V. MONTAGARD
Marchoux et Simond. Etudes sur la fièvre jaune. (60; XX, 16-40; 1906.- Denxième mémoire de la Mission française à Rio de Janeiro. p. nobécourt.
H. Vincent. Pathogénio de la fièvre bilieuse hémo^^obinurique ; son traitemenl par le chlorure de calcium. (80) UX, 633 ; 16 décembre 1905. — La fièvre bilieuse hémoglobinurique des paludéens n'est pas sous la dépendance directe de Thématozoaire. Pour la produire, il &ut l'association avec le paludisme de causes diverses ; parmi celles-ci est l'absorption de quinine ou d*antipyrine. Ces substances sont; in vUro, très hémolysantes ; on peut neutraliser leur influence hémolysante par l'emploi du chlorure de calcium qui possède des effets antihémolysants préventifs et curatifs.
H. Vincent. Contribution à l'étude du tétanos dit médical ou spontané. Influence de la chaleur. (73) LV, 34; 2 janvier 1906. — Travail, examiné par MM. Roux et Relsch, rapporteurs, mettant en relief le rôle éventuel de la chaleur dans les maladies infectieuses, et en particulier dans le tétanos: la cause favorisante de Tinfection peut résider dans l'élévation thermique du corps, déterminée par le coup de chaleur. Cette conclusion est établie par une observation chez l'homme, et par les expériences de M . Vincent. Des cobayes, inoculés avec des spores tétaniques débarrassées de toxine, ne présentent de contractures que s'ils sont placés ensuite à l'étuve à 40<», et l'incubation peut être accrue ou diminuée à volonté, suivant le retard apporté à cette mise à l'étuve; sous l'influence de la chaleur, le bacille se généralise dans l'économie de l'animal infecté. L'auteur attribue cette défaillance de l'organisme à la leucolyse qu'il a pu mettre en évidence chez ses animaux surchauffés, et qui porte plus spécialement sur les phagocytes, ch. lbsibur.
W. Gos8. Contribution à Tétude de l'infection mixte par le bacille de la peste et le staphylocoque pyogène doré, d'une part^ par le bacille de la peste et la bactéridie charbonneuse, d'autre pari. (68) XI, 351-369 ; 1905. «^ En ce qui concerne l'in-
fection mixte par le bacille pesteux et par le staphylocoque pyogéne doré, on voit que, dans les milieux nutritifs artificiels, le staphylocoque arrête le développement du bacille de la peste, sans le détruire toutefois. Si l'on inocule des cobayes avec des cultures pures des deux microbes, l'infection pesteuse évolue sans entraves; quant au staphylocoque, il ne franchit pas le lieu de l'inoculation. La présence simultanée du staphylocoque et du bacille pesteux, dans un bouillon de culture, ne détruit pas la virulence de ce dernier microbe. On peut formuler les conclusions suivantes sur la question de l'infection mixte par le bacille pesteux et par le bacillus anthracis : Chez les cobayes et les lapins, l'infection charbonneuse évolue plus vite que Finfection | pesteuse. Lors de l'inoculation des deux ! microbes, l'infection charbonneuse apparaît d'abord. On peut ne pas s'apercevoir de la présence des bacilles pesteux dans les organes des cobayes et des lapins. On réussit parfois à déceler la présence du bacille de la peste en examinant des cultures en bouillon plusieurs jours après Tensemencement des organes. Les deux microbes se développent bien en culture mixte et ils conservent leur virulence. f. arloing.
D. Zabolotny. Un cas d'infection pesteuse dans le laboratoire. (68) XI, %96- 308 ; 1905. — Observation très détaillée au point de vue clinique, anatomo-pathologiqaeet du récit des mesures prophylactiques prises à Toccasion de la mort d'un travailleur russe Wladislas Tourtchinowitch- Wynikewitch. Ce chercheur s'est infecté par les voies respiratoires en injectant à des animaux des poussières contenant des bacilles pesteux. Il fut pris d'une pneumonie pesteuse quatre jours après son infection et succomba en trois jours malgré l'injection de 650 c. c. de sérum antipesteux. La mort de ce chercheur, venant s'ajouter à celles de Mûller à Vienne, de Pestana à Lisbonne et de Sachs à Berlin, porte à quatre la liste des victimes des recherches expérimentales sur la peste. f. arloing.
Maximilian Herzog. Further observations on fibrin thrombosis in the glomerular and other renal vessels in bubonic plague {Bureau of government laboraUmes^ biological laboratory^ n'^SS, Manille; 1905 (32 pages, tt fig.). — L'auteur attire l'attention sur la fréquence de la thrombose fibrineuse hyaline des reins dans la peste :
MALADIES MICROBIENNES ET PARASITAIRES
OD la trouve dans près de 40 0/0 des cas, et on la rencontre plus facilement quand OD la connaît bien. Bn effet, en dehors des cas où le processus a envahi avec intonsité loat le cortex des reins« il en est beaucoup où la lésion est limitée à certaines places et où elle est peu profonde. Dans la peste, la congestion des reins et la distension des glomérules par le sang est de règle ; à côté de cette congestion, les glomérules oblitérés par les thrombus iibrineux offrent une teinte d'un gris brillant qui les fait reconnaître, même à Toeil nu. La peste humaine est rinfection dans laquelle la tendance au processus de thrombose hyaline des vaisseaux et des glomérules du rein est le plus accentuée. On ne s'est pas suffisamment occupé de ce point bien que la dégénérescence hyaline des vaisseaux ait souvent été signalée, notamment dans le bubon pesteux. Mais là, par suite de l'envahissemenl microbien massif la nécrose efface bientôt les autres lésions, alors que la mort survient avant que les reins soient très altérés; dans ces organes on peut saisir le processus dès ses premières phases.
