L. CAMUS
E. Léger. Sur Thordénine ; alcaloïde nouveau retiré des germes dits touraillons de l'orge. (79) CXLII, 108-110; 8 janvier
li. Oamua. L'hordénine, son degré de toxicité ; symptômes de Tintoxication. (79) CXUI, 110-113 ; 8 janvier 1906 ; (80) LX, 52-54 ; 13 janvier 1906, — L'hordénine est un alcaloïde retiré des touraillons d'orge, sa toxicité est &ible, à forte dose il donne lieu à des troubles d'origine corticale et bulbaire ; la mort se produit par arrôt de la respiration. La respiration artificielle peut empêcher la mort*
li. Camus. Action de Thordénine sur le sang. (80) LX, 109-111 ; 20 janvier 1906.
— Le sulfate d'hordénine n'a pas d'action hémolysante, son poids moléculaire est aasez élevé. La coagulation du sang et du plasma est retardée par certaines proportions de sulfate d'hordënine. La température de coagulation du plasma et du sérum sanguins est abaissée par une proportion de 5 0/0 de sulfate d'hordénine.
Li. Camus. Action de Thordénine sur la circulation. (79) CXLII, 237-239 ; 22 janvier 1906; (80) LX, 164-167; 27 janvier 1906. — Le sulfate d'hordénine agit sur Tappareil cardio-vasculaire ; suivant la dose injectée, les résultats sont différents, car le système nerveux qui joue un rôle important dans ces réactions est excité par de Ikibles doses et paralysé par de fortes doses.
L. Camus. Action du sulfate d'hordénine sur les ferments solubles et sur les microbes. (79) CXLII, 350-352 ; 5 février 1906 ; (80) LX, 264-266 ; 10 février 1906.
— Les ferments solubles sont retardés dans leur action par le sulfate d'hordénine et les microbes ne se développent pas dans on roilieo renfermant 4 à 5 0/0 de ce sel-
C, G. Santesson. Einige Bemerkungen fiber die Wirkungsintensitàt der Semina und der Tincture Strophanthi aus schwedischen Apotheken (Sur les différences d'activité des semences et de la teinture de strophantus des pharmacies suédoises). (32) XVIII, 389-413 ; 1905. ~ Ces préparations peuvent être de quatre à cinq fois plus actives les unes que les autres, suivant qu'elles proviennent de telle ou telle pharmacie. Les semences qui se colorent en vert foncé au contact de l'acide sulfurique concentré sont les plus actives : cette réaction mérite donc d^étre maintenue dans le codex. Les doses mortelles ont été à peu près les mêmes pour les grenouilles intactes et pour le cœur isolé : il est à supposer que dans les deux cas le poison s'accumule dans le cœur. Dans environ 27 0/0 des expériences, on a observé une accélération, généralement peu marquée, des pulsations cardiaques qui probablement tient à une action directe de la strophantine sur le cœur, effet assez inattendu de la part d'un corps qui appartient à la série de la digitaline. E. WERTHBIMBR.
PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE DES MUSCLES ET DES NERFS
J. Bernstein. Zur Théorie der Muskelkontraktion (Sur la théorie de la contraction musculaire). (2) CIX, 323-336 ; 1905. — La question est ici de savoir si la force musculaire peut s'expliquer par la pression osmotique ou par la pression de gonflement. Pfeffer a rapporté à la pression osmotique la turgescence des cellules végétales et, par suite, les mouvements déterminés par cette turgescence (redressement, etc.). Une théorie de ce genre a été proposée par von Reuleaux (1900). Ce savant compare le faisceau musculaire à un tube formé d'une série de cavités vésiculaires dans lesquelles le liquide serait poussé par une excitation: ces cavités allongées (par le poids) s'arrondiraient par suite du remplissage et le tout serait diminué de longueur. Ce liquide viendrait par osmose du sareoplasma ou de la lymphe interstitielle. (M. Dougall, 1898). La pression osmotique augmente dans le muscle parce que la concentration moléculaire augmente et cet effet, à son tour, résulte du plus grand nombre de molécules simples. On peut calculer la valeur de la pression osmotique ainsi engendrée. On voit qu'elle serait insuffisante pour expliquer le travail mécanique de la con-
ANALYSER
iractioQ qui apparaît par suite des dédoublements et oxydations qui accompagnent la contraction musculaire. Bernstein imagine, un autre dispositif qui augmenterait considérablement la force et la rapprocherait de la réalité. Il suffirait que le muscle fût composé d'éléments à parois plissées. Le gonflement pourrait produire un résultat analogue en supposant que la pression de gonflement (pouvoir d'absorption de Teau) soit augmentée au momentde la contraction par suite d'un changement chimique. Si l'examen bistologique n'est pas compatible avec ces dispositions, — et il ne Test pas, en effet— les deux théories précédentes doivent être rejetées, et c'est un argument en faveur d'une troisième théorie due à Bernstein, celle de la contraction ramenée à un effet de tension superticielle. dàstrb.
