‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 19 sur 146 · distillation · texte numérisé non relu

distillation

Différences 14,55 14,30 13,95

La valeur calculée de ces différences est de 15 ce. Les écarts en moins sont donc de 0<**',45 à 1<=%05, ce qui fait, en urée, des écarts en plus de 0^, 13 à Ofe"*, 31 pour 1000 ce. de dissolution.

L'erreur provenant du dosage de l'ammoniaque dons le procédé de Folin, paraît donc être minime, au moins en ce qui concerne les mélanges artificiels d*urée et de sel ammoniac. En ce qui concerne l'urine même, un plus grand nombre de dosages serait sans doute nécessaire pour donner définitivement droit de cité à ce procédé, surtout quand il s'agit d'urines pathologiques. Gomme il restait visiblement à faire de ce côté un ensemble de vérifications qui m'auraient entraîné en dehors des limites de mon travail, j'ai renoncé pour l'instant à poursuivre plus avant l'étude du dosage de l'ammoniaque par la méthode de Folin ^, et j'ai continué l'étude du procédé de dosage de l'urée, d'après cet auteur, en me servant, pour doser l'ammoniaque, d'un procédé déjà connu et éprouvé, je veux parler de celui de Schlœsing, que j'ai appliqué de la manière suivante :

Vingt-cinq centimètres cubes d'urine ou de solution ont été introduits dans un cristallisolr placé sous une cloche bien rodée et fermant exactement. Au-

* La solution de sel ammoniac employé était en effet centinormale; 50 ce. de cette solution correspondraient donc à 5 ce. d'acide sulfurique décinormal.

' Dans une note récente et dont je n'ai eu connaissance qu'au moment où le présent article était déjà terminé, Folin reconnaît qu'avec l'urine le procédé en question donne des résultats trop faibles. C'est bien ce que faisaient prévoir les résultats ci-dessus (Folin. Zeilschr. /. pA-ys/o/. Chem., t. XXXVli, p. 161).

DOSAGE DE L'UREE 265

dessus du crîstallisoir, on plaçait sur un triangle une capsule en verre renfermant 10 ce. d'acide sulfurique normal au quart additionnés de quelques gouttes de teinture de tournesol d'orcine, puis on ajoutait à Turine environ 6 ce. d'un lait de chaux à 100 gr. pour 1000, on refermait, et après 3 jours on titrait l'acide excédant.

Voici les résultats de quelques dosages de contrôle que j*ai faits sur des solutions de chlorure d'ammonium pour me rendre compte du degré d'exactitude du procédé.

Solution do chlorure d'ammonium

à Ot',i7 de AzH» p. iOOO. à 0i',68 do AzH» p. iOOO.

Trouvé après 3 jours 0^18 0^6712

Trouvé après 4 jours 0,17 0,6766

Le procédé est donc très précis ; on verra d'ailleurs plus loin de nouvelles preuves de cette exactitude, au moins en ce qui concerne les solutions d'urée et de sel ammoniac. Appliqué à l'urine, il a joui pendant longtemps de la confiance générale, puis il a été vivement attaqué dans oes dernières années et notamment par Camerer et Sôldner et par Shafer', d'après lesquels il serait sujet à des erreurs pouvant aller jusqu'à 25 0/0 de la quantité d'ammoniaque à doser.

Folin' fait remarquer que le procédé de Schlœsing ne mérite pas des critiques aussi vives, si l'on a soin de disposer le mélange d'urine et de lait de chaux en couche très mince. Cette remarque est capitale. Dans mes expériences je me suis servi de cristallisoirs de 10 ce. de diamètre et dans lesquels le mélange en question occupait une hauteur de 3 millim. environ. Dans ces conditions, sur lesquelles Neubauer avait primitivement appelé l'attention, mais qui avaient été un peu perdues de vue dans la suite, le procédé donne de bons résultats, comme l'ont démontré d'ailleurs les expériences de contrôle de ce savant \ Folin vient de montrer à la vérité qu'une urine traitée d'après Schlœsing pendant 5 jours, puis additionnée de carbonate de sodium, abandonne encore de l'ammoniaque à un courant d'air. Mais Folin s'est servi pour le dosage d'après Schlœsing d'un lait de magnésie. Or, cette base déplace l'ammoniaque beaucoup moins vite que la chaux, ainsi que le démontrent les deux essais que voici^où l'on a traité d'aprùs Schlœsing, pendant 3 jours, respectivement 25 ce d*urine par 6 ce. environ d'un lait de chaux et d'un lait de magnésie, tous deux à 10 p. 100. Pour chacune des deux bases, il a été fait deux dosages parallèles*.

Ammoniaque p. 1000 ce. d'urine.

