‹ Journal de physiologie (volume 2)Chapitre 96 sur 146 · L. CAMUS · texte numérisé non relu

L. CAMUS

J. Zaleski. Untersuchungen ueber das Mesoporphyrin. (40) XXXVli, 54-74; 1902.

— Par réduction de l'hémine en présence de l'acide iodhydrique et de l'iodure de phosphonium, l'auteur a obtenu, en commun avec Nencki, un nouveau pigment, la méporphyrine, dont il continue l'étude (Nencki et Zaleski, D. chem. Ces., XXXIV, 997).

11 en décrit le chlorhydrate, les ethers mélliylique et éthylique, divers sels métalliques, et enfin la matière colorante libre, tous corps bien cristallisés. Ce pigment rouge brun, qui renferme G'^*H3«0*Az'', est très Yoi&in de l'hémaloporphorine C^'^H-^^O^Az'*, avec laquelle il présente beaucoup d'analogie, notamment au point de vue spectroscopique. D'ailleurs, sous l'action de l'acide iodhydrique et de l'iodure de phosphonium, l'hématoporphyrine fournit, lout comme l'hémine, de la mésoporphyrine.

B. LAMBLING.

E. Abderhalden.Das Elut im Hochgebirge (Le sang sur les hautes montagnes).

(3) XCII, 615-622; 1902. — L'auteur rappelle les conclusions de ses recherches précédentes sur l'augmentation parallèle du nombre de globules et de la teneur du sang en hémoglobine, quand les animaux et l'homme passent de la plaine à la montngnc, sur la rapidité de celle augmenta- 1 lion, sur sa durée pendant tout le séjour I

en montagne, sur la diminution qui se produit en peu de temps par le passage inverse des hauteurs à la plaine. — Le sérum est plus concentré; il est plus riche en parties solides, en albumine, dans les climats d'altitude. — Enfin, le phénomène n'a qu'une valeur relative, et non absolue : c'est-àdire que la quantité totale d'hémoglobine n'augmente ni ne diminue. Les choses se passent comme si le sang se concentrait.

— L'auteur maintient tous ces résultats contre les objections de van Voornveld et l'opinion d'autres observateurs tels que Egger, Roemisch, Oliver. dastrb.

H. van Voornveld. Das Blut im

Hochgebirge (Le sang sur les hautes montagnes). (3) XCIII, 239-245; 1902. — Polemique avec Abderhalden, sur les interprétations. Une sortie de 500 ce. de plasma des vaisseaux suffirait pour expliquer, selon Abderhalden, l'augmentation du nombre des globules rouges, en montagne. Elle n'expliqueraitpas l'augmentation d'hémoglobine constatée par Suter, Jaquet, Loewy.

DASTRB.

F. Marceau. Note sur la structure des flores musculaires cardiaques chez les oiseaux. (79) LIV, 1485; 20 décembre 1902.

D. Lingre. The importance of sodium chloride in heart activity. (14) Vlil, 75- 98; 1902. — Défense du chlorure de sodium contre les conclusions d'IIowelI.

Lingre soutient que le chlorure de sodium est absolument nécessaire pour provoquer le début des contractions des fragments isolés du muscle cardiaque. L'arrêt observé avec NaCl par Howell est dû à l'absence d'oxygène ; il suffit de faire pénétrer de l'oxygène dans la solution pour faire répartir les contractions rythmées. Des solutions de NaCl bien oxygénées maintiennent le rythme aussi longtemps que des solutions salines multiples. Les solutions d'oxalate qui précipitent le calcium ne s'opposent pas à l'apparition des premières contractions si le chlorure de sodium est présent.

J. p. LANGLOIS.

Wood worth. Maximal contraction, staircase contraction, refractory period and compensatory pause, of the Heart. (44) VIII, 213-248; 1902. — Expériences poursuivies sur la pointe du cœur de cliien, dans le laboratoire de Porter. Les différentes lois établies d'après le cœur do la

SANG, CIRCULATION, RESPIRATION

grenouille, sont applicables au cœur du chien. Confirmation et extension des travaux de Gley. La pointe du cœur de chien obéit à la loi du « tout ou rien ». Les variations d'excitabilité sont les mômes, nulles pendant la systole, maximales pendant la (iiastole. Le phénomène de Tescalier s'observe également. On ne voit pas cependant de pause compensatrice après une extra coniruclion. Les courants électriques continus ou inlermitlents ne peuvent provoquer le tétanos de la pointe.

J. p. LANGLOIS.

O. Langendorff. Ucber die angebliche Unfâhigkeit des lackfarbenen Blutes den Hcrzniuskel zu ernàhren (Sur la prétendue incapacité du sang laqué à nourrir le muscle cardiaque). (3) XCill, 286-i!94 ; 1903.

— Kronecker, Mac Guire, Heffler, Gôlhlin ont montre que le sang des mammifères, étendu, peut entretenir le cœur de grenouille en activité, mais que le sang laqué cytolytique ne le peut pas. L'auteur étudie ce phénomène en collaboration avec son élève Brandenburg. 11 invoque les expériences de Bunge et Abderbalden (1898) montrant que la quantité de potasse (K^O) dans un kilogr. de sang est très variable : elle est de Off', 112 chez le chat et de 3«f,823 chez Thomme. La destruction des globules rouges libère cet alcali ; lorsqu'il est abondant il suffît à empoisonner le muscle cardiaque.

On constate, en effet, que le sang laqué des animaux à faible teneur potassique ne nuit pas au cœur et que Tinverse a Heu pour le sang laqué de ceux à forte teneur. Gôthlin (1901; a constaté que le sang laqué du bœuf pouvait être rendu nutritif pour le ca*ur de grenouille à condition qu'on y ajoute du chlorure de calcium. L'addition de faibles quantités de chaux améliore tous les sangs et renforce toujours le cœur. Les sels de chaux sont antagonistes des sels alcalins, à cet égard. — Le sang cytolytique du lapin est toxique pour le cœur de cet animal. Les corpuscules contiennent un poison actif du cœur qui manifeste son action lorsqu'on les détruit. Il en est de raôrae pour l'homme. dastre.

A. Kuliako. Sur la reviviscence du c<£ur. Rappel des battements du cœur humain trente heures après la mort. (78) CXXXVI, 63 ,- 5 janvier 1903.

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