Robert MuUer. Untersuchungen ûber die Muskelcontraclion (II). Recherches sur la cootraclion musculaire (II). (2) (ÎVII, 297-360; 1005. — Si l'on fait croître la granç(eur de l'excitant, la grandeur de la secousse croit jusqu'à un maximum, si au lieu d'excitations isolées on recourt à des excitations consécutives à intervalles convenables, on obtient un tétanos qui croit également avec la grandeur de l'excitant jusqu'à un maximum. Cette règle comporte des exceptions. Kaiser et Wedenski en ont fourni des exemples. En employant des chocs d'induction de moyenne fréquence, puis de plus haute fréquence, la courbe du tétanos monte rapidement, puis retombe, puis il se produit une seconde ascension plus faible et une seconde chute — et quelquefois une troisième ascension, puis descente. Dans ce second mémoire l'auteur étudie la manière dont se comporte la courbe de fatigue du muscle de grenouille isolé, lorsque Ton intercale des repos, des pauses dans la série des excitations. Si l'on réunit les sommets des secousses successivement obtenues, on a une courbe qui représente la courbe de fatigue. Kronecker a montré que, si les excitations sont régulièrement espacées, égales en force et maximales et que le muscle soit surchargé, la ligne obtenue est une ligne droite ; cela jusqu'au moment où le raccourcissement du muscle devient moindre que l'allongement produit par la surcharge sur le muscle au repos. A partir de là, la courbe devient une hyperbole asymptote à la ligne qui représente la longueur du muscle pour la surcharge de repos. Mais avant ces deux
périodes, il y en a une d'ascension (pour le cœur, c'est le phénomène de V escalier) , 11 faut dire, enfin, que cette succession de trois phases : ascendante, desceodaote linéaire, descendante hyperbolique, ne vaut que pour des excitations sans repos inter* cataires. Les repos intercalaires changent la marche du phénomène et le résultat dépend de la longueur des pauses et de Tin* tervalle des excitations. On observe quatre stades successifs qui donnent à la courbe de fatigue l'aspect général d'un plateau qui s'incline et qui est coupé par une ou deux ondulations. dasteb.
Ouido Guerrini. Sulla funzione deî muscoli degenerati. Il» Gommunicazione .
Tempo di eccitazione latente, (i^t) LIX, 797-823 ; 1905. -— Le temps d'excitation latente des muscles en dégénération grais* seuse est très prolongé ; l'auteur interprète le fait en admettant que le processus dégénératif rend plus difficiles et plus lents les échanges entre le sarcoplasma et les disques contractiles. b. fbindbl.
