L. Oheinisse. La cyanose entérogène
(97), 577; 6 décembre 1905. — Il existe une cyanose consécutive aux auto-intoxications chroniques d'origine intestinale qui traduit en général une méthémoglobinémie, et plus rarement une sulfo-hémoglobinémie, démontrée par l'examen spectroscopique qu'on pratique en examinant par transparence l'oreille du patient. Cette cyanose cède facilement à une thérapeutique appropriée. LBSNé.
K. Sasaki. Untersuchungen ûber die elektrische Leitfàhigkeit der Ascitesflûssigkeit bei experimentell erzeugter Niereninsufficîenz (Recherches sur la conductibilité électrique du liquide ascitique dans l'insuffisance rénale expérimentale). (5) CLXXXIIl, 180-188 ; 1906. — Si, dans Tinsuffisance rénale, il y a souvent élévation de la concentration moléculaire du sang, si lanalyse chimique élémentaire montre parfois une augmentation de sa teneur en electrolytes, la conductibilité électrique du sérum sanguin se maintient toujours dans les limites normales. De même, si Ton produit chez le lapin, par injection de nitrate d'urane, une néphrite compliquée d*ascite et d'épanchement pleural, on constate que la conductibilité du liquide ascitique est semblable à celle du sérum sanguin, ou ne s^en écarte que peu. Enfin Tanalyse des tissus de trois lapins, l'un normal, un autre néphrectomisé, le troisième atteint de néphrite expérimentale, tous trois tués par hémorragie, ne montra aucune différence dans
la teneur en chlomre de sodium. L^auteur conclut que Tinsuffisance rénale n'enlraine aucune rétention d'éleotrolytes ni dans les liquides de l'économie, ni dans les tissus, et que rien n'autorise à admettre une rcla* lion étiologique entre la rétention d'éleotrolytes et la production d'épanchements daûs les néphrites. Il ne conteste pas pour cela que l'apport de chlorure de sodium favorise la production de ces épancheroents. gougiet.
Pi j Suner. Défaut d'action du sang urémique sur la pression artérielle. (80) LX, 85; 13 janvier 1906.
Widal et Ronchèse. Rapport de différentes substances azotées retenues dans le sérum sanguin, au cours du mal de Bright. (80) LX, 245; 3 février 1906. — Chez le brightique faisant de la i*étention azotée, le rapport de l'urée à l'azote total (rapport azoturique) du sérum sanguin s'élève à 96 0/0 alors qu'il est un peu inférieur à 80 0/0 chez des sujets normaux. Inversement, le rapport de l'azote urique et de l'azote ammoniacal diminue et suit une courbe inverse de celle du rapport azoturique. p. NOBéCOURT.
K. Z. Villanène. Contribution à l'étude des acides éthéro-sulfuriques des urines dans les affections du pancréas. Thèse Saint-Pétersbourg^ 1905, in (110), 10 septembre 1905 ; 1017. — Expériences sur des chiens partiellement dépancréalisés ou à pancréas lié. L'auteur étudiait l'action du suc pancréatique çur les fermentations intestinales en prenant pour critérium de ces dernières la richesse do l'urine avant et après l'opération en acides éthéro-sulfuriques. Voici le résultat de ses expériences : le suc pancréatique active par sa présence les fermentations intestinales. Son absence diminue de 25 à 60 0/0 les acides éthéro-sulfuriques de l'urine ; la quantité d'indican y diminue alors également. Le diabète et la pentosurie ne sont pas pathognomoniques pour les affections du pancréas. Quant à la stéatorrhée, elle est plutôt sous la dépendance des troubles hépatiques et de la sécrétion diminuée de la bile qui accompagnent les affections pancréatiques. BM. WASSBRBBftG.
