A. DB8GREZ
L. MaquenneetBng. Roux. Inilaence de la réaction du milieu sur Paclivité de Tamylase et la composition des empois saccharifies. (79) CXLII, 124-129 ; 15 janvier 1906. L. CAMUS.
Victor Henri. Action de Tinvertine dans un milieu hétérogène. (79) CXLII, 97-100; 8 janvier 1906. — La concentration des substances qui transforment le ferment a une influence sur la vitesse de transformation quand le ferment n'est pas à l'état de liberté. l. camus.
W. Sawjalow. Zur Frage nach Identilat von Pepsin und Chymosin (Sur la question de l'identité de la pepsine et de la chymosine). (39) XLVI, 307-332; 1905.
— Ces recherches établissent Tidentificalion complète de la chymosine et de la pepsine. Le suc gastrique ne renferme donc qa*nii seul ferment présentant les deux actions
protéolytique et coagulante de la caséine. Cette identification, effectuée grâce à l'étude critique et expérimentale serrée des conditions d'action des deux ferments, tranche la question de savoir si le .suc gastrique des poissons, des grenouilles, si certains sucs végétaux renfermant le ferment protéolytique renferment aussi de la chymosine ; il ne saurait en être autrement puisque la diastase protéolytique et celle qui coagule le lait ne font qu^nn seul et mAme ferment. a. dbsgbez.
B. J.SloTtzov. Action parallèle du labferment et de la pepsine sur la coagulation du lait. Société des médecins russes de Saint- Pétersbourg. Séance du 27 mars 1905. In (109) 12 novembre 1905, 1422.— Le schéma de Uammarsten qui explique la coagulation du lait par Taction hydratante du labferment n'a pu contenter l'auteur qui attribue à ce ferment une aclîon toute contraire, déshydratante. Et, en effet, l'auteur a observé que le coagulum du lait, laissé au repos pendant quelque temps, se redissout de nouveau partiellement, quelquefois môme complètement. Il y a donc ici, à c6té d'une action coagulante, précipitante, une autre action, diamétralement opposée, dissolvante. L'auteur a pu s'assurer en s* appuyant sur des expériences convenablement établies que l'action dissolvante appartient au labferment même qui, de la sorte, jouirait de deux propriétés opposées, fait qui rentre bien dans l'idée de Pavlov sur la transformation des actions diastasiques.
Etant donné que l'observation de l'auteur ne peut se ranger dans le schéma de Hammarsten, l'autear se croit en droit d'émettre Thypothèse suivante : le caséioogène doit être constituée par deux substances albtrrainoïde à degré d'hydratation différent, dont la partie la plus hydratée tient en solution la partie la moins hydratée. Dès que la solubilité de la première diminue* Tautre se précipite, et il y a coagulation. Dans le cas contraire, on observe des phénomènes op-
B. WASSBKBBaa.
Kutscher et Lchmann. Znr Renntnis der Papayotinverdauung (Sur la digestion papaïnique). (39) 383-386; 19^5. — La digestion prolongée de la fibrine par la papaïne, en milieu neutre et en présence du chloroforme comme antiseptique, conduit à la formation des produits cristaliisables obtenus dans la digestion trypsique. Parmi ces produits, les auteurs ont isolé
SANG, CIRCULATION. RESPIRATION
l^stidino, Targinine, ia lysine, la tyrosine, la leudne et un acide aminovalérianique. Ils n'ont pas trouvé les tétra et pentamëthylène-diamines qui sont caYactéristiques d'une digestion pepsique très prolongée.
A. DBSGRBZ.
G. Delesenne, H. Mouton cl E. Pozerski. Sur Failure anormale de quelques proteolyses produites par la papaîne. (80) LX, 68-70; 13 janvier 1906; (79) GXLII, 177-179; 16 janvier 1906. —Quand on met en contact de la papaîne et une solution d'albumine, il se produit une digestion presque instantanée. Si le contact se prolonge, il semble que la digestion de Talbumine se fasse d'autant moins que le ferment et la matière à digérer ont été laissés plus longtemps en contact. l, camus.
C. Fermi. Metodi vecchi e nuovi nella ricerca degli anzimi proteolitici. (99) IV, 516-528, 537-536; 1905. — En raison des incertitudes de rexpérimentation sur la fibrine, l'albumine, etc., lorsqu'il s'agit d'essayer des enzymes peu énergiques et agissant surtout en milieu alcalin, Tauteur a préféré se servir de la gélatine, réactif plus sensible et plus sûr. Il considère plusieurs méthodes , et particulièrement celle de la gélatine en tubes ; pour rendre celle-ci plus parfaite, il était nécessaire d'étudier Tinfluence de la densité de la gélatine, de son alcalinisation, de renlèvemenl de la partie déjà liquéBée, de la durée du contact avec Tenzyme, du repos ou de Tagitation du tube, sur la marche de la liquéfaction de la gélatine par la trypsine. De cette fagon, Tauteur arrive à préciser les conditions permettant d'avoir des tubes sensibles à la solution de trypsine Gnibler à 1 : 1.000.000. Cela posé, en se servant de solutions de trypsine à titre variant de 1 : 5.000 à 1 : 41.000 II construit une table d'activités décroissantes apte à servir pour la comparaison d'autres enzymes à la valeur dissolvante de solutions connues de trypsine. b. feindbl.
Charles Riohet. Influence de l'émanation dn radium sur la fermentation lactique. (74) III, 130-151 ; 1905. — L'émanation du radium agit sur la fermentation lactique, même à des dose» très faibles ; sous forme de gaz à 0.1 environ, et, en dissolution, à doses sans doute bien plus faibles encore. Le mode de manifestation se traduit le plus fréqaenamenl par nn retard de la fermentation; il arrive» d'autres fois, que celle-ci
est accélérée. L'eau chargée d'émanation a toutes les propriétés de l'émanation éllemôme ; on peut, dès lors, penser que celleci agit par sa dissolution dans les liquides, à la manière des substances chimiques antiseptiques. V. PACHON.
Charles Richet. De l'action de doses minuscules de substances sur la fermentation lactique. (71) 111,203-217; 1905. — Des doses infiniment petites de formol modifient, en l'accélérant, la marche de la fermentation lactique. Un millionième de milligramme de formol est capable d'agir sur le ferment. Au peint de vue de la physique et de la physiologie générales, cette activité d'une substance chimique à dose infinitésimale doit, sans doute, retenir l'attention et fait que l'auteur se demande si, par le fait de sa dilution môme, la matière n'acquiert pas, comme dans les tubes de Crookes, des propriétés nouvelles tant soit peu différentes de celles qu'elle possède à concentration plus grande. Le fait que le formol, antiseptique puissant quand il est concentré, agit comme une vraie zymase quand il est à faible dose, est aussi intéressant à constater en raison de la grande diffusion du formol dans le règne végétal et de sa fonction si essentielle dans la fixation du carbone et la nutrition des cellules.