Par la chaux. Par la magnésie,

gr «r

L'expérience de Folin ne prouve donc rien contre le procédé en question et j'ai finalement poursuivi l'étude du dosage de l'urée d'après Folin, en dosant concurremment l'ammoniaque d'après Schlœsing.

* Cambrer (jun.) et Sôldner. Zeitschr. t. BioL, t. XXXVllI, p. 286. — Shapbr, cité diaprés Folin. Zeilachr. t. physioL Cbom.j t. XXXVII, p. 16'1.

* Folin. Loc. cil,

» Neubauer. i/oiiro. ptaki. Cbcm., t. LXIV, p. 177

* Ces résultats ont été fort obligeamment mis à ma disposition par mon collègue du laboratoire, M. Dokizé.

266 CH. SALLERIN

1® Quels résultats donne le procédé de Folin, combiné avec celui de ScblcBsiûff, pour des solutions d'urée et de chlorure d ammonium ? — Le procédé employé pour le dosage de l'ammoniaque dans ces expériences ayant fait ses preuves, cette série de vérifications visait surtout le dosage de Turée d'après Folin. J*ai néanmoins profité de ces essais pour en tirer un nouveau contrôle du procédé de Schlœsing appliqué au cas particulier qui nous occupe.

J'ai fait des dissolutions renfermant environ 20 gr. d'urée p. 1000, plus des quantités d'ammoniaque (à Tétat de sel ammoniac) se rapprochant de celles que contient d^ordinaire Turine. De ces solutions je prélevais d'une part 3 ce. qui étaient hydrolisés par chauffage au chlorure de magnésium avec distillation et dosage de Tammoniaque formée. Soit N le nombre de centinaètres cubes d'acide sulfurique décinormal neutralisés. D'autre part, 25 ce. servaient au dosage de l'ammoniaque d'après Schlœsing. Soit n le nombre de centimètres cubes d'acide sulfurique normal au quart neutralisés. On calcule aisément que l'expression

fournit en grammes le poids d'urée p. 1000 ce. de dissolution.

Je réunis dans le tableau suivant les résultats des trois séries d'expériences faites sur trois dissolutions différentes. Tous les résultats sont exprimés en grammes et rapportés à 1000 ce. de dissolution. Pour le dosage de Tanamoniaque, on a fait pour chaque dissolution deux ou trois dosages dont la moyenne figure au tableau et a servi seule dans le calcul de l'urée.

Quantités retrouvées.

Urée.

Ammoniaque

Quantités mises en expérience.

Urée. Ammoniaque.

En mettant à part le cinquième dosage d'urée pour lequel l'écart a été de 0fi^'',62 en moins pour 19«f'',76 d'urée par 1.000 ce, on voit que l'erreur, toujours en moins, a varié entre 08^',02 et 0«%45 (moyenne 0»%25) pour une moyenne de 20 grammes d'urée contenus dans 1000*'' de dissolution.

Ajoutons que dans cette erreur, celle qui est due au dosage de l'ammoniaque n'entre que pour une part tout à fait négligeable. Si, en effet, on substitue aux quantités d'ammoniaque trouvées, les quantités réellement introduites, les résultats pour l'urée ne sont pour ainsi dire pas modifiés. Ainsi pour la deuxième série des expériences ci-dessus, on peut voir que, si Ton emploie dans le calcul de l'urée la quantité d'ammoniaque réellement introduite (0»',6463) au lieu de la quantité trouvée (0»%6545), on obtient pour Turèe les

quantités suivantes :

au lieu de :

L'écart est donc tout à fait négligeable.

DOSAGE DE L'UREE Î67

2* Quels résultats donne le procédé de Folin^ combiné avec celui de Scblœsing, pour une urine artificielle et comparativement avec le procédé de Braunstein? — Influence de la creatinine. — Il semble, a priori^ que la méthode de Folio doive nécessairement donner un excès d'urée par rapport à celle de Braunstein. En effet, il est probable que Thydrolyse à 160°, en présence du chlorure de magnésium, ne dédouble pas seulement l'urée, mais encore d'autres matériaux et notamment la creatinine.

J'ai constaté, au cours d'un autre travail, que des solutions aqueuses de creatinine (à peu près aussi riches que Turine), chauffées en tube scellé à"* 180^ pendant 3 heures, sont décomposées avec production d'ammoniaque dans la proportion de 68 à 75 0/0 de la quantité de creatinine mise en œuvre. J'ai donc fait quelques essais pour déterminer dans quelle mesure la creatinine est touchée par l'hydrolyse du chlorure de magnésium. Ces essais ont consisté à introduire dans des mairas des quantités pesées de creatinine ^ à ajouter du chlorure de magnésium, puis après une heure de chauffe à distiller l'ammoniaque formée. Voici quels ont été les résultats :

Liére employée.

Matière décomposée.

