V. BONCOCRT
H. Vincent, C. Dopter et Billet.
Influence du chlorure de calcium sur les hémolysines bactériennes. (80) LX, 460:
3 mars 1906. — Le chlorure de calcium favorise en général l'action hémolysantc préexistante, atténuée ou latente, des sécrétions d'an grand nombre de microbes pathogènes ; les filtrats de beaucoup de microbes saprophytes semblent renfermer une substance hémolysante qui apparaît à la suite de l'addition de chlorure de calcium. L'action du chlorure de calcium sur les hémolysines bactériennes diffère de celle qu'il a sur les venins et sur certaines substances médicamenteuses, car ceux-ci sont neutralisés par lui.
p. NOBÉCOURT.
Wolff-Eisner. Ueber Eiweissimmunitâl und ibre Beziehungen zur Serum-Krankheit (De l'immunité par les albumines et ses rapports avec la maladie du sérum). (1 4) XL, 378-382; 1906. — L'auteur discute les conclusions du mémoire de V. Pirquet et Schick sur la maladie du sérum : il croit nécessaire, pour élucider la question, d'en élargir le cadre : puisque les diverses albumines ont une action analogue dans l'immunité, il conseille d^injecter des albumines organiques ou bactériennes, dont les transformations sont mieux contrôlables que celles de l'albumine du sérum.
CH. BSMBIN.
KrauB et Schiffmann. Sur l'origine des anticorps, précipi tines et agglutinines. (60) XX, 225-239; 1906. — Contrairement à ce qui se passe avec les anticorps bactéricides, lesquels naissent dans la rate, la moelle osseuse et les ganglions lympbatibues, la genèse des prccipitines et des agglutinines s'opère dans le système vasculaire.
p. NOBÉCOURT.
PROCESSUS DE DEFENSE DE L'ORGANISME
Wl
Michaelis et P. Fleischmann.
r die Erzeug^ng von Antikôrpern dureh lion artfremder Leberzelien (Sur la lelion d'anticorps par injection de celhépatiques d'espèces étrangères). (38) [, 463-472 ; 1906. — Il y a une cercommunauté de récepteurs entre les lies sanguins et les cellules des or- \, En effet, par injection de globules, développe un ambocepteur, qui est ion seulement par les globules, mais par les cellules des organes, et, récilement, par injection de cellules d*or- >, il se développe un ambocepteur )Ie d'ôtrc 6xé par les globules san- . L'injection de cellules d'organes e donc la production d'une hémolycelle-ci se dislingue cependant d'une lysine produite par injection de sang, rd par une moindre rapidité de réacns-à-vis des globules, à titre hémolyégal, puis par une plus grande senside Tambocepteur à la température, rinjection de cellules d'organes amène 'e la production d'un ambocepteur )lc de se fixer à ces cellules ; if n'est omplètemcnt identique à Tambocepliémolytique, car on peut encore le 'e en évidence après avoir éliminé ce er par absorption élective par les lies. 11 n'est pas non plus identique précipitines de l'albumine , car r-ci n'existaient pas dans les serums us. L'ambocepteur obtenu par injecte cellules hépatiques a de l'affinité eulement pour les cellules hépatiques, aussi pour celles d'autres organes.
GOUGET
ibamaya et Toyoda. Ueber den ungs mechanismus des Antiserums mode d'action de l'antisérum). (14) 566-575 ; 1906. — L'injection d'un 1 hémolytique suscite la production sérum antihémolytique ; de même pour rum bactériolytique. Les auteurs ont se l'action de l'antisérum : il arrête lence de l'ambocepteur par un antiam- )teur non spécifique (pour une même ;e animale) : ainsi l'antisérum cholcrilu cobaye agit môme sur l'ambocepde la dysenterie ou de la typhoïde le même animal.