E. 0. Przykhodski. Contribution à l'étude du mécanisme de la nutrition et du fonctionnement de la cellule nerveuse.
Thèse de Saint'PéienbQurg, 1903. In (110), 10 septembre 19013 ; 1017. -— Les expériences ont été faites sur des lapins d'une même souche sacriHés par des mécanismes différents: section du cou, empoisonne-^ ment par l'acide cyanhydrique (injection sous-cutanée de 1 c. c. d'une solution à 6 0/0 ; mort au bout de 30 secondes), suffocation lente. L'examen microscopique des cellules nerveuses centrales, de régions différentes, a démontré que dans les divers modes de mort, et respectivement de nutrition, les cellules subisseutdes modifications morphologiques dues probablement aux mouvements particuliers très limités de leur protoplasma hyalin homogène, protoplasma qui, de l'avis de l'auteur, doit être constitué à l'état vivant d'éléments organisés se désagi*égeant et se reconstituant sans cesse. L'étude de l'activité vitale de la cellule nerveuse a amené l'auteur à conclure que le mécanisme de sa nutrition et de son fonctionnement spécifique n'est en somme qu'un seul et même processus facile à expliquer, si l'on veut attribuer au protoplasma non différencié la faculté de mouvements rapides. BM. WASSBRBBRG.
P. J. Kaoufmann. Conductibilité indifférente du nerf. Thète de Saint-Péters^
LIQUIDES ET PRODUITS ORGANIQUES
bourg^ 1905. In (110), 10 septembre 1905; 1017. — Une série d'expériences de Tauteur sur la conductibilité des nerfs Ta amené à la conclusion que les démonstrations les plus nettes sont celles qui se rapportent à la propagation des oscillations négatives. Ces dernières expériences lui ont permis de mettre hors de doute la faculté du nerf de conduire les excitations indifféremment dans les deux sens. bm. wassbrbbrg.
B. Danilewsky. Weitere Untersuchungen ûber die unipolare elektrokinetische Reizung der Nenren (Nouyelles recherches sur l'excitation unipolaire électrocinétique des nerfs). (2) CVII, 452-482 ; 1905). — L'auteur entend par le mot électrocinèse, les effets à distance produits par Téiectridlé sur les nerfs ou sur lorganisme entier. Parmi ces effets, il y a un changement d'excitabilité du nerf ou de l'appareil musculo-nerveux. La question de la diversité des effets de l'électricité positive et négative s'y rattache : de même le problème de l'électrostatique du neurone, de la différence de potentiel physiologique en ses divers points. L^auteur étudie d'abord le cas d*une préparation neuromusculaire placée à l'intérieur d'un vase de Faraday, puis celui d'oscillations électriques à travers une toile métallique ; l'effet d'un arc de dérivation sur l'excitation électrocinétique d'un nerf; Télectrisation de la préparation musculo- nerveuse dans le champ unipolaire et, d'une façon générale, l'action de l'élcclrisation unipolaire sur les nerfs ; la secousse secondaire provoquée par le muscle excité électrocinétiquement ; l'influence, en un mot, de Télectrocinèse sur l'excitabilité du nerf, comparée à celle de Télectrisation directe. dastrb.
Zanietowski (de Gracovic). Sur les lois modernes d'excitation dans leur rapport avec mes expériences antérieures et récentes. (80) LX, 417-119; 20 janvier
Louis Lapicque. Observations sur une note de M. Zanietowski relative aux lois d'excitation. (80) LX, 211-212 ; 27 janvier
A. Durig. Ueber Ungleichfôrmigkeilen in der FortpQanzungsgeschwindigkeit des NeiTenprinzips (Sur les irrégularités dans la vitesse de propagation de l'influx nerveux). (16) XIX, 805-810; 27 janvier 1906.
— Polémique à propos d'un récent travail de Nicolaî paru sous le même titre.
Jan Sosnowski. Ueber den Querwi* derstand parallelfaseriger Gebilde (Sur la résistance transversale de lames parallèles). (16) XIX, 641-6 U; 2 décembre 1906. — Une résistance sur laquelle est disposée tme série de lames conductrices parallèles a une grandeur différente suivant que le courant est longitudinal ou transversal. Llnexcitabilité transversale du nerf serait due à la non-pénétration du courant dans les couches bonnes conductrices, seules excitables. H. LAHBBRT.
MATIÈRES CONSTITUTIVES, LIQUIDES ET PRODUITS DES ÊTRES VIVANTS
Qrégoire Jacobson (de Bucarest). Sur une réaction colorante des acides gras. (80) LX, 24-26 ; 6 janvier 1906. — Les nourrissons au sein, quand ils sont suralimentés, présentent dans leurs selles des gouttes graisseuses qui se colorent par la fuchsine phéniquée de Ziehl et qui sont constitaées par des acides gras libres. l. camus.