B. PBINDBL.
M. B. Stanichevskala. Recherches bactériologiques du sang au cours du typhus exan thématique. (109), 8 octobre 1905; 1247. — Examen bactériologique du sang dans 19 cas de typhus exanthématique. Dans 12 cas l'examen à l'état frais a montré 5 fois des granulations assez abondantes, de 1 à 2 i& de diamètre, très réfringentes, on tout comparables à celles trouvées par S. Levachov. Deux préparations présentaient, en plus des granulations, 2 ou 3 filaments transparents très grêles, longs comme 2-3 hématies mises bout à bout ; des granulations sus-décrites étaient disposées tout le long des filaments. Deux fois l'auteur a vu un filament présentant des mouvements ondulatoires. Dans un cas seulement (coloration d'après Giemsa) elle a pu voir 3 filaments grêles, légèrement recourbés, longs de 7-14 |L, avec un renflement à l'extrémité. Undo ces filaments était en chapelet. Les ensemencements de grandes quantités de sang frais (4-5 c. c.) sur de grandes quantités do bouillon(80-100 ce.) ont seuls donné des résultats positifs. Dans 19 cas l'auteur a trouve 6 fois des cocci, 1 fois des diplo-bacilles, ot 1 fois des bâtonnets. Les cocci étudiés d'après le schéma de Matzuschita ont présenté les propriétés suivantes : dans les frottis colo-
s par le bleu de Lôffler ils sont disposés
isolément ou par deux, parfois aussi en chaînettes de 6 à 7. Ces cocci sont colorés par le Gram. Ils poussent bien dans le bouillon aui se trouble bientôt légèrement, mais au bout de 24-48 heures il s^éclaircit de nouveau et laisse déposer de petites granulations blanchâtres. Sur la gélose et sur le liquide asci tique gélose ils se développent aérobiquement et anaérobiquement.
Les frottis sur la gélose en tubes inclinés donnent le lendemain une culture semi-transparente, non colorée, qui, par transparence, parait être granuleuse. Les cocci se développent dans le lait, en y précipitant la caséine au bout de 5-8 jours. Dans les cultures par piqûre sur gélatine ils la liquéfient au bout de 8-21 jours. Les cultures des cocci sur bouillon laissent échapper dés le lendemain de l'ensemencement, de l'hydrogène sulfuré, mais sur le bouillon sucré on ne constate pas de formation de gaz. Les cultures de cocci ne donnent pas la réaction de l'indol. Il n*y a pas enfin formation de pigments sur les milieux de culture. Étant donnés ces résultats et Tab* sence d'inoculation auxanimaux, l'auteur ne se croit pas en droit d'attribuer aux cocci le rôle d'agents pathogènes du typhus exanthématique. bm. wassbrbbrg.
Oinda Fridkin. La fièvre récurrente et les spirilloses en général . Thèse de Paru^ 1905; 72 pages.
Richard P. Strong. Intestinal hemorrhage as a fatal complication in amœbic dysentery and its associaUon with liver abscess {Bureau of Government labora' tories, biogical laboratory, n® 32, 1-16; Manille, 1905. — La terminaison de la dysenterie amibienne par des hémorragies intestinales fatales est une éventualité plutôt d'exception. L'auteur, qui en a observé huit cas est d'avis qu'il faut rechercher la raison de tels faits en dehors des ulcérations de l'intestin ; en effet, dans tous ses cas coexistaient de grands abcès du foie» et l'on sait que toutes les formes de moindre fonctionnement hépatique prédisposent aux hémorragies. Sans vouloir établir de relations trop étroites entre les abcès du foie et la forme hémorragique de la dysenterie amibienne (car il est des maladies comme la fièvre typhoïde, où l'intestin s'ulcère et saigne bien que le foie soit intact), il y aura lieu de faire un pronostic très réservé dans la forme en question. D'autre part, la répétition des hémorragies
intestinales dans la dysenterie, devra alti^ rer l'attention sur la possibilité d'une hépatite suppurée concomitante, 'e. fbindbl.
Paul G. "Woolley et "W. E. Musgrave. The pathology of intestinal amœbasis {Bureau of Government laboratories, biological laboratory, n° 32, 31-47 ; Manille, 4905 (22 planches). — Les ulcérations intestinales amibiennes {Amœba coli) ordinairement confinées au gros intestin, s'étendent rarement à Tiléon, un peu plus souvent à l'appendice ; le gros intestin est, dans la majorité des cas affecté en entier, quelquefois seulement en partie.
L'ulcération a tendance à miner la couche soâs-muqucuse moins résistante; les microorganismes peuvent passer dans les vaisseaux, être transportés dans la sousmuqueuse sans qu'il y ait de lésion de la muscularis rmicosœ. Cette maladie est un processus inflammatoire subaigu ou chronique pouvant guérir complètement ou se transformer en entérite atrophique chronique ou en catarrhe chronique de Tintestin.
£. FEINDEL.
Cari. Staûbli. Klinische und experimentelle Untersuchungen ùber Trichinosis und ùber die Eosinophilic im allgemeinen (Recherches cliniques et expérimentales sur la trichinose et sur l'éosinophilie en général). (26) LXXXV, 286-341; 1906. — Etude de 7 cas de trichinose qui tous étaient remarquables par une eosinophilic très accusée et dont 4, particulièrement graves, présentaient une hyperieucocytOFe considérable. Dans 2 cas les neutropfailes furent, pendant toute la durée de la maladie, en proportion notable. Gomme dans rinfection typhique, les lymphocytes dans la trichinose commencent par diminuer, puis leur nombre augmente progressivement. Aa point de vue clinique, on constata, dans les 4 cas graves, le signe de Kernig et l'abolition du réflexe plantaire, phénomène combiné que Tauteur regarde comme très caractéristique. La diazo-réaction d'Ëhrlich est presque constamment positive. La trichinose est parfois compliquée d'infections secondaires qui diminuent alors l'éosinophilie. Pour étudier la signification de l'éosinophilie, Tauteur a choisi le cobaye comme objet d'expériences. La sérosité péritonéale normale de cet animal présente les éosinophiles dans la proportion de 24 à 45 0/0 de la totalité des leucocytes granuleux, soit polynucléaires, soit mononucléaires. Sous l'influence de l'infection expérimentale par
la trichinose, le cobaye présente une eosinophilic considérable qui n*est pas sous la dépendance de renthclmenthiase , elle apparaît 8 à 10 jours après l'infection et est en rapport nettement avec la migration des embryons, par la voie de la circulation. Les embryons fixés dans les muscles, on ne constate pas d'éosinophilio locale. Celle-ci doit être considérée comme une réaction de Torganisme à l'égard des poisons sécrétés par les embryons dans le sang.
