THÉRAPEUTIQUE
1902. — Les auteurs ont pu transmettre la septicémie pesleuse d'un rat inoculé à un rat sain, en exposant le second à la piqûre de puces recueillies sur le premier.
LTautre part, il:> ont constaté que les puces du rat piquent l'homme.
p. NOBÉrOlRT.
S. Nestérov. Relations entre rinleclion palustre et l'exportation du naphle à Novorossiisk. (i07) 2G octobre 1902; 1609. — En observant la fréquence de la malaria, l'auteur s'est assuré que l'arrosage accidentel des eaux stagnantes des marais par le naphte a diminué plus que de moitié les cas d'infection palustre. Ce qui est le plus remarquable, c'est que celte diminution a coïncidé avec le début et le maximum d'activité des travaux de terrassement. Ces observations ont donc confirmé pleinement l'action destructive du pétiole sur le développement des larves des anophèles.
BM. WASSBRBERG.
G. Foà. Ricerche batleriologiche sul burro del mercalo di Firenze. Alcuni bacilli pseudo tubercolari. (98) LVI, 518-544; 1902, — Vingt échantillons de beurre, prélevés sur le marché de Florence ont été étudiés. Aucun ne contenait de bacilles de la tuberculose (examen direct, cultures, inoculations aux cobayes) . — Mais sept de ces échantillons ont fourni quatre variétés de bacilles pseudotuberculeux ; l'auteur en donne les caractéristiques et les compare à celles de bacilles pseudotuberculeux isolés par d'autres observateurs. Il termine en rappelant les cas où les bacilles pseudotuberculeux ont été trouvés chez l'homme.
B. FELNDEL.
E. Rolants. De Tépuration biologique des matières hydrocarbonées dans les eaux résiduaires industrielles. (89) XXIV, 1057- 1069 ; 1902. — L'emploi des lits bactériens aérobies, sans fosse septique, suffit à épurer les eaux résiduaires des sucreries et des distilleries de grains. Plus la dilution des résidus est grande, plus l'épuration est complète. u. bourges.
E. O. Jordan. The Kinds of bacteria found in river water. (49) 111, 1-27 ; 1903.
— De très nombreuses analyses des eaux de riUinois, du Missouri et du Mississipi, faites sur des échantillons prélevés à diiférentes hauteurs entre Chicago et St-Louis, et étudiés par des procédés bactériologiques ri-
goureusement identiques, Tauteur a pu mettre en évidence les faits suivants :
1° Les espèces bactériennes isolées de certaines eaux de rivière tout près du point où elles sont souillées par les égoùts sont différentes de celles que l'on trouve dans ces mûmes eaux à une haute dislance du foyer de pollution. — 2° Dans les eaux de rivière récemment souillées, les staphylo-.
coques non chroraogènes sont beaucoup plus abondants, tandis que les b. ttuorescents et certaines bactéries qui ne produisent pas de gaz et ne liquéfient pas la gélatine sont beaucoup plus rares que dans des eaux plus pures. — 3** Le procédé des plaques de gélatine est supérieur à celui des milieux à Armentation pour l'isolement d'organismes appartenant au groupe Proteus, inférieur au contraire pour le b. coli et le b. lactis aérogenos. — 4° Pour les b.
fluorescents la propriété liquéliante est un très bon moyen de 4Jifférenciation des variétés.
— 5^ D'une façon générale, la production d'indol, la réduction des nitrates, la formalion d'un voile à la surface du bouillon de culture, ne constituent pas des propriétés spécifiques de grande valeur. — Trois tableaux. A. DBSCOS.
Henry Tissier et Martelly. Recherches sur la putréfaction de la viande de boucherie. (Gl) XVI, 8G5-904, 1902. — Exposé de la technique pour l'isolement des microbes aérobies et anaérobies, pour l'élude des caractères morphologiques de ces microbes et de leurs propriétés chimiques. Les auteurs ont isolé 13 es[)èces aérobies [Mi^ crococcus ttavus liquefaciens (Flugge), diplococcus griseus non liquefaciens (espèce nouvelle), streptocoque pyogène, staphylocoque pyogène blanc, b, coli commun, bacillus fililormis aerobius (espèce nouvelle), proteus vulgaris et Zenckeri], et 5 espèces anaérobies [diplococcus magnus anaerobius (espèce nouvelle), bacillus gracilis putidus (espèce nouvelle), bacillus putrificus coli (Bienstock), bacillus perfringens, bacillus bifermenlens sporogenes (espèce nouvelle]. — Au point de vue de leur action chimique les bactéries de la putréfaction forment deux groupes principaux, contenant l'un et l'autre des aérobies et des anaérobies : les ferments mixtes, attaquent à la fois les hydrates de carbone et les substances protéiques et les ferments simples ne s'attaquent pas au sucre ; les uns et les autres se subdivisent en protéolytiques vrais, attaquant directement l'albumine par des
Googiè
ANALYSES
diastases Irypsiques, et en peptolytiques, n*atlaquant les album inoïdes que lorsqu'ils ont subi une première hydratation. Les espèces anaérobies sont les espèces nécessaires de la putréfaction ; les aérobies qui existent toujours ne font pas de putréfaction (à l'exception du staphylocoque et du proteus), et ont une action variable ; quand le milieu est suffisamment sucré, ceux qui attaquent les hydrates de carbone ont une action empêchante par Facidité qu'ils déterminent ; quand la quantité de sucre est insuffisante, ils ont une action favorisante, on hâtant la production d'ammoniaque servant à neutraliser le milieu, et en absorbant l'oxygène. Il y a donc symbyose des anaérobies et des aérobies pour la putréfaction rapide de la viande. p. nobécourt.
