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V. MONTAGARD

H. Beiteke et G. Neuberg. Zur

Kenntniss der Antifermonte (Contribution à Tétude des antiferments), (5) CLXXXIII, 169-180; 1906. — Tammann a prétendu qu'il devrait être possible, en partant des produits de dédoublement d'une substance, obtenus par fermentation, de reconstituer cette substance, par addition du ferment. Crofts Hill a montré le bien-fondé de cette hypothèse par l'expérience suivante : le ferment maltase, qui, en solutions étendues, dédouble le disaccharide maltose en deux molécules de glycose, régénère un disaccharide en solutions concentrées de glycose. Depuis lors, des résultats analogues ont été obtenus avec la lactase du képhir et la lipase. Les antiferments peuvent-ils, eux aussi, produire de pareils processus réversibles ? C'est ce qu'ont cherché les auteurs. A l'aide d'un sérum à anllémulsine, ils ont obtenu la formation d'un disaccharide aux dépens du glycose et du galactose^ c'est-àdire des deux sucres simples en lesquels l'émulsine dédouble un disaccharide. Des essais analogues, entrepris avec un sérum antilipasique, n'ont donné que des résultats négatifs. gouget.

ANALYSES

N. O. Ziber-Choumova. Action bactéricide de la fibrine du sang. Société nuse des médecins à Saint-^Péiersbourg^ séance du U mars 1903. In(109)12 novembre 1905, 1422. — En expérimentant avec différentes tibrines, l'auteur a observé que leurs extraits aqueux présentent, dans certaines conditions, des propriétés bactéricides. Pour étudier ces propriétés in vitro, il faisait des extraits obloroformo-aqueux de fibrine bien lavée et pressée, éliminait ensuite le chlo roforme et ensemençait ces extraits avec différents microbes. Les expériences in vivo étaient pratiquées de la façon suivante : on inoculait aux animaux un mélange déterminé d'une culture microbienne avec Textrait en question ; dans quelques expériences, ce mélange était conservé préalablement pendant quelque temps à Tautoclave à la température de 37°. Les expériences de Pauteur lui ont montré que les propriétés bactéricides des extraits se traduisent par un ralentissement, parfois même par Tarrôt complet de la pullula tien de certains microbes, et, d'autre part^ par rabaissement de la virulence dos microbes et de leur action pathogène en général. Cette action de la fibrine s'observe non seulement chez les animaux immunisés contre certaines maladies, mais aussi chez tous les animaux normaux : la différence, dans les deux cas, n'est que quanlilalive. Quant à la nature mémo de ces substances bactéricides, Tauteur les considère comme des diastases ou comme des corps voisins des diastases. Il faut encore noter ce fait intéressant : les diastases en ((uestion demandent un certain temps pour manifester leur action bactéricide. Ainsi, les mélanges frais des extraits de fibrine avec les bactéries inoculés aux animaux provoquent rinfectioo, parfois même la mort des animaux, quoique plus tardivement que dans les expériences do contrôle. Mais si ces mélanges ont été préalablement conservés pendant quelque temps à l'autoclave à 37*, ils ne donnent lieu à aucun phénomène morbide. em. wassërbbrg.

R. Ton'WunBohheim.Ueber Hémolyse

im Reagcnsglas und iin Tierkôrpcr (L'hémolyse in vitro et chez l'animal). (4) LIV, 185-296; 1905. — Si on considère les infections bactériennes au point de vue des hémorragies (hémoglobinémie ou hémolyse consécutive) qu'elles produisent, on peut diviser ces infections en trois groupes. Le premier groupe constitué par les maladies