Halière décomposée %

La décomposition est donc manifeste, mais on voit qu'elle a été assez irrégulière, puisque pour 100 de creatinine, elle a varié entre 2,61 et 16,21 parties, ce qui est dû sans doute à ce fait qu'il est difficile, avec un brûleur Bunsen, de maintenir une chauffe régulière pendant une heure. Constatons aussi que la décomposition a été bien moins avancée qu'en tube scellé à 180*, où elle a atteint 75 0/0 de la quantité de creatinine mise en œuvre.

Voyons maintenant l'influence que cette décomposition peut exercer sur Texactitude du dosage d'après Folin. Les 1500 ce. d'urine des 24 heures contiennent, d'après Johnson, de 1^^,7 à 28^'', 1 de creatinine, soit en moyenne l^'jQ de creatinine, et pour 1000 ce. à peu près 1»»',25. La creatinine contient 37 0/0 d'azote (exactement 37,16j, soit donc pour U',25 de substance 0k%4625 d'azote. Si l'on admet que la décomposition porte sur 16 0/0 de creatinine maximum trouvé ci-dessus — la quantité d'azote fournie par la creatinine contenue dans un litre d'urine sera de 0,4625 X 0,16 = 0,074 d'azote, ce qui correspond à 0^^,16 d'urée. C'est là évidemment un maximum, car l'urine ne contient pas toujours 1^^,25 de creatinine par litre (Neubauer indique de Q^^AO à 0»%86 p. 1000 avec 1,500 ou 1,600 ce. d'urine en 24 heures), et la décomposition n'atteindra pas toujours 16 p. 100 de la creatinine présente.

L'erreur par excès, due à la décomposition de la creatinine, sera donc presque toujours négligeable. C'est ce qui ressort aussi indirectement des expériences dont l'exposé va suivre. Quant à l'acide urique, Folin * a démontré qu'il n'est pas atteint dans les conditions de Topération, pas plus que l'acide hippurique. Ce dernier fait n'a rien de surprenant. On sait la résis-

* C'était de la creatinine de Merck, titrant, après trois recristallisations, 86,63 0/0 d'azote (théorie : 37,16).

CH. SALLERIN

tance très grande qu'opposent les amino-acides à l'action hydrolysante des acides minéraux à chaud ^

J'ai fait ensuite avec la méthode de Folin et celle de Braunsteîn quelques dosages comparatifs portant sur une urine artiflcielle.

Pour diminuer le labeur analytique, on n'a pas introduit de sels ammoniacaux dans cette dissolution, le but poursuivi étant surtout d'étudier l'influence que peuvent exercer les matériaux azotés autres que l'urée. Cette solution contenait pour 1000 ce. les matériaux suivants :

Phosphate bisodique crist 10,00

Acide urique 1 ,00

Chlorure de sodium i . 10,00

Creatinine 1 ,50

Xanthine 0,04

Guanine 0,00

Acide hippurique 0,04

Le dosage de l'urée par les deux uiéthodes a été pratiqué comme il a été ' dit plus haut. Les résultats obtenus ont été les suivants : ils sont exprimés en ' grammes d'urée pour un litre de solution. 1

artiCicioUo avec 21»', 06 (Turvo p. 1000 ce.

Urine artificielle avec 20*', 35 (Turée p. 1000 ce.

Folin.

Braunsteîn.

Folin.

Braunsteîn.

gr

On voit que les résultats d'après Braunstein présentent le déficit habituel (une trentaine de centigrammes); par contre, ceux d'après Folin ont donné — en mettant à part celui qui est entre crochets — un excès de 0^,30 à 0^',40 pour 20 d'urée contenus dans un litre de solution.

6* Quels résultats fournit le procédé de Folin {combiné avec celui de Schlœsing) pour une urine naturelle, comparativement avec celui de Braunstein? — Il était nécessaire de compléter le contrôle du procédé sur une urine artificielle, en l'appliquant à des urines naturelles^ car on sait combien il est difficile de réaliser par des mélanges faits de toutes pièces, la complexité des humeurs naturelles.

Je n*ai étudié en tout que trois urines naturelles, fournies par des jeunes

* C'est ce qui ressort notamment des recherches de Kruger sur les corps puriques. Ces composés, chaufTés pendant 12 à 14 heures, à 180-200* avec de Tacide chlorhydrique concentré ou do l'acide sulfurique étendu (1 vol. d'acide concentré pour 2 vol. d'eau) se dédoublent nettement en ammoniaque ou amine d'une part, et en glycocoUe (ou alcoylglycocolle), lequel résiste parfaitement. En chauffant de 0,4 à 0,5 d'acide hippurique pendant 7 heures à 150-155* avec 10^ d'acide phosphorique cristullisé, j'ai constaté que l'ammoniaque formée au bout de ce laps de temps ne correspond qu'à 1/3 a 3,7 0/0 de l'acide hippurique employé [Kruqer. Zoitsch, f. physiol. Chcm., t. XVI, p. 167. — Gh. Sallerin. Sur le dosage de l'urée, etc. (Thèse pour le doctorat en pharmacie de l'Université de Lille, 1902)].