HBNai CLAUDE.
Sicard et Moutier. Maladie du sommeil chez un blanc. Résultats bactériologiques et histologiques. (76; XXVI, 938; 8 décembre 1905. — Chez ce malade, mort avec des lésions d'arachnoïdo-piefhérite intense et généralisée, les examens bactériologiques directs et les cultures du liquide céphalo-rachidien et du sang sont demeurés négatifs. Par contre, l'inoculation de 20 ce. de liquide céphalo-rachidien sous la peau d'un singe ont reproduit chez lui la trypanosomiase. Donc, pour le diagnostic, ne pas se contenter de la recherche directe du parasite, quand elle est négative, mais inoculer des animaux (rat blanc on cobaye dans le péritoine, singe dit o bonnet chinois » sous la peau). gh. lbsieur.
Apolant, Ehrlich et Haaland. Ex-
perimentelle Beitrâge zur geschwulstlehre (Contribution expérimentale à Tétude des tumeurs). (10) 8 janvier 1906; 37. — Travail de l'Institut de Francfort. L'an dernier, E« . avait publié un cas de tumeur caocéreuse de la souris s'élant transformée en sarcome à cellules fusi formes. A . . . et £ . . . apportent dans cet article trois nouveaux cas de transformation de tumeurs. Dans le premier cas, il s^agit d'un adénocarcinomc qui avait des caractères, alvéolaire et papillaire. Il garda ces caractères jusqu'à la sixième génération. A la dixième, il prit les caractères d'une tumeur mixte. Le début exact de l'évolution sarcomateuse ne put pas être fixé avec précision. A la quatorzième génération, la tumeur était devenue un véritable carcinome. Cette tumeur se reproduisit pendant 40 générations.
Schffiorl a communiqué, aux auteurs, un cas comparable observé chez l'homme . Il s'agissait d'un carcinome thyroïdien (adénome à structure purement épithéliale).
Après l'opération la récidive fut une tumeur mixte où on trouvait à peu près à parts égales du cancer et du sarcome. Le malade mourut et les généralisations avaient le
TROUBLES ET MALADIES DE LA NUTRITION
type du sarcome pur à cellules fusiforraes, sans la moindre trace de carcinome. Le deuxième cas est fourni par l'inoculation de 4 mélanges de tumeurs (cancer alvéolaire et adénome malin). Les premières générations offrirent le type du cancer alvéolaire inoculé. A la quatorzième génération on pouvait soupçonner un sarcome.
La seizième était une tumeur mixte : à parts égales cancer et sarcome, à limites imprécises. Le troisième cas se rapporte à une tumeur mixte, qui se transforme en sarcome. — Grâce à Ehrlich, le cancer esi mieux connu, dans sa puissance de diffusion et de développement. Pour donner au cancer toute sa force, il faut un matériel considérable en animaux et en pièces anatomiques. Par des passages méthodiques, on renforce la virulence des tumeurs, comme on sait déjà renforcer la virulence des microbes. — Dans une deuxième partie de Tarticle, Haaiand étudie une tumeur mixte. L'énergie de croissance d'un tissu néoplasique chauffé est diminuée; Tincubation est plus lente. La semence qui donne en 3 semaines une tumeur comme une noix, ne donnera qu'une tumeur comme un petit haricot si on la chauffe pendant 5 minutes Cette diminution ne tient pas uniquement à la diminution du nombre de cellules inoculées et de la mort de quelques-unes par le chauffage. Bien que ce mécanisme soil évident, il y a bien réellement aussi un affaiblissement de la virulence. Si on chauffe une tumeur mixte, on fait plus facilement disparaître Télément cancéreux. C'est un moyen d'obtenir le sarcome pur. Un chauffage d'une heure à 44^ ne tue pas le sarcome, mais il le modifie profondément dans sa morphologie. Les cellules deviennent polymorphes, avec une quantité considérable de cellules grandes polynucléées. On n'a pas encore trouvé de cellules géantes dans les tumeurs de la souris. Dans les tumeurs chauffées, on trouve des cellules géantes provenant de la transformation des cellules du néoplasme. Ces tumeurs chauffées donnent aussi de nombreuses mitoses pathologiques. Des reproductions de préparations microscopiques illustrent le texte. Ehrlich a fondé dans son Institut une section spéciale pour Tétudc du cancer. v. montagard.
Bridré, Haaiand et Gonrewitch.
Pasteurellose des petit animaux de laboratoire. Essais de sérothérapie. (80) LX, 6S; 13 janvier 1906.
A. Laveran. De l'identité du Surra et de la Mbori. (79) GXLI, 1204-1207; 26 décembre 1903. — Les trypanosomes du Surra et de la Mbori appartiennent à la môme espèce; ils se confèrent l'immunité l'un pour l'autre et se vaccinent réciproquement. L. CAMUS.
Pécaud. La Soumaya, Trypanosamiase du Moyen-Niger. (80) LX, 58; 13 janvier 1906.
Aubry, Jeandelize et Richon. A propos d'un type d'infantile à longs membres avec persistance des cartilages épiphysaires. Réunion biologique de Nancy , 15 janvier 1906. In (80) LX, 153.
TROUBLES ET MALADIES DE LA NUTRITION
Sch^irenkenbecher et Inagaki . Uber die Schweissekretion im Fieber (La sécrétion de la sueur dans les états fébriles). (4) LIIl, 365-388; 1905.— Après un aperçu historique et critique de la question, les auteurs donnent le résultat de leurs recherches, lesquelles ont été effectuées sur des malades fébricitants à l'aide d'un dispositif spécial de Tinvention du D' Schwenkenbecher. Us en arrivent à conclure que la sécrétion su dor aie pendant la fièvre est, dans une certaine mesure, sous la dépendance de la hauteur absolue de la température du corps et de l'intensité des échanges organiques. Mais, cette proposition n'a qu'une valeur relative, et c'est surtout au stade de l'affection fébrile qu'il convient de donner de l'importance. En effet, pendant le stade initial de l'ascension thermique, la quantité de l'eau éliminée se maintient à la limite inférieure extrême de la normale. Durant la période de fièvre continue, la sécrétion sudorale est légèrement augmentée. Elle est extrêmement abondante au moment de la defervescence et semble proportionnelle à la chute de la température. Lorsqu'il s'agit d'affections fébriles de longue durée, la sudation diminue progressivement en quantité. D'ailleurs l'hypersécrétion sudorale peut manquer, même au moment de la defervescence, si l'organisme élimine son eau par une autre voie : la voie rénale, par exemple, sous l'influence d'un régime diurétique. Avant de terminer, les auteurs font remarquer que le phénomène purement physique de Tévaporation cutanée est presque totalement négligeable en ce
ANALYSES
qui coQcerDe la quanlité d'eau ainsi éliminée. V. BONCOURT.
