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L. Lapicque et Gatin-Gruze^w^ska

Influence du chloral sur les battements rythmiques dans le cœur du chien excise.

(79) LV. 189; 7 février 1903. — Le cœur du chien excisé entre rapidement en trémulations sous l'influence du sérum de Locke ; quand te chien a été préalablement fortement chloralisé, le cœur bat au contraire rythmiquement sous l'influence de ce même sérum. l. camus.

N.-J. Botcharov. Expériences pharmacologiques sur le cœur isolé des animaux à sang chaud. (101) 12 juin 1902 ; 1065. — L'auteur a essayé l'action de la digitaline vraie de Beringer, de la convallarine, de la strophantine, de la caféine, de l'alcool, de la vératrine, de l'acide cyanhvdrique, de l'arécoline et de la pilocarpine sur le cœur iso'é du lapin nourri par la liqueur de Locke. Ladigitaline,en solution de 1 / 1 00 000, donne toutes les phases que l'on observe dans la médication cardiaque. Dans la phase thérapeutique les battements cardiaques étaient diminués de 12 à 16 par minute et dans la période suivante ils ( taient augmentés de 18 à 60 par minute. L'énergie des contractions cardiaques éiait parfois doublée. Cinq à sept milligrammes de digitaline provoquent l'arrôt du cœur. — La convallarine en solution de 1/iOOOOO jusqu'à 1/1 000000 agit comme la digitaline, seulement les diflérentes phases se suivent plus rapidement. La solution à 1/1000000 provoque, à la dose de 0fi^'",00l, l'arrôt du wcur ou systole. On ne réussit pas à ranimer ce dernier par la liqueur de Locke.

Dans la période thérapeutique les battements sont diminués seulement de 14 par minute ; l'énergie cardiaque est moins accusée qu'après l'administration de la digitaline. — La strophantine est de beaucoup plus énergique queladigilalinc ; aussi pour obtenir le môme effet qu'avec cette dernière, l'auteur fut-il obligé d'employer une solution à I/o 000 000. L'arrôt du cœur survient après passage de 0^'% 00007 de strophantine. — La caféine pure fut employée en solution de 1/250 jusqu'à l/.'iOOOOO ;'los solutions de 1/10 000 jusqu'à 1 '.'lOOGOO sont presque sans effet; celles à 1/2 .'jOO jusqu'à 1/8000 provoquent l'augmentation des battements cardiaques (de 50 par minute avec une solution à 1/5000). Les solutions de 1/250 et 1/500 diminuent assez rapidement l'énergie cardiaque et provoquent l'arrôt du cœur. Mais après passage du liquide pur de Locke le cœur se ranime.

Le cœ.ur, après action de la caféine, résiste mieux à l'action des autres poisons. — L'alcool en solution à 1/2000 jusqu'à i/100 n'exerce aucune influence. En solution à

