L. ALQUIER
M. Villard et L. Tixier. Variabilité et dissociation des réactions cliniques cytologiques, bactériologiques et anatoraopathologiques dans certaines formes de méningites tuberculeuses. (80) LlX, 660; 16 décembre lOOo.
E. Samele. Beitrag zur Kenntniss der Zytologie der Zerebrospinalllûssigkeit bei Nervenkranken (Contribution à l'étude cytologique du liquide céphalo-rachidien dans les maladies nerveuses). (38) LVIII, 262-282; 1906. — Travail fondé sur 12 cas. Résultats un peu différents de ceux de la plupart des auteurs. Dans deux cas do tumeur cérébrale, mononucléose faible ou moyenne; sur quatre cas de tabes, un seul à mononucléose accentuée, deux à mononucléose légère, un sans mononucléose : il s'agissait cependant d'un cas récent. Dans un oas de syphilis cérébrale, mononucléose modérée,
et accompagnée d'une polynucléodd rèlativenf^ènt assez marquée. Dans les processus méningés chroniques (tabes, syphilis), Ids cellules ont plutôt Taspeet des « formes de transition » qui s'observent dans le satig que celui de vrais lymphocytes, et Fauteur tend à les considérer comme de provenance endothéliale. hougbt.
Andrea PdiTànnitii. Sulla patogencsi délie sclerosi neuro-centrali giôvanili.
(Giomale iniernaz. délie SeiêHze med,)^ XXVII; 1905 (10 pages). — L'auteur considère comme formant un groupé naturel un certain nombre d'affections à début insidieux dans le jeune âge, à évolution lente et progressive, à caractère familial, et ayant pour substratum anatomique une sclérose degenerative frappant surtout, mais non exclusivement, la partie motrice du système nerveux central. CeUe synthèse réunit les affections suivantes : porencephalic, sclérose lobaîre infantile, diplêgîeà et mal.de Little, hérédo-ataxie cérébelleuse et mal. de Friedreich, sclérose latérale artiyotrophique familiale, cécité et ûphtalmdplégies familiales, athétose et choree familiales. L'auteur retrace le développement des systèmes encéphalo-médullàires, insistant sur le faisceau pyramidal et sa foritiftlion tardive, pour monlrei* qu'il est, à Uh certain stade, particulièrement vulnérable. Les agents perturbateurs de son déveid[)pement, et par là sclérogènes, sont les toxi-infections, au premier rang desquelles il faut placer la syphilis parentale, ailcès- Irale. Cette notion est utile vu le nihilisme thérapeutique actuel ; s'il h'y a pas lieu de s'attendre, en dehors de quelques exceptions heureuses, à Tamélioration d'affections plutôt parasyphiliiiques par lé Irditeraent direct, on peut tout espérer du traitement prophylactique. e. feindbl.
A. Alezandei^i Zur Kennbiiss der Rùckenmarkâvemnderungen nach Varachluss der Âorla abdominàlis (Goniribulion à rétude des altérations de la moelle épinière consécutives à Toblitération de Taorle abdominale). (38; LVIÏI, 247-Î62; 190O.— Oblitération complète de Faortc abdominale à la hauteur de l'origine do la rénale gauche. Mort au bout de 56 heures. Dans la moelle, rîianifestations dégénératives étendues sur une hauteur correspondant à l'oblitération aorlique , avec altérations ascendantes se poursuivant jusque dans la moelle cervicale. Les manifestàtiiins cliài^
TROUBLES ET LESIONS DES ORGANES, ETC
ques peuvent très bien être rapportées aux altérations de la moelle, sans altérations des nerf ft périphériques. Quant aux lésions de la moelle, elles dépendent de la hauteur à laquelle s'est faite Toblitération deTaorte, l'anémie médnllaire supposant une oblitération complète des quatre artères lombaires. GOLGBT.
