G SO
10 20 30 1(0 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 Fig. 5. — L'éclairage 1 correspond à 160 lux.
P,, noir pendant le passage du plein de Tépiscotister, se détache sur un fond d'éclat égal à celui que prennent les traits blancs en régime permanent.
Dans ces conditions, ainsi que Tun de nous Ta montré dans ce journal, Tacuité visuelle en régime permanent est largement augmentée pour les hautes lumières; aussi voit-on les courbes en traits pointillés de la figure indiquer pour les hautes lumières et des temps égaux assez longs des acuités visuelles
tiOi ANDRE BROGA. ET D. SULZER
supérieures à celles des expériences précédentes. Au contraire! pour les temps courts les phénomènes sont inverses, et cela se comprend, car l*inversion se produit pour des temps tels que la sensation lumineuse brute soit inférieure à celle qui se produit en régime permanent. Dans ces conditions, rabaissement de Tacuité visuelle ne doit pas nous étonner, la large plage lumineuse voisine fatiguant d'une manière notable la région où se produit rimage.
Enfin, nous avons représenté en traits doubles (%. 2) les courbes relatives à l'expérience à trois étalons, où le test objet apparaît subitement sur un fond de même éclat que ses traits blancs. Dans ces conditions Tinspection des courbes montre immédiatement une diminution considérable de l'acuité visuelle pour un même temps et une même intensité. Cela s'explique facilement par la différence des processus physiologiques mis en jeu. Nous n'avons pas en effet à percevoir des éclats lumineux apparaissant sur fond noir, mais les effets de la suppression de la lumière sur certains points d'une plage blanche. Pour faire la discussion de ce cas comme nous avons fait celle des cas précédents, il faudrait connaître la loi de la décroissance de l'impression consécutive à une cessation brusque de lumière avec la précision que nous avons apportée dans la connaissance de l'établissement de la sensation. Nous n'avons pas encore pu trouver de dispositif expérimental donnant des résultats supérieurs à ceux que donne la méthode des persistances d'impressions, indiquée par Helmholtz, et poussée à fond par Charpentier. Leurs résultats permettent cependant d'interpréter les nôtres au moins comme première approximation.
La sensation persistant un certain temps après la cessation de l'excitation, les traits noirs commenceront par paraître gris avant de devenir réellement noirs. La distinction se fera finalement par une véritable comparaison photométrique entre des plages très petites. Nous aurons donc à considérer non pas le sens des formes pures, mais sa complication par l'existence d'un rapport fini entre la lumière des plages à comparer. L'importance de ce facteur a été bien montrée dans le cas des lumières permanentes par Kolbe <. Nous devons par conséquent penser que la perception des formes sera d'autant plus difficile que la persistance des impressions lumineuses sera plus longue. Or on sait que celle-ci est d'autant plus longue que les lumières sont plus faibles ; et il n'est pas étonnant que nous trouvions à basse lumière des temps très longs pour la distinction des traits.