Zweifel. Das Gift der Eklampsie und die Konsequenzen fur die Behandlung (Le poison de l'éclampsie et ses conséquence»
ANALYSES
pour lo traitement. (27), 297-299; 13 février 1906. — Chez les femmes éclamptiques, le coefficient azoturique oscille entre 27 et 70 0/0, au lieu de 83 0/0, chiffre normal chez la femme enceinte. Cet abaissement indique une diminution considérable de l'oxydation de Talbumine. L'analyse des urines indique de plus une augmentation considérable de Tammoniaque qui, par rapport à l'azote total de 5 0/0, chiffre normal, s'élève à 16.5 0/0, ce qui, comme dans le coma diabétique, laisse supposer qu'il y a augmentation de l'activité du sang et que le poison de i'éclampsie est un acide. L'auteur chercha parmi les divers acides qui entrent dans la composition de l'organisme les variations do quantité dans le taux de ces produits. Tout d'abord il constata dans l'urine une diminution des sulfates complètement oxydés et une augmentation des composés soufrés moins oxydés. Le soufre complètement oxydé se ren(5outre chez l'homme sain dans la proportion de 84 0/0 relativement au soufre total, rapport identique à celui du rapport azoturique. La diminution des oxydations azotées va donc de pair avec celle du soufre. La diminution des oxydations azotées s'accompagne dans l'organisme d'une production anormale d'acide lactique ou plutôt sarco-laclique , comme Font montré de nombreuses expériences. Or cet acide sarco-lactique a été régulièrement constaté par l'auteur dans l'urine de 18 éclamptiques, ainsi que dans le sang en plus ou moins grande quantité. Mais, la présence du poison reconnue, il fallait rechercher s'il était la conséquence ou la cause des convulsions. Les preuves tirées par l'auteur de la constatation d'acide lactique dans le sang du fciilus en plus grande quantité que dans lo sang de la mère, dans le sang et l'urine i\v> femmes atteintes de néphrite gravidique, sans cclampsie, alors que cet acide ii'esiste jamais chez l'individu sain, ne sont peut-être pas aussi démonstratives que le punscî Zwêifel.' Déductions thérapeutiques tirées de celte théorie de l'iutoxication sarco-lactique. ue>'bi glaudb.
J. P. Pavlov. Observations de laboratoire sur l'ostéomalacie chez les chiens. Société des médecins russes à Samt-Péiersbourg, séance du 7 avril 1905, in (109), ii novembre 11)05; 1422. — Dernièrement l'auteur a étudié certains phénomènes morbides évoluant régulièrement ciiez un certain nombre de ses chiens
avec fistules expérimentales. Tout d'abord on constate chez eux des troubles de la motilité : les animaux se meuvent moins aisément, sautent avec difficulté. Avec le temps ces troubles s'accentuent de plus en plus : les animaux traînent leur train postérieur, marchent très paresseusement, et tombent enfin complètement, en conservant seulement les mouvements de la tête, les fonctions gastro-intestinales demeurent constamment normales. A l'autopsie de ces chiens on trouve toujours des lésions d'ostéomalacie, se développant dans nn certain ordre. Le processus commence d'abord sur les côtes et s'étend ensuite sur les vertèbres, le bassin, les os de Tépaule, le crâne, plus rarement sur les maxillaires et jamais sur les extrémités. Le degré d*ostéomalacie est tel qu'on peut facilement couper les vertèbres avec un simple bistouri; la partie osseuse des côtes se coupe plus facilement que la partie cartilagineuse, etc. Ces phénomènes d'ostéomalacie s'observent seulement chez les chiens chez lesquels les fistules ont été établies sur le tractus intestinal ou sur les organes adjacents à ce tractus (voies biliaires, pancréas) et jamais chez ceux à fistule gastrique. L'auteur affirme que cette ostéomalacie a pour cause indubitable l'établissement de la fistule : en effet, chez un chien ostéomalacique, par suite d'une fistule expérimentale des voies biliaires, tous les phénomènes morbides disparurent au bout de 30 jours, aussitôt après que la fistule eut guéri par voie opératoire. KM. WASSERBERG.
