MATIÈRES CONSTITUTIVES, LIQUIDES ET PRODUITS DES ÊTRES VIVANTS
Sôldner. Die Aschenbestandleile des neugeboroncn Mcnschen und der Frauenmilch (Les constituants dos cendres de l'homme nouveau-né et du lait de femme).
(37) XLIV, 60-77; 1902). — Les résultats de l'analyse sont donnés dans des tableaux.
— Le lait, en même temps qu'il est une sécrétion, est aussi une excrétion et c'est pour cela que sa teneur en sels subît des variations. Chez le nourrisson d'un mois, sur 100 gr. de pai'ties solides de l'alimentation qu'il reçoit, 8 grammes restent dans son organisme, 92 sont excrétés, dont 7 par l'urine et les fèces et 85 gr. par la respiration et la perspiration. hastre.
V. Grandis et O. Copello. Etudes sur la composition chimique des cendres de cartilage en rapport avec le processus d'ossitication. (72) XXXVHI, 164-171 ; 1902. — Le cartilage articulaire contient du phosphore en composition organique qui peut être retenu si l'on ajoute à la substance à incinérer du carbonate de sodium ; le cartilage qui s'ossifie renferme 1/3 en plus de phosphore que le cartihige en repos. Le cartilage en voie d*ossilication perd une certaine proportion dVau (3 0/0); les substances organiques souffrent aussi une diminution (9 0/0). C'est pour cela que la quantité des cendres augmente d'environ 12 0;'0 ; à celte augmentation contribue principalement le calcium dont la quantité se trouve plus que doublée dans le cartilage en voie d'ossification. — Rapprochées des observations histologiques, ces données chimiques permettent de conclure que les phénomènes de transformation du cartilage en os sont de véritables processus de métabolisme et non une simple destruction de
cartilage accompagnée d'une déposition de sels calcaires comme cela se produit dans les processus dégénéralifs des étals pathologiques. B. FBINDEL.
Bielfeld. Uber den Eisengehalt der Lebcrzellen des Menschen (Teneur en fer des cellules hépatiques de l'homme). (9) II, 251; 1902. — La grande difficulté dans des recherches de cet ordre est de faire la part du fer hématique. L'auteur emploie k cet effet un procédé recommandé par A. Schmidt et son élève Krûger. Il isole les cellules hépatiques, les débarrasse des vaisseaux, du tissu conjonctif, les réduit en pulpe, les lave avec une solution de chlorure de sodium, puis les dessèche à 110-120° et les réduit en poudre. Le fer est dosé dans cette poudre qui ne comprend que des cellules hépatiques et un peu de chlorure de sodium surajouté. Pour 100 gr. de substance sèche Bielfeld trouve : chez la femme O^^Oo à Off',092 de fer; chez l'homme 0^^,048 ii Oe»", 367. Comme Lapicque, Tauteur constate donc que le foie de la femme contient moins de fer que le foie de l'homme. La dift'érence ne s'accuse guère qu'après l'âge de 20 à 25 ans. m. doyon.
A. Neumann et A. Mayer. Ueber die Eisenmengen ira menschlichen Harn unter normalen und pathologischen Verhàltnisson (Sur la teneur en fer de l'urine humaine à l'état normal et pathologique.
(40) XXXVII, 143-148; 1902. — A l'aide du procédé de Neumann [(40) XXXVII, 115], les auteurs ont trouvé dans l'urine normale des 24 heures, de 0,897 à 1,139, on moyenne 0"fe''",933 de fer. A l'état pathologique, Turine des 2i heures contenait :
néphrite chronique interstitielle, 1,091 à 1,605; fièvre typhoïde, 1,290; érysipèle, 1,688; lithiase biliaire, 1,233; cirrhose hépatique, 2,092; cancer du foie et de l'estomac, 0,997; alcoolisme chronique, 6,428 à 8,015; diabète, 2,458 à 3,942 miUigr. de fer. Dans les cas dé diabète, on voit la quantité de 1er varier dans le même sens que celle du sucre. e. lambling.
