V. MONTAGAnn
Sacquépée et CheyreL Pouvoir pathogène des bacilles paratypbiques en ingestion. (80) UX, 661 ; 9 décembre 1905. » Les bacilles paratyphiques B sont nettement pathogènes par ingestion pour le cobaye, fait à opposer à l'innocuité habituelle des bacilles d'Eberth dans ces conditions. Les lésions expérimentales rappellent celles observées dans les infections paratyphiques humaines; elles présentent quelque analogie avec celles de la fièvre typhoïde et de la dysenterie bacillaire, p. nobbcolrt.
Rieux et Sacquépée. Valeur de la saturation dans le diagnostic des agglutinines typhiques et paratyphiques. <80) LIX. 653; 16 décembre 1905.'
AGENTS FIGURÉS
Rieux et Saoquépée. Saturation des agglutinioes paratyphiques. (80) UX, 655; 16 décembre 1905.
Sacqnépée et Cheyrel. Vaccinations actives croisées des bacilles typbiques et paralypbiques. (80) LIX, 598; 9 décembre 1905. — Les animaux (rats blancs, cobayes) vaccinés activement contre le bacille dTberth présentent vis-à-vis des bacilles paratyphiques un degré d'immunité à peine inférieur au taux de l'immunité spécifique. Les animaux vaccinés activement contre UQ des types de bacille paratyphique présentent Vis-à-vis du bacille d'Eberlb une immunité à peine moindre que l'immunité spécifique et sont également immunisés contre un bacille paratyphique de l'autre
type. p. NOBÉCOURT.
A. Rodella. Sur la dififérenciation du Bacillus putrificus (Bienstock) et des bacilles anaérobies trvptobutyriques (Achalme).
(60) XIX, 804-811 ; 1905. — La seule fermentation des hydrates de carbone aboutissant à la formation d'acides gras volatils, acide acétique et acide butyrique, ne peut servir à différencier les bacilles anaérobies tryptobutyriques, comme Ta propose Achalme. Pour classer ces bacilles, il faut tenir compte en outre de la fermentation des substances protéiques, qui donne souvent des indications meilleures. Cultivés dans le lait, ces bacilles laissent presque toujours, même après 4 semaines, le lactose inaltéré; par suite, les acides gras formés le sont aux dépens de la caséine, qui est à peu près détruite. Dans ces conditions, ces bacilles ont donné soit de l'acide butyrique, soit de l'acide valérianique, soit de l'acide capronique, mais toujours un seul de ces acides ; donc, quand les substances protéiques fermentent seules, il n'y a qu'un seul acide volatil. Le mélange de deux acides volatils indique une fermentation mixte d'albuminoïdes et d'hydrates de carbone. p. nobécourt.
P. Exnile-WelL Essais de culture du bacille lépreux. (60) XIX, 793-803 ; 1905. — Pour obtenir une culture il faut utiliser exclusivement les cas de lèpre tuberculeuse en évitant le mélange avec du sang; la culture se fait à 37^, sur de la gélose additionnée de sérum pleuré tique humain et préparée de fagons différentes (l'auteur décrit la préparation de trois milieux différents), et mieux sur gélose mélangée de jaune d*oeuf. Les meilleurs résultats s'obtiennent
par ensemencement dans un œuf de poule frais. Les résultats sont d'ailleurs inconstants, p. NOBECOURT.
Louis Fortineau . L'érythrobacillus pyosepticus et les bactéries rouges. Thèse de Paris j 1904 ; 164 pages.
R. Blanchard. Spirilles, spirochetes el autres microorganismes à corps spirale.
(07) ; 13 janvier 1906.
