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V. BONCOURT

MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES

Maria Joanna de Freitas Pereira.

Contribuçâo para o estudo bacteriologico das metrites. {Trabalhosdo Laboratorio de Analyse clinica), II, 1-78, 1905. — Examen de 30 cas de métrite, la plupart chroniques, ti'origines diverses (puerpérale, blennorragique, indéterminée); en général, on ne trouva que des staphylocoques ou des saprophytes ; dans la plupart des cas de métrite d'origine blennorragique certaine ou probable, le gonocoque n'a pas été trouvé. En somme, l'examen microscopique et les cultures ne permettent pas de déterminer l'origine d'une infection dont l'histoire clinique fait défaut ; et même cette histoire n'est point suffisante pour se faire une idée du micro-organisme que l'on pourra incriminer. E. FBINDEL.

Louis Lucet. Contribution à l'étude des échanges nutritifs dans la tuberculose. Thèse de Paris, 1905, 158 pages.

H. KoBseL Vergleichende Untersuchungen ûber menschliche und tierische Tuberkulose (Recherches comparatives sur la tuberculose humaine et animale). (41) VIII, 101 ; janvier 1906. — L'étude bactériologique des lésions tuberculeuses chez l'homme, le bœuf et le porc conduit à distinguer doux types de bacilles tuberculeux qui provisoirement peuvent être appelés type humain et type bovin . La tuberculose généralisée du bœuf est due exclusivement

à rinfeclion par les bacilles tuberculeux du type bovin. Les porcs sont réceptifs à un haut degré pour les bacilles tuberculeux du type bovin, à un degré moindre pour ceux du type humain. La tuberculose de Tbomme repose en première ligne sur rinfeclioa par les bacilles tuberculeux du type humain ; elle est transmissible d'homme à homme.

Les lésions tuberculeuses peuvent ôtre produites aussi chez Thommc par les bacilles tuberculeux du type bovin. La contamination de l'homme par des bacilles tuberculeux du type bovin peut être due aux aliments dont Torigine est l'animal tuberculeux et en première ligne au lait de vaches atteintes de tuberculose mammaire. Le rôle que joue l'infection tuberculeuse d'origine animale dans la production de la tuberculose humaine est minime en comparaison des dangers que constitue Thomme phtisique. F. ARLOING.

H. Kossel et H. "Weber. Wissenschaflliche Ergebnisse der bisher im Kais. Gesundheitsamt angestellten vergleichenden Untersuchungen ûber Tuberkelbazillen verschiedener Herkunfl. (41) VII, 548; octobre 1905. — Ce rapport contient le résultat des études faites par l'Office impérial de santé de Berlin sur la question des rapports des tuberculoses de diverses origines. Il distingue parmi les agents producteurs de la tuberculose des animaux à sang chaud les bacilles de la tuberculose des oiseaux de ceux de la tuberculose des mammifères. Cette dernière tuberculose permet de différencier, d'après les effets obtenus, deux types de bacilles, les bacilles du type bovin (iypus hovinus) et ceux du type humain {iypus humanus). Les bacilles aviaires ne se sont jamais transformés en bacilles des mammifères, même après un long séjour dans le péritoine ou l'organisme des mammifères. Jamais non plus les bacilles du type humain n'ont évolué vers le type bovin par leur passage chez le bœuf, la chèvre ou le lapin. La tuberculose des volailles est bien due au bacille aviaire. Chez le bœuf, l'agent de la Perlsucht est le bacille du type bovin. Les mômes bacilles du type bovin se retrouvent dans la tuberculose du porc, et rien ne prouve que l'infection naturelle de cet animal soit imputable au bacille humain. Chez l'homme, on trouve la plupart du temps des bacilles du type humain ; néanmoins , on rencontre dans un nombre de cas restreints des bacilles du type bovin. Les bacilles humains

ont cansé tous les cas cliniques observés chez l'homme adulte, cas presque toujours graves, ainsi que les généralisations miliaires. Les lésions produites par les bacilles du type bovin existaient chez les enfants au-dessus de l'âge de sept ans ; dans tous ces cas, on pouvait afBrmer la pénétration des bacilles par Tinlestin. En effet, les microbes du type bovin ont toujours été recueillis dans les glandes mésentériques, ou dans des lésions péritonéales. Chez une femme de 50 ans, ils furent trouvés associés, dans ces ganglions, à des bacilles du type humain. L'hypothèse que le pouvoir pathogène, pour l'homme, des bacilles bovins est plus fort que celui des bacilles du type humain n'a pu être contrôlée par les auteurs. De même, rien no permet de confirmer que les bacilles bovins séjournant longtemps dans l'organisme humain se transforment en bacilles tuberculeux humains, p. ARLOnCG.