Klippel et Lhermitte. Lésions de la moelle dans la démence précoce. (95) 93-94 ; 1906. — Les lésions de la substance grise consistent en une atrophie, un état granuleux du protoplasme en général, très marqué des cellules des cornes antérieures.Dans la substance blanche,on peut constater des lésions systématisées dont la topographie rappelle celle du tabès, mais on note l'absence de la participation des méninges. On peut donc admettre que dans la moelle comme dans le cerveau, la démence précoce provoque une lésion primitive des éléments nerveux et névrogliqucs à Texelusion d'un processus vasculaire ou conjonctif, ce qui la dislingue des paralysies générales dans lesquelles le tissu vasculoonjonctif participe aux lésions
R. CESTAN.
Neumann. Hematemesis bei organischen Nervenerkrankungen (Tabes) (Hematémèsesdans le tabès). 1 19) XXIX, 398-413 ; 1905. — Relation d'un cas personnel. Revue des faits antérieurs. Index bibliographiques de la question. l. alquibr.
Long et Cramer. Du tabès tardif.
(9.5) 110-115 ; 1906. — Sur 46 cas de tabes, les auteurs ont trouvé 13 cas ayant apparu aprèsl'àge de50 ans. Dans 5cas, la syphilis était certaine et l'infection avait eu lieu à Page de 20 ans ; dans 5 autres cas la syphilis était très probable. Ainsi donc l'incubation peut être fort longue, de trente à quarantedeux ans et l'infection syphilitique parait être une cause suffisante pour n'avoir pas à invoquer l'influence de l'artério- sclérose des artères spinales. D'ailleurs les auteurs ont pu pratiquer l'examen hislologique de plusieurs cas, et voir que les lésions des racines etdes cordons postérieurs ne différaient en rien dans le tabès tardif de celles que l'on voit dans le tabès de la période moyenne de la vie.
R. CESTAN.
Balint et Benedict. Uber Erkranknngen des Conusterminalisund der Cauda equina. (19) XXX, 1-41 ; 1905. — Six
observations personnelles dont 5 avec autopsie. Considérations relatives aax centrés spinaux des sphincters vesical et rectal, aux centres génitaux et aux centres moteuri et sensitifs de Putérus. l. alquibr.
Nonne. Ein Weiterer Beitrag zurLebre von der anatomischen Grundlage der « sypbilitischen Spinalparalyse » (Nouvelle contribution à l'étude des lésions correspon-* dantes à la paralysie spinale syphilitique). (19) XXIX, 369-365; 1905.— L'auteur insiste sur Tintérèt que pré* sente, pour la pathologie générale de la syphilis nerveuse, ce cas qu'il interprète comme la juxtaposition, chez un syphilitique, d'une myélite diffuse et de lésions systématisées combinées. Myélite transverse dans la région dorsale, sans degeneration au-dessus et au-dessous ; dégénératiot tf primitive » légère mais indiscutable da cordion de GoU dans la région cervicale et dorsale supérieure, et dn faisceau pyrami-*dal croisé dans la moelle lombaire. Scié* rose vasculaire sans caractères spéoiflques, endarlérite chronique de la spinale anté» rieure, légère méningite postérieure oervicodorsale. l. alqijiba.
Marinesco. Recherches sur la régénérescence autogène. (95) 1125-1137; 1905.
— Dans une section nerveuse, la fibre nerveuse se régénère dans le bout périphé<rique et dans le bout central, mais, grâce à sa connexion avec la cellule nerveuse, le bout central se régénère avec plus de rapidité et d'abondance. Le protoplasme de la gaine de Schwann , par multiplication des noyaux, donne naissance à des cellules embryonnaires ; dans ces cellules apparaissent des granulations serrées qui en se réunissant, forment les fibrilles nerveuses au sein du prol*>plasme de la cellule, puisces cellules se soudent eDtre elles dans le sens do la longueur pour reconstituer la fibre nerveuse. R. gestae.
Babinski. Hyperexcitabilité électrique du nerf facial dans la paralysie faciale. (95) 1098-1101; 1905.
Babinski. De l'influence de Tobscuration sur le réflexe des pupilles à la lumière et la pseudo- abolition de ce réflexe. (95) 1214-1218 ; 1905.