L. Beccari. Sur les composés organiques do fer du foie. (72) XXXVllI, 1 17- 136; 1902. — Rappel des recherches de Bunge, de Zaleski, de Marfori, de Schmiedeberg, de Woltering. L'auteur a étudié les caractères chimiques de la ferraline (de Marfori et de Schmiedeberg). Les diverses ferratines extraites du foie de différents
ANALYSES
aninoaux, répondent à un même type général. Elles se rapprochent des nucléo-albumines (présence diacide phosphorique en conpbinaison organique). La substance, soumise à l'hydrolyse par S0'»H2, donne des bases xanthiques. On trouve, d'autre part, dans le foie un nucléo-protéide, comme Halliburton l'a montré en 1892. L'auteur étudie aussi la composition et les propriétés de ce nucléo-protéide. Il établit ensuite des rapports génétiques entre ce corps et la ferratine. Celle-ci n'est autre chose qu'un produit plus ou moins par de scission du nucléo-protéide hépatique. e. g.
W. A. Nagel et E. Roos. Versuche ûber experimentelle Beeinflussbarkeit des lodgehaltcs der Schildrûse (Variations expérimentales de la teneur en iode des glandes thyroïdes). (2) 1902, Sp* Bd, 207-277.
— La teneur en iode de la glande thyroïde peut-elle varier expérimentalement par un aulre procédé que celui de l'alimentation ou de l'ingestion d'iode? Légère augmentation dans l'extirpation de la plus grande partie de la glande. Pas de changement lorsqu'un seul lobe était enlevé, sauf toutefois chez les chiennes pleines, où l'augmentation était notable. Pas d'influence précise de Faction do la pilocarpine. La teneur en iode n'est pas influencée par l'ingestion de brome, qu'on ne retrouve pas dans la glande. éd. mbyer.
Gabriel Bertrand. Nouvelles recherches sur l'arsenic de l'organisme. Présence de ce métalloïde dans la série animale. (61) XVII, 1-10; 1903. — Tous les animaux examinés, depuis les vertébrés supérieurs jusqu'aux spongiaires, renferment de petites quantités d'arsenic. Ce métalloïde se trouve dans tous les tissus, y compris le foie, les muscles et les testicules, où il peut être décelé par la méthode de l'auteur, plus sensible que celle d'A. Gautier.
p. NOBÉCOURT.
Jodlbauer. Ueber den Fluorgehalt der Knocken und Zàhne (Teneur en fluor des os et des dents). (37) XLIV, 259-267; 1902.
— Les herbivores et les carnivores manifestent une différence essentielle dans la teneur de leurs os en fluor. — La teneur varie chez les animaux d'une même espèce dans des limites assez étendues, de 0,05 à 0,32. Les teneurs vraies moyennes oscillent entre 0,17 0/0 et 0,30 0/0. '— Les os plats sont plus pauvres que les os longs cylin-
driques. L'os de la cuisse en contient plus que ceux de la jambe. — Les dents contiennent du fluor. Il y en a plus dans la couronne que dans la racine. Il y eu a plus que dans les os, particulièrement dans rémail. La teneur en fluor augmente des dents antérieures aux dents postérieures.
DASTRB.
Jules Cotte. Sur la présence du manganèse et du fer chez les éponges. (79) LV, 139; 20 janvier 1903.
W. Kflster. Ein Beilrag zur Théorie derKohlenhydrale (Contribution à la théorie des hydrates de carbone). (40) XXXVIÏ, 221-225; 1903. — Considérations générales sur ies formules de constitution des sucres, envisagées surtout au point de vue des transformations réciproques de ces corps et de leur utilisation par l'économie animale. A. DBSGREZ.
E. Pflttger. Ueber die Einwirkung verdùnnter Kalilauge auf Glykogen bci lOO^'C.
(Action des lessives alcalines étendues sur le glycogène à 100°;. (3) XCIII, 77-97; 1902. — Le glycogène n'est pas détruit à 100° par les solutions alcalines concentrées. — Quant aux solutions etc ndues (ii 2 0/0 par exemple), Vintscligau etDiellet Pflûger lui-môme leur ont allribué une action destructive. L'auteur reprend ici la question.
Il montre que l'ébullition prolongée avec la lessive étendue a pour effet de rendre une partie de la substance insoluble dans l'eau et seulement soluble dans l'alcool (dextrine). Une autre partie est détruite réellement. — La perte peut s'élever de 6 0/0 à 45 0/0.