E. Lôwenstein. Ueber Septikàmie bei Tuberkulose. (41) VII, 491 ; octobre 1905. — Au cours de révolution naturelle d'une tuberculose, les bacilles tuberculeux pénètrent souvent dans le sang, sans que pour cela il se produise une tuberculose miliaire. La grande étendue des ulcérations carvemeuses pulmonaires et la richesse des lésions en vaisseaux constituent, pour la pénétration des bacilles dans le torrent circulatoire, des conditions extraordinairement favorables. Il y a des variétés de souches de bacilles tuberculeux qui tuent les animaux d'expérience avec des manifestations nettement septicémiques. Dans ces cas, il y a une telle quantité de bacilles dans le sang qu'on peut obtenir directement des cultures avec le sang du cœur. La signification de la septicémie au cours de la tuberculose chez l'homme, n'est pas encore entièrement connue. L'homme possède un certain pouvoir de résistance à l'égard des bacilles tuberculeux eux-mêmes; mais, par contre, il est d'une sensibilité extraordinaire aux poisons de ces microbes. On observe le contraire chez le cobaye ; les mêmes faits sont constatables à un plus haut degré chez la souris. Ces animaux n'ont aucun pouvoir de résistance vis -à* vis des bacilles, mais possèdent une très forte immunité vis-à-vis de leurs toxines. Si l'on veut venir en aide à l'homme tuberculeux dans sa lutte contre le bacille, il faut avant tout lui conférer une certaine protection contre les toxines tuberculeuses, et cela ne

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peut être obtenu que par une thérapeutique basée sur Téliologie de Taffection. Ce long travail est accompagné d'une étude critique approfondie de tous les travaux antérieurement faits 'sur la question. Index bibliographique détaillé. F. abloing.

Ribbert. Ueber die Miliartuberkulosc.

(18) XXXII, 5; 4 janvier 1905.— Au point de vue patbogénique, on peut dire qu'en général la tuberculose miliaire ne se produit pas à la suite d'une seule inondation brasque de Forganismc par un flot sanguin chargé de bacilles. Elle prend naissance plutôt sous l'influence de petites quantités de bacilles tuberculeux pénétrant sans cesse dans la circulation, les microbes filtrant pour auisi dire d'une façon quasi continue par les mêmes portes d'entrée.

F. AELOING.

F. Potier. La micropolyadénie dans la tuberculose infantile au point de vue histogénique et pathogénique. (64) VIII, 738- 740; 1905. — La micropolyadénie doit être considérée comme une véritable sclérose ganglionnaire qui représente une défense de Torganisme contre le poison tuberculeux. Les ganglions ne contiennent pas habituellement de bacilles, p. nobégourt.

G. Froin et Louis Ramond. Virulence et toxicité comparées des liquides pleural et céphalo-rachidien tuberculeux.

(80) UXy 594 ; 9 décembre 1905.— Ck)nfirroation des recherches antérieures : le liquide pleural contient peu de bacilles de Koch et beaucoup de tuberculine ; c'est l'inverse pour le liquide céphalo-rachidien.

p. NOBâcOURT.

Pater et Halbron. Considérations cliniques sur la fièvre typhoïde chez l'enfant. (69) CLXLVII, 193-219 ; 1906.

