‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 27 sur 146 · i- 170 en · texte numérisé non relu

i- 170 en

après immobilité do 5"

l'IO"

2'ai"

Fort

Fort

1 Faible

Faible

Faible

Fort

Faible

Fort

Fort

Maximum

Fort

Fort

Dans ce tableau, les flèches dirigées vers la droite dans la colonne échauffement, indiquent que la déviation n*a pu être mesurée, Timage étant sortie de l'échelle. La déviation était donc toujours supérieure a 250 millimètres, même dans les cas où il n'y avait pas eu de déviation antérieure vers la gauche.

Au début de la contraction, on observe quelquefois, avant le refroidissement, une légère déviation indiquant de réchaufîement. C'est ce que j'ai indiqué par les chiffres (+10) et (+4) dans la colonne c refroidissement ».

Dans la colonne c durée de réchauffement 9, les nombres indiquent seulement cette durée pendant la contraction, mais non la durée totale, réchauffement se prolongeant toujours longtemps après le relâchement du muscle.

Il faut remarquer que, dans une contraction avec fort raccourcissement et charge de 1.000 grammes, il y a eu absence de variation thermique au début, pendant 5 secondes. Ce phénomène se reproduit assez fréquemment. On se rend compte facilement dans ce cas, par la tendance de l'image à dévier tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, qu'il se produit deux phénomènes thermiques de sens inverse qui se contrarient mutuellement. Au bout d'un certain temps, c'est toujours réchauffement qui l'emporte. J'attire l'attention sur l'importance de ce fait qui démontre la présence simultanée de deux actions thermiques antagonistes tout à fait au début de la contraction *. Il démontre par conséquent que la production de chaleur par le muscle commence avecle raccourcissement.

Exp. II (mai 1901). — Chien de 12 kilogr. On fait en même temps Tobservation thermométricjue et l'observation thermo-électrique. Une différence de température de 0^,01 déterminait une déviation galvanométrique sensiblement égale à 25 millimètres.

Les résultats de l'expérience sont contenus dans le tableau ci-contre.

La température rectale de l'animal était à la fin de l'expérience de SS'^fi, Il y a donc eu en général un écart beaucoup plus considérable que chez l'animal non immobilisé, entre les températures rectale et musculaire. La contraction musculaire se produit donc dans des conditions qui ne sont déjà plus comparables à celles de la contraction volontaire de l'animal non immobilisé. Il y a un certain degré de refroidissement du muscle, tenant à l'immobilisation.

Malgré cet inconvénient impossible à éviter et malgré la difficulté de ces expériences sur un animal non anesthésié, elles nous renseignent sur la durée, la fréquence et la valeur du refroidissement musculaire au début de la contraction, ainsi que sur la valeur et la durée de réchauffement; la comparaison entre les résultats obtenus est intéressante ; mais ces résultats, vu la difficulté des observations, sont incomplets. J'ai voulu, en dehors de l'état d'anesthésie et de toute intoxication, faire une étude des phénomènes sur l'animal

' Tout changement de forme d'uu corps s'accompagnant d'une variation thermique, on est forcé de conclure à la présence de deux variations de sens inverse, lorsque la température de ce corps ne change pas pendant qu'il change de forme. Celle présence de deux phénomènes thermiques inverses, de même que l'absence de variation de température qui peut en résulter, a été démontrée par M. Chauveau dans le cas de rallongement d'une lanière de caoutchouc.

complètement immobile. J'ai réalisé ce but sur le chien à moelle coupée et chez lequel on entretient la respiration artificielle.

Résultats.

Moyen.

Moyen.

Moyen.

nVMÈK

dm l'excitation.

i'dff'

TAIBOI

de la cliarge

du inaecle.

Moyen.

Maximum..

DiTIATIOR «ALràllOlféTBItCB

en millimètres.

Relroidi»sement.

immobilité

35" après

le refroidiss*

Écbauffement.

-f lûo cm

^-Koiao")

-fMO [-fîOO {20")]

de l'ascenfioD ihemique.

1 '18" pendant I la contraction '

ÎA'W après la contraction totale 5' 48"

( pendant 1' 30"'

après i'

totale 2'30^

pendant 90" totale 30^'

pendant l'52"

après 4' totale 5'5î"

pendant 20"' après riO" toUle l'30"

OBStHTATlOIie

thermométriquee.

Début 37*65

Après 25". .. în,65 » 40". ..37,66 » 50"... 37,70

Début 37,96

Après 20''. .. 38

Début 38 \

Après 30'. .. 38,10 | » 2".... 38,10

Débat 37,22 \

Après 40^'... 37,21 / . l'15". .37,27 > » l'45". 37,30 \ . y.... 37,33; » 3'30". 37.35

Début 37,40 )

Après 20". .. 37,50 ) » l'30". 37,52 » 4'.... 37,50

Du refroidissement musculaire pendant la contraction, chez Fanimal à

moelle coupée.

