‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 41 sur 146 · GLUGOPROTÉINES, MILIEUX DE CULTURE · texte numérisé non relu

GLUGOPROTÉINES, MILIEUX DE CULTURE

plus longue. Les réactions qui se produisent dans cette méthode sont des réactions cC hydratation, analogues aux phénomènes de saponification.

Sans entrer dans des détails que Ton trouvera dans les mémoires originaux de Schiitzenberger (Annales de physique et chimie^ passim) ou dans les traités de chimie biologique tels que celui d*A. Gautier, je rappellerai que les albuminoïdes soumis à Taction de la baryte fixent 15 à 18 0/0 d'eau en se décomposant en urée, oxamide, acide acétique ; le poids total de ces dérivés est de 15 0/0 seulement ; nous avons vu qu'ils ne peuvent servir d'une manière générale à la nutrition des microbes. Le reste, soit 85 0/0 environ, forme le résidu fixe dont la composition varie selon que Ton a opéré à 100® ou à 200®. A 100*» le résidu est formé par 3 0/0 de tyrosine, 75 0/0 de glucoprotéines a et de 15 à 20 0^0 de dileucéines. \ 200* les glucoprotéines se dédoublent également par hydratation, en leucines (30 à 35 0/0) et acides hydroprotéiques; les dileucéines chaufTées à 200® se dédoublent à leur tour en acides protéiques et glucoprotéiques p. La tyrosine, qui renferme un noyau benzénique, ne peut fournir d'azote aux microbes. L'azote des leucines (obtenues à 200®) est difficilement assimilé par les microbes, comme je l'ai vérifié, et d'une manière générale j'ai observé que les produits obtenus à 100® sont plus nutritifs que ceux obtenus à 200®, ce qui tient probablement à ce que ces derniers s'écartent plus de la molécule albuminoïde primitive. La préparation des produits à 100® est du reste plus facile.

Les produits obtenus à 100® sont, nous le voyons, surtout formés de glucoprotéines a, et même certaines matières albuminoïdes, la gélatine, par exemple, ne donnent à 100® que des glucoprotéines , sans dileucéines, comme Schiitzenberger l'a indiqué et comme je l'ai vérifié. Examinons donc ces glucoprotéines : ce sont les premiers termes de l'hydratation des substances albuminoïdes ; elles cristallisent ; elles ont perdu tout caractère yrotéique. Leur formule est relativement simple : C*H**Az*0*, dans laquelle n varie de 6 à 11 ; ce sont des termes homologues, dont le premier terme est n«H*»Az«0* et le dertiier C"H««Az«0*; la constitution de ces corps et leurs propriétés sont connues. En un mot : ce sont des espèces chimiques bien définies.

Or ces corps, dérivant des albuminoïdes par simple hydratation, doivent renfermer des radicaux identiques à ceux qui existaient dans la substance albuminoïde primitive et ils ne diffèrent de ces radicaux que parles éléments de l'eau.

11 était donc permis de supposer qu'étant donnés les rapports d'origine indiqués entre les matières albuminoïdes et les glucoprotéines, les microbes pussent, avec ces glucoprotéines, édifier les molécules albuminoïdes de leur masse cellulaire, c'est-à-dire se développer. L'expérience a pleinement confirmé cette hypothèse et dans les milieux artificiels, où Vaxote est exclusivement fourni par des glucoprotéines pures, presque tous les microbes poussent aussi bien que dans les milieux courants de laboratoire.

Préparation des glucoprotéines, — J'ai eu d'abord recours à l'action de la soude à 100® sur les albuminoïdes ; j'ai dû y renoncer à cause de la difficulté

m CHARLES LEPIERRE

rélimination des sels alcalins. Je suis donc revenu au mode 5chùtzenbere:er, lésrèrement modifié. Comme sources d'albumi )

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