A QUO
850 M. CHANOZ ET GH. LESIEUR
valeur de - inférieure à 2 (ce qui est la règle habituelle), Terreur relative o
commise sur - ou son inverse est plus faible que celle que l'on aurait avec
les rapports ^-— — ou -tttt- ^^ A /?58,5
C'est, à ce point de vue mathématique, la justification du choix fait, parmi
d'autres rapports analogues, par MM. Claude et Balthazard, du rapport des
valeurs A et I, de préférence au rapport des A et jd60, ou, ce qui est la même
chose, à un facteur constant près, A et NaCl par litre, qu'employait Koranyi
daps son travail.
A Notons que pour les valeurs de - comprises entre 2 et 2,5, l'erreur relative
A . , „ , . . jd58,5 commise sur - varie entre : 1 erreur relative commise sur et celte
erreur relative X criri *
A. Quand parurent, en 1900, dans ce Journal les articles de MM. Claude
et Balthazard, l'un de nous avait déjà eu l'occasion de s'occuper de la théorie
de Koranyi, c'est dire avec quel empressement nous recueillîmes les faits
signalés par ces auteurs.
AM 8V En ce qui concerne les — : —, nulle difficulté, nous admettions à peu près
pleinement la signification qu'ils leurs donnent. Quant au rapport -- nous
fîmes des réserves, parce que la signification accordée par MM. Claude et Balthazard découle de la théorie de Koranyi et que la démonstration rigoureuse de certaine hypothèse sur laquelle cette théorie repose n'est pas donnée à notre avis.
Le quotient - donnerait une idée exacte des échanges au niveau des cana-
licules urinaires, s'il y avait véritablement échange équimoléculaire. Cette hypothèse de Koranyi est peut-être l'expression de la vérité, mais on reconnaîtra avec nous que Koranyi et les auteurs n'ont pas donné d'arguments bien décisifs en faveur de l'échange équimoléculaire. Comme, d'autre part, nous ne connaissons pas actuellement de membrane qui provoque de pareils échanges, nous étions donc logiques en faisant des réserves au sujet de la
signification de -.
Mais èans accepter la signification « taux des échanges 5» accordée au quotient -, on pouvait néanmoins prendre en considération la loi-limite déter-
minée empiriquement par M.VI. Claude et Balthazard. C'est ce que nous fîmes. Le procédé d'exploration nous parut si commode, que dans l'intérêt même de la méthode nous crûmes devoir vérifier, en étendant le champ des recherches.
GRYOSGOPIE DES URINES 351
les conclusions de ces auteurs. De là notre expérimentation sur des sujets
sains.
Quand furent rédigés, en janvier-février 1902, notre Mémoire pour le prix
Falcouz et, en juin-juillet 1902, nos trois mémoires que visent MM. Claude et
A Balthazard, nous ne connaissions qu'une loi limite des valeurs — en fonction
AV de —, celle donnée par ces auteurs dans leurs travaux de 1900 et leur
opuscule de 1901. Nous comparâmes donc naturellement nos résultats à la
seule loi connue à cette époque *.
Par suite, étant donné ce que nous avons dit, dans la première partie de
cette note, des critiques adressées à nos expériences, nous répétons que nos
tracés du mémoire II traduisent en général assez fidèlement nos résultats.
Nos tracés prouvent « que des sujets considérés comme normaux et ayant
une nourriture variée ont très souvent, parfois 50 fois sur 100 et même plus,
[Ex. : sujet I (en ne tenant nul compte des jours où on fait de la chlorurie
alimentaire)] — nous ne disons pas dans 50 0/0 des cas, comme on a pam le
A croire — des ^ caractérisant Timperméabilité rénale (ou l'insuffisance) » sui-
vant la formule, seule connue à cette époque, de MM. Claude et Balthazard.
Ces résultats, on en conviendra, étaient plus que suffisants pour légitimer notre prudente réserve touchant les conclusions à tirer d'un examen cryoscopique d'urine.
D'autant mieux qu'au sujet de l'influence de NaCi de l'alimentation, MM. Claude et Balthazard sont, au fond, d'accord avec nous, puisqu'ils admettent que, dans le doute, « il est préférable de soumettre le sujet au régime lacté (3 litres) et dans ce cas le schéma d'insuffisance rénale caractérisera à coup sûr — (nous disions peut-être) — une perturbation fonctionnelle des reins ».
Nous recommandions dans notre premier mémoire de ne pas tenir compte des points figuratifs rapprochés de la ligne-limite de MM. Claude et Balthazard — nous basant pour cela sur l'indétermination qui résulte du degré d'approximation des résultats. Nous parlions d'une erreur possible de 1/20
A (et corrigée : de 1/80) sur -. Nous pensions alors qu'il y avait lieu de réserver
une assez large bande neutre avoisinant la loi-limite, bande telle que tout
point représentatif qui s'y trouvait, perdait de sa signification précise au
point de vue de la perméabilité de l'épithélium canaliculaire.
MM. Claude et Balthazard nous donnent raison encore, puisque, dans
leur nouvelle loi limite, ils adoptent, pour la droite représentative, un coeffi-
AV cienl angulaire qui, à partir de — = 1000, accroît de 1/11, 1/15, etc.,