P. Achalme. Observations à propos du mémoire de MM. Tissier et Martelly.
(61) XVll, 79-80 ; 1903. — Le bacillus pulre ficus coli étudié par ces auteurs est un microbe différent de celui isolé par fiienstock ; le badllus bifermertens sporogenes (Tissier et Martelly) n'est peut-être par contre nullement différent du bacille de Bienstock. Le badllus perfringens n'est autre qu'un bacille décrit déjà sous les noms de badllus emphysematosus, badllus enteritidis sporogenes^ etc. p. nobécourt.
E. Levy et E. JacobsthaL Fleischver-
giflung und Typhus (Empoisonnement par des viandes et fièvre typhoïde). (5) XLIV, U3-126 ; 1902. — Une vache tuée dans un abattoir, présentait des abcès de la rate et du foie contenant* des bacilles du groupe coli. Go bacille présentait les caractères du typhique. Il poussait sur le lait sans le coaguler, ne développait pas d'indol, ne formait pas de gaz avec les bouillons sucrés ; il donnait des colonies bleues sur le milieu de Conradi. Il agglutinait par les serums de typhiques et d'animaux immunisés contre le typhus. Il y a donc une parenté étroite entre ce bacille et le typhique. II y a probablement une relation entre ces paratyphiques et les infections signalées à Brème, Strasbourg, Hambourg. Les intoxications par les viandes, se manifestant surtout par des troubles gastro-intestinaux, sont peutêtre sous la dépendance d'un paratyphique.
Bibliographie. v. montagard.
D. Konradi. Uber die baktericide Wirkung der Seifen (Pouvoir bactéricide des savons). (5) XLIV, 101-113 ; 1902. — Le savon étudié renferme 5 0/0 de résor-
cine et 2 0/0 de glycérine. Konradi mélange des solutions à 5 0/0, 2 0/0 et 0,3 0/0 de ce savon dans Teau à parties égales arec de la gélatine nutritive. Le bacille du charbon, le typhique, le coli, le staphylocoque doré ne donnaient pas de colonies au bout de 1 4 jours. Les spores charbonneuses sont tuées en 1 heure par le sublimé à 1 0/00, et en 4 heures à 37** par une solution à 1 0/00 de ce savon. Le pouvoir désinfectant de ca savon est dû au terpinéol, à la vaniline, à la coumarine et à Théliotropine qu'il contient. V. MONTAGARD.
Chantemesse. Sérothérapie de la fièvre typhoïde. (86) 24 décembre 1902, 1227.— La moyenne de mortalité de la fièvre typhoïde, dans les hôpitaux paiisiens, du 1" avril 1901 au 1®' décembre 1902, a été de 19,3 0/0. Dans la même période, la mortalité n'a été que de 3,7 0/0 dans le service de Chantemesse où le sérum de l'auteur était employé. La différence est tellement considérable, que l'action du sérum est certaine. L'expérimentation montre que le sérum antityphique sensibilise le virus et le rend plus sensible à l'attaque des cellules ; il excite aussi les phagocytes. Il doit être manié avec précaution si l'intoxication est déjà profonde et ancienne j. c.
F. Dévé. Essai de sérothérapie antiéchonococcique. (79) LV, 124 ; 24 janvier
Piorkowski. Ueber Streptokokfcensera (Sur les serums streptococciques) . ( 1 1 ) 1125 ; l**" décembre 1902. — Malgré les i-echcrches faites depuis 10 ans, nous ne possédons pas un sérum antistreptococcique applicable à la thérapeutique humaine et dont les résultats soient certains. P. a obtenu un sérum antistreptococcique prophylactique et curatif. Il part du streptocoque du jetage du cheval. On exalte, par des passages sur la souris, la virulence de streptocoques pris dans les narines de chevaux malades; puis, avec ces streptocoques virulents, on immunise des chevaux. Le sérum de ces chevaux, à la dose de 10 ce., est curatif et prophylactique contre le jetage. Ce sérum agglutine peu ou pas les streptocoques d'angines, mal les autres pyogenes, et à 1 /l 00 et au delà les streptocoques du jetage»
V, MONTAGARD.
A. Bagiosky. Ueber Antistreptokokkenserum bci Scharlach (Sérum anli streptococci-
THERAPEUTIQUE