ANALYSES

1/333 il diminue Ténergie cardiaque après %Q à 40 minutes. Les solutions de i/50 et 4/25 diminuent notablement Ténergie cardiaque et, après un temps plus ou moins long, le cœur s*arrôte en diastale. Le passage du liquide pur de Locke à travers le cœur, arrêté par une solution à 1/25, ranime ce dernier, mais les battements sont plus lents et notablement plus faibles. Les solutions faibles diminuent un peu (de 8 par minute) la fréquence des battements du cœur, tandis que les solutions concentrées les augmentent (de 24). — La vératrine, en solution à 1/100000, provoque d'abord Taugmentallon de Ténergie cardiaque et le ralentissement des battements, puis leur affaiblissement. Dans la période suivante chaque contraction énergique alterne régulièrement avec une contraction faible et cnfm il survient de l'arythmie. La solution de 1/50000 provoque le ralentissement rapide et énergique des battements dont raniplitude est plus que- doublée; l'arythmie ne larde pas à survenir. — L*aci«lecyanhydrique en solution à 1/200 000 ralentit un peu les battements cardiaques qui s'affaiblissent graduellement. La solution de 1/100000 arrôte assez rapidement le cœur qui se ranime par la liqueur pure. La solution à 1/50000 diminue Ténergie et la fréquence des battements et arrête le cœur après 4 minutes. — Le bromhydrate d'arécoUne en solution à 1/5000000 arrête rapidement le cœur. Le passage préalable de Tatropine donne au cœur de la résistance môme contre tfne solution de 1/50 000 agissant pendant un temps assez prolongé. Si, après Tarrêt du cœur, on continue à faire passer de Tarécoline, le cœur se remet à battre pour s'arrêter encore plus lard. Le cœur ne revient plus à son rythme initial, mais si le liquide de Locke contient simultanément de l'atropine et de Tarécoline, le cœur retrouve son ryihme. — Le chlorhydrate de pilocarpine agit comme l'arécoline, à cela près que, en solution à 1/250000, il provoque, après 15 minutes, le ralentissement et un petit affaiblissement des battements cardiaques, et en solution de 1/100000, le ralentissement s'accuse et il survient bientôt de l'arrêt interrompu périodiquement par une série de battements ralentis. L'addition d'atropine fait réapparaître les contractions rythmiques.

BM. WASSBRBBBG.

J. V. Kries. Ueber eine Art polyrhythmischer Herzthàtigkeit (Activité polyrythmique du cœitf). (2; 1902; 477-491. — En

provoquant un rythme différent de l'oreillette et du ventricule, le quotient du rapport des fréquences dans les deux parties du cœur est un multiple de 2, et on n'a pas jusqu'à présent obtenu, de façon satisfaisante, des différences qui fussent dans le rapport de 1 à 3, à 5, à 6, etc., etc.

ED. MBYER.

'Wilhelm Trendelenburg. Sumniationserecheinungen bci chronotroper und inotroper Hemmungswirkung des Herzvagus (Pliénomènes de sommation dans l'inhibition chronotrope et inotrope du pneumogastrique cardiaque). (2) 1902; Sp^ B**, 294-312. — Détermination des périodes de latence, d'augmentation et de diminution dans l'inhibition rythmique (chronotrope) ou dynamique (inotrope) par des excitations isolées. — Dans le cas de sommation de plusieurs excitations, il existe un optimum pour l'intervalle des excitations qui est de 0,07" pour l'inhibition dynamique et 0,15" pour l'inhibition rythmique, éd. mbyer.

T.-VT. Engelmann. Ueber die bathroo- Iropen Wirkungen der Herzncrven (Actions bathmotropes des nerfs du cœur). (2) 1902; Sp* B**, 1-25. — E. a observé les faits suivants : 1° Effet inotrope négatif (arrêt) du vague avec effet bathmotrope négatif des excitations directes. C'est-à-dire qu'une excitation artificielle des oreillettes ou du sinus qui avant l'excitation du vague produisait une systole infaillible n'en produit plus, ou a moins d'effet après l'action du vague. Réceptivité diminuée. — 2® Effet inotrope négatif combiné avec un effet bathmotrope positif des excitations directes. C'est-à-dire: des excitations artiticielles si faibles qu'elles sont inefticaccs sur les oreillettes, deviennent efficaces après l'arrôt du cœur, de sorte que chaque choc est suivi d'une systole ; l'inefficacité reparaît ensuite, on n'a plus que des systoles spontanées de môme rythme qu'auparavant. Réceptivité augmentée. — 3^ Combinaison des effets B(+) et B( — ), c'est-à-dire qu'après une excitation du vague, les excitations artiticielles, d'abord ineflicaces, deviennent plus efficaces, chaque choc produisant momentanément une systole, alors qu'avant l'excitation du vague un choc sur deux produisait infailliblement une systole. On peut admettre que chaque systole diminue la réceptivité aux excitations d'autant plus qu^elle est plus énergique, par suite de la dépense d'énergie ou de l'accumulation des produits