Tintemann. Stoffwechseluntersuchungen bei einem Fail von Pentosurie (Recherches sur les échanges dans un cas de pentosurie). (38) LVIII, 190.197; 190B. — Ces recherches confirment celles de Blumenthal et Bial, en montrant que, chez les pentosuriques^ les hexoses sont brûlés comme chez Tindividu sain, et que Tutilisation des pentoses est la même que chez
celui-ci. GOUGBT.
H. Chr. Oeelmuyden. Studien ûber die Béziehung zwischen optiscber Aktivitât und Redoktion bei diabetischer und nicht diabetischer Glykosurie (Etudes sur les rapports entre Tactivité optique et la réduction dans la glycosurie diabétique et non diabétique). (38) LVIII. 1-41; 1905. —Les recherches de l'auteur confirment Topinion de Worm-Muller, que le dosage polarimétrique du sucre urinaire donne parfois des chiffres plus élevés que le dosage titrimétrique; l'inverse est également possible. Les substances qui produisent ces différences disparaissant facilement et complètement par la fermentation, ce sont très probablement des variétés de sucre. Mais, en dehors du glycose, leur nature exacte est actuellement inconnue. Ces cas de super- et de subrotation se rencontrent surtout dans les diabètes récents, avant tout traitement diététique, et particulièrement chez les enfants. Tout en étant favorisées par une alimentation qui contient des hydrates de carbone, cette subrotation et cette superrotation ne sont pas d'origine purement alimentaire, c'est-à-dire ne dépendent pas d'hydrates de carbone alimentaires incomplètement tranformés. Elles peuvent se succéder chez certains malades.
GOUGBT.
O. Lubarsch. Ueber die Bedeutung der pathologischen Glykogenablagerungen (Sur la signification des dépôts pathologiques de glycogène). (5) CLXXXIII, 188- 228 ; 1906. — Après un rapide aperçu des diverses méthodes permettant de déceler le glycogène dans les préparations microscopiques, L. étudie la répartition normale. Chez l'embryon, la teneur en glycogène (diffère suivant Tdge et Tespèce. La plupart des epitheliums de revêtement, les muscles striés et les cartilages, renferment constamment du glycogène; il est inconstant dans beaucoup d^ëpithéliums glandulaires
et dans les muscles lisses; le sang, les ganglions lymphatiques, la rate, les testicules et les ovaires^ la plupart des variétés de tissu conjonctif, la substance nerveuse, les os, les epitheliums des vaisseaux sanguins, n'en renferment jamais. Ce ne sont donc pas toujours les cellules proliférant le plus activement qui sont les plus riches en glycogène. Dans la vie extra-utérine, la teneur en glycogène est moindre, et les résultats sont plus variables. Le glycogène est constant (chez l'homme) dans le foie, les muscles striés, les cartilages, les epitheliums pavimenteux stratifiés de la peau et des muqueuses. Dans les epitheliums cylindriques, le rein, le myocarde, les leucocytes, sa présence est contestée. Pour la plupart des auteurs, le glycogène du sang normal serait extra-cellulaire. — A Tétat pathologique, le glycogène se trouve souvent dans les leucocytes, surtout neutrophiles, notamment dans les processus infectieux, le • diabète, certains cas de leucémie, d'anémie grave, etc. Au cours des inflammations aiguës ou chroniques, on le trouve non seulement dans l'exsudat, mais aussi dans les cellules fixes (conjonctives, endothélialcs et épithéliales). Il existe dans les néoplasies syphilitiques et tuberculeuses. On le rencontre dans les epitheliums rénaux après ligature temporaire de l'artère rénale, et dans les cellules migratrices do la périphérie des infarctus rénaux. Dans les tumeurs, sur 1544 cas examinés, L. a eu 447 résultats positifs (environ 89 Ô/O). Le glycogène ne se trouve jamais dans les fibromes, les ostéomes, les gliomes, les hémangiomes ; presque jamais dans les lipomes et les lymphangiomes ; il est rare dans les adénomes. En revanche les résultats sont d'autant plus fréquemment positifs qu'il s'agit plus certainement de tumeurs d'origine embryonnaire. Ils le sont constamment dans les lératomes, les rhadmyomes, les hypernéphromes , les chorio-épithéliomes, les chondromes ; dans 50.7 0/0 des sarcomes ; dans 43.6 0/0 des carcinomes (parmi ceux-ci, le glycogène existe dans 70 0/0 des cancers à epithelium pavimenteux ; il ne s'observe jamais dans les cancers gélatineux et colloïdes et est exceptionnel dans les cancers médullaires à marche très rapide). On ne peut donc admettre, avec Brault, une relation entre la teneur des tumeurs en glycogène et leur activité de prolifération. On ne peut non plus faire jouer, avec Best, un rôle prédominant aux nécroses cellulaires. On doit seulement attribuer un rôle aux clccons-
TH0UBLE8 ET LÉSIONS DES ORGANES, ETC
tances suivantes : provenance de tissus embryonnaires ; provenance de cellules contenant déjà normalement du glycogène ; absence de transformation muqueuse ou colloïde ; enfin présence de nombreux petits vaisseaux sanguins dans la tumeur. Par contre, le glycogène accompagne souvent la graisse. Il est sans rapports avec Tinfiltration amyloïde. — Le glycogène est-il formé sur place par activité cellulaire ou seulement déposé dans les cellules '? Sans se prononcer absolument, L. considère le dépôt comme invraisemblable, et, en tous cas, Tinlervention de l'activité cellulaire comme nécessaire. C'est sans doute exclusivement ou à peu près aux dépens des hydrates de carbones et des glycoprotéides contenant des hydrates de carbone que se forme le glycogène. Peut-on admettre, pour expliquer cette formation, une pathogénie univoque? L'insuffisance d'irrigation sanguine, invoquée par Gerkc et Ricker, ne saurait rendre compte do tous les cas. 11 faut certainement faire jouer un rôle aux propriétés héréditaires de certaines cellules. GOUGET.