A. J.Vassiliev. Bactériologie et cryoscopie dans la fièvre typhoïde. Thèse de Saint- PétenbourÇy 1905. In (110) 5 novembre 1905; 1228. — Le bacille d'Eberth peut se développer dans l'urine des typhiques à tontes les périodes de la maladie : l'auteur a rencontré la bactériurie typhique dans 30 0/0 des cas, le plus souvent graves, avec taches rosées abondantes; les bâtonnets se trouvent dans l'urine entre la deuxième et la sixième semaine de la maladie et presque toijgours dans la période fébrile. La bactériurie se produit par l'intermédiaire des lym-

phomes qui se forment et se développent dans le tissu rénal sous l'influence des bacilles et ce n'est qu'avec le temps qu'ils passent en masse dans l'urine. Les lymphomes des reins peuvent être diagnostiqués par l'examen microscopique de l'urine, qui contient en même temps que les bacilles des corpuscules de pus et des cellules épithélioîdes. L'analyse cryoscopique de l'urine a démontré que la pression osmotique du sang est abaissée pendant la période fébrile à cause des échanges exagérés et de l'assimilation diminuée des matières. De plus, l'auteur a trouvé que le travail éliminatoire des reins, même quand ils subissent certaines altérations par suite du processus morbide, n'est pas entravé au point de retenir dans le sang des éléments qui doivent en être éliminés, em. wasserbbrg.

A. E. Boycott. Observations on the Bacteriology of Paratyphoid Fever and on the reactions of Tvphoid and paratyphoid Sera. (47) VI, 33-73 ; 1906.— Etude très complète de trois cas de paratyphoidc ; méthode d'isolement du bacille, agglutination, etc. L. LACOMME.

A. Netter et L. Ribadeau-Dumas.

Des formes continues et accompagnées de l'infection par le bacille de Gsertner. (76) XXII, 956 ; 15 décembre 1905. — Les particularités des fièvres gaertnériennes continues sont la grande différence entre les températures du soir et du matin, la longue durée habituelle, l'analogie avec la fièvre typhoïde (taches rosées, phénomènes thora ciques, diarrhée), la fréquence des complications cardio-vasculaires, l'étiologie (ingestion d'huîtres), etc. Pour le diagnostic par Tagglutination, il ne faut plus se contenter d^examiner l'influence du sérum sur le seul bacille typhique, mais recourir en même temps au bacille de Gsertner et aux paratyphiques.Le traitement parle collargol peut donner de bons résultats. Six observations avec tracés thermiques. — Dans les fièvres accompagnées symptomatiques, les déterminations locales les plus diverses occupent le premier plan, comme dans la grippe, et peuvent revêtir Tallure de tuberculose aiguë, de pleurésie à épanchements, d'endopéricardite, etc. Sept observations et tracés. ch. lesibur.

P. Ravaut et A. Pouselle. Contribution à l'étude clinique et bactériologique des lésions encéphale-méningées chez les

ANALYSES

nouveau-nés syphilitiques. (76) XXlll, 3 ; 12 janvier 1906. — Dans un cas d'hérédosyphilis, dont ils résument l'observation clinique et bactériologique, les auteurs ont pu colorer des spirochetes, aussi nettement que s'ils étaient frais, bien que les pièces eussent été conservées dans le formol depuis plus de deux ans. Par leur structure histologique spéciale, par la présence du spirochete et l'absence de tout autre agent infectieux, les lésions qu'ils décrivent constituent une véritable méningite syphilitique: le spirochete peut donc créer à lui seul des lésions méningées. ch. lbsirur.

Levaditi. L'histologie pathologique de la syphilis héréditaire dans ses rapports avec le Spirochaete pallida. (60) XX, 41-68;

P. Ménétrier et H. Rubens-Duval.

Sur un cas de septicémie à spirochete de Schaudinn chez un nouveau-né syphilitique. (76) XXÏl, 1059 ; 29 décembre 1905.— Chez un nouveau-né, mort 12 heures après la naissance, avec quelques bulles de pemphigus plantaire, de la congestion de tous les viscères et surtout du foie, les auteurs ont pu mettre en évidence des spirochetes, surtout abondants dans les bulles de pemphigus et dans les capsules surrénales, mais présents aussi dans le foie et la rate. L'infection s'était généralisée par voie sanguine, car c'est surtout dans les vaisseaux que les spirochetes ont été observés ; ils se retrouvaient aussi dans les vaisseaux des villosités choriales du placenta, alors qu'on n'en a pu déceler aucun dans le sang maternel .

Clï. LKSIEUR.