G. V. Schor. Contribution à Tétude du spirochete pâle. (109) 10 sept. 1905 : H23. — Recherches faites parle procédé de Schaudinn-Hoffmann dans un nombre considérable de cas. Le spirochete pâle se trouve •lans la plupart des papules à surface ramollie (13 cas sur 14 de l'auteur; presque tous les auteurs sont d'accord là-dessus), dans quelques cas rares de papules sèches (0 sur 5 cas de l'auteur), et dans les condyle mes aigus chez les syphilitiques sans autres manifestations apparentes. Les spirochetes n'ont pas été trouvés par l'auteur dans le sang des roséoles (contrairement aux affirmations de quelques auteurs), dans les produits de grattage des gommes ulcérées (résultats identiques de Zelenev, Herxheimer, Ploeger), dans les organes internes des syphilitiques héréditaires sans lésions cutanées, dans le placenta des syphilitiques dans les produits de grattage des ulcéralions d'origine différente (résultats opposés (le Kiolemenoglou, Hoffmann et autres), dans les condylomes aigus concomitants à la blennorrhagie, mais en l'absence de syphilis. Quant aux ulcères syphilitiques, on y trouve rarement le spirochete pâle, mais presque toujours le spirochete réfringent. L'auteur conclut que le spirochete pâle parait avoir un rapport intime avec la syphilis, mais ne peut encore jusqu'à présent être considéré comme l'agent pathogène de cette maladie. Nous devons donc, en attendant que nous puissions isoler et cultiver les spirochetes, enregistrer les maladies dans lesquelles ce spirille se rencontre et être prudents dans le diagnoslic bactériologique, étant donné que la faible coloration du spirochete pâle et ses caraclores morphologiques prêtent facilement à la confusion avec les autres spirochetes de même qu'avec les détritus des fibres conjonctives. Bll. WASSBRBBRG.
A. Buschke et W. Fischer. Ueber die Lagcrung der Spirochaete pallida im Gewebe (Sur la situation des spirochetes
Journal db phtsiol. et db pathol. oênûr., 1906.
ANALYSES
pâles dans les tissus). (10), i"'' janvier 1906 ; 6. — Les auleurs ont les premiers montré la possibilité de retrouver les spirochetes pâles dans les tissus. Ils ont examiné 6 cas de syphilis héréditaire certaine; les enfants succombèrent à d'autres affections (2 de bronchopneumonies, 2 de catarrhe intestinal, les 2 autres de syphilis). Dans un seul cas, ils ont retrouvé les spirochetes dans la rate, le foie et les reins. Les spirochetes se trouvent le plus souvent dans les parois vascul aires, quelquefois au contact de Tendothélium ; on en trouve même dans la lumière des vaisseaux. On en trouve entre les cellules épithéliales des voies biliaires. Les tissus sont intacts au niveau des parasites. On peut admettre qu'ils ont émigré du sang dans les tissus au moment de la mort. Dans 5 cas de syphilis tertiaire grave, B. et F. n'ont jamais retrouvé les parasites dans les tissus. La méthode de coloration des coupes employée était celle de Bertarelli, associée au Ramon y Cajal. Bibliographie, v. hontagabd.
Ferré. Recherches sur la présence du Spirochaete de Schaudinn dans les lésions superficielles de la syphilis. R&imion Inologique de Bardeaux^ 9 janvier 1906, In (80)
A. Veillon et J. Girard. Spirochaete pallida Schaudinn dans la roséole syphilitique. (80) LIX, 632 ; 16 décembre 1905. — Les lésions de la roséole syphilitique consistent, au début, en une congestion intense des capillaires du derme et une ébauche d'infiltration périvasculaire. Les spirochetes se trouvent dans les vaisseaux terminaux des papilles où ils constituent une véritable embolie parasitaire.
p. NOBÉCOURT.
J. Nicolas, Favre et André. Syphihs et spirochaete pallida de Schaudinn et Holmann. (80) CV, 497 ; 1« octobre I90o. — Les auteurs, employant la technique de Giemsa, ont coloré le spirochaete dans des ebaneresy des plaques muqueuses, dos ganglions, el ne l'ont pas retrouvé dans les accidents non syphilitiques. Ils insistent sur la rareté des spirochaetcs dans les accidents primitife^ sur l'importance du signe du suintement dans les syphilidest sur le parasitisme banal habituel des ganglions, sur la morphologie des spirochetes parfois munis à leur extrémité d'une spherule réfringente,
sur leur accollement fréquent et leur variabilité d'aspect. Us mettent au point l'état actuel des connaissances sur le spirochete de Schaudinn et ses rapports avec la syphilis (morphologie, coloration présence daos les lésions syphilitiques et quelquefois dans le sang, absence dans les lésions non syphilitiques). Leur conclusion est que de nouveaux caractères doivent être fournis pour individualiser le parasite, que d'autres preuves doivent être trouvées pour établir son rôle pathogène. — Bibliographie. Travail de la clinique de l'Antiquaille et du laboratoire du prof. J. Courmont.