Guerbet (de Rouen). Nouvelle méthode de séparation et de dosage des acides lac* tique et succinique. (80) LX , 168-170 ; 27 janvier 1906. — Le principe de la méthode est le suivant : si on sature à chaud une solution alcoolique d'acides lactique et succinique par l'eau de baryte, tout l'acide succinique précipite à l'état de succinate de baryte anhydre. l. camus.
K. Inouye. Ueber die Darmnucleinsaura (Sur l'acide nucléinique de l'intestin). (39) XLVI, 201-206; 1905. — Cet acide ne donne ni la réaction de Millon, ni celle du biuret. Il est dextrogyre. Il renferme 0 = 37.54 0/0, H=:4.82, A2 = 15.53, P=9.37 0/0. L'hydrolyse pratiquée avec l'acide sulfurique à 20 0/0 a permis d'en isoler sept produits, à savoir : l'acide lévulique, la guanine, l'adénine, la xanthine, i'iiypoxanthine, la thymine et la cytosine.
A. DBSGRBZ.
E. ▼. KlafT-Lenz. Ueber die Ghloracetylierung und Molekulargrôsse des Glykogens (Sur la chloracétylation et la grandeur moléculaire du glycogène;. (39) XLVI, 293-305 ; 1905. — Le glycogène se prête facilement à la formation d'un dérivé chloracétylé dont la teneur en chlore (0.15 0/0)
ANALYSES
conduit à ua poids moléc. de 23.630, la méthode' ébullioscopique donnant pour le môme corps M = 25.000. — Ce dérivé donne un acétate duquel on ne peut, par saponification, régénérer le glycogène, mais on obtient un corps dextrinique nouveau se dissolvant dans - l'eau sans opalescence et réduisant légèrement la liqueur de Febling. Cette dextrine a un poids moléc. de 16.350 et répond à la formule (C«H>0O5)i«>. Comme elle constitue, en somme, un produit de dédoublement du glycogène, il en résulte, pour ce dernier, un poids moléc. beaucoup
plus élevé. A. DBSGRBZ.
G. Meillère. Recherche de Tinosite dans les tissus, les sécrétions et les excrétions. (80) LX, 226-229 ; 3 février 1906.
W. Stanek. Ueber das Cholinperiodid und die quantitative Fâllung von Cholin durch Kaliumlriiodid (Sur le periodure de choline et la précipitation quantitative de la choline par le triiodure de potassium). (39) XLVI, 280-286; 1905. — On peut précipiter et doser la choline en quelques heures avec une solution renfermant 153 gr. d'iode, 10 gr. d'iodure de potassium et 200 gr. d'eau. Procédé intéressant en ce qu'il permet de doser cette base dans les produits végétaux ou animaux. ▲. dbsgrbz.
L.-C. Maillard. Ueber das Ghromogen des sogenannten Skatolrotes (Sur le chromogène du rouge dit de scatol). (39) XLVI, 615-517; 1906. — Polémique avec J. Ph.
Slaal {Ibid,, p. 236). s. lambling.
E. Abderhalden et P. Rona. Die
Zusammensetzung des Eiweiss von Aspergillus niger bei verschiedener StickstofTquelle (Sur la composition de Talbumine de l'aspergillus niger recevant différentes formes d'azote) . (39) XLVI, 179-187; 1905. — L'asperg. niger a été cultivé sur un milieu constant comme composition, sauf en ce qui regarde l'élément azoté constitué par du nitrate de potasse (1 0/0), du glycocolle (1 0/0) ou de l'acide glulaniique (1 0/0). La première source d'azote a donné une culture renfermant, à l'état sec, 3.68 0/0 d'azote ; pour la seconde, on a trouvé 3.85 et pour la troisième, 3.52 0/0 d'azote. La matière protéique du microorganisme a donné constamment à l'analyse hydrolytique les mêmes acides aminés :
glycocolle, alanine, leucine, acides glutamiqae et aspartique. Il est surprenant que
Ton n*ait réussi à isoler aucun corps aromatique parmi ces produits. 11 semble acquis, dans tous les cas, que la nature de l'albumine formée par l'aspergillus est indépendante de la source d'azote qui lui est fournie. a. dbsgbbz.
