trombi composed of agglutinated red blood corpuscles. (53) 316-321, novembre 1902. — - L'agglutination des globules rouges est fréquente au cours des infections humaines et animales.
Il peut ainsi se produire une variété de thrombus dits thrombus agglutinatifs. Quand ces thrombus sont anciens ils prennent l'aspect de thrombus hyaliens. Les poisons
PROCESSUS DE DEFENSE DE L'ORGANISME
hémolyliques non bactériens provoquent expérimentalement ces mêmes thrombus.
LBSNÉ.
Warâeld Longcope. Sludy of the bacteriolytic serum. Complements in disease : a contribution to our knowledge of terminal and other infections (Étude des compléments baclériolytiques du sérum à rétat pathologique; contribution à Tétude des infections terminales et autres).
*<69) XV, 531-544; 1902. —L'auteur, après avoir rappelé tous les travaux qui ont établi les variations quantitatives dans le sang du complément (aléxine) et du corps intermédiaire (sensibilisatrice), déclare que le
' complément est la partie la plus sensible du sérum; il est influencé par une foule de causes, tantôt augmenté, tantôt diminué, taudis que le corps intermédiaire reste fixe. Or, c'est le complément qui a la plus grande importance dans la lutte de Torganisme contre l'infection. Les recherches de Longcope, conçues sous la direction de Flexner, ont été entreprises dans le but de déterminer si, aux dernières périodes des maladies chroniques, il y a une diminution sensible du pouvoir bactériolytique du sang, et chercher les causes de cette réduction technique très complète. On a pris d'abord sept serums normaux. Dans chaque cas 1 ce. de sérum actif non chauffé a donné une bactériolyse complète en 24 heures de deux échantillons de microbess employés dans ces expériences, B. typhique et B. coli. — Les différences les plus remarquables concernent le pouvoir réactivant; celles-ci n'étaient toutefois pas considérables : ordinairement 1/20 de ce. de sérum frais ajouté à 1 ce. de sérum chauffé le réactive complètement en 24 heures pour le bacille typhique, et le mélange devenait aussi actif que 1 ce. de sérum frais. Mais avec un sérum provenant d'un sujet dont l'état de santé était peu satisfaisant la baclériolyse était moins rapide, et chez le même individu à des époques différentes, l'activité bactériolytique du sérum a varié. — Connaissant les résultats obtenus avec le sérum d'individus sains, on a expérimenté avec le sérum de 17 sujets atteints de néphrites, affections cardiaques, cirrhoses, etc. — Tout d'abord on constata que 1 ce. de sérum non chauffé n'avait que peu ou pas d'action sur le colibacille et parfois môme no suftisait pas à détruire le bacille typhique en 24 heures.
— Le bacille typhique est, d'une façon générale, beaucoup moins résistant à Taction des serums que le coli-bacille; il est rare de
rencontrer un cas où 1 ce. n'ait pas un effet bactériolytique accentué. Bien plus la « réactivation » a été ordinairement obtenue, de sorte qu'en comparant avec un sérum d'individu normal la quantité de .<^érum des malades (sérum non chauffé) nécessaire pour réactiver 1 ce. de sérum chauffé, on a pu obtenir un rapport défini entre les deux et construire une échelle de mesure. On a ainsi établi que la « réaction » était de trois à six fois plus difticile avec les serums d'un groupe de dix individus, dont sept sont morts, qu'avec le sérum normal; en d'autres termes si 1/20 ce. de sérum frais suffisait pour réactiver 1 ce. de sérum chauffé (type des sujets normaux) il fallait avec les serums de malades 1/10, 2/10 et môme 3/10 pour obtenir une baclériolyse complète. — Trois causes pouvaient être invoquées pour expliquer cette modification ; réduction du corps intermédiaire, formation d'un auto - anli - complément réduction du complément. — Les expériences ont prouvé que les deux premières hypothèses n'étaient pas justifiées, mais qu'il y avaitbien réellement diminution du complément. Des diverses séries d'expériences relatées résulte que pendant la durée d'une maladie chronique comme les néphrites, les cirrhoses du foie, etc., le complément bactériolytique du sang tombe ordinairement au-dessous de la normale.