CH. BSMEIN.
ins Sachs. Ueber die komplementkende Funktion des normalen Serums la fonction empêchante du sérum nor-
mal vis-à-vis du complément). (14) XL, 388-392 ; 1906. — Contrairement à l'opinion de Gay, l'auteur soutient que le pouvoir empêchant existe dans le sérum normal, mais masqué par l'action inverse de l'ambocepteur normal : si on fait absorber ce dernier par des hématies, l'action antilytique devient évidente. ch. bsmein.
W. H. Manwaring. The absorption of hemolytic amboceptor. (14) XL, 382- 386; 45 janvier 1906; et qualitative changes in hemolytic amboceptor (Variations qualitatives de l'ambocepteur hémolytique), (14). XL, 386-388. 1906. — Arrhênius ayant récemment soutenu que l'absorption deTambocepteur par les hématies était soumise à une loi physico-chimique, l'auteur conclut d'une série d'expériences, à l'impossibilité actuelle de donner une loi de ce phénomène complexe : il y a de telles modiBcations par le contact ambocepteur-hématies, qu'on ne peut faire de comparaisons avec le sérum hémolytique non mélangé : il faut contrôler sévèrement à ce sujet les travaux ayant trait aux mélanges d'agglutinines, toxines et antitoxines. ch. rsmbin.
W. H. Manwaring. Hemolytic curves (Courbes d'hémolyse). (14) XL, 400-405; 1906. — L'auteur étudie, en faisant varier les différents termes, les variations de rapport entre un sérum et l'hémolyse qu'il
produit. CH. BSMBIN.
H. Lûdke. Weitere Beitrâge zur Hâmolyse (Nouvelle contribution à l'étude de l'hémolyse). (14) XL, 576-583; 1906.— L'auteur étudie les conditions favorables: quantité d'antigène, influence de la saignée et du jeûne, action de la température.
CH. BSMEIN.
Landsteiner. Bemerkungen zu der vorlâufigen Mitteilung ûber Hâmolysinbildung von Bang und Forssmann (Remarques sur le travail de Bang et Forssmann sur la formation de l'hémolysine). (14) XL, 723 ;
Oay* So -called « Complementoids » (Les corps nommés complémentoîdes), (14) XL.
695-697 ; 1906. — Contrairement à Ehrlich et Sachs, Gay croit que l'existence de tels corps est loin d'être démontrée.
CH. BSMBIN.
Doepner. Ueber die Widerstandfâhigkeit der Antigène der roten Blutkôrper-
ANALYSE
ehen gegen hohe TemperaUiren (Sur la résistance de TaDligène des hématies à la chaleur). (14) XL, 500-503 ; 1906. — Loefiler a récemment montré que, comme les enzymes, les bactéries et les extraits organiques, une fois desséchés jusqu'à constance de poids, peuvent être chauffés à haute température sans perdre leur propriété de susciter des anticorps. On peut obtenir ainsi des vaccins. Cherchant si la méthode était applicable à l'antigène des hématies, les auteurs ont constaté que celui-ci était très altéré, même par une chaleur de 1 20"*.
€H. BSMEIN.
Lambotte et Stienon. Alexine et Leucocytes. (14) XL, 393-399, 503-518; 1906. — Pour préciser la part des deux modes de défense de Torganisme (phagocytose et pouvoir cytotoxique du plasma), les auteurs en ont cherché la séparation. Les leucocytes pouvant être isolés sans dommage par des centrifugations et des passages répétés dans Teau salée, on constate alors, en leur ajoutant la sensibilisatrice, qu'ils sont dépourvus d'alexine : d*aatre part, le liquide organique privé de leucocytes reste hémolytique et bactériolytique. La phagocytose est réelle et efficace contre les microbes, même non altérés ; ils sont dissous probablement par les sucs digestifs des leucocytes.
GH. BSMEIN.
Pettersen. Ueber die Bedeutnng der Leucocyten bei der intraperitonealen Infection des Meerschweinchens mit Typhusbacillen (La signification de la leucocytose dans l'infection typhique intra-péritonéale chez le cobaye). (14) XL, 537-518; 1906. Pour chercher l'action exacte des leucocytes contre les agents infectieux, l'auteur introduit dans le péritoine de l'animal en expérience des leucocytes étrangers soigneusement lavés. 11 a constaté ainsi . Tenglobement des microbes par les polynucléaires et surtout les grands mononuclé- 'iires, tandis que les lymphocytes restaient sans action. ch. esmbin.