Ion. G. Lâche (de Bucarest). Sur la nucléine de la cellule nerveuse. (80), LX, 28-30; 6 janvier 1906.
J. MeinerU. Zur Kenntnis des Jecorins (Sur la jécorine). (39) XLVI, 376-383; 1905. — La jécorine semble être constituée par un mélange de plusieurs substances inorganiques et organiques, azotées et non azotées, associées de manière peu stable. Parmi elles, le rôle principal est dévolu & la lécithine. La propriété essentielle de la jécorine, c'est-à-dire son pouvoir réducteur, n'est pas constante ; elle disparait, en effet, par élévation de la température (45<^), de même que sous d'autres influences encore indéterminées.
A. nBSGBBZ.
L. Hugounenq. Sur la vitelline de l'œuf. (79) CXLII, 173-175; 15 janvier
R. BOnc. Ueber das Vorkommen von Cholesterinestem im Gehim (Sur la présence d'éthers de la oholestérine dans le cerveau). (39) XLVI, 47-52 ; 1905.— L'extrait éthéré obtenu avec la masse cérébrale ne renferme ni éther de la cholestérine avec les acides gras à poids moléculaire élevé, ni autres combinaisons de la cholestérine pouvant se dédoubler par saponification.
Ainsi se trouve in6rmée cette iudication duo à Baumstark et passée dans les ouvrages classiques, à savoir : que le tissu nerveux ne renferme pas seulement de la cholestérine, mais encore des combinaisons de cet alcool, en particulier un éther oléîquo.
A. DBSGRBZ.
E. R. Posner et W. J. Gles. Is protagon a mechanical mixture of substances or a definite chemical compound? /. of biol. Chem., I, 59-112; 1905. — Le protagon est un mélange d'une ou de plusieurs substances exemptes de phosphore avec une ou plusieurs autres riches en phosphore. La phrénosine paraît être un composant constant du protagon, et les auteurs considèrent cette substance comme identique à la pseudo-cérébrine (de Gamgee) et à la
LIQUIDES ET PRODUITS ORGANIQUES
eérébrone (de Wôrner et Thierfelder). Le pennuelëoprotagon est aussi peu défini que le protagon . b . lambling.
O. Rira. Note sur la présence de roueinase dans les matières fécales. (80) UX, 111-713; 23 décembre 1905. — La roucinase a été trourée dans 40 0/0 des cas examinés, elle n'est pas influencée par l'état physique des selles. La constipation babitnelle et la dysenterie cbronique des pays chauds Taugmentent. l. camus.
T. A. Levenne. The cleavage produets of proteoses. J. of biol. Chem.f 1, 45- 58 ; 1905. — La proto- et rhétéro-albumose extraites de la peptone de Witte ont été hydrolysées par HCl bouillant et les produits obtenus ont été isolés par la méthode par éthérification d'E. Fischer. Ces deux albumoses diffèrent surtout par la quantité de lysine qu'elles fournissent. L*hétéro-albumose ressemble, dans sa composition^ à la géhitine. s. lambling.
J. J. Abel et B. Taveau. On the decomposition products of epinephrin hydrate. J. of hiol. Chem,, I, 132; 1905. — La formule donnée par Abel à l'hydrate d'épinéphrine C"H«"NO», 1/2 H'O nest pas acceptée partout. L'auteur montre que la teneur en azote varie d*un échantillon à l'autre selon le mode de préparation; elle change aussi par le fait de précipitations répétées du même produit, et ces variations se produisent même quand on e£feo- .tue tonte la préparation du produit dans une atmosphère d'hydrogène, afin d'éviter tonte oxydation. Précédemment Abel a obtenu par l'action des alcalis sur Tépinéphhne une base G'H^N'O {D. ehem. G., t. XXXVU, p. 368) dont les auteurs étudient maintenant les produits de décomposition, ainsi que ceux de répinépbrine ellemême. Ces derniers sont l'ammoniaque, le seatoU l'aldéhyde protocatéchique, la vaniIline(Gf.Abel,Zdf.pA2^«toLa.,t.XXyiII, p. 342). Les auteurs examinent ensuite la formule de constitution généralement adoptée ponr l'épinéphrine et montrent qu'elle ne s'accorde pas avec tous les faits connus. Ils ont en outre préparé un produit de synthèse dont la constitution est restée indéterminée, mais qui abaisse très fortement la pression sanguine. b. lambling.