Pomialovsky. Bactériologie et sérothérapie de la rougeole. (110) 17 septembre 1905; 1029 (Travail du laboratoire de N. P. Goundobine). — Le bacille isolé par l'auteur en culture pure du sang de 60 sur 64 malades, se présente sous forme de bâtonnet fin, de O"»"»,© de longueur, à extrémités obtuses, peu mobile, prenant bien toutes les couleurs d'aniline, surtout aux extrémités, se décolorant par la méthode de Grara, montrant à la coloration convenable deux à trois cils. Il est peu stable et périt facilement à la température de 0<> et au-dessus de 38<». Il pousse le mieux à 37**,5 dans le bouillon ou sur gélose contenant des hématies hémolysées (20 0/0). Sur les plaques de gélose les colonies apparaissent le deuxième jour sous forme de

points blanchâtres isolés, présentent vers le troisième-quatrième jour des bords festonnés et, vers le huitième jour, une pigmentation brunâtre au centre. A un grossissement faible elles semblent constituées par une série d'écaillés superposées. Les cultures sur bouillon présentent d'abord un petit trouble, puis, vers le troisième jour, un précipité floconneux blanc. Parmi les animaux (souris blanches, lapins, cobayes, porcins, chèvres, chevaux) auxquels l'auteur a inoculé les cultures du bacille, les cobayes se sont montrés les plus sensibles, les souris blanches insensibles. Les cobayes ont tous péri avec des phénomènes de septicémie le lendemain de l'inoculation avec 1 c. c. d'une culture fraîche sur bouillon. Si on fait passer la culture à travers trois. on quatre cobayes, ces animaux meurent déjà au bout de quatorze heures à la suite d'une inoculation de 0*^,2 de culture. A l'aide des inoculations successives au <}heval et à la chèvre de cultures à doses progressirement croissantes, l'auteur a obtenu un sérum bactéricide, dont le pouvoir agglutinant est de 1 : 10.000, et qui, à la dose de O'sOl, en injection préventive, neutralise 0",2 de culture, dose mortelle pour un lapin de 250 grammes. Ce sérum, que l'auteur a d'abord essayé sur lui-même pour s'assurer de son innocuité, a ensuite été employé dans un but thérapeutique dans 20 cas de rougeole, dont trois avec issue fatale, chez des enfants de différente âges et aux diverses périodes de la maladie. La dose employée était de 10-12 c. c. Dans tous les cas on observait, au bout de 2-6 heures, une élévation légère de la température (jusqu'à 0«,5), suivie 10-12 heures après rinjeclion d'une chute, qui atteignait l°,:>-2° au bout do 24 heures. En même temps que la chute de la température on voyait pâlir l'éruption , et s'amender les phénomènes catarrhaux; dans les 17 cas guéris on voyait aussi une \ amélioration notable de l'état général des petite malades. Dans les cas graves avec i lésions pulmonaires consécutives, ou autres complications, le sérum abaissait la fièvre et améliorait l'état général, sans toutefois avoir une action sur les complications mêmes, dues probablement à l'infection secondaire, à la symbiose bactérienne. L'auteur a fait aussi une vaccination préventive à quatre enfants dans une famille où deux autres enfante ont eu la rougeole, mais le résultat est resté négatif. Le sang des enfants atteints de rougeole agglutine le sérum de Pomialovsky (1 à 500-200) vers 1 le 6«, V jour après l'apparition de Texan-

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thème ; ragglutination est négative à la période de la convalescence.

EM. WASSBRBERG.

Nobécourt el ProBper Merklen.

Variations de l'urée dans la rougeole suivant le régime alimentaire. (77) IG, 21 janvier 1906. — Au cours de la rougeole, Tarée varie suivant la teneur du régime en albumine ; cependant il n*y a pas de rapport entre les quantités d*urée excrétée et d'albumine ingérée. p. nobécourt.

Méry et Halle. Les perforations du voile du palais dans la scarlatine. (64) VIII, 705-723; 1905.

Creapin. La variole à Alger. Relation de l'épidémie de variole de 1904-05, observée à rambulance d'El-Kettar. (69)CLXLVII, 449-468; 1906.