Klippel et M. Villaret. Asthénies et atrophies myopathiques (Étude svntbétique). (69)CLXLVII, 353-3:5; 1906. '
ANALYSES
J. Schiffmann. Zur Kenntniss der Negrischen Tollwulhkôrperchen (Les corps de Négri dans la rage). (37) LU, 199-229; 1906. — Négri a décrit en 1903 les corps dont il s'agit dans la corne d'Animon des animaux morts do la rage. Les cas de rage où ont été retrouvés ces corps de Négri sont nombreux (288 examens positifs sur 297 cas examinés, Lizzani). Les dimensions de ces corps de Négri sont extrêmement variables. S. a trouvé des corps de 6 à 10 (i dans la corne d'Ammon d'un chien, 8 (i dans le cervelet. Chez le lapin, au premier passage, ces corps n'ont que 4 |i, et chez le rat dans les mêmes conditions 2 |JL. Il y a des différences dans les dimensions suivant les espèces animales, et suivant le passage. Les localisations des corps dd Négri dans le système nerveux ne paraissent pas dépendre des formes cliniques de la maladie. La durée d'incubation et la durée de la maladie ne paraissent pas avoir deletion sur le nombre, les dimensions ou le ; localisations des corps de Négri. Quand les passages deviennent fréquents, les formes complexes tendent à disparaître.
Les corps de Négri permettent de faire une diSérence entre le virus des rues et le virus iixe. Les corps de Négri manquent dans le virus fixe. Lapin au 71 3"^ et 755*' passages, chien 756« : pas de corps de Négri. Protocoles des expériences. Tableau résumant les expériences. Bibliographie, v. montagard.
Bohne. Beitrag zur diagnostischen Verwerthbarkeit der Negri'schen Kôrperchen (Valeur diagnostique des corps de Négri). (37) LU, 87-97; 1906. — L'auteur a examiné 170 cerveaux. 4 cerveaux humains ayant appartenu à des individus morts de hi rage donnèrent quatre résultats positifs a;i point de vue de la présence des corps d 3 Négri; 6 cerveaux de vache, 2 résultats positifs; 157 cerveaux de chien, 93 résultais positifs. Chez 9 chiens Tinoculation fut positive: et il n'y avait pas de corps de N(3gri ; les autres 55 cas ne donnèrent pas d'inoculation positive; l'examen ne Ht pas découvrir de corps de Négri. Dans 50 cerveaux de chiens, morts de maladie inconnue ou empoisonnés, B. n'a pas trouvé de corps de Négri. Les corps de Négri sf.nt-ils les parasites de la rage ou sont-ils .simplement des modiBcalions cellulaires f\\\es à ce parasite? Laboratoire de GaflFky, l ibliographie. v. wontagard.
Luigi Panichi. Ein Beitrag zur Kennt-
ir^s «lor Palhoj^enese dor (lurch InlVclion
mit Pneumokokken experimentell erzeugten Paralysen (Contribution à l'étude pathogénétique des paralysies provoquées expérimentalement par linfection pneumococcique), (4) LUI, 339-364 ; 1905. — L'auteur après avoir constaté, à la suite de l'infeclion pneumococcique, d'une part des lésions de la cellule nerveuse, d'autre part des hémorragies, attribue aux hémorragies médullaires le rôle principal dans Tétiologie des paralysies. Ces hémorragies seraient conditionnées par des modiHcations pathologiques du sang circulant, des endotheliums vasculaires, des nerfs vaso-constricteurs et peut-être des tissus périvasculaires. L'auteur se propose de continuer ses recherches sur ce sujet. v. boncourt.
S. Fusa. Der Greisenbogen. (L'arc senile). (5) CLXXXII, 407-419; 1905. — L'arc senile est dû à la présence de fines granulations graisseuses dans la cornée. Il s*agit d'infiltration, non de dégénérescence, et la cause en est sans doute un trouble nutritif d'origine circulatoire. gouget.
Schlesinger. Ueber Sensibilitàtsslôrungen bei akuter lokaler Ischâmie (Troubles de la sensibilité dans l'ischémie aiguë locale). (19) XXIX, 374-383; 1905. — L'ischémie aigué produit, immédiatement, des douleurs atroces, et une anesthésie complète pour tous les modes des sensibilités superficielle et profonde, et dont les limites sont celles du territoire ischémie. La gangrène, si elle se produit, est superposée à l'anesthésie. Cette dernière a une grande valeur diagnostique : elle ne se produit que dans les oblitérations artérielles complètes elle manque dans la maladie de Raynaud et fait défaut dans les oblitéralions veineuses, même dans l'oblitération de la veine cave inférieure ; c'est donc un signe d'embolie. l. alquibr.