DOSAGE DE L'UHÉE 269

gens en bon état de santé. Elles m'ont donné les résultats que voici, exprimés en grammes d*urée pour 1000 ce. d'urine.

gr pr RP

Avec Tarine, les deux méthodes ont donc donné des résultats identiques, aux erreurs d'expérience près, bien que théoriquement le procédé Folin doive plutôt donner un excès d*urée, tandis qu'avec celui de Braunstein — Texpérience Ta démontré — l'opération se solde toujours par un déficit. Mais il est probable que des compensations s'établissent, qui égalisent les résultats de part et d'autre. Il arrive peut-être que le dosage de l'ammoniaque, d'après Schlœsing, donne les résultats par excès, À cause de l'action décomposante que la chaux exerce à la longue sur les matériaux azotés. La quantité d'urée obtenue se trouverait alors diminuée d'autant et rapprochée par conséquent de celle de l'urée d'après Braunstein.

Ces résultats confirment aussi ceux qu'a obtenus Folin lui-même, en comparant son procédé avec celui de Mœrner et Sjœqvist, modifié en ce sens qu'après le départ de l'ammoniaque des sels ammoniacaux, le dosage était achevé en présence du chlorure de magnésium '. Les résultats du procédé ainsi modifié sont évidemment tout à fait comparables à ceux du procédé de Braunstein dont je me servais. Dans ces conditions, Folin a obtenu en grammes d'urée par litre d'urine :

D'après son procédé 17^50 14^00 20^45 19^10 28^50

D'après Môrner et Sjôqvist 17,20 14,20 20,75 19,70 28,50

On peut donc dire finalement que par le procédé de Folin on peut doser l'urée dans Turine aussi exactement que d'après Braunstein, c'est-à-dire avec une perte qui peut atteindre 0«',80 ou 0»',40 d'urée pour un litre d'urine à 20-35 grammes d*urée, mais avec un manuel opératoire infiniment plus simple.

Le seul inconvénient du procédé est la nécessité d'un dosage simultané de l'ammoniaque. Il est vrai, par contre, que ce dosage a eu lui-même son intérêt et son utilité physiologique et pathologique, puisque la proportion de l'ammoniaque urinaire est notamment le signe révélateur de l'intoxication acide. Bien que je doive m'abstenir de porter un jugement assuré sur la valeur du procédé de dosage de l'ammoniaque de Folin *, il semble ressortir néanmoins de mes expériences que ce procédé donne de bons résultats, tout en étant plus rapide que celui de Schlœsing. En 2 ou 3 heures, le dosage simultané de Turée et de l'ammoniaque peut être achevé, et ce laps de temps suffit à conduire deux dosages parallèles pour chacune de ces deux substances aussi aisément qu'un seul.

Je dois ajouter que, lorsqu'on peut attendre sans inconvénient pendant quelques jours le résultat de l'opération, le dosage d'après Schlœsing est encore plus commode. La mise en route de l'opération et le titrage acidimé-

* Folin. ZoUschr. f. physiol. Cbem.t t. X.XXII, p. 511. ' Voy. la note de la pa^^o 264.

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trique, trois jours après, exigent à peine une 1/2 heure en tout. Il suffit de disposer, pour des expériencec en série, du nombre de cloches convenables. Rappelons en terminant que la méthode de Folin ne résout pas d'une manière définitive le problème du dosage de l'urée, pas plus que celle de Môrner et Sjôqvist dans ses diverses modifications, ou celle de Pfliiger. Jacoby < fait remarquer avec raison que de plus eo plus on est conduit à admettre qu'il se forme dans l'organisme des composés amides, voisins de Turée, se comportant à peu près comme cette dernière vis-à-vis des réactifs, et excrétés par l'urine en quantités qui ne seraient pas négligeables. Or, ni le procédé de Môrner et Sjôqvist, ni celui de Pfliiger ne donnent la garantie que ces corps ont été éliminés tous au cours du dosage, et qu'ils ne sont pas dosés en bloc avec l'urée vraie. La même critique s'applique à plus forte raison à l'opération de Folin, mais puisque ce procédé donne, comme je crois l'avoir montré, des résultats aussi bons que ceux du procédé de Môrner et Sjôqvist modifié, et qu'il est beaucoup moins compliqué, son emploi doit assurément être recommandé aux physiologistes, sous les réserves que je viens de rappeler.

* M. Jacoby. Ueber die HarnstoffbilduDg im Organismus [Ergobnisso der Physiologie^ par L. Ascher ot K. Spiro, Abt. I, Biochcmie, Wiesbaden, 1902, p. 534).

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