Bartel et Neumann. Lyraphocyt und Taberkelbacillus. (14) XL, 504-537 ; 1906. — Gomme dans d'autres infections,, les orga nés lyrapholdes ont contre la formation des poisons du bacille de Koch ime action eonsidérable : les cultures, mélangées plusieurs jours à des extraits de ces orga- -nes, sont impuissantes à (uroduire sur l'animal une lésion même locale. La thérapeuti-
que antituberculeuse doit donc aider à la lympbocytose. eu. bsiiei>'.
S.-J. MetalnikoT. Contribution à l'étude de Timmanité vis-à-vis de Tinfeclion tuberculeuse. Tuberculose chez la teigne des abeilles (Galeria mellonella). Société des médecins russes de St-Pétersbourg, séance du 15 décembre 1905, in (110) Î5 février 1906; 216. — La résistance et la vitalité du bacille tuberculeux sont en partie dues k ce qu'il est enveloppé d'une membrane particulière de constitution cireuse qui le protège des influences nocives, et aussi grâce à cette membrane qu'il n'est pas attaquable par les sucs de l'organisme. D'un autre côté toutes jles substances où la cire se dissout sont des poisons pour l'organisme animal. Or, il existe un animal, qui seul se nourrit de cire, c'est la chenille de la teigne des abeilles. Ce papillon fait son apparition. Tété, an voisinage des ruches. 11 pose ses œufs dans les fentes de la ruche et meurt ; 10 à 12 jours après de petites chenil les. sortent des œufs, pénètrent dans la ruche et y dévorent la cire avec avidité. Au bout de 10 à 1 4 jours les chenilles atteignent déjà la dimension de un cent, et an boat de 20 jours, pendant lesquels elles grandissent toigoui^s, elles se métamorphosent en nymphes pour devenir papillons parfaits quinze jours après- L'optimum de température nécessaire à leur développement est de 30*. — Voulant se rendre compte de l'action du bacille de Koch sur cette chenille, l'auteur a institué des expériences en vue d'alimenter les chenilles avec ce microbe, mais elles sont restées sans aucun résultat, il a alors eu recours à un autre procédé ; il intro duisait dans le corps des chenilles des cultures (sur pomme déterre et sur gélose) du microbe, et prenait, à des intervalles déterminés, le sang.de ces chenilles pour en faire des frottis, qu'il colorait avec de Thématoxiline, de la fuchsine de Ziehietde la norbydrataniline. Ces expériences ont démontré que les phagocytes du sang de la chenille digèrent rapidement les bacilles tuberculeux et se détruisent petite petit. Au bout de 40 heures l'auteur ne pouvait plus déceler les bacille» ni en dedans ni en dehors du corps des leucocytes. Les expériences n'empêchaient nullement les chenilles de suivre leur évolution normale. Sur les frottis préparés avec les organes de l'insecte, Fauteur trouvait en abondance dans des for- I mations de coloration foncée, des bacilles ' tuberculeux amassés ea bloc solide et pré-
TECHNIQUE EXPÉRIMEiNTALE ET CLINIQUE
ant les dtmers stades dé désagrégation h agier d'après la façon dont ils se cornaient vis-à-vis des colorants. Le nomdc ces formations foncées, de ces taches rèuve en raison directe de la (|uantité bacilles inoculés et leur maximum corond à Tendroit où a été pratiquée Tlnotion. Sur les coupes des chenilles on ût que la masse solide des taches est étirée d*une couche épaisse de cellules tonnes formées de leucocytes. À côté ela, les leucocytes en se confondant, foril des plasmodes polynucléaires semblai aux cellules géantes. Les chenilles, aunisées vis-à-vis de la tuberculose huine, bovine et aviaire, ne le sont pas du t vis-à-vis de la tuberculose des pois-