A. Herlitska. Recherches sur la formation d'hydrosols inorganiques en présence de protéines. (72) XLIV, 166-186 ;
1905. ^ Dans les solutions d*albumine, le ferrocyanure ferriqoe se dissout en formant des solutions d'une couleur bleu foncé. La quantité de ferrocyanure qui se dissout est proportionnelle à la concentration de l'albumine. Il s'agit ici d'un hydrosol de ferrocyanure, qui peut être transformé en hydrogel, soit par l'adjonction d'électrolytes, soit par toutes les causes qui font diminuer la concentration de l'albumine (coagulation, précipitation), comme aussi par suite de toute dépolymérisation même initiale de la protéine. Et, de même, l'hydrosol ne se forme plus quand, dans la solution d'albumine, les molécules de cette dernière ont subi une action probablement agglutinante opérée par le chlorure ferrique. Avec Taugmentation de la concentration du ferrocyanure ferrique,on a d'abord une augmentation dans la concentration de l'hydrosol, mais ensuite la concentration de ce dernier diminue jusqu'à être réduite pratiquement à zéro. Il existe, en somme, un état d'équilibre invertible entre l'hydrosol et l'hydrogel de ferrocyanure ferrique ; cet équilibre est déplacé en faveur de l'hydrogel par l'adjonction d'électrolytes, et spécialement d'acides, et par une concentration trop grande de ferrocyanure ferrique; il est déplacé au contraire vers l'hydrosol par la concentration de Talbumine. ^ e. fbucdbl.
I». Van Itallie (d'Utrecht). Distinction des liquides albumineux provenant de divers animaux. (80) LX, 150-152 ; 20 janvier 1906. — Le sang de Thomme et celui du singe peuvent être différenciés de celui des autres animaux par la résistance de leur catalase au chauffage à 63 degrés. On peut, par le môme procédé, différencier le lait de femme du lait de vache. l. camus.
L. Sabbatani et a. Bagiia. Vélocité di coagulazione al calore di liquidi albuminosi. (98) III, 154-163; 1906. — Les points de coagulation fournis par les traités sont arbitraires. En effet les auteurs ont pu se convaincre, par une série d'expériences préliminaires, qu'une même albumine d'œnf, qu^un même sérum de sang peuvent se coaguler en un caillot compact à des températures très différentes ; seulement ils le font en quelques minutes aux températures élevées, lentement aux températures relativement basses. Donc, en ce qui concerne les liquides albumineux, sérum de sang ou albumine d'œuf, on ne saurait parler d'un point de coagulation dans l'acception étroite
ANALYSES
et fixe qui convient aux termes de point de i fusion, point de solidification. On ne peut que spécifier le temps nécessaire à la coagulation de ces liquides aux diverses températures. — C'est pour la délermination de ce temps que les auteurs ont construit leur appareil ; il consiste essentiellement en une éprouvette contenant le liquide albumineux qui reçoit par un tube et une ampoule les battements d'un métronome, et qui rend les battements à un manomètre. Quand les vibrations cessent d'être transmises, la coagulation est effectuée ; on lit le temps, on lit la température demeurée invariable pendant l'expérience. Quelques expériences permettent de tracer la courbe de coagulation d'un liquide albumineux.
Celte courbe est rigoureusement un segment d'ellipse ; il est aisé de la représenter par une formule analytique d'ellipse permettant de calculer le temps en fonction de la température et inversement la température en fonction du temps, e. fbindel.