La réduction peut être si prononcée que l'organisme n'est plus protégé contre les bactéries. A ce moment le plus léger accident, qui facilite la pénétration des microbes, livre l'organisme à l'infection contre laquelle il ne peut se défendre. — L'hyperleucocytose parait coïncider avec Taugmenlation de la proportion du complément en ce qui concerne les bacilles typhiques et coli. — Mais dans bien des infections, traumaliques surtout, le danger vient d'autres microbes, les pyogenes ordinaires. — Un sérum donné contient-il des compléments également actifs pour les diverses espèces de bactéries ? Celte question paraît pouvoir être résolue par l'affirmative. — Une dernière série de recherches concerne l'état bactériolytique des serums des typhicjues à l'égard du bacille d'Éberth. — On a examiné le sang d'un typhique qui a succombé à la maladie, le sang d'un malade atteint de typhoïde grave, compliquée d'endocardite, enfin un cas de typhoidette. — Dans les deux premiers cat* (septicémie typhique) le sérum présentait une diminution du pouvoir réactivant pour le bacille typhique et pour ce bacille seul, comme l'ont montré des expé-
ANALYSES
iences de contrôle faites avec des coli-bailles, des paracoli-bacilles et le bacille dy- Bntérique de Shiga. Celle recherche du ouvoir bactériolytique spécifique du séiim des typhiques, mise en relief par les xpériences de « réactivation »> est due à i diminution dans le sang de la quantité u complément spécifique. — Ce fait prouve ien l'existence d'une infinité de complélenls bactériolyliques spécifiques, très autement différenciés. — Les divers comléments baclériolytiqucs d'un sérum sont ^capables de s'unir au corps intermédiaire péc^ique pour détruire le bacille typhiue. — Les maladies chroniques diffèrent es maladies aiguës au point de vue des ropriélés bactériolyliques du sérum, car )us les compléments paraissent y être Itérés, quoique peut-être dans des proortioas différentes. henri claudb.
O.-A. Pétrone. Sul potere isolitico ed joagglutinante del siero di sangue perifeico del siero di sangue splenico in alctii malattie infantili et degli adulti. Con- 'ibuto alla patogenesi délie anémie di rigine splenica. La Pediatria, 1902, n« 9.
- Cas examinés : anémie splénique infanle, 3 ; splénomégalie avec cirrhose du foie hez un enfant, splénomégalie chez une fil- Jlte de 13 ans; néphrite, péritonite et leurile tuberculeuses chez une fille de 7 ans; splénomégalie palustre chez une îmme ; sujets normaux. — L'action isoaglutinante était nulle ou très faible pour les ujels normaux ; elle a été trouvée plus ou loins prononcée chez tous les malades ; le hénomène n'est donc d'aucune utilité pour 5 diagnostic. — L'action isolylique était àible pour le sang phériphérique, plus forte vec le sang de la rate dans un cas d'ané- [)ie splénique ; elle existait aussi dans un as de splénomégalie palustre. Cette action iolylique résistait au chauffage à 56*».
l'action isolylique était bien accentuée dans B cas de néphrite, péritonite et pleurite; nais elle ne résistait pas i^u chauffage à 66° t ne reparaissait pas après l'adjonction de érum normal frais. Pas de réaction pour ous les autres cas. — Les deux premiers as d'action isolylique positive viennent à 'appui des théories qui considèrent la rate ;omme le lieu d'origine de substances hénolyliques dans les maladies de la rate.
)ans le troisième cas, il s'agit d'une loxinfection générale qui n'a pas de rapports ivec l'anémie splénique. Quant aux deux ias d'anémie splénique sans réaction isoly-
lique, on peut expliquer ce résulti toire par plusieurs hypothèses :
penser que cette action isolylique faible, que Thémolyse avait liei tissu même de la rate et non dan ou que la moelle des os était dai d'insuffisance fonctionnelle.