INTOXICATIONS
Elbe. Die Nieren-und Darmverûnderungen bei der Sublimatvergiftung des Kaninchens in ihrer Abhàngigkcil vom Gef&ssnervensystem (Les altérations des reins et de l'intestin dans l'empoisonnement par le sublimé chez le lapin, et leur subordination au système vaso-moteur). (5) CLXXXll, 445-498; 1906. — Peu après l'injection sous-cutanée d'une solution de sublimé, le poison, circulant dans la lymphe et le sang à l'état d'albuminate de mercure, irrite les nerfs des vaisseaux rénaux et intestinaux. 11 en résulte un rétrécissement des arterioles de ces organes, une chute de la pression sanguine dans les capillaires correspondants, et une suspension du courant sanguin à leur intérieur; par suite, dans le rein, une altération de l'ôpithélium des tubes contournés progressant des points à
MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES
basse pression sanguine vers ceux à pression sanguine plus élevée, et aboutissant à la nécrose. Cette localisation tient à ce que les tubes contournés sont irrigués par un système capillaire de second ordre. Dans rintestin (cœcum et début du côlon), le rétrécissement des arterioles a pour résultat, par suite de la haute pi-ession qui règne dans ses veines, un courant sanguin rëtrogitide et un infarctus hémorragique de territoires plus ou moins étendus de la muqueuse. Ces territoires se nécrosent, et des processus inflammatoires secondaires prennent naissance. La ligature temporaire de Tartère iléo-côlique produit les mêmes altérations que le sublimé. gougbt.
Albert Seelig. Ueber Atherglykosurie und ibro Bceinflussung durch intra venose Sauerstoffînfusionen (De la glycosurie provoquée par rëther et de l'influence qu'exerce sur cette glvcosurie Tinjection intraveineuse d'oxygène).* (4) LU, 481-494; 1905. — L'inhalation d'éther provoque chez les chiens soumis à Talimentation carnée une glycosurie constante, plus ou moins intense, qu'on peut constater pendant toute la durée de la narcose, mais qui ne se prolonge guère après la fin de Tanesthésic. Un régime alimentaire hydrocarboné continué pendant un certain temps supprime, chez le chien, la glycosurie. Lorsque le phénomène de la glycosurie a commencé sous Tinfluencc de l'élher, il n*esl point arrêté par l'injection intraveineuse de gaz oxygène. Parallèlement à la glycosurie on constate de l'hyperglycémie, et la narcose est suivie d'une diminution considérable du glycogène hépatique. Si, en môme temps qu'on commence l'inhalation d*élher, on fait à ranimai une injection intraveineuse d'oxygène, il n'y a pas de glycosurie, pourvu que les quantités d'oxygène ainsi introduites dans l'organisme soient convenablement dosées.
L'injection intraveineuse de CO ne provoque pas de glycosurie. v. boncourt.
Osw^ald Loeb. Die Wirkung des Alkohols auf das Warmblûterherz. (4) LU, 439- 481; 1905. — Expériences faites sur des cœurs de chats. L'auteur arrive aux conclusions suivantes : Talcool étliylique, en solutions d'une concentration do 0,13 k 0,3 vol. 0/0, peut, dans certains cas, exciter le cœur d'une façon nette, quoique peu considérable. Ce n'est que lorsque la concentration de la solution alcoolique atteint 1 0/0 qu'on observe une action paralysante
marquée, laquelle s'accentue considérablement quand la concentration de la solution s'élève à 2-10 0/0. Cet efi'et toxique primitif peut disparaître, même lorsque l'action de l'alcool est continuée ; il y a très rapidement accoutumance au poison. Le cœur revient toujours à son état normal lorsqu'il est soustrait à l'influence de l'alcool, celui-ci aurait-il atteint une concentration de 10 0/0. II suffit pour cela de remplacer la solution éthylique par du sang normal. Cette suppression des phénomènes toxiques peut être définitive. L'alcool n'amène jamais d'allongement de la diastole ; pour qu'il puisse provoquer l'arrêt complet du cœur, il faut qu'il soit à un degré de concentration moléculaire 248 fois plus considérable que le chloroforme, ou 7,5 fois plus considérable que l'éther.