CH. LBSIBUB.
Nattan-Larrier et Brindeau. Passage du Spirochœte pallida des tissus fœtaux aux tissus maternels dans le placenta syphilitique. (80) LX, 2.50; 3 février 1906.
Nattan-Larrier et Brindeau. Présence du Spirochœte pallida dans )e placenta syphilitique. (80) LX, 181 ; 27 janvier 1906.
Wallich et LeTaditi. Recherches sur la présence du Spirochœte pallida dans le placenta, (80) LX, 191 ; 27 janvier 1906.
P. Bandini. Ricerche sulla specificità dei citoryctes vaccinae. (102) LIX, 824-834; 1905. — Inoculations en strie de cornées de lapins avec des produits vaccinaux et des substances irritantes diverses. Beaucoup de ces substances, et en particulier la toxine diphtérique, considérée comme la plus efficace, déterminent des productions ayant des analogies plus ou moins éloignées avec le Citoryctes . Mais celui-ci possède des caractéristiques (espace clair, dimensions, hypertrophie de la cellule épithéliale habitée par des G. au nombre de 2-3, et intégrité de son noyau) qu'on ne saurait retrouver dans les formations qui lui ressemblent le plus. Le Citoryctes Guarnieri est bien un produit spécifique de l'infection vaccinique.
B. FEINDKL.
Pierre Savouré. Recherches expérimentales sur les mycoses internes et leurs parasites. Thèse deParis^ 1906, 75 pages.
Eusebio S. de la Hoz. Champignons pathogènes et mycoses du continent américain. These de PariSy 1905, 125 pages..
AGENTS FIGURES
C. Geni et O. Besta. SuUa persistenza del potere vitale e patogeno della spora aspergillare neir organismo animale. (104) XXI, 496-501: 1905. — Des chiens infectés d' Aspergillus, guéris des symptômes d'intoxication puis mis dans des conditions particulières (jeûne) présentent à nouveau des manifestations pellagreuses. Ceci démontre que les spores aspergillaires peuvent demeurer très longtemps dans Torganisme animal, et y conserver intact, quelquefois pendant des mois, leur pouvoir vital et pathogène ; la maladie récidive quand Tanimal est mis en état d'infériorité. On peut en conclure que les récidives chez l'homme n'ont pas pour cause nécessaire une seconde infection. b. fbindbl.
G. Besta. Sopra il potere palogono dcir Aspergillus fumigalus. (104) XXXI, 502-517 ; 1905, — L' Aspergillus fumigutus est capable de proliférer à l'intérieur des tissus et d'y déterminer des foyers de nécrose. Il a un pouvoir irritatif intense qui est rendu manifeste par des accumulations de leucocytes, des réactions inflamn^atoires, etc. La spore, dans des conditions biologiques déterminées, contient une substance tétanisante spécitique; alors, si elle vient à être introduite dans un organisme animal, elle peut, tout en demeurant à Tétat de spore, mettre sa toxine tétanisante en liberté. £. fbindbl.
G. Geni. Di una nuova specie di Aspergillus varians e délie sue proprietà patogene in rapporto coir etiologia délia pellagra. (104) XXXI, 595-617; 1905. — Description d'une nouvelle espèce d^AspergiUuSy méritant le quaiificalif de varians en raison des changements de sa coloration; Tauleur l'a trouvée dans une cabane humide et malsaine habitée par un individu atteint de folie pellagreuse à forme mélancolique. Celte espèce est surtout pathogène au printemps et en automne et on peut en retirer deux toxines, l'une déprimante et paralysante, Tautre excitante et convulsivanle.
E. FBINDEL.
Sabrazès. Liquides d'hydatides, d'aspect séreux, arec eosinophilic du dépôt.
Réunion biologique de Bordeaux, 9 janvier 1906, in (80) LX, 98.