M. Otto et R. Neumann. Studien uber Gelbfieber in Brasilien (Eludes sur la fièvre jaune au Brésil). (37) LI, 357-506; 1905.— Cette élude extrêmement documentée sur la fièvre jaune a été écrite par deux assistants de l'Hôpital maritime de Hambourg, que dirige Nocht. Cette étude renferme 55 cartes, dessins, photographies et 6 tableaux coloriés hors texte. La fièvre jaune est capable de fournir les 30 0/0 du contingent mortuaire des marins à Rio de Janeiro. En 1896, l'équipage du vaisseau de guerre italien « Lombardia » succomba presque tout entier aux atteintes de cette fièvre. Cela justifie l'intérêt de ce travail. Les pays les plus ravagés sont les côtes de TAmérique du Sud, les îles Cuba, la Havane, la côte sud-ouest de l'Afrique et enfin les côtes d'Espagne et de France. L'Asie et l'Australie sont indemmes. Les cas européens coïncident avec des épidémies américaines. On admet actuellement, d'après tes travaux des commissions américaine, anglaise, française el brésilienne, que la fièvre jaune est produite par l'inoculation à l'homme par l'intermédiaire du Stegomyia fasciata. Le fait est démontré à Rio et à la Havane. Il est toutefois possible que dans d'autres régions d'autres espèces de moustiques soient capables de donner la maladie. Il est possible que l'air respiré et les aliments puissent faire pénétrer les parasites dans l'organisme. Les auteurs ne croient pas à cette étiologie : ils n'ont jamais eu la preuve au firésii de ce mode de contage. Finlay, à la Havane, en 1881, soupçonna et affirma la contagion

par les moustiques. La commission améri* caine montra qu'il fallait douze jours au moustique qui avait piqué un malade pour pouvoir transmettre la maladie. Les objets qui ont été souillés par des malades ne peuvent pas donner la fièvre jaune. I^s personnes piquées par des moustiques infectés prennent la fièvre. Quelques-unes des personnes qui s'étaient prêtées à ces expériences ont succombé à la fièvre jaune. Le culex qui transporte la maladie a été décrit bien des fois et il a de nombreux noms : C. fasciatus, Stegomyia fasciaia^ G. calopus^ C. tœniatus, C. elegans^ C. fov" mosus, C. annulitarsis, etc. L'article contient la description très détaillée de ce culex: des gravures représentent le moustique adulte, la larve, les œufs ; les auteurs ont étudié ces culex à Rio, et ont réussi à les transporter à Hambourg et à élever les larves. Ces moustiques en captivité se nourrissent de miel, d'eau, de suc de banane et de sucre . On leur donne aussi des animaux à piquer (canaris, rats blancs). Les stegomyia piquent le jour et la nuit à peu près indifféremment. Les noirs et les blancs sont piqués par ces moustiques. Ce culex n'est pas capable de se transporter au loin par ses propres moyens. L'eau salée est très défavorable aux larves, l'eau de â à 4 0/0 tue les larves en 24 heures. Les moustiques peuvent rester 10 à 12 jours sans prendre de nourriture. Etude clinique delà fièvrejaune. Diagnostic évidentàla deuxième période, thérapeutique symplomalique :

douleurs de tête, vomissements, insommie, diminution des urines, albuminurie, selles noires, ictère, hémorragies gastro-intestinales, buccales, anuria, urines jaunes. 40» au début. En 1894, 4,852 personnes sont mortes à Rio. Les Brésiliens forment les 10 à 15 0/0 de la mortalité, les immigrants forment le reste. Le chapitre prophylaxie est très documenté. 0. Cruz, qui prit les premières mesures contre les rats el les moustiques, fut critiqué et caricaturé. De mars à décembre 1903, on a dépensé 600,000 marks à Rio pour détruire les moustiques (pétrole, soufre, pyrèthre). Dessins des tambours des fenêtres à Rio . Des équipes de désinfection ferment toutes les issues des maisons avant la destruction des culex. Les produits chimiques employés pour éloigner les moustiques sont peu efficaces quand il s'agit d'appliquer ces produits sur la peau de l'homme. Les huiles, les pétroles donnent de l'érythéme, ont une odeur forte et n'empêchent pas toujours la piqûre. Des prescriptions sévères obligent les marins à

ANALYSES

délniire les moustiques à bord. Ces précautions suffisent pour empêcher les navires allemands d'apporter la fièvre en Europe.

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