G. Herxheimer. Ueber Pankreascirrhose (bei Diabetes). (5) GLXXXIII, 228- 341 ; 1906. — Etude ifondée sur l'examen histologique de cinq pancréas de diabétiques, tous atteints de sclérose atrophique. D'après l'aoteur, c'est à l'atrophie du parenchyme glandulaire qu'est dû le diabète. L'état des îlots de Langerhans n'a qu'une importance secondaire. D'abord, même à Tétai normal, leur nombre et leur volume sont très variables ; mais en outre, dans le diabète, on les a trouvés tantôt très peu nombreux et peu volumineux, tantôt, au contraire, très nombreux et volumineux.
Comme un certain nombre d'auteurs, H. a observé toutes les transitions entre les acini glandulaires et les ilôts de Langerhans, et considère ceux-ci comme le produit d'une transformation des premiers. Il y a donc atrophie primitive du parenchyme glandulaire, avec sclérose (peut-être d'origine vasculaire) ; puis, au niveau des points les plus atrophiés, se montrent des processus de régénération, sous forme de néoformation d'ilols de Langerhans, de formation de néo-canalicules (aux dépens des canaux excréteurs, des acini atrophiés, et môme des ilôts), de nodules d'hyperplasie ou même d'adénome (développés aux dépens des acini ou des îlots), d'hypertrophie ou de néoformation d'acini
glandulaires (reconnaissables à leurs cellules plus claires). Ces processus sont, en somme, identiques à ceux que Ton observe dans les cirrhoses hépatiques. Les îlots de Langerhans représenteraient une forme plus résistante que les acini glandulaires. Peut-être, ayant perdu toute connexion avec les canaux excréteurs, ne conserventils de leurs fonctions originelles que la fonction de sécrétion interne, mais en tous cas ils la partagent avec les acini, et no paraissent pas pouvoir suffire à l'assurer à eux seuls. gouget.
TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES
DES TISSUS
ET DES HUMEURS DE L'ORGANISME
E. Aron. Weiteres zur Mechanik der Expektoration (Nouvelles recherches sur le mécanisme de l'expeclqration). (38) LVIII, 197-201 ; 1905. — L'auteur maintient ses résultats précédents, malgré les conclusions différentes de Reichmann. Ce n'est pas avant tout la pression intra-pulmonaire qui, dans la toux, expulse les sécrétions des terminaisons bronchiques (alvéoles), mais beaucoup plutôt la pression intrapleurale, qui, dans l'expiration, après que s'est trouvé vaincue la fermeture de la glotte, comprime le tissu pulmonaire et en exprime le contenu. gougbt.
Ch. Aubertin. Les réactions sanguines dans les anémies graves symptomatiques et cryptogénétiques. Thèse de Paris, 1905; 258 pages. — Après un chapitre sui l'origine des globules rouges, l'auteur étudie la réparation normale du sang dans les anémies expérimentales et dans les anémies humaines, posl-hémorrhagiques : on y observe de l'augmentation de la valeur globulaire, de la poïkilocytose, de la polychromalophilie , des globules nains et géants, des globules nucléés, une polynucléose avec myélocytose et une augmentation des hématoblasles ; la moelle osseuse est rouge et en pleine activité, la rate est parfois en transformation myéloïde. Ce sont là des signes de régénération du sang qui se rencontrent de môme dans l'anémie pernicieuse à forme commune (forme orthoplastique), et qui no lui appartiennent donc pas en propre. Dans certains cas très rares d'anémie pernicieuse, ces signes manquent (forme aplastique) : absence de poïkilocytose, d'anisocytose, de polychromatophiliede globules nucléés ; leucopénie et lympho,
Journal ob putsiol. et dk pathol. génér., 1906.
ANALYSES
cytose; absence d'hématoblastes et irrétractilité du caillot ; la moelle est jaune, graisseuse, dégénérée et impuissante. Dans les anémies symptomatiques il y a en gâterai réaction défensive de l'organisme et mêmes réactions sanguines, mômes signes cliniques et mômes lésions viscérales que dans la forme commune d'anémie cryptogénétique. Les anémies avec réaction myéloide ont une évolution lente ; elles peuvent guérir par l'opothérapie médullaire. Les anémies à forme aplaslique ont une évolution rapidement fatale, quelle que soit la thérapeutique employée.
LBSNÉ.
Gaston Bocage. Contribution à l'étude des tumeurs primitives du poumon d'origine conjonctive. Thèse de Paru, 1905; 83 pages. — Les sarcomes primifs du poumon sont très rares ; il s'agit en général de sarcome fuso-cellutaire fascicule; le sarcome encéphaloîde globo-cellulaire et le rayxo-sarcome sont tout à Fait exceptionnels. Il existe des sarcomes secondaires. Il n'y a pas de signe pathognomonique du sarcome primitif ; l'examen microscopique des crachats permet seul parfois d'établir an diagnostic ; l'ampliation énorme du thorax ou une tumeur volumineuse faisant saillie hors du thorax sont plus en faveur du sarcome que du cancer. lesné.