SANG, CIRCULATION. RESPIRATION

Texcitation artiHcielle utant plus faible que la [lie aura été elle-môme

les cas (2 et 3), on n'a re de la bathmotropie lerveuse pour s*explii d'excitabilité ; il ne secondaires, inotropes, ns le cas (1), malgré énergique (arrôt), Texinuée ; il semble donc *o une influence balhrimaire du vague. — î primaire est encore )ar les faits suivants :

is + B et + 1, c'est-àjccitation réflexe de la

des systoles plus amies, chaque excitation )mentanémcnt efficace, Itation un seul choc sur rovoquait une contrac- — 5° L'analyse des cas Taflirmer que ces effets léquence d'actions nerronotropes, ou dromo-

de conséquence, d'ad- *actions nerveuses princent directement la s cardiaque aux cxcita-

posilive ou négative), la physiologie générale iscles, le processus qui Lout d'abord par l'excie ensuite et provoque miques le développecanique, doit être locamts distincts et maléïs éléments producteurs Qts ne se reconnaissent urs manifestations élecégative); on pourrait es par opposition aux

éléments musculaires, la physiologie spéciale IS balhmotropes, indéctions provoquées par nt, pour l'activité de

et puissant moyen de tation fonctionnelle.

ED. MBYBR.

ber die vermeinlliche >lroper » Herznerven existence de nerfs du . (3) XCII, 391-397; met la théorie myogène Qgelmann. Mais tandis

que celui-ci considère l'excitabilité, la conductibilité des fibres musculaires et leur contractililé, comme trois propriétés distinctes ayant chacune des nerfs appropriés, Hering les regarde comme trois aspects de la même faculté fondamentale qu'il appelle faculté de réaction, et pour laquelle il n'y a qu'une seule catégorie de nerfs, il conteste qu Engelmann ait apporté la preuve du bien fondé de son opinion, qu'il ait démontré l'existence des trois espèces de nerfs et particulièrement de nerfs balhmotropes modifiant rexciiabilité du cœur sans modifier la conduction (nerfs dromotropes) ou la contraction (inotropes). dastre.

O. LangendorfF. ElectrophysiologiicheMittheilungen (Notes électrophysiologiques). (3) XCIII, 277-285 ; 1903. — L'auteur examine, en pi'emier lieu, l'excitation des nerfs du diaphragme par les battements du cœur, en d'autres termes, la secousse secondaire provoquée par le courant d'aclion du cœur. Schiff l'a signalée; I. Munk etSchultze lui ont imposé pour condition le contact direct du muscle cardiaque avec le muscle phrénique. Langendorff en constate l'existence sans section des nerfs, sans ouverture du thorax, chez le chat. Il suffit, après avoir chloroformé l'animal, de lui faire une forte saignée ou même de le saigner à blanc. La secousse, surtout du côté gauche, survient dans la période des respirations finales. C'est seulement tous les trois ou quatre battements que se produit la secousse secondaire. La réinjection du sang enlevé fait disparaître le phénomène. — La seconde question examinée est celle de l'excitation du vague par les courants d'action du cœur.

Les résultats ont été négatifs. Cela tient à ce que le vague n'est excitable par les chocs d'induction lents qu'à condition d'une grande intensité compensant la faible fréquence. Les phénomènes électriques dans le vague apparaissent-ils lorsque l'excitation est adéquate ? L'expérience répond que l'excitation tonique naturelle du vague ne manifeste pas de phénomènes électriques appréciables. On opérait sur des animaux chloralisés et curarisés soumis à la respiration artificielle, qui pouvait être suspendue : à cette suspension correspondaient des excitations suivant indubitablement le nerf, mais dont le caractère périodique spécial ne permettait pas de les recueillir.

DASTRE.

L. Patrizzi. 11 progredire del l'onda sfigmica nel sonno fisiologico. (100) XXVIII^

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