J. Berstein. Ueber den osmotischen Druck der Galle mid de& Blutes (Sur la pression osmotique de la bile et du sang). (2) CIX, 307-322 ; 1905.— Pour la bile, la pression dans les canaux biliaires peut atteindre 200 mm. d'eau, alors que la pression du sang dans les vaisseaux correspondants est seulement de 60 à 90 mm. La pression osmotique croit dans les cellules glandulaires par suite de la formation des produits spécifiques de sécrétion, Le courant d'eau ainsi déterminé et qui vient du sang continue jusqu'à ce que la pression osmotique du sang soit devenue égale à la pression osmotique de la glande augmentée de la pression du sang dans les capillaires glandulaires. Mais, si la sortie de l'eau dure plus longtemps, c'est que d'autres forces interviennent en outre des pressions osmotique et hydrostatique. La cryoscopie permet de mesurer là pression osmotique. Pour le sang de l'homme on trouve :
A = — 0,56. Pour la bile les chiffres varient de 0,535 à 0,600. La bile vésiculaire a — 0,57 et le sang — 0,58; ou, en moyenne, —0,50 d'un côté, —0.59 de l'autre. La différence doit être faible, puisque cette différen* oe est égale à la pression hydrostatique dans les arterioles. Un degré d'abaissement cryoscopique correspond à une pression hydrostatique de 12 atmosphères 07. — Expérimentalement la différence a été trouvée de 1 centième de degré ou de 2 centièmes . Dans d'autres expériences, la différence a été de 0<*,034 correspondant à une pression
de 315 mm. de Hg. Le mémoire se termine par des coosidérationâ théoriques sur la se» crélion et la résorption. dastrb.
Nepper et Biva. Procédé de traitement de la bile pour en obtenir un extrait aux propriétés anticoagulantes. (80) LX, 143- 144; 20 janvier 1906.
E. Nicolas. La •< réaction du furfurol » appliquée à la recherche de l'indican dans l'urine. (80) LX, 183-185 ; 27 janvier 1906. — Cette réaction est basée sur ce que Tindoxyle se combine aisément au furfurol en présence des acides et donne un produit de condensation, dont les solutions dans certains liquides, chloroforme, benzène et sulfure de carbone surtout, présentent une belle fluorescence verte, l. camus.
A. Lipstein. Die Ausscheidung der Aminosâuren bei Gicht und Leukftmie fL*élimination des acides aminés dans la goutte et la leucémie). (8) VII, 527-530; 1905. — A l'aide du procédé au chlorure de l'aeide p-naphtalène-sulfonique (Embden et Reese, ibid,, t. VU, p. 411), l'auteur a retiré de l'urine, dans des cas de goutte et de leacémie myélogène, des quantités d'acides aminés qui se tiennent sensiblement dans les mêmes limites que celles que Embden et Reese ont notées pour l'urine normale.
B. LAMBLING.
R. Inada. Ueber den Nachweis der Glyoxylsàure im Ham (Sur la recherche de l'acide glyoxylique dans Turine). (8) VII, 473-478 ; 1905. — Tandis que Hopkins a employé l'acide glyoxylique pour rechercher, en présence de l'acide sulfurique concentré, le groupe indol dans les protéiques, Eppinger (ibid., t. VI, p. 489) s'est servi de cette réaction pour rechercher l'acide glyoxylique à Taide de l'indol et de l'acide sulfurique. Ce procédé, d'une extrême sensibilité, présente un intérêt pratique depuis que l'on a trouvé l'acide glyoxylique parmi les produits de la régression de l'acide urique au contact des purées d'organes (Aimagia, ibid., p. 459) et de l'alcool dans l'organisme, et depuis que Ton a saisi aussi des relations intéressantes entre cet acide, l'acide oxalique et i'allantoïne. L'auteur montre comment on peut éviter l'erreur due à la présence des nitrites dans l'urine (de
lapin). B. LAMBLDYG.