G. Swart. Vier Fàlle pathologischer filutbildnng bel Kindem (fiantische Krankheit? Syphilis?) (Quatre cas d'hématopotèse pathologique chez des enfants ( maladie de BanU ? $yphilis?). (5) CLXXXII; 419-445 ; 1906. ^ Chez un nouveau-né et trois enfants d'un à deux ans, atteints de forte anémie avec tuméfaction de la rate et du foie, et môme ascite dans deux cas, S. trouva comme cause de l'hépato- et sqplénooDégalie une prolifération particulière de petites et de grandes cellules dans les deux organes, altérations semblables à celles qu'a décrites entre autres Borissowa dans la maladie de Banti. Cette prolifération ja'-est que l'expression d'une fonction hématopoiétique exagérée des deux organea, fooction telle qu'elle n'existe généralement qat pendant la période fœtale. Une 8embIaJt)<le persi&tanoe anormale de foyers telaux d*hématopoièse se retrouve également dans les reins, les ganglions lymphatiques et la moelle osseuse. On devait songer i la syphilis, celle-ci agissant dans le même seas sar le foie des nouveau-nés.
Pourtant, dans les quatre cas, tout signe de syphilis faisait défaut, au point de vue clinique comme au point de vue anatomique. Les altérations du foie étaient également plus marquées que dans la syphilis héréditaire, et jamais la rate des nouvetunés syphilitiques n'a présenté de pareilles lésions. Il serait toutefois possible que l'action toxique de la syphilis se fût manifestée exclusivement par une irritation anormale du système hématopoiétique particulier à la période fœtale. gol-get.
Edg^ar Hirtz et Henri Lemaire.
Rétrécissement tricuspidien et Cvanose.
(69) CLXLVII, 14-23 ; 1906.
G. Froin. La diapédèse dan^ les hématomes. (80) LX, 179 ; 27 janvier 1906.
H. Risel. Ein Beitrag zu den Purpura- Erkrankungen (Contribution à l'étude des purpuras). (38) LVIII, 163-173 ; 1906. — Un cas de purpura fulminans de Henoch chez un enfant de 4 ans. Seize autres cas dans la littérature. golgbt.
M. Scheier. Ueber den Blutbefund bei Kindem mit Wucherungen des Nasenrachenraums (De l'état du sang chez les enfants à végétations adénoïdes). (38) LYIII, 336-351 ; 1906. — Recherches entreprises sur 21 enfants. Les globules rouges sont en nombre normal, mais l'hémoglobine est légèrement diminuée ; le chiffre des leucocytes est augmenté (14 à 23000), généralement avec excès relatif des lymphocytes; enfin la pression sanguine est presque toujours nn peu abaissée. L'ablation des végétations a pour effet de ramener tous ces chiffires vers la normale.
GOJIJGBT.
M. Dennstedt et Th. Bumpf. Weitere Untersuchungen ûber die chemische Zusammensetzung des Blutes und ver^hiedener menschlicher Organe in der Norm und in Krankheiten (Nouvelles recherches «ur la composition chimique du sang et de divers organes humains à l'état nonnal et dans certaines maladies). (38) LYIII, 84-163; 1906. — Ont été étudiés à ce point de vue : l'anémie pernicieuse et la leucémie, les maladies du cœur, du foie, des rtâns, de la rate, du cerveau, des poumons ; Tar* tério-sclérose, le diabète sacré, le canoer. Les résultats, ne se prétanljMksà un résumé d'ensemble, sont à voir dans roriginnl.
QOVGXt.
TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES, ETC
M. Georgopulos. Uêber den Eiafloss desWassergehaltes des Blutes a«f die Dimensionen der rothen Blulkôrperchen (De l'intluence de la teneur du sang en eau sur les dimensions des globules rouges). (38) LVIII, 318-336; 1906. — Certains auteurs ont émis rbypotbèse que l'augmentation de volume des globules rouges dans divers états morbides dépendrait plus ou moins de la teneur du sang «n eau, les mégalocytes représentant des hématies en quelque sorte œdématiées. Cost ce que Tauteur a cherché à contrèler, par la méthode des préparations humides. 11 conclut que Thydrémie ne joue aucun r^le dans le développement des mégalo*
CyteS. GOUGET.
J. Bence. Klinische Untersuchungen ûber die Viskositat des Blutes (Recherches cliniques sur la viscosité du sang). (38) LVIII, 203-235 ; 1906. — La viscosité du sang augmente et diminue avec sa teneur en acide carbonique, celui-ci produisant des altérations dans le volume et la superficie des globules rouges. C'est par ce mécanisme qu'une surcharge du sang en acide carbonique surmène le cœur; si elle est déjà le résultat d'une insuffisance cardiaque, elle contribue à accentuer celle-ci. Les inhalations d^oxygéne diminuent la viscosité dn sang et peuvent ainsi soulager le ecBur. Le sang des néphritiques, vraisemblablement même dans l'urémie, a moins de viscosité que le sang normal, ce qui parait dû à Thydrémie. L'expérimentation n*a pas permis d'établir nettement Tin* fluence des divers aliments sur la viscosité du sang. gocgist.
J. Donath et K. Landsteiner. Ueber paroxysmale Hàmoglobinurie. (38) LVIH, 173-1^0 ; 1906. — Les auteurs ont montré d^aqts un travail antérieur que les altération? clu sang, au cours des accès d'bérao* globinnrie paroxystique, sont dues à une hémolysine. Des recherches entreprises sur de nouveaux cas ont confirmé ce résultat. Mai9 une hémolysine seniblable a été trouvée par eux dans quelques cas de paralysie générale, en l'absence de toute hémoglobinprje, même après exposition au froid. Ils en concluent que, pour produire Taccès, il fàyt, Qutre Taction d'un principe toxique, l'intervention de Ux>ables de Tinnervation vascuUire, amenant dans les parties refroidi^ un abaissçnient de température suffisant pour tpie la toxine puia^ agir.
GOUOBT.
Lioeb. Klinische Untersuchungen ûber den Einflum von Kreislaufstorûngen auf die Urinzusammenselzung (Recherches sur l'influence des troubles circulatoires sur l'élimination urinaire. (20) LXXXIV, 579- 593 ; 1003. — Chez l'homme sain la station debout provoque une diminution de la sécrétion urinaire avec augmentation de la proportion de NaCl excrété. Chez les malades ayant des troubles circulatoires on observe le rapport inverse. Dans l'albuminurie orthostatique la station debout modifie également l'élimination urinaire, qui indique un trouble dans la circulation întra-rénale. Chez les rénaux, la nitroglycérine provoque de même des modifications circulatoires du rein. Chez les sujets ayant des perturbations de la sécrétion urinaire sous l'influence de ces divers facteurs on const^ate que c'est l'élimination des molécules chlorées qui subit les variations les plus accusées, et ces variations sont dans un rapport inverse de cçlle des substances achlorées. hbnri glaudb.