A. Ijoott. Einige Betrachtungen uber die Infektion mit Ankylostomum duodenale von der Haut aus (Quelques considérations sor llnfaslation par rankyloatome duode-
nal d'origine cutanée). (38) LVIII, ii-84 ; 1905. — Loossa "montre, en 1904, la migration des larves d'ankylostome de la peau vers l'intestin. Les résultats de ses expériences ayant été contestés ou inexactement rapportés ( malgré les expérience*; confirmatives de Schaudinn sur le singe), il donne dans le travail actuel un résumé complet de ses recherches. Celles-ci, faites soit sur l'homme (et notamment sur luimême), soit sur le chien (avec l'ankylostome du chien), montrent que les larves d'ankylostome pénètrent dans la peau, passent dans la circulation directement par les veines ou indirectement par les lymphatiques, s'arrêtent dans les capillaires pulmonaires, et passent de là dans les voies aériennes et le pharynx. Certaines d'entre elles peuvent se trouver détruites au niveau des ganglions. C'est surtout chez les jeunes chiens, âgés de quelques semaines, que la migration est rapide; les larves peuvent pénétrer dans la peau en quelques minutes et gagner le poumon en l^espace de sept heures. Les symptômes consistent en prurit local avec œdème plus ou moins étendu, diarrhée, vomissements, abattement ; ranimai peut même succomber. On trouve à l'autopsie des hémorragies capillaires dans la peau et le poumon, et une tuméfaction ganglionnaire avec infiltration hémorragique . Chez les animaux plus âgés, la migration des larves est plus lente, et peut se produire sans symptômes.
— L'anémie de Tankylostomiase n'est pas seulement due aux pertes de sang : elle dépend aussi d'une toxine produite par le parasite. Celui-ci ne se nourrit d'ailleurs pas exclusivement de sang : il mange la muqueuse intestinale elle-même.
— L'infestation par la voie cutanée joue un bien plus grand rôle que celle par la voie buccale. C'est à une température de 28"^ à 30° que les larves ont leurmaxiraum de roobilité ; elles tendent alors à remonterle long des parois de la fosse, et les chances decontamination se trouvent augmentées. A humidité égale, les fosses les plus chaudes sont donc les plus dangereuses, comme le confirme la statistique. Loess termine par quelques considérations prophylactiques (examen systématique de tous les mineurs au point de vue de l'ankylostomiase, interdiction sévère de déposer librement des matières fécales dans la fosse, etc.). gouget.
E. Sauerbeck. Beitrag zur pathologischen Histologie der experimentellen Trypa-
a-ve
ANALYSES
nosomen. — lofektion (mit Trypanosoma Brucei) (GontribaUoa à l'histologie pathologique des infections expérimentales par le trypanosome Brocei). (37) LII, 31-87; 1906. — Travail du Laboratoire de Marchand à Leipzig. Le trypanosome Brucei cause rapidement la mort chez le rat, cobaye, lapin et chien en quelques jours ; les rais blancs résistent mieux et les cobayes et les lapins peuvent vivre quelques semaines. Ces trypanosomcs se multiplient dans le corps de leur hôto d'une façon assez régulière. Chez le cobaye et le lapin, cr développement est irrégulier et après avoir présenté des trypanosomcs pendant quelque temps, le corps de ces animaux peut n'en plus contenir quelque temps après. Les rats meurent avec de l'excitation cérébrale, due probablement à des troubles circulatoires. Les trypanosomcs se tiouveni surtout dans le sang et aussi dans certains organes : lymphatiques, rate, moelle osseuse, foie, poumons; dans ces organes les trypanosomes modifient les formes spéciales des cellules. Elles présentent des granulations ressemblant aux corps de Leishmann. Les cellules du tissu lyrophoîde, do la pulpe splénique, de la moelle osseuse, les éléments des capillaires endothéliaux du foie, Tépithélium alvéolaire des poumons sont modifiés, prennent de gros noyaux, qui dégénèrent quelquefois. Les organes s*hyperhémient. Dans les grandes cellules se trouvent les formes anormales des trypanosomes. Il n'y a pas de parallélisme entre l'intensité de la phagocytose et la résistance à l'infection. Dei]> tableaux hors texte ; bibliographie.