qui ne sont pas bémolysautes pendant la vie ou après la mort, mais où il existe ce* pendant des lésions globulaires du sang. Dans le deuxième groupe, on observe àprèA la mort une intense hémoglobinémie. Lé troisième groupe embrasse les infections au cours desquelles les cellules rouges du sang ne sont pas atteintes. Les infections à streptocoques, à pyocyanique, le choléra des poules, la coli-bacillose et la fièvre typhoïde appartiennent au premier groupe, le charbon au deuxième groupe. Les maladies à diplocoque de Frœnkel et Weichselbaum, le tétanos forment le troisième groupe. Les staphylococcies aiguës sont du deuxième et les chroniques du troisième groupe. On peut diviser les maladies d'une façon plus étroite encore : maladies hémolysantes et non hémolysantes. La constitution des substances qui produisent l'hémolyse in vitro ne nous est pas connue, on les désigne sous le nom de staphylolvsine, etc. Les auteurs modernes ne sont pas d'accord sur le mécanisme d'action des serums hémolytiques pour les erythrocytes d'autres espèces animales. Bordet, Ëhrlieh pensent que l'hémolyse est purement chimique, Baumgarten croit que l'osmose joue un rôle considérable. L'hémoglobinémie intense, que l'on trouve au moment de la mort chez le lapin charbonneux, est-elle due à une action toxique ou à Tanisotonie du milieu? Les bactéries, en circulant dans le sang, pourraient détruire une partie dn chlorure de sodium. Les analyses ne confirment pas cette hypothèse. Le chlorure de sodium reste en même proportion. Les bacélries détruisent peut-être d'autres sels. Mais les erythrocytes normaux peuvent être détruits par un sérum de lapin charbonneux isotonique. On doit alors expliquer cette hé* molyse par l'action toxique Le poison détriu* rait la membrane d'enveloppe de l'érytbrocyte. La lécithine et la cholestérine de la membrane seraient altérées et la membrane devient perméable. Pascucci croit même que les erythrocytes ne sont pas des cellules pleines, et qu'elles sont formées comme des vésicules dont la membrane forme le stroma. Le tiers dé ce stroma serait composé de lécithine et de cholestérine. Les travaux de W. sont favorables à l'hypothèse de Pascucci. Bibliographie très complète. Travail du Laboratoire de Lode à Innsbruck. v. montagard.

L. Rèmy. Contribution à l'étude des serums hémolytiques. Recherches sur le

PROCESSUS DE DEFENSE DE L'ORGANISME

mode d'uBÎon du sérum et des substances actives avec les globules rouges. (60) XIX, 766-786; 1»05.

boptôr. Sensibilisatrice spécifique dans le sérum des animaux vaccinés et des malades. (60) XIX, 753-765; 1905. — Dans le sériim des animaujc vaccinés contre le bacille dysentérique et celui des malades atteints de dysenterie bacillaire, il existe une sensibilisatrice spécifique, décelable par la réaction de fixation de Bordet, indépendante du pouvoir agglutinant. Chez les malades, elle apparaît en général à la fin du premier septennaire et persiste pendant la convale§<ieilce. Un sérum impressionné pair uii échantillon de bacille dysentérique est capable de sensibiliser les autres types de bacille, que Fagglutination avait permis de distinguer. L'unité de la sensibilisatrice permet de conclure à Tunité spécifique des bacillns dysentériques, p. nobécourt.

O. IfBUchs* Sind bei der baktericiden Wirkung des Blutserums osmotische Vorgànge im Spiele? (Les processus osmotiques entrent-'ils en jeu dans Taction bactéricide du sérum sanguin ?) (4) LIV, 396- 412; 1903. — Laboratoire de Gruber, à Munieh. L'action bactéricide du sérum sanguin est due i\ la présence de substances ami bactériennes, les alexines. Peut-être les bactéries sont-elles détruites parce qu'on les fait passer d*un milieu dans un autre dont la tonicité ne leur convient pas. La zone claire des bactéries qui est semi- perméable à Tétat normal peut être modifiée par les ambocepteurs des sérunis immunisants. Les bacilles imprégnés par des corps immuns ne sont pas plus fragiles qu'avant leur imprégnation vis-à-vis des variations osmotiques. La plasmolyse se fait de même, que la bactérie ait été influencée ou non par les éorps immuns. Les phénomènes de la plasmolyse étaient suivis au microscope.

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