H. Dauchez. Les albuminuries intermittentes de Tenfancc relèvent-elles des néphrites ^? (64) IX, 77-89 ; 1906. — Le plus grand nombre des albuminuries posturales ou cycliques sont liées à une néphrite partielle développée sur un terrain prédisposé par une tare héréditaire et qu'une observation très prolongée peut seule démontrer, p. NOBÉGOURT.
Ch. Aubertin. L'albuminurie orthostatique essentielle. (97J 37; 24 janvier 1906. L'oligurie orthostatique, décelable chez les sujets sains, est un symptôme d'ordre mécanique, et commun à presque toutes les lésions parenchy mate use du rein sans hypertension. L'albuminurie orthostatique idiopathique essentielle a un champ qui se restreint de plus en plus au profit de celui des albuminuries symptomatiques influencées surtout ou m(>mc uniquement par la station verticale, c'est-à-dire, obéissant aux lois ordinarres de la pathologie rénale, lesivé.
P. Nobécourt et H. Darré. Le cœur, la pression artérielle et les éliminations urinaires dans un cas de néphrite post-scarlatineuse. (77) 352; 19 décembre 1905. — Il s'agit d'un enfant de 4 ans. Le chlonire de sodium s'éliminait normalement. L'urée par contre s'élûninait de façon insuffisante et était retenue dans Torganisme : le liquide céphalo-rachidien en- oontenaii i'^^TT par
ANALYSEpi
litre ; îDgérée en naiurd, elle s'éliminait lentement et déterminait son augmentation dans le liquide céphalo-rachidien. L'élimination du bleu de méthylène était normale. La pression artérielle s'éleva jusqu'à 15cm. Hg (normale 8 à 10). La surface de matilé précordiale était notablement augmentée. Il y eut un bruit de galop et des troubles du rythme cardiaque. La néphhte a guéri.
p. NOBÉCOURT.
P. S. Wallerstein. Experimentelle Untersuchungen ûber die Entstehung dcr Harnzylinder (Recherches expérimentales sur le développement des cylindres urinaires), (38) LVIII, 296-318 ; 1906. — Modes d'expérimentation variés (injections de chroroate neutre d'ammoniaque, de canlharidine, de sublimé; coprostase artificielle; ligature de l'uretère ou du cholédoque). Les cylindres hyalins se forment aux dépens de l'épilhélium canaliculaire dégénéré, fi^gmenté et desquamé. Dans presque tous les segments du système canaliculaire du rein on trouve des cylindres hyalins en voie de formation, avec des formes de transition caractéristiques. La présence de cylindres hyalins complètement formés dans des tubes à epithelium sain ne prouve rien contre celte interprétation, car on ne voit pas ces cylindres au niveau de leur lieu de formation. L'apparition des cylindres hyalins est généralement précédée par celle des cylindres épithéliaux et granuleux. Les premiers représentent donc en quelque sorte le stade terminal de la transformation êpithélialc, tandis que les autres sont les avant-stades de ce type ultime. Le fait bien connu que les cylindres hyalins se rencontrent beaucoup plus fréquemment dans l'urine que es cylindres épithéliaux et granuleux s'explique aisément par leur résistance plus grande, les autres se détruisant plus facilement sur leur parcours. Les cylindres hyalins peuvent s'observer en l'absence d'albuminurie, par exemple dans certains cas de coprostase artificielle, ou à la suite de la ligature du cholédoque, gougbt.
C. Granfelt. Des vomissements périodiques chez les enfants et de leurs relations avec l'appendicite. Thèse de Parity 1905 ; 51 pages.
W. Ophuls. Gastric ulcers in rabbits following resection of the pneumogastric nerves below the diaphragm (Ulcères de l'estomac produits chez le lapin par la seo I
tion des pneumogastriques au-dessous du diaphragme). (46) VIII, 181-192; 1906 (une planche).
A. Chauffard. La lithiase du cholédoque. (97) 13, 10 janvier 1906.
Nepper et Riva. Recherches sur les substances anticoagulantes de la bile dans leurs rapports avec la colite muco-membraneuse et son traitement. (80) LX, 141 ; 20 janvier 1906. — Les auteurs ont retiré de la bile un extrait qui neutralise la propriété coagulante de la niucinase, VarUimucose. Son emploi a eu des effets favorables dans le traitement des colites mucomembraneuses. p. nobécourt.
Nepper et Riva. Procédé de traitement de la bile pour en obtenir un extrait aux propriétés anticoagulantes. (80) LX, 143 ; 20 janvier 1906.
Richard M. Pearce. Experimental cirrhosis of the liver (Cirrhose expérimentale du foie). (46) VIII, 64-73; 1906 (une planche). — En in jectant dans la veine fémorale ou dans la cavité abdominale de chien, du sérum de lapin qui a reçu des globules rouges de chien, on trouve dans le foie des foyers de nécrose dans les espaces portes et dans leur voisinage; quand les animaux ont vécu assez longtemps (36 jours dans un cas) le tissu de nécrose est remplacé par du tissu interstitiel : il y a cirrhose hépatique à prédominance porte. LESNÉ.
P. Carnot et P. Amet. De l'hypertrophie des Ilots de Langerhans dans les hépatites alcooliques. (80) LX, 115; 20 janvier 1906. -— Dans plusieurscas de cirrhose alcoolique hypertrophique ou atrophique, les îlots de Langerhans sont plus ou moins hypertrophiés, et comptent de 200 à 1,500 éléments cellulaires au lieu de 40 à 150, chiffres normaux; le nombre des îlots parait également augmenté. Celte hypertrophie n'est pas sous la dépendance de la cirrhose hépatique car elle existe également dans i'hépalite graisseuse alcoolique sans cirrhose «t chez les animaux intoxiqués expérimentalement par l'alcool éthyiique, dont le foie •est en état de dégénérescence graisseuse. En même temps que l'hypertrophie des .îlots, on note l'augmentation de volume et de poids du pancréas, une sclérose plus ou moins accentuée et la dégénérescence graisseuse des anses. p. nobécourt.
TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES, ETC
X. Gouraud et Corset. Ascite opalescente par raucine. (80) LX, 23; 1906.— Dans le cas observé par les auteurs, Topalescence du liquide était due à la présence d'une mucine en suspension. ^
p. NOBKCOURT.
Pinto de Magalhâes. Carcinome primilivo do corpo do pancreas (Trabalhos do Laboraiorio de Analyse clinica) II, 139- 148; 1905. — Histoire clinique, avec examen histologique de la tumeur primitive du corps du pancréas et des métastases pulmonaires. L'auteur insiste sur l'insignifiance habituelle de la symptomatologie du cancer du corps du pancréas.
B. FEINDBL.
Labzine. Des altérations anatomo-pathologtques des capsules surrénales au cours de rinfection streptococcique. (68) XI, 3i9- 329; 1905. — Les capsules surrénales ne demeurent pas indifférentes à Finfection streptococcique ; elles réagissent même très fortement à toute pénétration des streptocoques dans l'organisme. Cette réaction se traduit par des phénomènes de dégénérescence des cellules parenchymateuses, tels que gonflement, trouble, dégénérescence graisseuse et nécrose des cellules, puis dilatation des vaisseaux avec hémorragies partielles et pénétration de nombreux leucocytes dans le tissu glandulaire. Plus l'infection est intense, plus accusées sont les altérations du parenchyme surrénal. Les cellules parenchymateuses ne commencent à se modifier qu'à partir du cinquième jour après rinfection. Les éléments conjonctifs de la glande sont aussi frappés par le processus infectieux. En général, on les voit proliférer, former des néotravées conjonctives, et cela de 7 à 8 jours après rinfection. K, ARLOINC.
J. Nicolas et S. Bonnaxnour. Karyokinèse dans la surrénale du lapin rabique. (86) CV, 741 ; 19 novembre 1905. — Travail des laboratoires des professeurs Arloing et Rcnaut. La karyokinèse abonde dans la capsule surrénale du lapin rabique, alors qu'on n^en rencontre pas dans les autres infections; elle est localisée dans les parties périphériques de la substance corticale, non seulement dans la zone glomérulaire, mais aussi dans la zone fasciculéc.
CH. LESIEUR.
Motz et Majewski. Contribution à l'élude de l'anatomie pathologique des can-
cers épithéliaux de la prostate. (74) CXLII, 355-356; 5 février 1906.
A. van Voornveld. Febris intermensirualis. (41) VII, 543; octobre 1905. — Chez une tuberculeuse de 18 ans, ayant des lésions pulmonaires moyennement étendues, mais ne présentant aucune infection génitale, l'auteur a observé ce phénomène rare de la fièvre intermenstruelle. Il donne des graphiques thermiques détaillés recueillis chez ce sujet. Ce phénomène de la fièvre intermenstruelle est analogue, semble-t-il, à la douleur intermédiaire qui s'observe parfois entre deux époques. La tuberculose pulmonaire a peut-être, mais cela semble douteux, le pouvoir de sensibiliser l'organisme à une action thermogène. La fièvre, d'après son allure, est liée au mouvement rythmique des phénomènes qui siègent dans l'appareil génital. On doit probablement expliquer par une hypersensibilité périodique intermenstruelle des centres thermiques, Taction de la tuberculine. Il va sans dire que la malade n'avait ni endométrite, ni salpingite tuberculeuse. Ce symptôme fébrile n'a en lui-môme aucune importance. Il faut pourtant le connaître. Au cas où la menstruation aurait disparu du fait de la tuberculose, on devine à quelles erreurs pourrait conduire la constatation de ces poussées fébriles, et combien de ce chef on serait porté à assombrir à tort le pronostic.
F. ARLOING.
R. Zipkin. Hyalinâhnliche collagene Kugell aus Produkte epitbelialer Zellen in malignen Strumen (Boules collagènes d'aspect hyalin comme produits des cellules épithéliales dans les goitres malins). (5) CLXXXII, 374-407; 1905. — Ces boules donnaient les réactions colorantes du tissu conjonctif malgré leur origine épithéliale.
GOUGET
Nicolas. Alex. Petzalis et George Gosmettatos. Quelques considérations sur les anencéphaliens. Etude histologique du système nerveux d'un fœtus anencéphale.
Annales de Gynécologie et d'Obstétrique, octobre 1905 (26 pages, 6 fig.). — Indépendamment des agents provocateurs physico-chimiques ou biologiques de l'anencéphalie, le procédé de sa production serait toujours le même et consisterait en une méningite fœtale dont l'origine syphilitique est souvent à présumer. e. peindbl.
J. Comby. Eûcéphallie aiguê chea les enfants. (78) 41 ; 17 janvier 1906.
LESNÉ.
Niessl r. Mayendorf. Ein Âbszess im linkea Schâfenlappen (als beiu*àg zur Lehre von der Lokalisation der Seelenblindheit und Âlcxic) (Un abcès du lobe temporal gauche ; contribution à Tétude de la localisation de la cécité psychique et de ralexie). (19) XXIX, 383-398; 1905.— Relation d'un cas personnel. Ëtude critique des théories concernant la cécité psychique et l'alexie. l. alqurr.
Fabinyi. Uber die syphilitische Erkrankung der Basisarlerien des Gehirns (Artérite syphilitique des artères de la base du cerveau (2 pi. en couleurs). (19) XXX, 44-77 ; 1903. — Dans trois autopsies personnelles, Fauteur a constate dans lee vaisseaux de la base du cerveau des lésions différentes dans les trois cas et que reproduisent les planches en couleurs annexées à ce travail. — L'artérite syphilitique, caractérisée pour les uns par Tendartérile, pour d'autres par la périartériie, pour d'autres, enfin» par Taltération de la tunique moyenne, peut donc revêtir différents aspects : le virus syphilitique pourrait, d'après Fauteur, frapper isolément l'une ou l'autre des trois tuniques. Dans tous les cas, il y a diminution du calibre déterminant des lésions cérébrales variables, que l'auteur décrit dans ses trois cas.