Exp. m (avril 1901). — On sectionne la raoelle de Tanimal et on fait aussitôt la respiration artificielle. L'expérience so fait avec le dispositif ordinaire, et on fait Tobservation thermo électrique et l'observation thermométrique. La température de l'animal baisse assez rapidement. De 10 heures à 10 h. :25 m., la température rectale a baissé de 39^ à 37<»,5. Pendant les 5 minutes qui ont suivi la première détermination sur le gastrocnémien droit, la température de ce muscle a baissé de 0^,27. Une déviation de 25 millimètres au galvanomètre correspond à peu prés à 0*,01.

Journal db puysiol. bt db pathol. gknéb., 1903.

Tableau

J. TISSOT Résultats.

de raccourcis-

sement.

Moyen .

Moyen .

Moyen.

Moyen .

Moyen.

charge

lexci-

du

tatioD.

muscle.

soo»»-

SOO

Lu refroidissement.

de

DéTiation

gairanométriquc.

Obserra-

Uon thermonétrique.

réchauffement.

dn refroidissement.

de rascensioB themiquo.

OBSBITATIOIIS

thermométriques.

Le graphique suivant donne plus rapidement une idée des résultats obtenus et montre clairement les relations existant entre le refroidissement et

réchauffement, sous le double rapport de la valeur et de la durée de ces deux phénomènes.

L'examen de ce graphique nous montre qu'au début de l'expérience il y avait un écart notable (l'^jâ) entre la température rectale et celle du muscle. Cette différence a progressivement diminué par le fait des contractions successives du muscle, mais elle était encore de 0^8 à la septième observation, et supérieure à 1* dans les observations précédentes.

Le refroidissement actif du début de la contraction a été constaté dans tous les cas, mais il n'était que passager, et a toujours été suivi d'échauffement.

Fig. 1.

Dans les observations 4 et 5, on remarque que la production de chaleur s'est manifestée, pendant une durée de 50 et 80 secondes, par un arrêt total du mouvement de refroidissement sans élévation de la température. J'ai indiqué plus haut à quelles causes il faut attribuer ce phénomène et pourquoi on doit le rapporter à une production de chaleur.

La différence entre les valeurs observées au galvanomètre et au thermomètre pour le refroidissement, tient d'une part à ce que les deux observations n'ont pas été effectuées au même moment, d'autre part à la moins grande rapidité des indications du thermomètre.

Nous pouvons, en résumé, tirer les conclusions suivantes des expériences faites sur l'animal immobilisé ou sur l'animal à moelle coupée:

1» Les muscles de l'animal simplement immobilisé ou de l'animal à moelle coupée sont le siège d'un refroidissement passif continuel et de valeur variable.

2* L'écart normal entre les températures rectale et musculaire tend sans cesse à augmenter chez ces animaux lorsqu'ils gardent le repos complet *.

3* Le refroidissement actif de la contraction se présente comme un phénomène limité au début de l'état d'activité du muscle. Sa durée varie de à 30 ou 40 secondes. Elle est généralement très courte.

! 4* Le phénomène de refroidissement actif se rencontre dans la majorité des cas; il ne manque jamais chez l'animal à moelle coupée.

* Celle conclusion ressort nettement de rexpérienco HI du mémoire suivant el que J'aurais voulu citer ici, mais que j*ai dû reporter ailleurs pour des raisons spéciales. Elle est le complément indispensable des experienced de la première série.

5° Le reProidissement actif du début de la contraction est toujours suivi d'échauflement ou d'une production de chaleur manifestée par d'autres signes, (arrêt ou diminution du refroidissement passif)) et débutant avant le relâchement du muscle.

6^* L'absence de variations thermiques au début de la contraction tend à montrer que la production de chaleur commence dès le début du raccourcissement; l'absence de variations thermiques est due à la présence de deux phénomènes antagonistes et de valeur égale se produisant dès le début du raccourcissement *. Ce fait montre en outre que le sens du phénomène thermique du début de la contraction peut être variable et qu'il dépend de la prédominance de l'un ou de l'autre des deux facteurs.

Ces conclusions se rapportent, bien entendu, à un tétanos soutenu pendant une durée suffisamment prolongée.

* Je parle ici d'observations faites dans les cas où le galvanomètre était déjà en état d'immobilité avant le début de Texcitation. On peut en effet observer fréquemment l'immobilité du galvanomètre au début d'une excitation déterminée pendant que le galvanomètre était en variation. Ce phénomène n*a plus dans ce cas que la signification do l'arrêt du refroidissement passif du muscle.

INERTIE DU SENS VISUEL DES FORMES Etnde des lumières brèves au point de vue de Tacuitè visuelle.

1" mémoire : VISION DES TRAITS NOIRS SUR FOND BLANC Par MM. ANDRÉ BROCA et D. SULZER

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