Alide Orutterinok et C. J. ^Veevers de Oraaff. Beitrag zur Kenntniss einer krystallinischen Hamalbumose (II)
PROCESSUS CHIMIQUES ET FERMENTATIONS
(Contribution à l'étude d'une albumose urinaire cristallisée). (39) XL VI, 47^-481; 1906. —Il s'agit d'une « albumose » de Bence-Jones retirée à Tétat cristallisé d'une urine (ibi(Ly l. XXXIV, p. 393). Traité par la pepsine chlorhydrique, ce corps donne toutes les fractions d'albumoses que fournissent les véritables matières albuminoîdes, à côlé desquelles on doit donc le placer, plutôt qu'à côté des albumoses (Cf. Abderhalden el Rostocki, ibid.j t. XL VI, p. 123). Les auteurs ont étudié aussi les produits d'hydrolyse de ce corps en présence de Pacide sulfurique. b. lavbung.
C. J.C. Van Hoog9nhuiee et H. Ver ploegh. Beobachtangen ùber die Kreatininausscheidungbeim Menschen (Observations sur l'excrétion de creatinine chez l'homme). (39)XIAI, 415471; 1906.— tes auteurs ont vérifié d'abord l'exactitude de la nouvelle méthode de dosage par voie colorimétriquc, proposée par Folin (U^id.,, t. XLI, p. 223), et dont ils démontrent la supériorité sur le procédé classique de Neubauer. Ils ont, en outre, étudié l'influence exercée sur l'excrétion de la creatinine par le travail musculaire, le repos, l'alimentation insufBsante ou sufHsante, l'inanition, certains aliments azotés (viande, caséine, gélatine) ; ils ont suivi aussi l'excrétion de la creatinine chez le nourrisson et les destinées de la creatinine ingérée chez l'adulte. L'influence du jeûne a pu être spécialement observée sur une jeûneuse de profession, qui s'exhibait en public, et qui a été suivie pondant un jeûne de 15 jours. On a aussi dosé dans cette urine d'inanition l'azote total, l'urée, le chlore, Tacidilé, l'acide urique et l'indican. Les résultats numériques, consignes dans 13 grands tableaux, ne se prêtent pas à un résumé. — Bibliographie, e. lambling.
Ch. Porcher. De la présence et du rôle du chlorure do sodium dans le lait. (80) LX, 19-21 ; 6 janvier 1906. — La constance du à du lait est assurée par le chlorure de sodium ; quand la quantité de lactose vient à baisser, le poids des sels dissous s'élève. L. CAMUS.
PROCESSUS PHYSIQUES ET CHIMIQUES, FERMENTS ET FERMENTATIONS
E. 8. London. Action physiologiqu*.' de la radioactivité très faible. (63) XIV, 94- 101; 10 février 1906.
Ch. Dhéré. Spectres d'absorption ultra-violets des mélhy (xanthines. (80) LX, 33 ; 6 janvier 1906.— La comparaison dé la situation de la bande d'absorption da spectre de la xanthine et de celle de la theophylline montre que la substitution de CH^ à H, en position 1 et 3, dans la molécule de xanthine, fait avancer la bande du côté le moins rérrangible. l. camus.
Oh. Dhéré. Siur l'absorption des rayons ultra-violets par l'acide nucléique extrait de la levure de bière, (80) LX, 34; 6 janvier 1906. — L'étude spectroscopique des acides nucléiques et des bases pyrimidiques et puriques montre que l'absorption de l'acide nucléique est attribuable aux groupements pyrimidiques et puriques. L. camus.
J. Wolff. Sur quelques composés minéraux qui peuvent jouer le rôle de la diastase liquéfiante du malt. (79) CXLI, 1046-1048; 11 décembre 1905.
F. Battelli et L. Stern. Nouvelles recherches sur les oxydations produites par les tissus animaux en présence des sels ferreux. (79) CXLII, 175-177; 15 janvier
André Oouin et P. Andouard (de
Nantes). Influence de la protyline sur l'hydratation des tissus du corps. (80) LX, 119- 121 ; 20 janvier 1906. — L'introduction de 17 grammes de protyline dans la ration d'une génisse de 261 kilogrammes a causé une surhydraiation de 1,34 0/0 et sa suppression une déshydratation de 3,68 0/0.
Eug. Roux. Sur la rétrogradation et la composition des amidons naturels autres que la fécule. (79) CXLII, 95-97 ; 8 janvier 1906. — Tous les amidons naturels renferment sensiblement la même proportion d'amylose et aussi de Tamylopectine.