J. F. Pojarinsky. Formation hétéroplastique du tissu osseux. Thèse de Petersbourg 1905. In (110) 15 octobre 1906; 1164. — L'observation de 200 cas de calcification amène l'auteur à conclure que l'ossification hétéroplastique qu'on peut rencontrer dans tous les organes n'est pas une ossification à proprement parler, mais le résultat d'une inflammation chronique. Pour qu'il y ait ossification, les conditions suivantes sont nécessaires : nécrose, calcification, et formation du tissu ostéogène aux dépens des lis?(is environnants. L'ossification hétéro-
PROCESSUS DE DEFENSE DE L'ORGANISME
plasUque se fait exclusivement par prolifération du tissu conjonclif, diaprés le type physiologique (par aplasie). Dans Fossification hétéroplastique on n'observe pas la formation de tissu cartilagineux : l'os se forme directement sans passer par le stade de tissu ostéoïde. bu. wassbrbbrg.
HÉRÉDITÉ, PHÉDlSPOSmON
E. Lenoble et Aubineau. Une variété nouvelle de myoclonie congénitale pouvant être héréditaire et familiale, à nystagmus constant (Nystagmus-myoclonie). (80) LIX, 645 r 16 décembre 19ob.
Q. Brassart. Etudes sur la consanguinité. Thèse de Paris. 1905; 128 pages. — La consanguinité met spécialement en jeu l'hérédité de famille et favorise aussi bien rhérédité saine que l'hérédité pathologique; c'est pourquoi dans toutes les familles exemples de tares héréditaires elle n'exerce sur la santé de la descendance aucune influence nocive et n'amène au contraire que les plus heureux résultats, tandis que dans les familles entachées de vices constitutionnels, elle entraîne sûrement la déchéance. LESNK.
IMMUNITÉ ET PROCESSUS DE DÉFENSE DE ^ORGANISME
Paul Leconte. L'immunité. Revue critique pour les années 1903-1904. (85) XXII, 81-120; 1905. — Excellente étude et qui justifie son titre ; l'auteur considère successivement les questions de la production des anticorps (agglutination microbienne, formation d'anticorps microbiens divers, d'anticorps de tissus et poisons)avec les applications médico-légales qui en résultent; de l'union des receptors et des anticorps et à ce sujet du mécanisme de Thémol^ise; de l'action élective des précipi tines et des anticorps en général ; de la multiplicité des alexines ; du lieu de formation des alexines ; du lieu de formation des anticorps. b. g.
E. Iiôi^enstein. Ueber Resorption und Immunitâtserscheinungen (Sur la résorption et les manifestations de l'immunité). (37) LI, 341-357; 1905, — L'auteur étudie l'immunité produite par les maladies localisées à une partie de l'organisme. Il i
injecte à des lapins des bacilles divers (tuberculeux, typhique) dans la chambre antérieure de l'œil. Ces bacilles qui, injectés sous la peau ou dans les veines, provoquaient une formation considérable d'agglutinine, ne forment pas d'agglulinine quand on les injecte dans la chambre antérieure de l'œil. Nous savons aussi que les maladies qui confèrent le mieux l'immunité sont celles qui s'accompagnent d'un état général. Les maladies locales ne confèrent pas l'immunité (gonorrhée, érysipèle). Les infections chroniques sont locales, aussi voiton un foyer nouveau se former à côte d*un foyer guéri. Il faudrait donc, au cours des maladies chroniques, essayer de copier les maladies aiguës générales qui donnent l'immunité . Pour l'actinomycose, par exemple, il faudrait injecter, sous la peau du malade, les produits triturés des formations actinomycosiques, de façon à créer une infection générale, et une immunité à la suite de la résorption de ces produits. Pour la lèpre et le trachome, le même traitement serait utilisable. En ce qui concerne le trachome, les' moyens d'investigation sont faciles; ce qui est la cause de la maladie peut aussi être la cause de la guérison. Travail du Laboratoire de Môller, Berlin.